L'ESME Sudria participait aux 20 km de Paris à l'initiative du Club des Ingénieurs Apprentis

Organisée le dimanche 12 octobre, la 36e édition des 20 km de Paris a enregistré la participation d'une équipe composée d'étudiants, d'apprentis et d'Anciens de l'ESME Sudria. Bien que la victoire finale n'ait pas été celle d'un représentant de l'école, cette initiative a été une belle réussite, comme l'explique Olivier Suze (ESME Sudria promo 2015), membre du Club des Ingénieurs Apprentis de l'ESME Sudria en charge de la communication et l'un des instigateurs de ce regroupement.

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Olivier Suze

Après un BTS, Olivier Suze a intégré le cycle apprentissage de l'ESME Sudria en 2012 pour continuer ses études en étant proche de l'entreprise. « Ce n'est pas forcément "facile" car il faut jongler entre les périodes en entreprise et à l'école, mais cela reste un plus pour moi, confie l'apprenti. Ça offre la possibilité de voir des choses différentes, entre l'ESME Sudria qui permet d'acquérir des connaissances théoriques et l'entreprise qui me permet de me plonger directement dans le monde professionnel et de déjà goûter à ce que je souhaite faire plus tard. » Aujourd'hui apprenti ingénieur bureau d'études au sein d'Actenium, une filiale du groupe Vinci, en Haute-Normandie, Olivier apprécie particulièrement son rôle qui consiste à faire les études des projets destinés à se traduire par des installations électriques dans le tertiaire. « Ça me plaît : je commence toujours directement l'étude avec la relation client, puis fais le schéma électrique et la programmation, pour ensuite lancer les personnes sur le chantier et être au courant de son évolution. Plus tard, je me vois bien rester dans ce domaine. » Pour autant, si son travail au sein d'Actenium s'avère prenant, Olivier n'en oublie pas pour autant son parcours étudiant. Impliqué au sein du Club des Ingénieurs Apprentis de l'ESME Sudria, une association créée en 2011 pour fédérer les apprentis entre eux, mais également les rapprocher des autres étudiants, il fait partie des apprentis à l'origine de la participation de l'école à la dernière édition en date des 20 km de Paris.

esme_sudria_club_ingenieurs_apprentis_course_20km_paris_anciens_etudiants_02.jpgPlus d'une vingtaine d'étudiants, d'apprentis et d'Anciens réunis pour la course
« Tout a commencé en avril, explique Olivier. Avec ma classe, nous étions tombés sur un article annonçant l'événement et nous nous étions dit que nous allions y participer ensemble. Nous avons essayé de monter un groupe mais, comme il fallait que celui-ci soit composé de plus de 20 personnes, nous avons décidé de l'ouvrir à toute l'école, en passant par les différentes associations étudiantes mais aussi par l'association Ingénieurs ESME-Sudria. Cette dernière nous a suggéré d'inviter également les Anciens. On aurait même pu avoir des enseignants mais nous nous y sommes pris un peu tard. » Au final, les efforts d'Olivier ont payé puisque pas moins de 27 coureurs - des étudiants, des apprentis et des Anciens - s'étaient inscrits pour le jour J. « Mis à part deux coureurs qui ont malheureusement dû déclarer forfait avant le départ et un autre qui a dû abandonner à mi-parcours, tout le monde a terminé la course et rempli ses objectifs, se réjouit Olivier, satisfait. Au sein de notre groupe, c'est un étudiant de 5e année, Jean-Baptiste Chirol (ESME Sudria promo 2015), qui a réalisé la meilleure performance, en 1 h 12 min. Quant à moi, comme j'avais déjà fait les 20 km il y a quatre ans, j'avais pour objectif de faire moins que mon précédent temps qui était d'environ 2 h 30 min... et j'ai fait 2 h 16 min. Mission accomplie ! » Autre motif de satisfaction aux yeux d'Olivier, « les retours des participants » qui ont apprécié de pouvoir se rencontrer dans un cadre différent et tisser des liens entre deux foulées. Ainsi, à l'entendre, il ne serait pas rare de voir le Club des Ingénieurs Apprentis participer « à de nouvelles courses en compagnie d'étudiants et d'Anciens ». Un bon départ, assurément.

Les Mardis de l'ingénieur vous donnent rendez-vous

Après avoir abordé la guerre électronique, la place de l'ingénieur dans l'entreprise, la conquête technologique de Mars ou encore les bouleversements touchant le secteur des télécommunications l'année passée, les Mardis de l'ingénieur de l'ESME Sudria reprennent du service ! Pour ce premier rendez-vous de cette nouvelle saison de conférences, l'école reçoit Vincent Cottenceau (ESME Sudria promo 1999), commandant de l'Armée de terre, et se demande si l'approche du management et de la transformation dans l'armée peuvent inspirer les entreprises « traditionnelles ». Cela se passera le 4 novembre de 19 h à 20 h à l'ESME Sudria Paris-Montparnasse.

mardis-ingenieur_commandant_armee_management_transformation_conference_01.jpgFace à l'évolution des technologies et du marché, toutes les organisations sont confrontées à la transformation et, bien que bénéficiant d'un statut particulier en comparaison aux entreprises dites « traditionnelles », l'armée ne déroge pas à la règle. Renouvellement des équipements, gestion des ressources humaines, maîtrise du budget... les domaines à prendre en compte ne différent pas et représentent des enjeux toujours plus importants. C'est dans ce contexte que le commandant Vincent Cottenceau exposera les différentes étapes à suivre pour réorganiser une structure comme l'Armée de terre et gagner en performance.

mardis-ingenieur_commandant_armee_management_transformation_conference_02.jpgA propos de Vincent Cottenceau
Vincent Cottenceau débute sa carrière en tant qu'ingénieur support avant-vente chez Alcatel Business Système. En 2000, il rejoint l'armée française où il occupe des postes de commandement dans différentes unités opérationnelles et participe à trois opérations extérieures. En 2010, il est affecté à l'état-major des armées à Paris où il est en charge des systèmes d'information et de communication. En 2012, il sert comme officier traitant à la représentation permanente de la France au siège de l'OTAN à Bruxelles avant de suivre le cours de l'Ecole de Guerre à Paris en 2013 et 2014. Aujourd'hui commandant, il est titulaire de plusieurs décorations dont la Croix du Combattant.

Les Mardis de l'ingénieur avec Vincent Cottenceau
Thématique : « Management et transformation dans l'armée : comment optimiser les performances tout en rénovant son organisation ? »
Le 4 novembre à 19 h à l'ESME Sudria - Paris-Montparnasse.
40-42 rue du Docteur Roux
75015 Paris
Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire en ligne
Contacts : communication@esme.fr - 01.56.20.62.48


Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférences à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria. L'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion pour les étudiants de mieux appréhender la place qu'ils occuperont dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise.

Le lead planner selon Thomas Lorineau (promo 2012)

Plusieurs possibilités de carrière s'offrent aux diplômés de l'ESME Sudria qui souhaitent mettre à profit leurs connaissances en ingénierie sans pour autant exercer un métier trop technique à leur goût. Parmi celles-ci, le métier de lead planner qui nécessite également un profil managérial. Consultant chez Eurogiciel depuis février 2013, Thomas Lorineau (ESME Sudria promo 2012) occupe justement ce poste-là pour Amadeus, le leader mondial des solutions de traitement des réservations pour l'industrie du voyage. Il nous dévoile les facettes de ce métier éminemment stratégique pour le bon fonctionnement de l'entreprise.

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Chaque année, certains étudiants de 5e année de l'ESME Sudria décident de réaliser un double cursus en ingénierie et management avec l'ISG. Ce choix, Thomas Lorineau l'a fait en 2012 en effectuant le MBA Conseil en organisation et Gestion du changement proposé par l'école de commerce. « Je n'avais pas spécialement envie de commencer ma vie active dans un métier trop technique, explique Thomas. Je voulais un métier plus fonctionnel, lié à la gestion de projets. Je pensais que le double diplôme avec l'ISG permettrait plus facilement de me faire recruter sur un métier plus axé sur le management... et c'est effectivement ce qui s'est passé ! » Désormais lead planner au sein de la société de logiciels de réservation Amadeus, Thomas évolue ainsi toujours « dans un environnement technique » sans pour autant faire partie des développeurs avec qui il travaille et dialogue fréquemment. « Ce que j'ai particulièrement apprécié à l'ESME Sudria, c'est le fait d'avoir reçu un enseignement généraliste et qu'on nous a aussi appris à apprendre, assure-t-il. Ce bagage me permet de comprendre ce que les développeurs me racontent et de m'adapter : je peux comprendre le monde de l'IT mais aussi celui de télécommunications ou celui des systèmes embarqués. La formation ouvre beaucoup de portes. »

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Quelle est la différence entre un planner et un lead planner ?
Au sein d'Amadeus, le planner est celui qui va implanter des processus de planning et faire du coaching pour que les managers des équipes utilisant le logiciel Microsoft Project puissent comprendre son fonctionnement. Il met ensuite en place des outils de reporting pour, à partir des informations rentrées dans le logiciel, avoir des indicateurs à fournir aux chefs de projets. Le but, c'est de suivre les activités, de s'assurer que les managers des équipes formalisent ces dernières et tiennent les dates. Le tout sans oublier d'identifier - et de comprendre - les retards et les risques.
Le lead planner est quant à lui directement rattaché à un chef de projets. Pour fournir des indicateurs directement aux chefs de projets pour consolider les reportings, il utilise énormément la remontée d'informations : chaque planner fait son travail et ensuite le lead planner va coordonner les activités de planning, vérifier et contrôler la coordination des planners. En gros, le lead planner contrôle le bon travail des planners, consolide ensuite ces informations auprès des chefs de projets pour proposer des améliorations.

Quels sont les principaux défis liés à ce métier ?
Il y a d'abord la gestion du changement. Le lead planner essaye d'implanter des façons de faire, des process, qui ne sont pas forcément dans la culture de l'entreprise. Cela peut correspondre à l'utilisation de plannings, d'outils particuliers, de « feuilles de temps / timesheets », etc. L'idée, c'est d'implémenter et trouver des moyens autour de la gestion du changement pour faire adhérer les managers des équipes.
La volumétrie représente l'autre grand défi ce métier : chaque planner ayant une vingtaine d'équipes à suivre composées d'une dizaine de personnes, on arrive assez rapidement à des nombres importants ! Pour donner une idée, Amadeus emploie près de 5 000 personnes à Nice et 10 000 dans le monde, dont près de 3 500 personnes pour la seule branche R&D dont je fais partie. Et comme l'objectif est que chaque personne ne fasse pas son reporting en local, il faut arriver à uniformiser un peu tout le monde pour que chacun fasse un reporting consolidable à haut niveau afin qu'on puisse en extraire des informations pertinentes et communiquer au top management de l'entreprise.

