INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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« Le plaisir a toujours été le moteur de mes choix » Frédéric Magnen (ESME Sudria promo 1990), invité des Mardis de l’ingénieur

  • 12/05/2015

Pour son dernier rendez-vous des Mardis de l’ingénieur de l’année 2014-2015, l’ESME Sudria invitait Frédéric Magnen (ESME Sudria promo 1990), directeur des ventes et du développement Europe-Asie d’Essilor Instruments, le mardi 5 mai 2015. Au cours d’une conférence axée sur la thématique « Ingénieur / Manager : faut-il choisir ? », cet Ancien qui, avec près de 25 ans d’expérience, a pu goûter à ces deux aspects loin d’être antinomiques.



Bien avant de rejoindre Essilor Instruments, le leader mondial de l’ophtalmologie, ses quelque 5 ,76 milliards d’euros de chiffre d’affaires et ses 495 millions de verres produits en 2014, Frédéric Magnen était étudiant à l’ESME Sudria. C’était il y a un quart de siècle et, de l’aveu même de cet Ancien, son école a su évoluer depuis. « À l’époque, on n’avait pas de professionnels qui venaient nous voir : cela manquait, juge-t-il. On partait peut-être plus à l’aventure, vers cet inconnu qu’était alors le monde de la vie active. »


Fraîchement diplômé en 1990, Frédéric Magnen commençait d’abord sa carrière chez Matra Communication pour « un vrai boulot » d’ingénieur. « J’ai eu de la chance de trouver ce poste qui m’a amené à me déplacer sur des plateformes pétrolières ou sur un train de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) pour mettre en œuvre des réseaux de télécommunications pouvant peser près de 100 millions d’euros. Surtout, cela m’a permis de découvrir l’export, un domaine que je ne connaissais pas jusque-là. » Ce goût du voyage, de l’International et de l’export ne le quittera plus si bien qu’aujourd’hui, il affiche près d’une quarantaine de pays visités sur les quatre coins du globe.
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Eric Simon, directeur général délégué de l’ESME Sudria et Frédéric Magnen, l’invité de ce Mardi de l’ingénieur

Changer d’entreprises pour accéder à d’autres défis
Souhaitant « goûter à de nouveaux projets », Frédéric Magnen quitte ensuite Matra Communication pour rejoindre Dassault Automatismes et Télécommunications. Durant deux ans, il évoluera dans cette filiale de Dassault Electronique qui proposait alors « le premier terminal de paiement portatif, des tourniquets de tickets de métro, des lecteurs de cartes d’embarquement ou encore un distributeur de billets. » De quoi lui permettre d’appliquer tout le savoir accumulé durant ses études à l’ESME Sudria. « Le distributeur de billets est, par exemple, un très bon concentré de la formation que j’ai reçu, avec de la mécanique, des télécoms, etc. Une fois impliqué dans un projet pareil, on se dit qu’on est assez bien armé pour attaquer ce type de sujets. »

Malgré des dossiers passionnants à traiter, l’aventure va finalement tourner court après seulement deux ans, la faute à une restructuration du groupe ne laissant pas le choix aux ingénieurs présents. « Cela m’a contrarié et j’ai décidé de partir, explique-t-il. Ayant réalisé durant ces quelques années que j’étais assez à l’aise dans la fonction achat, je me décide à postuler à un poste d’acheteur industriel pour le groupe industriel Lafarge. On me dit alors que je n’ai pas les tempes assez grises… Par contre, on me propose un poste pour faire du conseil. Même si ce domaine ne m’attirait pas plus que ça, j’ai rencontré un manager qui m’a finalement convaincu. » Résultat : l’ingénieur passera 8 ans chez KPMG – CSC Peat Marwick, un grand cabinet de conseil à la stature internationale.

esme_sudria_mardi_ingenieur_conference_anciens_2015_mai_manager_que_choisir_retour_02.jpgIngénieur et consultant, même combat
De l’avis de l’intervenant, le conseil est une excellente formation complémentaire pour tous les ingénieurs. « En plus d’amener la possibilité de rester au contact des industriels, elle permet d’acquérir une multitude d’expériences, toutes plus riches les unes que les autres, sur des techniques, des solutions et des environnements différents. Pour ma part, je continue à me servir de ce bagage aujourd’hui. » L’autre atout du conseil, c’est sa proportion à gonfler les égos comme les portefeuilles. « Il est très flatteur de faire du conseil, notamment avec la belle augmentation du niveau de salaire qui va avec. On commence en tant que consultant puis on devient manager et enfin manager partner selon si l’on est performant ou non. Les chasseurs de têtes vous contactent également. »

Les avantages d’un grand groupe
Après avoir gravi les différents échelons du conseil, Frédéric Magnen a une nouvelle envie de changer en 2003. « Je voulais trouver du plaisir ailleurs, affirme-t-il. Le plaisir a toujours été le moteur de mes choix et une opportunité s’est présentée à Essilor. Le poste de directeur des achats Europe que j’ai rejoint a été créé pour l’occasion. Le groupe étant déjà installé, je n’ai pas pris trop de risques. » Outre le challenge inhérent à l’occupation d’un tel poste au sein d’une entreprise proposant des produits dans plus de 100 pays, cet ingénieur devenu manager apprécie également le fait de pouvoir « changer de métier » régulièrement « tout en restant dans le même groupe ». Sa progression est d’ailleurs représentative de ces opportunités d’évolution interne propre aux grandes entités : en 2007, il devient alors directeur de la Business Units Instruments d’Essilor France, en 2011 directeur des Opérations d’Essilor Instruments et, depuis 2013, il occupe le poste de directeur des ventes et du développement Europe-Asie.

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