Agrandir l'imageJoachim Sudria
1875 : Naissance à Perpignan de Joachim Sudria, fondateur de l'École
Issu d'une famille modeste, le jeune Joachim, encouragé par ses instituteurs et ses professeurs, met ses qualités intellectuelles et sa capacité de travail au service d'un idéal qu'il atteindra en rentrant à l'École Polytechnique dont il sortira Officier dans les services d'études et de recherches de l'Armée.
A ce succès s'ajouteront :
- une carrière universitaire le conduisant au Doctorat-es-Sciences et au professorat à la chaire de
Mécanique de l'Université libre de Paris
- une formation d'Ingénieur électricien par l'obtention du diplôme de l'École Supérieure
d'Électricité (Supélec).
Quelques amis connaissant ses dons pédagogiques lui demandent de préparer leurs enfants aux concours des Grandes Écoles.
1905 : Devant les résultats obtenus, il poursuit son idée en fondant l'ESME Sudria, école d'Ingénieurs dont le cursus était à l'époque de 2 ans après le baccalauréat.
Ayant lui-même rencontré de grosses difficultés pour achever ses études, qu'il ne pût accomplir que grâce aux bourses de l'Etat, il restera toujours très attentif aux conditions d'existence de ses étudiants et leur apportera l'aide la plus adaptée à leurs cas.
1905-1914 : L'École implantée rue Bertrand dans le 7ème arrondissement poursuit son développement avec des promotions de l'ordre de 50 ingénieurs.
1914-1919 : La première guerre mondiale faillit mettre un terme à l'existence de l'ESME Sudria. Les étudiants venaient malheureusement à manquer, et les enseignants disponibles étaient tout aussi rares (30% des étudiants et des élèves diplômés devaient décéder de faits de guerre).
1920-1935 : L'École revit et se développe en multipliant les effectifs de ses promotions par 9 en trois ans.
Agrandir l'imageL'école en mai 1923
1922 : L'École est reconnue par l'Etat et porte la durée de la scolarité à trois ans après le baccalauréat.
1925 : Les locaux devenant insuffisants, un nouveau site est inauguré rue de Sèvres à Paris dans des bâtiments aujourd'hui détruits et remplacés par les services d'Urologie de l'Hôpital Necker.
1935 : L'École s'agrandit en s'implantant rue Blaise Desgoffe à Paris qui restera le siège de l'ESME Sudria jusqu'en 2004.
1936 : La Commission des Titres de l'Ingénieur vient d'être créée, elle habilite l'École à délivrer le diplôme d'Ingénieur Mécanicien-Electricien de l'ESME Sudria.
1939-1945 : La seconde guerre mondiale touche l'École comme beaucoup d'autres (professeurs et élèves mobilisés). Elle abrite quelques élèves résistants ce qui lui vaut une visite mouvementée de la Gestapo dont l'action est heureusement interrompue par la rupture inopinée des lignes téléphoniques des bureaux.
1941 : Pierre Doceul, ancien élève de l'École Polytechnique et Ingénieur de l'Armement, gendre de Joachim Sudria est appelé au poste de Directeur-adjoint.

1949 : Sous son impulsion, complétant la division Génie Électrique (appelée Courants forts), s'ouvre une division Électronique (dite Courants faibles) délivrant le diplôme d'Ingénieur Électronicien de l'ESME Sudria.
Les deux diplômes d'Ingénieur des deux divisions attendront quinze ans pour ne plus donner que le titre d'Ingénieur de l'ESME Sudria.