À quoi ressemble le quotidien d'un lead planner ?
C'est beaucoup de réunions avec les managers des équipes pour leur présenter les process et les faire adhérer. Typiquement, l'apprentissage que j'ai eu lors de mon MBA à l'ISG est très utile au quotidien pour cela : il me permet de savoir comment faire face à des personnes qui sont plutôt réfractaires au changement comme celles qui y sont favorables. D'autant que nous sommes dans une entreprise qui est très internationalisée : nous avons beaucoup de réunions en anglais. Le côté animation de réunions en français et en anglais est aussi très formateur et fait partie des composantes du métier, cela représente près de 35 % de notre temps.

Le réseau des diplômés : un atout de plus 1/2

Depuis cette année, Dominique Steve (ESME Sudria promo 1986) succède à Philippe Deltombes (ESME Sudria promo 1972) à la présidence de l'association Ingénieurs ESME-Sudria. Cet ingénieur est également dirigeant d'Arcenza, sa propre société de conseil en systèmes et logiciels informatiques, qu'il a créé en 2007 après un parcours professionnel riche et varié comme salarié d'entreprises du secteur des logiciels. Dans sa transition du salariat à l'entrepreneuriat, il a bénéficié d'éclairages avisés des diplômés de l'ESME Sudria et revient justement sur son expérience auprès de l'association Ingénieurs ESME-Sudria, ainsi que sur la place de plus en plus importante que prennent les réseaux dans le monde professionnel.

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En quoi cultiver le réseau des diplômés est important pour les étudiants passés, actuels et futurs de l'ESME Sudria ?
Les réseaux professionnels ont toujours joué un rôle clé dans la réussite et le développement de la carrière professionnelle. C'est encore plus vrai aujourd'hui où les secteurs d'activité sont mondialisés, se restructurent fréquemment et où les entreprises sont fortement connectées à leurs clients, leurs partenaires, leurs fournisseurs, voire à leurs concurrents dans des joint-ventures sur certains territoires. Les ingénieurs sont donc naturellement amenés à posséder un réseau de relations au sein de leur entreprise et de ses partenaires. Pourtant, ce n'est pas suffisant : il est nécessaire d'adopter une démarche active et construite de développement et d'entretien de son réseau afin d'y apporter trois composantes essentielles : un réseau de pairs avec qui partager une expertise, des problématiques et valider son expérience professionnelle, un réseau plus éclectique où puiser des solutions innovantes et des idées nouvelles mais aussi un réseau d'amis pour se ressourcer (le fameux « modern posse » introduit par Lynda Gratton de la London Business School). Le réseau Ingénieurs ESME-Sudria, constitué de diplômés aux parcours très différents dans une grande diversité de secteurs professionnels, offre une source incontestable de rencontres et d'échanges dans ces trois dimensions.
C'est en particulier une des rares opportunités ouvertes à celui qui envisage une réorientation de carrière ou une reconversion professionnelle et qui se retrouve impuissant face à son réseau d'entreprise et aux recruteurs qui le confinent tous deux dans son domaine d'expertise et dans la valorisation de son expérience professionnelle acquise.
Personnellement, c'est la richesse que j'ai immédiatement constatée quand j'ai démarré mon projet de création d'entreprise. La création d'entreprise nous confronte à des problématiques qu'on ne peut facilement résoudre sans sortir de l'état d'esprit du salarié. En me rapprochant du réseau des dirigeants et créateurs d'entreprises de mon association de diplômés, et en rencontrant des chefs d'entreprises en activité ou retraités, j'ai obtenu des clés inestimables pour traiter plusieurs sujets sur lesquels je bloquais.

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Le bureau 2014-2015 de l'association Ingénieurs ESME Sudria
De gauche à droite : Michel Mazzella (secrétaire général adjoint), Olivier Destang (vice-président, Carrière), Bernard Vetter (vice-président, Réseau), Dominique Steve (président), Yves Moulin (trésorier), Catherine Gautier de la Plaine (vice-présidente, Communication) et Alain Leloup (secrétaire général, Groupes régionaux et étrangers)

Depuis combien de temps êtes-vous impliqué dans l'association des diplômés ?
Je le suis véritablement depuis 2004. Après mon diplôme en 1986, j'ai suivi le parcours normal d'un ingénieur, si tant est qu'il en existe un, et j'ai été très vite pris, comme la majorité des ingénieurs de l'ESME Sudria, par une vie professionnelle internationale intense. À cette époque, il me semblait que je n'avais pas assez de temps pour l'association et pour son réseau de diplômés. En réalité, j'avais une vision très naïve du réseau et je n'avais pas eu la chance d'être éclairé sur sa valeur et sur la façon de le développer et de l'utiliser. Heureusement, ça n'est plus le cas pour les plus jeunes générations. Quoiqu'il en soit, tout a changé en 2004, quand j'ai commencé à m'intéresser à l'entrepreneuriat. Je recherchais un guide de cuisine, une validation économique de mon projet, mais je souhaitais aussi inconsciemment me conforter dans la légitimité de ma démarche. C'est pourquoi j'ai rapidement ressenti une plus grande proximité avec le service proposé par mon association de diplômés qu'avec les organismes d'aide à la création d'entreprise institutionnels qui m'ont aussi apporté une aide utile. Mon attrait pour l'association est donc d'abord réapparu dans le cadre d'une recherche de service. Mais j'ai ensuite rapidement découvert la richesse, la qualité et la diversité de notre réseau. Et enfin, ce sont les échanges et les relations d'amitié que j'ai noués avec ses nombreux bénévoles qui m'ont durablement lié à l'association.

Retrouvez la deuxième partie de notre entretien avec Dominique Steve

Le réseau des diplômés : un atout de plus 2/2

Depuis cette année, Dominique Steve (ESME Sudria promo 1986) succède à Philippe Deltombes (ESME Sudria promo 1972) à la présidence de l'association Ingénieurs ESME-Sudria. Cet ingénieur est également dirigeant d'Arcenza, sa propre société de conseil en systèmes et logiciels informatiques, qu'il a créé en 2007 après un parcours professionnel riche et varié comme salarié d'entreprises du secteur des logiciels. Dans sa transition du salariat à l'entrepreneuriat, il a bénéficié d'éclairages avisés des diplômés de l'ESME Sudria et revient justement sur son expérience auprès de l'association Ingénieurs ESME-Sudria, ainsi que sur la place de plus en plus importante que prennent les réseaux dans le monde professionnel.

Retrouvez la première partie de notre entretien avec Dominique Steve

association_anciens_ingenieurs_esme_sudria_entretien_president_dominique_steve_01.jpgDurant votre carrière, vous avez respectivement été ingénieur de recherche, ingénieur de développement, Technical Lead puis directeur à différents niveaux en entreprise avant de créer votre société. Au final, qu'est-ce qu'être un ingénieur selon vous ? Est-ce que cela représente un mélange de ces différents profils ou est-ce d'être capable justement de pouvoir se diriger vers d'autres horizons ?
Je pense que le profil d'ingénieur est multiforme et je suis toujours étonné de voir combien nos rôles et nos responsabilités peuvent varier. Mais je crois fondamentalement que le rôle distinctif de l'ingénieur est de faire le lien entre les besoins de la société au sens large - captés par les services marketing de l'entreprise - et les technologies de pointe développées par les experts, qui donnent accès à de nouveaux produits et à de nouvelles capacités d'industrialisation. L'ingénieur est donc un vecteur essentiel d'innovation et de croissance économique.
Il exerce un métier complexe, nécessitant une grande ouverture d'esprit, une capacité à apprendre, à trouver des solutions, à piloter des projets, à manager et à communiquer, mais qui, de par ses caractéristiques, apporte énormément de satisfaction personnelle.
Je considère d'ailleurs que ma propre carrière d'ingénieur reflète bien cette définition. Après l'ESME Sudria, j'ai pris la voie de l'expertise en logiciel d'abord par un DEA en informatique puis en rejoignant un programme de recherche de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) associant des chercheurs et des industriels. J'ai mis à profit cette expérience en recherche en participant, comme ingénieur de développement logiciel et responsable de projets, à l'entreprise qui a essaimé de ce projet. Par la suite, j'ai rejoint d'autres éditeurs de logiciels où j'ai évolué dans l'encadrement technique, l'encadrement humain et enfin l'encadrement d'activités. J'ai ainsi été associé à des aventures industrielles extrêmement motivantes au sein d'équipes internationales, dans des projets à forte composante d'innovation conduisant, dans le cas de l'entreprise Business Objects, à un leader mondial, en relation avec des clients stratégiques en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.
La relation à l'international en expatriation ou au travers des filiales, partenaires et clients de l'entreprise est d'ailleurs une composante omniprésente de la fonction d'ingénieur qu'aucun étudiant ne peut se permettre d'ignorer tant sur le plan de la langue, que de la culture, des modes de pensée et de raisonnement, de l'histoire et de l'économie.

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Dominique Steve lors de la cérémonie de remise des titres de la promotion 2013

La création d'entreprise est-elle incontournable pour les ingénieurs ?
L'ingénieur est indispensable à la création d'entreprise et surtout à la création d'entreprise innovante. C'est essentiel pour nos économies occidentales, fortement dépendantes d'activités à forte valeur ajoutée, dans la compétition mondiale. Il est donc important que nos futurs ingénieurs soient confrontés à l'entrepreneuriat durant leur cursus ; d'autant que l'entrepreneuriat s'avère un excellent moyen d'ouvrir l'ingénieur sur les problématiques plus larges du fonctionnement de l'entreprise.
Pour autant, ne faisons pas d'une nécessité économique et d'une valorisation nouvelle de l'entrepreneur dans notre société, l'unique voie pour nos ingénieurs, comme ça l'a été pour les carrières dans les grands groupes industriels lorsque j'ai été diplômé. Tout jeune ingénieur n'est pas prêt ou motivé par la création d'entreprise. Il aura cependant de multiples opportunités de se développer au sein d'entreprises de tailles diverses, y compris des start-ups ou de jeunes entreprises de croissance. Il pourra aussi s'engager dans l'intraprenariat au sein de grands groupes, et éventuellement le moment venu, faire le choix de créer sa propre structure ou de reprendre une entreprise existante.

