La recherche à l'ESME Sudria se développe et se structure
Depuis une dizaine d'années, l'ESME Sudria multiplie les efforts pour développer ses laboratoires, les partenariats (industriels comme institutionnels) et initier de nouveaux projets. Etat des lieux avec Elodie Roullot, directrice de la recherche de l'ESME Sudria.
Avec des projets comme l'exosquelette Hercule ou la conception du luminaire ornant l'Ambassade de France à Pékin, les équipes de recherche de l'ESME Sudria ont su se donner une visibilité certaine. Visibilité qui se traduit par un élargissement des équipes : « Ces derniers mois, nous avons recruté plusieurs enseignants-chercheurs, confirme Elodie Roullot. Nous sommes aujourd'hui une vingtaine de chercheurs à travailler sur nos deux grands axes de recherche que sont les systèmes énergétiques et les systèmes embarqués, et les technologies de l'information et de la communication d'autre part avec notamment un pôle de recherche en ingénierie appliquée à la médecine. »
Les doctorants, moteurs de la recherche
Actuellement, trois doctorants travaillent à l'école. Ils font partie du Pôle de Recherche en Ingénierie Appliquée à la Médecine (PRIAM). Jean-Marc Tacchella, dont la thèse est codirigée par Elodie Roullot (en partenariat avec l'INSERM et le service de médecine nucléaire de la Pitié-Salpêtrière) et Fan Li sous la codirection de Yasmina Chenoune (en collaboration avec l'UPEC et le service de neuroradiologie interventionnelle de la fondation Rothschild) travaillent sur l'imagerie médicale. Anna Vanyan, encadrée par Aude Herry (en collaboration avec le L2S à SUPELEC), s'intéresse aux réseaux et aux communications coopératives. « Nous souhaitons vraiment structurer la recherche de façon encore plus pérenne autour de tous nos axes de formation, poursuit Elodie Roullot. L'accueil et l'implication des doctorants, qui ont également une charge d'enseignement de type monitorat, dénote de cette volonté. »
Académique et partenariale
La recherche académique connaît un véritable développement : l'équipe se structure et les domaines explorés s'étendent. En parallèle, la recherche partenariale se poursuit : « Nous cherchons à maintenir l'équilibre entre ces deux types de recherche. La recherche académique débouche rarement sur des produits commercialisés immédiatement ; elle permet néanmoins de mettre en place des projets de recherche clinique, dans lesquels notre mission est d'améliorer les outils de diagnostic utilisés par les cliniciens. De son côté, la recherche partenariale offre une visibilité à nos laboratoires et les liens ainsi créés avec les entreprises ont des retombées à court terme sur la formation. »
Sensibiliser encore plus les étudiants
A moyen terme, l'objectif est aussi pour l'ESME Sudria de recruter plus de doctorants parmi ses élèves. Ce travail de fond commence à porter ses fruits : « Nous les informons plus et mieux, nous leur donnons des exemples en la personne des enseignants-chercheurs eux-mêmes mais aussi des intervenants invités... Ce travail semble fonctionner, puisqu'un nombre croissant d'étudiants manifestent un intérêt pour la poursuite d'études doctorales. Cela n'est pas toujours facile, quand dans certaines entreprises le doctorat, pourtant référence internationale, n'est pas plus reconnu qu'un diplôme d'ingénieur. Heureusement, des structures et agences travaillent à la sensibilisation des entreprises et à la mise en valeur du statut de docteur. »
Et demain ? « L'objectif, maintenant, c'est que les nouveaux enseignants-chercheurs lancent des projets innovants dans leurs domaines et entrent en synergie avec d'autres laboratoires. Nous voulons élargir la recherche à tous les domaines de formation de l'école : systèmes embarqués, transports, informatique... »