« Fort d'un diplôme de "mécanicien électrotechnicien" complété d'une formation en métallurgie et soudage, j'ai vite intégré le secteur des travaux offshore sous-marins car je ne me voyais pas du tout à l'époque (1979 !) opérer dans le cadre "fermé" d'un bureau d'étude, d'une usine ou d'une chaudronnerie conventionnels.
Ce début de carrière en tant qu'ingénieur soudeur dans le raccordement des conduites pétrolières immergées et la réparation de structures offshore par les divers procédés de soudage hyperbare ou atmosphérique à l'arc électrique a été en fait le seul rapport direct que j'ai entretenu avec l'électrotechnique ou l'électronique étudiées précédemment à l' ESME Sudria Ecole d'ingénieurs généralistes. L'organisation très particulière des travaux pratiqués dans ce domaine m'a en effet très vite permis de découvrir mon attrait pour la conduite d'équipes de projet et la gestion d'affaires techniques dans un contexte international.
J'ai donc abandonné progressivement ma position d'expert spécialisé, pour naturellement persister dans cette voie plus généraliste d'Ingénieur puis de Chef de Projet, où l'extrême variété des contrats à démarcher, négocier puis réaliser et la possibilité de traiter chaque projet de A à Z dans toutes ses dimensions (commerciale, technique, économique, juridique, humaine, polyculturelle, etc.) ont été pour moi une motivation à toujours vouloir découvrir plus et le gage d'un intérêt professionnel toujours renouvelé.
Parachevant cette démarche en 1995 par une formation "académique" complémentaire en management au CPA, puis le montage et la certification ISO 9001 d'un système de gestion de la qualité d'une entreprise d'ingénierie de services spécialisée dans l'installation et la maintenance de réseaux immergés d'interconnexion de puissance et de télécommunications, j'ai aujourd'hui satisfait ma curiosité dans la plupart des fonctions de l'entreprise et acquis une vision transversale que je crois assez fiable de son fonctionnement.
Je reste persuadé que ce cursus d'ingénieur pouvant sembler atypique à certains a été au moins en partie facilité par la polyvalence et une certaine curiosité scientifique qu'il me
semble que l'on acquiert et cultive très tôt. »