Des after works pour les étudiants lyonnais

Après Paris, c'est au tour de l'ESME Sudria Lyon d'accueillir régulièrement des after works où Anciens, promotions actuelles et membres de l'administration se réunissent. À l'initiative de ces rendez-vous conviviaux se trouve le Club de communication monté par des étudiants du campus lyonnais.

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Jérémie Bartak (ESME Sudria promo 2017) est à l'origine de ces after works qu'il organise avec les autres membres du Club de communication du campus de Lyon. « Etant parisien, je profitais des vacances scolaires pour participer aux after works qu'organisait l'ESME Sudria, explique-t-il. Je trouvais très sympathique le fait de pouvoir rencontrer d'autres étudiants mais aussi des Anciens. L'ESME Sudria est, au-delà d'une école, une grande famille et je voulais que cela se traduise également à Lyon car, en deux ans, nous n'avions finalement pu rencontrer les Anciens qu'à de très rares occasions. Avec une amie, nous avons donc pris la décision d'organiser ces after works dans ce but. » Inspiré par l'organisation des rendez-vous parisiens, Jérémie voulait donc instaurer cette même tradition près de son campus pour renforcer les liens entre les différentes promotions mais aussi permettre aux étudiants de comprendre davantage le rôle des ingénieurs et commencer à tisser leur réseau professionnel dans un contexte plus détendu. « Ces rencontres informelles ont plusieurs avantages, assure Jérémie. On peut y récupérer des contacts utiles mais surtout découvrir les métiers des Anciens. Cela permet de ce que les diplômés font, comment ils ont obtenu leur poste actuel et quels postes ils peuvent atteindre par la suite. Un ingénieur nous a même confié utiliser tous les jours pour son travail une formule apprise à l'ESME Sudria lors de sa 4e année ! » Réunissant à chaque fois plus d'une vingtaine d'étudiants, les after works lyonnais reprendront en septembre au rythme d'un rendez-vous par mois après trois premières éditions réussies en mars, avril et mai.


Découvrez le Club de communication lyonnais
Relié à la communication de l'ESME Sudria Lyon, le Club de communication réunit des étudiants motivés souhaitant participer au rayonnement de l'école. Dépendant de l'administration et placé sous la responsabilité de Marine Inglebert, responsable des admissions et du développement du campus lyonnais, il permet à ses membres de prendre part à plusieurs missions en plus de l'organisation des after works. Les étudiants peuvent ainsi aider les équipes à mettre en place la promotion et la logistique des conférences organisées, que celles-ci se déroulent à l'école ou soient retransmises depuis les campus lillois et parisiens, et participer aux différents salons étudiants.

Revivez en vidéo la remise des titres

Le 11 avril dernier, les étudiants de l'ESME Sudria de la promotion 2013 se donnaient rendez-vous à la Maison de l'Unesco pour recevoir leur titre d'ingénieur en présence de la direction du Groupe IONIS, des équipes de l'école, des Anciens et, bien sûr, de leurs proches venus célébrer l'événement. Revivez en vidéo cette cérémonie qui restera gravée dans les mémoires des diplômés.

3 enjeux majeurs pour les télécommunications

Pour son dernier Mardi de l'Ingénieur de la saison 2013-2014, l'ESME Sudria recevait un Ancien de l'école : Éric Haentjens (ESME Sudria promo 1982). Aujourd'hui directeur général adjoint Finances, RH & Stratégie de Bouygues Telecom, cet invité revenait sur les principaux enjeux liés aux bouleversements technologiques qui agitent le secteur des télécommunications. Organisée le 6 mai au campus Paris - Montparnasse et retransmise dans les campus d'Ivry-sur-Seine et de Lille, cette conférence pouvait intéresser les étudiants suivant déjà ou souhaitant suivre la majeure Réseaux et Télécommunications que propose l'école.


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  • 1. Les enjeux « business »
    Les enjeux des télécommunications sont économiques car « le monde est devenu une petite planète Web »« tout est digitalisé » et où « on peut tout trouver en temps réel ». La digitalisation est également à l'origine d'un « nouveau volet de la mondialisation » : elle pousse de plus en plus d'entreprises à sous-traiter des tâches informatiques dans d'autres pays (« IBM a plus de collaborateurs en Inde qu'ailleurs ») et participe « à une augmentation de la migration de la valeur vers l'immatériel » à travers le développement du cloud. Ce changement radical avec les années 50/60, qui plaçaient le hardware en haut de la pyramide des valeurs, est probablement la source d'un « déséquilibre », lui-même « à la base des crises financières » qui font tanguer « le monde depuis 20 ans ».

  • 2. Les enjeux sociétaux
    Les enjeux sont aussi sociétaux car la génération des digital natives pose plusieurs questions capitales. Mais plus encore que « l'inquiétante disparition de l'anonymat », c'est bien la question de l'accès à la connaissance qui interpelle Éric Haentjens : « Comme nous sommes toujours connectés, entre les personnes mais aussi avec Internet, et nous n'avons visiblement plus besoin d'apprendre par cœur car toutes les informations sont accessibles en deux clics. Cela pose donc un problème, celui de l'accès à la connaissance... qui n'est pas l'accès au savoir ! On a besoin d'autres capacités intellectuelles pour interpréter ces connaissances. » La problématique « du savoir du demain pour les jeunes du monde entier » représente donc « un défi » de taille auquel se confronte déjà « l'émergence des MOOC ».

  • 3. Les enjeux nationaux
    Enfin, les enjeux sont également nationaux car l'évolution des télécommunications concerne directement « les États dépassés » face à la dérégulation. Ainsi, si les nations sont organisées sur la question de la régulation « des infrastructures télécom » et « des fréquences utilisées par des réseaux radio » avec des règles de concurrence très strictes, elles semblent désarmées face aux « fameux acteurs Over-the-top » (OTT) que sont Google, Apple, Amazon ou Facebook qui reconstituent « des monopoles à l'échelle mondiale ». « Les États ne peuvent rien, expliquait Éric Haentjens. De gros groupes font fi des fiscalités locales et vendent quand même leurs produits. Il n'y a pas de respect de la souveraineté des États et c'est pareil en ce qui concerne le droit du travail avec les délocalisations offshore. Cela montre qu'Internet est plus puissant que le pouvoir politique. Les jeunes vont être confrontés à ces problèmes de vie en démocratie liés à la technologie et vont devoir les régler. »

mardi_inge_telecom02.jpgOù iront les futurs ingénieurs en télécommunications ?
Face à tous ces bouleversements et aux enjeux capitaux liés aux télécommunications, quid de la place des ingénieurs de demain spécialisés en la matière ? Pour l'invité, ces derniers auront cinq destinations possibles : les infrastructures (« la mise en place de nouvelle technologie tous les 4-5 ans passe forcément par ces dernières »), les opérateurs (« à éviter, vu la crise, mais peut-être que nous nous dirigeons vers des réseaux du futurs, menés par un ou deux opérateurs qui auraient racheté les autres »), les fournisseurs d'équipements (« il faudra pour cela apprendre le mandarin car nous sommes face à un oligopole chinois »), les acteurs OTT (« ils sont peu nombreux mais trustent une partie gigantesque des valeurs échangées sur le Web et seront très difficiles à détrôner ») et les entreprises du Web (« car il reste encore beaucoup à inventer et que des exemples comme Melty montrent qu'il est possible d'avoir une croissance vertigineuse »).


A propos d'Éric Haentjens
De par son parcours, Éric Haentjens est un observateur avisé du monde des télécommunications. Diplômé de l'ESME Sudria en 1982 puis de l'IAE l'année suivante, il rejoint Bouygues en 1985, « séduit par la modernité et l'ambition » affichées par le groupe alors spécialisé dans le BTP. En 1996, il rejoint la jeune filiale Bouygues Telecom (crée deux ans auparavant), l'année de son apparition sur le marché des opérateurs de téléphonie mobile. Depuis, Éric Haentjens suit de près les nombreuses évolutions qui bouleversent le secteur tout comme les habitudes des consommateurs.


Les Mardis de l'ingénieur sont un cycle de conférence à destination des futurs ingénieurs formés par l'ESME Sudria. L'école accueille une personnalité importante notamment dans les champs scientifique, économique ou managérial. Ces échanges sont l'occasion pour les étudiants de mieux appréhender la place qu'ils occuperont dans les entreprises, où dynamisme et innovation sont de mise. Retrouvez les précédentes interventions d'Olivier Terrien sur la « guerre électronique »d'Hervé Guillou sur « la cyber-sécurité »de Vincent Bouatou sur « la place de l'ingénieur dans l'entreprise » et d'Alain Souchier sur « la conquête technologique de mars ».

Bangkok-Paris en tandem : le grand voyage d'un diplômé de l'ESME Sudria

Son stage de fin d'études terminé à l'automne 2013, Victor Liautaud (ESME Sudria promo 2013) s'envolait aussitôt avec un ami pour Mandalay, la deuxième ville la plus importante de Birmanie, afin d'améliorer la vie quotidienne des enfants d'un centre de l'association humanitaire Enfants du Mékong. Six mois après son départ, le duo a décidé de continuer à faire parler de l'association en rentrant en France... en tandem ! Après plus de 1 200 kilomètres parcourus, Victor profite d'une halte au Laos pour nous parler de cette belle aventure, nommée « Tandem Libellule », qui le verra atteindre l'Hexagone en octobre prochain.

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Victor et son ami Timothée

Après avoir enseigné l'anglais et apporté tes connaissances d'ingénieur à l'antenne d'Enfants du Mékong de Mandalay, tu as choisi de poursuivre ta démarche avec le projet Tandem Libellule. Pourquoi ? 
C'est un projet auquel Timothée et moi réfléchissons depuis des années. En fait, quand on est partis pour la Birmanie, on ne savait pas exactement comment on allait rentrer en France. J'étais plus pour faire du stop alors que Timothée voulait rentrer en vélo : le tandem a été un compromis original. En fin de compte, c'est un moyen de locomotion fantastique car cela attire énormément la sympathie des gens que nous croisons. Leur regard est bienveillant et c'est très sympa !

Pourquoi le nom Libellule ?
Tout simplement parce que la Libellule, c'est le symbole de la joie et de l'adaptabilité : deux ingrédients dont on a besoin pour ce voyage ! Tous les jours, il faut s'adapter aux personnes qu'on rencontre ainsi qu'à l'autre avec qui on vit 24 h sur 24 pendant six mois.

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Quel était votre point de départ ?
Bangkok car c'était là-bas où nous nous sommes fait livrer le vélo et le matériel, à la maison des volontaires d'Enfants du Mékong.

