
Interview de Thibaut Jacolot (ESME promo 2011), qui effectue un VIE au Qatar en tant que superviseur en construction, sur un complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel.
Thibaut Jacolot (ESME promo 2011), étudiant en 5e année de la majeure « Energies et systèmes » a choisi de réaliser en guise de stage de fin d'études un volontariat international en entreprise (VIE) chez
Technip, leader mondial du management de projets, de l'ingénierie et de la construction pour l'industrie de l'énergie. Il travaille en tant que superviseur en construction sur le projet « Plateau Maintenance » à Ras Laffan, une ville industrielle du Qatar. Ce projet, autour d'un complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel, comprend une nouvelle unité d'élimination des gaz acides, une nouvelle unité de récupération du soufre, ainsi que des modifications des installations auxiliaires pour faire face à l'augmentation du débit de gaz dans les trains de gaz naturel liquéfié (GNL) existants.
Pourquoi avoir entrepris cette expérience ?
Mes connaissances acquises au sein de l'ESME Sudria sont axées sur l'étude des systèmes électriques. Mon intégration au département construction de Technip n'a été réalisable qu'en vertu de l'enseignement généraliste de l'école. En effet, les cours dispensés par l'école sont variés, les projets internes de recherches s'appuient autant sur les connaissances acquises lors du cursus que sur le savoir-faire accumulé lors de nos stages industriels. C'est lors de ces expériences que j'ai pu découvrir ma volonté de travailler dans la construction et plus particulièrement sur la réalisation d'un projet d'envergure.
En quoi consiste ta mission ?
Le projet « Plateau Maintenance remporté » par Technip en joint-venture avec
Chiyoda (TCJV) est planifié sur 41 mois jusqu'en 2013 et notre client est
Qatargas, le plus important producteur/exportateur de gaz naturel liquéfié au monde. Ma mission chez Technip est de suivre la préfabrication et l'installation des
pipes sur la nouvelle unité de récupération de gaz acides ainsi que sur les unités de production existantes lors du shutdown 2012. Le shutdown est l'arrêt temporaire des unités de production pour permettre de réaliser des modifications et d'améliorer la production. J'ai un contact permanent avec notre client, nos sous-traitants, les ouvriers et bien entendu nos équipes.
Comment se déroule-t-elle au quotidien ?
Cette expérience est, pour moi, une vraie découverte de gestion et du suivi du travail sur chantier. Les équipes de TCJV sont séparées en groupes spécialisés dans les différents domaines telles que la construction, la sécurité, le business, la qualité, l'ingénierie, le planning etc. Le dialogue doit se faire continuellement entre les groupes pour permettre l'avancement correct des travaux. En effet, je travaille au sein de la construction sur le terrain, je reporte tous les jours au « planning » l'avancement des travaux, toutes les informations doivent être partagées avec notre « management » et je dois avertir « l'engineering » des problèmes rencontrés sur site pour confirmation ou modification des plans, ce qui peut entrainer par exemple une remise à jour du contrat du sous-traitant, une nouvelle étude de qualité ou encore de nouvelles règles de sécurité à mettre en place...
Quelles sont les particularités du travail sur un chantier ?
Je travaille dans un milieu explosif et toxique. Les normes de sécuritésont drastiques et on doit suivre des procédures de qualité précises. Avant de pouvoir commencer un travail, il faut obtenir des autorisations. Le « Permit To Work » décrit l'ensemble du travail à réaliser et doit être à dispositionde tous au moment du travail sur site. Les appareils de communication comme le téléphone portable, sont certifiés étanches à l'air et à l'eau. Avant d'entrer sur les unités de productions, une fouille est organisée pour éviter tout risque. En cas de non-respect de ce système, le responsable sera expulsé du chantier LNG. Tous les employés de TCJV sont logés dans un camp dans l'enceinte de Ras Laffan. Le camp est une petite ville. On y trouve un coiffeur, un Internet café, un bar, le restaurant, une mosquée, une piscine, un gymnase et nos logements. Je loge dans une petite chambre d'étudiant. Le rythme de travail est très important (60 heures/semaine).
En quoi cette expérience internationale est-elle également culturelle ?
Lors de mes temps libres, je découvre la culture mondiale. En effet, on peut rencontrer toutes les nationalités ainsi que toutes les classes sociales mondiales. La vie d'expatrié français est très intéressante et agréable au Qatar. C'est une expérience unique, extrêmement valorisante et enrichissante tant sur un plan professionnel que social. J'ai eu la chance de commencer ma carrière professionnelle au sein d'une équipe motivée et expérimentée. Ma volonté de continuer avec Technip sur les chantiers du domaine « pétrole et gaz » est très forte.
Commentaires récents
Certes. Mais en 1998, le nombre d'équipes participantes n'était que de 80, aussi l'équipe de l'ESME Sudria n'a pas pu se qualifier pour les phases fin...
Coupe de France 1998 => 12éme...
Bon vent les amis. Beau projet que vos croisières à l'étranger. J'espère que vous pourrez bientôt retrouver votre indépendance à la CCE. Nous avons êt...