Avez-vous des partenaires pour ce projet ?
A la base, nous n'en avons pas et c'est pour cela que Timothée et moi avions économisé avant le départ. Mais maintenant que le projet a démarré et que les retours commencent à arriver, on se permet un peu de démarcher des entreprises. Là, par exemple, on vient de recevoir un sponsoring d'Endomondo, une application pour smartphone qui permet de géolocaliser et d'enregistrer ton signal GPS quand tu fais du sport. Du coup, c'est amusant car les gens peuvent nous suivre à la trace en ayant toutes les statistiques du trajet. Pour autant, cela reste plus un voyage personnel qu'un voyage pour représenter une marque et on en profite bien sûr pour parler d'Enfants du Mékong qui fait de l'éducation dans toute l'Asie du Sud Est. On a d'ailleurs voulu passer par les différents centres de l'association depuis notre départ le 15 avril. On a déjà fait la Thaïlande, le Cambodge, et là, on est en train de traverser le Laos en remontant le Mékong jusqu'en Chine, jusqu'à la province du Yunnan. Là, on va traverser une grosse partie de la Chine pour ensuite arriver au Kazakhstan et « tous les pays en "stan" ». Après cela, on passera par l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et ensuite le reste de l'Europe jusqu'à la France.

Comment avez-vous préparé votre itinéraire ?
Avec ce type de projet, on est obligé de prévoir car, en six mois, il faut s'organiser pour obtenir les visas, etc. La route principale est tracée mais, au gré des rencontres, on modifie l'itinéraire de quelques kilomètres pour prendre d'autres pistes. Par exemple, l'autre jour, nous avons rencontré sur la route un autre couple de tandémistes français qui, quant à eux, venaient de France et finissait leur trajet à Bangkok. Ils nous avaient conseillé de passer davantage par des petites routes au Laos pour profiter des paysages et parce que, selon eux, passer par la grosse route ne sert pas à grand-chose.

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Pour suivre et soutenir le projet de Victor et Timothée, rendez-vous sur la page Facebook des tandémistes ou sur leur site Internet.

JNI : l'économie circulaire au campus de Lyon

Le 3 avril avait lieu la Journée Nationale de l'Ingénieur. Pour l'occasion, l'ESME Sudria Lyon hébergeait de nombreux ateliers permettant aux étudiants, mais aussi aux professionnels venus ce jour-là, d'en apprendre davantage sur l'économie circulaire.

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Inscrite dans le cadre du développement durable, l'économie circulaire est une approche qui consiste à limiter la consommation et le gaspillage des matières premières (et des différentes sources d'énergie, spécialement celles non renouvelables) dans un souci de performance et d'écologie. Elle permet aux entreprises d'améliorer leurs rendements tout en pensant à la sauvegarde de l'environnement et a le mérite de proposer de nouvelles pistes de réflexion aux ingénieurs d'aujourd'hui et de demain. C'est justement pour aborder certaines de ses facettes et applications que trois ateliers étaient organisés à l'ESME Sudria Lyon.

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Thibault Ducray (ESME Sudria promo 1996) en plein atelier

Un atelier tenu par un Ancien
En plus de l'atelier de Frédéric Meylan, docteur es-sciences de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, qui revenait sur l'intérêt de mettre en œuvre une écologie industrielle, et de celui de Catherine Clauzade, experte industrielle en économie circulaire, qui se concentrait sur le « recyclage » des matières premières dans le cycle de production, Thibault Ducray (ESME Sudria promo 1996) présentait un atelier sur l'apport du smart metering. « Quand j'ai reçu un email de Jean-Jacques Perrier, qui s'occupe de la partie Rhône Alpes des Anciens de l'ESME Sudria, demandant si un Ancien s'y connaissait en smartgrid et smart-metering pour donner un atelier, il était évident qu'il fallait que j'y participe : cela fait 6 ans que je ne fais quasiment que ça dans le monde électrique et gazier, explique celui qui occupe les fonctions d'associé du secteur énergie pour Talan. Le smartgrid est un domaine d'utilisation assez avancé du comptage électrique communicant et le smart metering - comptage intelligent en français - correspond surtout à du comptage commandé à distance. Pour mon intervention, j'ai voulu présenter les principes de maitrise de l'énergie apportée par le smartgrid qui limite la consommation d'énergie fossiles et de combustibles nucléaires. Limiter la consommation de fossile ne crée pas de cycle vertueux mais permet d'éviter les dérives et j'aime bien l'idée qu'une technologie peut limiter ces consommations de manière rentable : je trouve ça sain ! »

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La Journée Nationale de l'Ingénieur, un rendez-vous fait pour durer
Avec près de 3 000 participants dans 28 villes de France, la seconde édition de la Journée Nationale de l'Ingénieur a tenu toutes ses promesses. Lancé en 2013, cet évènement mettant à l'honneur les travaux de nombreux ingénieurs et scientifique français ne va d'ailleurs pas s'arrêter là : une troisième édition est d'ores et déjà annoncée pour le 3 avril 2015 ! A vos agendas !

Remise des titres de la promotion 2013 de l'ESME Sudria

La cérémonie de remise des titres de la promotion 2013 de l'ESME Sudria s'est déroulée le 11 avril au sein de la prestigieuse Maison de l'Unesco (Paris 7e) en présence de la direction du Groupe IONIS, des équipes de l'école, des Anciens, et, bien entendu, des diplômés qui étaient célébrés ce jour-là.


L'arbre à connaissances porte déjà ses fruits
Entourés de leurs proches, les étudiants de la promotion 2013 de l'ESME Sudria étaient sur leur 31 ce 11 avril. Et pour cause : cette soirée organisée dans le cadre exceptionnel de l'Unesco célébrait la fin de cinq années d'études aussi intensives qu'enrichissantes. Inaugurée par les discours de Marc Sellam et Fabrice Bardèche, respectivement président et vice-président du Groupe IONIS, la cérémonie voyait ensuite Roger Ceschi, directeur général de l'ESME Sudria, prendre la parole pour saluer la réussite de ces étudiants à qui le monde professionnel tend déjà les bras. « La plupart de ces étudiants ont rejoint l'ESME Sudria à la sortie du bac ; on leur a appris des connaissances et puis, par le biais des stages, ils ont acquis des compétences. Aujourd'hui, ils ont déjà tous un emploi en CDI. Cela fait toujours plaisir de voir une promotion sortir avec un diplôme d'ingénieur reconnu, surtout quand on sait que ces étudiants ont déjà tous trouvé un emploi qui les séduits. C'est comme voir un arbre pousser et donner ses fruits. »

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Marc Sellam, président du Groupe IONIS

remise-diplomes_2014_blog_ionis_12.jpgFabrice Bardèche, vice-président du Groupe IONIS

L'ESME Sudria, encore et toujours dynamique
C'était ensuite au tour de Jacques Hardelay, directeur des opérations du Business Hydro chez Alstom et parrain de la promotion 2013, de monter à la tribune. « Je pense que c'est un diplôme qui m'a servi au cours de ma carrière et quand je vois les difficultés et obstacles actuels que peuvent rencontrer les jeunes, je pense que c'était mon devoir de partager avec eux mon expérience », expliqua celui qui sortit de l'ESME Sudria en 1974. A ses yeux, l'école qu'il a connu il y a 40 ans a su évoluer dans le bon sens tout en gardant intactes ses valeurs : « Ce qui m'intéressait dans l'ESME Sudria et ce que je vois toujours, c'est son dynamisme : il y a énormément de spécialisations nouvelles qui sont toujours très proches des besoins des entreprises. L'adaptation à l'évolution du marché dans tous les domaines est une qualité pour une école de ce type-là, d'autant que le monde d'aujourd'hui bouge vite. Et l'avantage de l'ESME Sudria, c'est justement de former des gens qui sont culturellement et techniquement préparés au changement. Et quand on voit que tout ce qui nous entoure aujourd'hui n'est que le résultat du travail des ingénieurs, on se dit que l'avenir leur appartient. »

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Roger Ceschi, directeur général de l'ESME Sudria

remise-diplomes_2014_blog_ionis_06.jpgJacques Hardelay, parrain de la promotion 2013 de l'ESME Sudria

remise-diplomes_2014_blog_ionis_13.jpgDominique Steve, président de l'AIESME

Les étudiants applaudis pour leur réussite
Après ces différentes interventions (ainsi que celle de Dominique Steve, nouveau président de l'AIESME, l'association des Anciens de l'ESME Sudria), les étudiants se sont vus remettre leur diplôme sous les applaudissements de leurs camarades, enseignants et parents. Comme le veut la tradition, ce sont les majors des différentes majeures qui ont d'abord été appelés à la tribune. Jérôme Torquato (Energies et Systèmes), Thomas Scaon (Réseaux et Télécommunications), Vincent Plociennik (Ingénierie des Systèmes de Traitement de l'Information) et Anaëlle Pognot (Electronique des Systèmes Embarqués) ont ainsi eu l'honneur de monter en premier sur la scène. Un grand bravo à eux ainsi qu'à tous les diplômés pour leur réussite !

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Richard Koehl (ESME Sudria 2013) : 3 clés pour réussir son intégration professionnelle

Grâce à l'ESME Sudria, Richard Koehl a concrétisé dès son premier emploi sa passion pour l'informatique. Depuis l'obtention de son diplôme en 2013, il travaille ainsi en tant qu'ingénieur de développement au sein de TravelSoft / Orchestra pour de grands groupes. Il revient sur les trois principes qui lui permettent d'évoluer aujourd'hui dans une société qu'il adore.

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  • 1. Se construire un bagage technique généraliste avant de se spécialiser
    Comme beaucoup de lycéens, Richard Koehl ne savait pas quoi faire après son bac. Sa seule certitude ? Une attirance pour l'informatique. « En fait, j'avais peur d'en être dégouté si je rejoignais une école tout informatique, raconte-t-il. Et comme l'électronique et l'énergie m'intéressaient aussi, je me suis dit qu'avoir un bagage technique généraliste pouvait être la solution. » Son choix s'est donc porté sur l'ESME Sudria où il a étudié durant cinq ans. « À partir de la 3e année, suivre le cursus en informatique est devenu une évidence. C'est là où j'ai vraiment pu me démarquer. » Autre moment fort qui a pesé dans la vocation de Richard pour l'informatique et le développement en particulier : un projet réalisé sur 3 mois lors de sa 4e année. « Notre équipe avait décidé de faire une application Android à destination de l'école pour récupérer ses différents flux RSS sécurisés et ainsi tenir au courant les élèves sur les mises à jour d'emploi du temps, des notes, des documents, etc. Ce développement dans le langage Java m'a vraiment plu. »

  • 2. Toujours évoluer avec la technologie
    Après un stage en 2012 « sur Java » chez SmartCo, une société éditrice de logiciels qui travaille en relation avec les banques pour récupérer des flux bancaires, et un autre en 2013 au sein de Bistri, « une start-up dont le directeur est un ancien de l'ESME », Richard met son CV à jour sur différents plateformes Web et obtient rapidement une touche à TravelSoft. Après plusieurs entretiens, le jeune diplômé ne cache pas sa joie : « C'était exactement ce que je voulais. Les grosses structures et les SSII ne m'intéressaient pas vraiment car je souhaitais travailler dans une ambiance un peu jeune et ne pas juste être un numéro. En plus, comme TravelSoft développe toutes ses plateformes sur du Java et que les chefs de module - qui supervisent les développeurs qui leur sont affectés - sont très forts techniquement, j'étais conforté. L'encadrement, c'est très important. Je savais que j'allais énormément apprendre chez eux. » L'envie d'apprendre est d'ailleurs un critère capital à ses yeux. C'est même le premier conseil qu'il aurait à adresser aux étudiants qui aspirent à faire carrière dans l'informatique. « Il faut toujours apprendre davantage et ne pas louper une occasion de chercher sur Internet ni de faire des projets personnels ! Tout cela vous forme énormément. La technologie évolue toujours, il faut donc évoluer avec elle, sinon on est vite perdu. »

  • 3. Ne jamais faire la même chose
    TravelSoft est l'éditeur de la plateforme Orchestra dédiée au secteur du tourisme : elle permet aux professionnels de produire, administrer, distribuer et gérer une offre loisirs complète sur l'ensemble des canaux de distribution - séjours (packages), nuitées d'hôtels, billets d'avion, package dynamique. « On récupère les informations qu'on fournit aux clients dont de grands comptes comme Carrefour ou Auchan, explique Richard. Par exemple, je travaille actuellement avec Savoy pour gérer la partie FrontOffice de leurs hôtels. On a la plateforme et les produits : il faut ensuite agencer les produits sur l'interface client pour qu'ils puissent être générés du côté backoffice - la plateforme. Moi, je les affiche sur leur première page. » Un challenge stimulant qui lui donne envie de ne pas s'arrêter en si bon chemin sur la route de la connaissance informatique. « C'est une entreprise où je me vois très bien évoluer, dit-il sans hésiter. D'un client à l'autre mes projets sont différents et je ne fais jamais la même chose ! Ça me permet d'en apprendre tous les jours d'un point de vue technique et c'est vraiment important. » Il ne serait donc pas étonnant de voir l'expérience de Richard continuer... à se développer. De quoi donner des idées aux étudiants actuels et futurs de l'ESME Sudria qui, comme lui, souhaitent devenir ingénieurs à travers le cursus Génie Informatique et assouvir leur passion tout en s'épanouissant professionnellement.

Parcours d'Anciens : Christian Bouzage, fondateur de STIMECA

CB1.jpgChristian Bouzage (ESME Sudria promotion 1982) a crée STIMECA, une entreprise industrielle familiale, spécialisée dans la métallurgie. Il revient sur son parcours post-diplôme et ses responsabilités en tant que chef d'entreprise.

Quel est votre parcours professionnel ?

J'ai été diplômé de l'ESME Sudria en 1982. J'ai commencé dans l'entreprise familiale de mes parents, spécialisée dans le négoce de machines agricoles. Après quelques années, l'entreprise rencontrant des difficultés, j'ai décidé de créer ma propre activité. J'ai démarré l'activité avec l'aide d'un industriel local qui cherchait un sous-traitant dans le domaine du découpage emboutissage (procédé de déformation des métaux obtenue sous presse). Nous avons démarré à trois personnes en 1989 et l'entreprise s'est développée petit à petit.

Quels sont vos domaines d'activités ?

Nous sommes une entreprise de sous-traitance : nous fabriquons uniquement des pièces sur plan. Nous travaillons à partir de produits métallurgiques du commerce comme des feuilles de tôles, des profilés, des tubes, des barres rondes... Nous travaillons l'acier, l'inox et l'aluminium dans des épaisseurs qui vont de 0,5 à 25 mm. Le process de fabrication commence en général par la découpe laser, viennent ensuite des opérations de pliage, puis de soudure. On aboutit à des ensembles mécano-soudés. Nous avons suivi les évolutions technologiques et introduit la découpe laser et la robotisation de nos machines de soudage et d'une plieuse. Nos clients viennent des secteurs du machinisme agricole, du médical, du transport et de la sécurité. Nous sommes 35 personnes dans cette entreprise familiale ou travaillent également mon épouse et mon fils aîné. J'ai un autre fils qui a été diplômé de l'ESME Sudria en 2009, à cette occasion j'ai eu le plaisir de retrouver mon ancien professeur d'électricité, devenu directeur de l'école !

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Quels sont les évolutions du secteur depuis vos débuts ?

Depuis deux ans nous avons racheté une autre entreprise, dans les mêmes métiers. L'idée est de constituer un petit groupe industriel pour offrir plus de services à nos clients. Depuis le début de ma carrière, j'ai vu pas mal d'évolutions dans notre secteur, notamment l'émergence des pays d'Asie ; la Chine particulièrement. Le comportement des acheteurs change avec Internet : ils deviennent autonomes et omniscients. La plupart de nos clients sont d'ailleurs internationaux. Il faut s'adapter aux nouveaux modes de consommation et de commercialisation. Technologiquement, le laser a pris une place prépondérante dans notre production. Les vitesses de coupe sont beaucoup plus rapides. Et si le rythme des innovations s'est ralentit, le secteur est toujours en évolution. Pour un entrepreneur, c'est primordial de suivre ces mutations, de s'y adapter, et d'être en avance sur ses concurrents.

Quels sont vos conseils aux jeunes entrepreneurs ?

En temps que petite structure, je pense qu'il faut se positionner sur des marchés de niche et être toujours en mouvement. Il ne faut jamais se satisfaire du minimum : se remettre en question régulièrement est primordial. Aux jeunes entrepreneurs, je dirais : osez ! C'est une belle aventure à laquelle il faut croire tous les jours. Il n'y pas de mauvaises décisions, que des décisions que l'on rend bonnes.

Alexis Dahan : du stage à la stratégie

Alexis Dahan (ESME Sudria promotion 2013) a effectué son stage de fin d'études au sein de Capgemini, en tant que consultant junior. Dans le courant du mois de septembre, ce stage va se transformer en CDI.

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Un parcours cohérent

L'aspect généraliste des enseignements : c'est ce que retient Alexis Dahan de ses années d'études à l'ESME Sudria. Plus qu'un métier, l'école lui a donné une méthodologie ainsi que des compétences managériales et techniques qu'il a su ensuite employer à bon escient lors de ses stages. C'est cette efficacité dans l'application de connaissances théoriques qui ont fait de lui une cible de choix pour les entreprises : « J'ai eu la chance de ne pas avoir vraiment eu à chercher de stage, explique-t-il. Les recruteurs sont venus directement me chercher. » D'après lui, la cohérence de son parcours y est pour beaucoup : « Avec un projet professionnel clair en tête, la progression de poste en poste se fait presque naturellement. »

Actuellement, il travaille à la mise en place d'un système d'information pour le compte du service d'infrastructure du ministère de la défense. Cette mission implique une connaissance poussée de l'énergie liée à l'informatique : « Je dois apprendre très vite sur certains domaines, précise Alexis Dahan. De mission en mission, les sujets changent. En ce moment, par exemple, je me suis plongé dans la finance publique. Je fais beaucoup plus appel à mes soft skills (relations client, définition des besoins, adaptation à l'environnement métier) qu'à mes hard skills (développement, dimensionnement). »

« Des fonctions différentes tous les quatre mois »

Jeune homme motivé, il apprécie tout particulièrement le défi constant que représente son poste de consultant comme s'il « changeai[t] de métier tous les trois ou quatre mois. D'une mission à l'autre, les contraintes et les clients changent. Cela [lui] permet d'acquérir constamment de nouvelles compétences et d'évoluer ainsi plus rapidement. »

Pour l'heure, Alexis Dahan souhaite occuper à terme un poste en stratégie d'entreprise, dans l'industrie ou dans un cabinet spécialisé. Mais il ne compte pas en rester là : « Je suis entrepreneur dans l'âme. Tant que je n'ai pas d'idée, je vais continuer à travailler en tant qu'employé. Mais le jour où je trouve un concept porteur, je lance mon entreprise ! » Un ambitieux à suivre...

Diplômés, rejoignez l'association des Anciens

Le réseau des diplômés de l'ESME Sudria, Ingénieurs ESME Sudria, parmi les plus actifs de France, se donne pour mission la défense du titre d'ingénieur, métier faisant la passerelle entre les laboratoires de recherche et les entreprises. Aujourd'hui, l'association lance un appel aux contributions.

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13 000 Anciens à travers le monde

Réseau de diplômés de l'école fondé en 1921, l'association Ingénieurs ESME Sudria (connue précédemment sous le nom AIESME) a récemment lancé une nouvelle campagne de recrutement et d'appel à contributions. Premiers intéressés : les futurs-nouveaux Anciens issus de la promotion 2013, qui vont prochainement grossir les rangs des quelques 13 000 diplômés que compte ce réseau.

Promouvoir la qualité du titre d'ingénieur

Philippe Deltombes (ESME Sudria promotion 1973), président de l'association explique la démarche : « Depuis quatre ans, l'association a développé une multitude de nouveaux services : une fondation, une revue trimestrielle, un annuaire régulièrement mis à jour... En outre, nos adhérents bénéficient d'une assurance protection juridique professionnelle et de notre réseau, très dynamique et international.Tout ceci se fait bien évidemment en synergie avec l'école. Aujourd'hui, Ingénieurs ESME Sudria fait partie des associations d'Anciens les plus actives de France. C'est cette énergie qu'il faut maintenir, pour que la qualité du titre d'ingénieur français maintienne sa force et son influence. C'est pourquoi il est important que tous les diplômés de l'école nous rejoignent, afin de faire valoir cette force. »

Les missions de l'association sont diverses : soutien et accompagnement des étudiants de l'école, valorisation de la recherche, organisation événementiel pour diffuser la réputation déjà bien établie de l'ESME Sudria...

Si vous souhaitez rejoindre le réseau, n'hésitez pas à contacter l'association.

Guy Lacroix et l'ingénieur dans la mondialisation

Le 30 mai, l'ESME Sudria recevait Guy Lacroix (ESME Sudria promotion 1976), président-directeur général de Cofely Ineo (une société du groupe GDF Suez). Invité à l'occasion du cycle de conférences des Jeudis de l'ingénieur, il est intervenu sur le rôle de l'ingénieur dans un milieu où les entreprises sont de plus en plus mondialisées.

L'ingénieur se doit d'associer deux qualités essentielles : produire des objets et concepts que l'on peut mettre en place rationnellement et avoir le regard porté vers l'avenir, en anticipant les progrès à venir. Grâce aux TICs, les échanges sont instantanés et les innovations circulent à toute vitesse. Le rôle de l'ingénieur, dans cet environnement totalement globalisé, est donc de continuer à se projeter dans le futur, afin d'avoir toujours cette avance sur une concurrence toujours plus internationale.


Les Jeudis de l'ingénieur sont des conférences mensuelles organisées les derniers jeudis de chaque mois sur le campus Paris Montparnasse de l'ESME Sudria, qui accueillent des personnalités marquantes, dans les champs scientifiques, économiques ou managériaux.

Remise des titres de la promotion 2012

Samedi 19 avril, l'ESME Sudria remettait leurs titres d'ingénieurs aux étudiants de la promotion 2012. La cérémonie se déroulait à l'Unesco (Paris), en présence des équipes de l'école et des familles des diplômés. Retour sur cette journée forte en émotions, en compagnie Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft France et parrain de cette promotion 2012 et des nouveaux diplômés de l'ESME Sudria.

Paroles d'Anciens : Philippe DELTOMBES

philippe_deltombes.JPGPhilippe Deltombes (ESME Sudria promotion 1972) est président de la Fondation ESME Sudria et du réseau des ingénieurs de l'école, l'AIESME. A ce titre, il a été élu comme administrateur de l'association Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF). Il revient sur ses différentes missions et la place de l'ingénieur dans la société.



Quel est votre rôle au sein de l'IESF ?

Cette association regroupe les associations d'ingénieurs, soit le million d'ingénieurs que compte la France. En qualité de président de l'AIESME, j'ai été élu administrateur de l'IESF et membre de son bureau. Nous avons pour mission de défendre et valoriser le rôle et la place de l'ingénieur, son titre, mais aussi l'industrie et les entreprises. Depuis quelques temps, les orientations prises par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche tournent délibérément le dos au monde de l'entreprise, aux ingénieurs et aux Grandes Ecoles : cela se traduit par des prises de position ministérielles ignorant totalement nos suggestions, ainsi que le montre le pré-projet de loi du député Le Déaut .

Où en sont les œuvres de la Fondation ESME Sudria ?

La Fondation en est à sa deuxième année d'existence. Ses membres fondateurs, Alstom-Transport, Eiffage, Inéo, Technip et l'AIESME ont participé à son financement initial. Nous sommes actuellement à la recherche de nouveaux donateurs, entreprises ou particuliers. Notre objectif premier, social, celui d'aider des élèves en difficulté, via l'octroi de bourses, a été parfaitement rempli. Nous avons aujourd'hui besoin de moyens accrus pour développer les laboratoires de l'école.

Quelle place est aujourd'hui réservée à l'ingénieur ?

Les politiques ont tendance à considérer que les ingénieurs sont des privilégiés, ce qui est inexact. Les ingénieurs sont la colonne vertébrale des entreprises qui créent de la richesse. Ils constituent la base de l'innovation et nous sommes à la veille de grandes révolutions économiques et technologiques. Nous devons faire face à des défis environnementaux, énergétiques, de la connaissance et du savoir dans lesquels les ingénieurs ont rôle décisif à jouer. Le XXIe siècle sera celui des ingénieurs. Notre pays ne prend pas assez en considération ses ingénieurs, d'autant plus qu'il en manque près de 10 000 chaque année. Cette carence traduit le fait que les priorités définies comme telles ne sont pas les bonnes : les filières scientifiques perdent en attractivité et ses effectifs diminuent. Les jeunes ignorent ce qu'est un ingénieur et plus largement le secteur industriel. On ne parle pas assez du métier : il souffre d'une mauvaise image, en particulier lorsqu'on évoque l'industrie.

philippe_deltombes_marc_sellam.JPGPhilippe Deltombes en compagnie de Marc Sellam, président-directeur général de IONIS Education Group, lors de l'inauguration des locaux de l'ESME Sudria Campus Paris-Montparnasse.

Comment jugez-vous l'évolution de l'ESME Sudria ?

C'est une école centenaire au cœur des métiers industriels. Elle est en train de reprendre le rang qui doit être le sien, en particulier dans les instances nationales. Je me félicite de son développement et de sa montée en puissance en région, à Lille et Lyon, et bientôt ailleurs je l'espère. Son retour dans le quartier Montparnasse à Paris est un clin d'œil plus que satisfaisant pour les Anciens comme moi qui l'ont connu lorsqu'elle était implantée dans ce quartier...


Sa carrière en quelques dates :

2011 : Président de la Fondation ESME Sudria
2009 : Président de l'AIESME
2002 : Directeur chargé de mission auprès du Secrétaire Général du groupe Thales
1998 : Secrétaire général de Thomson-CSF Optrosys
1991 : Directeur chargé de la participation de Thomson CSF dans ST Microelectronics
1984 : Directeur stratégie et vente télécom de Thomson-SC, puis SGS Thomson
1983 : Chargé de cours à Paris Dauphine jusqu'en 1991
1973 : Contrôleur marketing et ingénieur des ventes chez Texas Instruments

Vis ma vie d'ingénieur à ETDE

Le 30 octobre, ETDE, le pôle Energies et Service de Bouygues Construction, a donné l'opportunité à quatre étudiants de l'ESME Sudria en quatrième année de suivre pendant une journée un ingénieur de l'entreprise, ancien de l'école. De cette façon, ces étudiants de M1 ont pu concrètement découvrir les réalités du métier d'ingénieur.

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Une journée type

Bastien Cornay, Joël Esteves, Thierry Franz et Adrien Gabard, quatre étudiants de la promotion 2014, parrainés par des anciens de l'ESME Sudria travaillant à ETDE, ont ainsi pu découvrir le métier d'ingénieur de plus près. « J'ai pu me rendre sur un important chantier pour une réunion, explique Adrien. Les différents responsables y rendent compte de l'avancement au chef de projet et aux autres responsables. Ensuite, au bureau d'études, nous avons établi un comparatif de prix entre différents fournisseurs potentiels. » Une expérience enrichissante, similaire à celle de Joël : « J'ai d'abord assisté à deux rendez-vous avec un sous-traitant puis avec des techniciens. Ensuite, j'ai pu voir une autre façade du travail d'ingénieur, à savoir le bureau : traiter les mails, réaliser des devis, retravailler des projets... »

Un apprentissage pratique

Malgré les stages et les enseignements dispensés par l'ESME Sudria, alliant théorie et pratique, les étudiants ne possèdent pas encore une vision complète du métier d'ingénieur. Avoir pu échanger avec des professionnels en situation, qui ont suivi les mêmes études qu'eux, a permis de les conforter dans leurs positions et d'éclaircir certains points. « Le fait que le métier d'ingénieur possède plusieurs facettes a été une découverte, commente Thierry. La vie des réunions et l'atmosphère de l'agence étaient également plutôt nouvelles pour moi. » Bastien abonde dans son sens : « Plutôt qu'un métier, j'en ai découvert plusieurs. Le premier est un métier dans la prévision et la construction de projet où l'ingénieur est très présent sur le terrain, se déplace et rencontre de nombreux acteurs. Le second est plus technique ; la conception se fait sur ordinateur, presqu'en solitaire. »

Une opinion confortée

Cette journée a surtout été l'occasion pour les participants de confirmer leur projet de devenir ingénieur. En touchant concrètement au métier, ils ont pu se rendre compte de ses enjeux et de ses réalités. « J'ai appris que la crédibilité était primordiale dans le métier, explique Joël. Nous nous devons d'avoir de solides connaissances techniques, afin de répondre au mieux aux appels d'offres et de satisfaire les clients. »

« J'ai particulièrement apprécié d'avoir pu rencontrer un ancien élève de l'ESME Sudria, aujourd'hui actif, ajoute Adrien. Ce partage de connaissances m'a permis de clarifier les idées quant à mes choix de carrière. La polyvalence, la nécessité de s'adapter et l'autonomie font la force du bon ingénieur. »

Les Mardis de l'entreprise : Hewlett Packard à l'ESME Sudria

Le 13 novembre, l'ESME Sudria accueille des représentants de Hewlett Packard dans le cadre des mardis de l'entreprise. Laurent Gauthier (promotion 1990), directeur commercial, Juliette Benozillo (promotion 1990), leader programme I2A HP-Microsoft, Kevin Kerrigan (promotion 2005), consultant technique et Axelle Fourquet (promotion 2010), ingénieure support, tous les quatre diplômés de l'ESME Sudria, présenteront leurs parcours, métiers et les opportunités que l'entreprise a à offrir aux étudiants de l'école.

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Lancée en 1939 dans un garage californien, la société Hewlett Packard fait aujourd'hui partie des 40 plus grosses entreprises du monde. En 2011, elle employait près de 349 600 personnes à travers le monde. Leader mondial de la construction d'ordinateurs, Hewlett Packard touche à tous les domaines de l'informatique, de la production de périphériques à la mise en place de serveurs, en passant par l'architecture réseaux ou l'aide au développement de logiciels libres. L'histoire de l'entreprise et ses orientations technologiques seront aussi abordées lors de la conférence.

La conférence Hewlett Packard se déroulera le 13 novembre, entre 18 h 15 et 19 h 30.

Les étudiants souhaitant y assister doivent s'inscrire sur l'intranet de l'école.

Paroles d'anciens : Alain Goga (promotion 1976)

Alain Goga (ESME Sudria promotion 1976) est Senior Vice-President Transport Global Solutions d'Alstom Transport. Il revient sur son parcours, ses années à l'ESME Sudria et conseille les futurs diplômés.

alaingoga.jpgEn quoi consiste votre poste chez Alstom Transport ?
Je suis en charge de la ligne de produits, TGS ,Transport Global Solutions, qui est responsable de concevoir et réaliser des systèmes de transports, soit en lots séparés, soit clés en main. J'ai en charge l'organisation mondiale de cette structure depuis sa création en 2000. Celle-ci s'appuie sur des équipes internationales, dans une vingtaine de pays à travers le monde. TGS pilote le développement de solutions techniques pour toutes sortes de systèmes de transports avec des produits innovants qui permettent de se différencier des concurrents et d'offrir des réponses compétitives sur un marché très agressif. J'ai également en charge la préparation d'offres pour tout type de transports de passagers, que ce soit des tramways, des métros ou des TGV, ainsi que la réalisation de ces projets (en conception - construction). Enfin, TGS doit associer des modèles complexes de financement à ces projets, comme des partenariats public-privé, des concessions... car nous sommes sur un marché pour lequel les fonds publics sont de plus en plus limités. Mon activité pèse près d'un milliard d'euros, soit près de 25 % d'Alstom Transport. Je gère environ 2 200 personnes en interne et de nombreux sous-traitants ou partenaires.


Que vous reste-t-il de vos années à l'ESME Sudria ?

J'y ai acquis des bases techniques fondamentales qui me permettent de comprendre, commercialiser et livrer les systèmes les plus innovants et complexes, dans les nombreux domaines du génie civil à l'électromécanique, les télécoms ou les financements. Ces fondamentaux restent. J'y ai appris également le travail en équipe : j'ai le souvenir de travaux de groupes avec de bonnes discussions pour définir de vraies méthodes de travail entre nous, avec une approche solidaire. Durant les études, il y a une vraie culture du résultat, de la performance et de la compétition; tout ce que l'on retrouve dans la vie active. Enfin, ce sont les meilleures années d'une vie, là où se forgent les véritables personnalités, d'un point de vue professionnel, individuel avec de forts liens amicaux qui resteront.

Quels conseils donneriez-vous à de futurs ingénieurs ?
Je leur dirais de ne pas avoir de complexe, de s'ouvrir et de s'adapter. Il ne faut pas hésiter à se remettre en question ; le monde change très vite. Il faut suivre les tendances, le marché, saisir des opportunités. Il ne faut pas hésiter à se surpasser, aimer le challenge et le défi, car cela permet de progresser, d'enrichir ses compétences et c'est un vrai gisement de satisfaction personnelle. Il faut aussi s'ouvrir à d'autres types d'activité et à l'International : c'est indispensable, le monde est totalement ouvert, l'industrie est globale. Il faut s'adapter à d'autres cultures, d'autres méthodes pour rester ; et savoir entrainer et motiver des équipes de plus en plus diversifiées.


Sa carrière en quelques dates
2000
- Senior Vice-Président Transport Global Solution d'Alstom Transport
1996 - Directeur Développement et activités ferroviaires de SPIE Enertrans- AMEC SPIE 
1989 - Directeur opérationnel Europe de SPIE Batignolles Travaux Publics
1981 - Project manager chez SPIE Batignolles Travaux Publics
1976 - Diplômé de l'ESME Sudria

Au Qatar pour améliorer la production de gaz liquide

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Interview de Thibaut Jacolot (ESME promo 2011), qui effectue un VIE au Qatar en tant que superviseur en construction, sur un complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel.
 
Thibaut Jacolot (ESME promo 2011), étudiant en 5e année de la majeure « Energies et systèmes » a choisi de réaliser en guise de stage de fin d'études un volontariat international en entreprise (VIE) chez Technip, leader mondial du management de projets, de l'ingénierie et de la construction pour l'industrie de l'énergie. Il travaille en tant que superviseur en construction sur le projet « Plateau Maintenance » à Ras Laffan, une ville industrielle du Qatar. Ce projet, autour d'un complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel, comprend une nouvelle unité d'élimination des gaz acides, une nouvelle unité de récupération du soufre, ainsi que des modifications des installations auxiliaires pour faire face à l'augmentation du débit de gaz dans les trains de gaz naturel liquéfié (GNL) existants.
 
Pourquoi avoir entrepris cette expérience ?

Mes connaissances acquises au sein de l'ESME Sudria sont axées sur l'étude des systèmes électriques. Mon intégration au département construction de Technip n'a été réalisable qu'en vertu de l'enseignement généraliste de l'école. En effet, les cours dispensés par l'école sont variés, les projets internes de recherches s'appuient autant sur les connaissances acquises lors du cursus que sur le savoir-faire accumulé lors de nos stages industriels. C'est lors de ces expériences que j'ai pu découvrir ma volonté de travailler dans la construction et plus particulièrement sur la réalisation d'un projet d'envergure.
 
En quoi consiste ta mission ?

Le projet « Plateau Maintenance remporté » par Technip en joint-venture avec Chiyoda (TCJV) est planifié sur 41 mois jusqu'en 2013 et notre client est Qatargas, le plus important producteur/exportateur de gaz naturel liquéfié au monde. Ma mission chez Technip est de suivre la préfabrication et l'installation des pipes sur la nouvelle unité de récupération de gaz acides ainsi que sur les unités de production existantes lors du shutdown 2012. Le shutdown est l'arrêt temporaire des unités de production pour permettre de réaliser des modifications et d'améliorer la production. J'ai un contact permanent avec notre client, nos sous-traitants, les ouvriers et bien entendu nos équipes.
 
Comment se déroule-t-elle au quotidien ?

Cette expérience est, pour moi, une vraie découverte de gestion et du suivi du travail sur chantier. Les équipes de TCJV sont séparées en groupes spécialisés dans les différents domaines telles que la construction, la sécurité, le business, la qualité, l'ingénierie, le planning etc. Le dialogue doit se faire continuellement entre les groupes pour permettre l'avancement correct des travaux. En effet, je travaille au sein de la construction sur le terrain, je reporte tous les jours au « planning » l'avancement des travaux, toutes les informations doivent être partagées avec notre « management » et je dois avertir « l'engineering » des problèmes rencontrés sur site pour confirmation ou modification des plans, ce qui peut entrainer  par exemple une remise à jour du contrat du sous-traitant, une nouvelle étude de qualité ou encore de nouvelles règles de sécurité à mettre en place...
 
Quelles sont les particularités du travail sur un chantier ?

Je travaille dans un milieu explosif et toxique. Les normes de sécuritésont drastiques et on doit suivre des procédures de qualité précises. Avant de pouvoir commencer un travail, il faut obtenir des autorisations. Le « Permit To Work » décrit l'ensemble du travail à réaliser et doit être à dispositionde tous au moment du travail sur site. Les appareils de communication comme le téléphone portable, sont certifiés étanches à l'air et à l'eau. Avant d'entrer sur les unités de productions, une fouille est organisée pour éviter tout risque. En cas de non-respect de ce système, le responsable sera expulsé du chantier LNG. Tous les employés de TCJV sont logés dans un camp dans l'enceinte de Ras Laffan. Le camp est une petite ville. On y trouve un coiffeur, un Internet café, un bar, le restaurant, une mosquée, une piscine, un gymnase et nos logements. Je loge dans une petite chambre d'étudiant. Le rythme de travail est très important (60 heures/semaine).
 
En quoi cette expérience internationale est-elle également culturelle ?

Lors de mes temps libres, je découvre la culture mondiale. En effet, on peut rencontrer toutes les nationalités ainsi que toutes les classes sociales mondiales. La vie d'expatrié français est très intéressante et agréable au Qatar. C'est une expérience unique, extrêmement valorisante et enrichissante tant sur un plan professionnel que social. J'ai eu la chance de commencer ma carrière professionnelle au sein d'une équipe motivée et expérimentée. Ma volonté de continuer avec Technip sur les chantiers du domaine « pétrole et gaz » est très forte. 

Un partenariat avec GreenMatcher

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L'école a signé un partenariat avec ce nouveau réseau social afin de développer les opportunités professionnelles de ses étudiants dans les secteurs de l'environnement et de l'énergie.

Dans le cadre d'un nouveau partenariat signé avec l'ESME Sudria, GreenMatcher, premier réseau social pour les professionnels de l'environnement et de l'énergie, offre gratuitement aux étudiants de l'école un accès et un compte premium. Cette opportunité permettra aux élèves d'augmenter leurs échanges et leurs interactions avec les experts, les professionnels et les recruteurs de ces secteurs. Grâce à ce compte, les étudiants peuvent avoir accès à toutes les fonctions du réseau social : nombre illimité de recherches, accès aux offres d'emploi, possibilité de poster des offres ou de visualiser les profils complets des autres membres du réseau. 
  
 Une carte supplémentaire
  
 « J'ai tout de suite vu l'intérêt du réseau social pour les étudiants de l'ESME Sudria, s'enthousiasme Marc Montagne (ESME promo 2012), étudiant de la majeure Réseaux et télécommunications qui a effectué son stage de fin de 4e année dans la société et a contribué au développement du réseau social. Je suis très fier d'avoir été à l'initiative de ce partenariat conclu entre mon école et GreenMatcher. »
  
Pour Roger Ceschi, le directeur général de l'école, « les débouchés dans le secteur de l'énergie vont se développer dans les années qui viennent. L'existence de réseaux reliant les diplômés lors de la recherche de  leur 1er emploi et les entreprises cherchant à recruter les meilleurs profils représente un atout potentiellement déterminant. »
  
 Un atout qui vient s'ajouter à une formation attractive
  
L'école est fortement investie dans le domaine de l'énergie via ses activités de recherche, ses formations d'ingénieurs et les évènements qu'elle organise (Les Assises, le Symposium, etc.) et bénéficie d'un solide réseau d'Anciens dans ce secteur. La majeure « Energie et systèmes » remporte un intérêt toujours accru, tant auprès des élèves qui la choisissent qu'auprès des industriels qui les recrutent. Au point que 40 % des nouveaux diplômés de l'ESME Sudria ont intégré en 2011 le secteur de l'énergie et du génie électrique/BTP.
  
 « La veille technologique menée par les enseignants-chercheurs de l'ESME Sudria et l'écoute active des besoins des industriels partenaires en terme de compétences guident continuellement l'amélioration que nous apportons à nos programmes, affirme Hervé Coum, le directeur de la formation de l'ESME Sudria. 90 % de nos élèves trouvent un emploi en moins de deux mois. Ce taux d'insertion professionnelle élevé est la preuve de la qualité de cette formation. »
   

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La Fondation ESME Sudria est née

Interview de Philippe Deltombes, ESME 72, son président fondateur

2deltombes.jpgLa Fondation ESME Sudria a été créée le 4 février 2011 sous l'égide de la Fondation de France. Philippe Deltombes, son président fondateur, ingénieur de la promotion 1972 de l'ESME Sudria et vice-président de l'association des experts européens en transactions électroniques, occupe le poste de président de l'association des Anciens de l'école (AIESME) depuis 2 ans.

Pourquoi une fondation pour l'école ?

Le projet de fondation est au cœur de la relation Ecole-Anciens-Industries. A côté de l'association des Anciens, l'AIESME, la Fondation a essentiellement un rôle social, qui permettra de financer des bourses aux élèves qui en ont besoin et, ainsi, de favoriser la diversité sociale des élèves ingénieurs.

Il s'agira également, à travers la Fondation, de contribuer à l'apport des méthodes, des comportements, et des supports nécessaires aux étudiants pour les maintenir à la hauteur des attentes des entreprises et participer au développement des moyens techniques des laboratoires de l'Ecole.

L'école se distingue-t-elle par cette initiative ?

Sur 220 associations d'Anciens des écoles d'ingénieurs, seules 60% appartiennent à Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF). Parmi ces associations, seulement 25 sont vraiment actives. Sur les 220 écoles d'ingénieurs, une quinzaine environ disposent d'une fondation.

La naissance de la Fondation ESME Sudria est donc bien représentative de la vitalité de l'école et de son réseau d'Anciens. Elle marque la volonté de ses ingénieurs de donner à l'ESME Sudria les moyens et les outils nécessaires pour assurer la réussite de l'école et inscrire sa réputation dans la durée. Le fait que de nombreuses entreprises de taille importante, telles qu'Alstom, Inéo, Eiffage ou encore Technip fassent partie des fondateurs montre la force des liens qui unissent notre école à l'industrie.

2fondationesme.jpgQuels objectifs, quel avenir pour la Fondation ?

A la différence d'autres grandes écoles d'ingénieurs, l'ESME Sudria, tout en étant une école d'ingénieur d'excellence et leader dans le génie électrique, contribue manifestement à faire fonctionner l'ascenseur social. La Fondation ESME Sudria doit veiller à ce que cette fonction de l'école se poursuive en élargissant à davantage d'étudiants la possibilité d'obtenir des bourses.

Aujourd'hui, 20% des étudiants de l'ESME Sudria obtiennent des bourses de la part de l'Etat, dont certaines à taux zéro. Notre objectif est d'aller jusqu'à 30%, avec le plus d'objectivité et de transparence possible et de manière juste et équitable, afin que l'école puisse poursuivre et renforcer son rôle social.

Etre consultant chez Microsoft

2trotin.jpgLe 18 janvier dernier, dans le cadre d’une conférence à destination des étudiants, Philippe Trotin (ESME 95), Engagement Manager chez Microsoft Services France a présenté devant les élèves de l’école les métiers de consultant et d’Engagement Manager, en illustrant ses propos avec sa propre expérience.

Pour Philippe Trotin, « le métier de consultant chez Microsoft consiste à accompagner les clients, souvent des grands comptes, dans la mise en œuvre de leurs projets informatiques. Un bon consultant est capable de comprendre les besoins et les objectifs poursuivis par le client, d’identifier les risques encourus, de trouver comment les maîtriser, de proposer une vision élargie des solutions possibles aux problèmes rencontrés, de savoir communiquer et de mettre en œuvre des réponses pragmatiques face à des situations complexes. » 
 
Philippe Trotin s’est ensuite étendu sur la description de son poste actuel : « J’ai évolué chez Microsoft sur des postes techniques jusqu’à un rôle de Principal Consultant avant de m’orienter il y a 3 ans sur un poste d’Engagement Manager. L’Engagement manager organise des missions pour les consultants. Il s’agit de bien définir le périmètre d’une mission, de s’occuper des aspects contractuels, d’identifier les compétences requises chez les consultants internes à l’entreprise et partenaires de Microsoft, d’encadrer la mission jusqu’à son achèvement ou son renouvellement et de s’assurer de la satisfaction permanente des clients. » Philippe Trotin a sérié les qualités déterminantes pour un bon Engagement Manager: « la flexibilité exigée en raison du nombre de sujets à traiter, les compétences techniques, le relationnel, la capacité à gérer les risques, qu’ils soient contractuels, techniques, organisationnels, ou politiques, les compétences en management, la solidité et la souplesse par rapport à un planning faisant alterner des phases intensives et d’autres qui le sont moins. »
 

Remises de diplômes à l'UNESCO pour la promo 2010

Le vendredi 22 octobre 2010 à 19h aura lieu à la maison de l’Unesco (Paris 75007) la cérémonie de remise des titres de la promotion 2010 de l'ESME Sudria.

Le Directeur, Monsieur Hervé LABORNE remettra les diplômes à ceux qui ont quitté l’école récemment. Ce sera l’occasion pour tous de se retrouver dans une atmosphère un peu particulière, autant festive qu’un brin nostalgique.

Monsieur Marc Sellam, Président  du groupe IONIS sera également présent pour échanger avec ceux qui viennent d’entrer dans la vie professionnelle.

La cérémonie sera suivie d’un cocktail servi dans les salons de la maison de l’UNESCO, puis d'une soirée organisée par l'AIESME.

Il faudra attendre un peu encore, pour retrouver sur le site de l’école les photos de la cérémonie.

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Remise des diplômes : Discours de Mr Philippe Deltombes

Retrouvez Mr Philippe Deltombes, Président de l'Association des ingénieurs de l'ESME-Sudria, lors de la cérémonie de remise des diplômes qui a eu lieu à la maison de l'UNESCO, 75007 Paris. Voici la première d'une série d'interviews captées lors de la soirée exceptionnelle qui venait célébrer cinq années d'études sur le campus, en France et à l'international.

 


Remise diplômes - Discours Philippe DELTOMBES
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Une maison à énergie positive

L’habitat est l'un des plus gros consommateurs de ressources naturelles et participe de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre qui affectent les changements climatiques. Les maisons écologiques apparaissent donc comme une solution pour limiter les dégâts sur l’environnement. Zoom sur ces nouveaux modes d’habitation.

Construire écologique signifie généralement  mettre en œuvre des matériaux naturels et recyclables, une isolation renforcée, un chauffage moins polluant, des capteurs solaires, une récupération d’eau de pluie. Un nouveau confort qui résulte avant tout de la conception bioclimatique : construire avec le climat, tirer parti de la topographie, rechercher des formes compactes, une orientation plein sud de l’habitat…

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L’expression « maison à faible consommation énergétique » désigne donc une construction neuve (ou rénovée) dont la consommation énergétique est inférieure aux exigences légales.  Au sein de cette famille, ont trouve la maison bioclimatique, qui dépense peu d’énergie en optimisant les apports extérieurs, la maison passive, à très faible consommation énergétique sans utilisation conventionnelle d'un chauffage, et enfin celle à énergie positive qui en génère plus que ses besoins.

Maison passive et maison bioclimatique


Ancêtre de la maison passive, la maison bioclimatique consomme environ 40 à 50 kWh/m² contre 15kWh/m² pour sa petite sœur. Elle utilise le climat et la nature comme des composants actifs des limitations de ses besoins en énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. La maison bioclimatique est une maison dans laquelle les besoins énergétiques sont assurés en tirant le meilleur parti des énergies naturelles telles que le solaire, l’énergie thermique, la circulation naturelle de l’air dans la maison.

Le concept de maison passive est assez récent et vient d’Europe du Nord où la sur-isolation des bâtiments répond à la rudesse du climat. Il fait suite à une réflexion visant à réduire les consommations énergétiques inutiles dans la maison. Le terme de passif vient du fait que la maison est chauffée passivement sans apport de chauffage conventionnel. Atteindre ce standard passe tout d’abord, comme pour le bioclimatique, par une grande compacité de la maison et une orientation intelligente : la valorisation de l’énergie solaire accroît l’autonomie du bâtiment, réduisant ainsi sa consommation.

Avec une maison passive, l’isolation est telle que l’air froid ne peut pas entrer et que l’air chaud reste à l’intérieur : la maison est enfermée dans un cocon d’isolants en évitant au maximum les ponts thermiques.

Maison à énergie positive

La dénomination de maison à « énergie positive » désigne simplement une construction dont le bilan énergétique est positif, c'est-à-dire qu’elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Il faut pour cela se doter d’équipements tels que pompes à chaleur, toit photovoltaïque, chauffage solaire…

La maison à énergie positive est souvent vue comme la panacée en matière d’habitat durable, car elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Le souci est qu’elle produit souvent quand ce n’est pas utile et elle consomme autant que d’autres lorsqu’elle ne produit pas. Le gain final n’est pas évident, le tout pour des investissements très importants en matériel et un impact sur l’environnement pas forcément positif. Générer de l’énergie au prix fort ne doit pas se substituer à une diminution importante de la consommation. Une maison passive, de par sa faible consommation énergétique, est la bonne base pour une maison à énergie positive.

Coûteux, mais avantageux

Surfer sur la vague écologique à un coût. Compter 10 à 15 % de plus par rapport à une construction conventionnelle. Mais si l’investissement peut paraître conséquent, il ne faut pas oublier qu’une rénovation se fait en général pour les quarante ans à venir.

Il paraît donc essentiel de réaliser un calcul sur le long terme. Une étude récente, réalisée par la banque de Zurich, démontre qu’une construction écologique se négociera dans les 30 prochaines années à un prix 12 % plus élevé que celui d’une construction traditionnelle. Et cela sans compter les gains considérables résultant de la réduction de la facture énergétique.

Reportage vidéo sur la remise des diplômes à la Maison de l'UNESCO

Retrouvez Hervé Laborne, Directeur de l'ESME-Sudria dans un reportage réalisé lors de la soirée de Gala de remise des diplômes à la Maison de l'UNESCO (Paris).

 


Remise des diplômes ESME Sudria à l'UNESCO - 30 octobre 2009
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Remise des diplômes : Xavier Laroche-Joubert

Xavier Laroche-Joubert, responsable d'affaires chez Forclum, est diplômé 2009 de l'ESME-Sudria. Lors de la cérémonie qui s'est déroulée à l'Unesco (75008, Paris) Xavier est revenu sur ses études et sa forte implication dans la vie associative.

 


Remise de diplômes ESME Xavier Laroche-Joubert
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A propos de l'ESME Sudria

L'ESME Sudria est une école d'ingénieurs fondée en 1905 par Joachim Sudria. L'école est reconnue par l'Etat depuis 1922. L'école est habilitée par la Commission des Titres de l'Ingénieur (CTI) à délivrer son diplôme au nom de l'Etat. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria est visé par le Ministère de l'Éducation Nationale. Le diplôme d'ingénieur de l'ESME Sudria confère le grade de Master. L'école est membre de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et de l'Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI).

Infos pratiques

  • ESME SUDRIA
    38 rue Molière
    94200 Ivry-sur-Seine

    TEL : 01 56 20 62 00
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