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Quand trois étudiants de l’ESME Sudria imaginent un fauteuil roulant modulable en open source !

  • 18/10/2018

 


Depuis plusieurs années, les étudiants de l’ESME Sudria réfléchissent et travaillent sur la question du handicap dans le cadre de leur projet de fin d’études. C’est dans ce cadre qu’Anthony Andreis, Ichaï Matza et Geoffroy Reboul (ESME Sudria promo 2018) ont développé un fauteuil roulant contrôlable de différentes façons selon le degré d’handicap de son utilisateur. Une solution innovante aperçue lors du Symposium de l’école et qui est désormais accessible en open source pour celles et ceux qui voudraient customiser leur fauteuil à moindre coût. Ichaï et Anthony reviennent sur ce Roll Project aussi passionnant à mener qu’à partager.


Anthony Andreis et Ichaï Matza


Comment est né Roll Project ?

Anthony Andreis : Depuis plusieurs années, ce projet de fauteuil roulant est régulièrement repris par les étudiants de l’ESME Sudria. De 2013 à 2016 par exemple, il avait donné lieu à un fauteuil roulant contrôlé par la pensée grâce au port d’un casque électroencéphalographe analysant les ondes cérébrales. De notre côté, nous avons décidé de d’abord contrôler le fauteuil grâce à une centrale inertielle. Cependant, après avoir échangé avec l’Association des Paralysés de France (APF), il nous a semblé qu’il fallait encore augmenter et améliorer notre cahier des charges afin de réaliser un fauteuil multi-modèles, c’est-à-dire commandé par plusieurs types de commandes, physiques comme virtuelles, afin de venir en aide au plus grand nombre de personnes tétraplégiques.

Ichaï Matza :  Initialement, il consistait à pouvoir contrôler un fauteuil roulant via l’inclinaison d’un membre valide. Par la suite, nous l’avons étendu de façon à pouvoir contrôler le fauteuil de manières supplémentaires. Non seulement le fauteuil peut désormais être contrôlé par l’inclinaison de la tête ou d’un autre membre – l’utilisateur peut configurer ses amplitudes de mouvements à l’aide d’une application –, mais aussi par un joystick virtuel présent sur une application smartphone et par un pavé tactile. L’idée était de proposer un système « plug & play » permettant à n’importe qui de pouvoir ensuite amener une nouvelle solution.



On imagine facile de trouver de la motivation pour travailler sur un tel sujet, non ?

Ichaï : C’est toujours motivant de travailler sur un projet quand on sait que celui pourra aider les gens et une belle et noble cause. Malheureusement, quand on regarde les offres de stages ou d’emplois dans le milieu de l’ingénierie, ce n’est pas toujours le cas : on se rend compte que les technologies assez poussées sont parfois plus utilisées pour la guerre que pour la santé ou le bien commun.

Anthony : Notre motivation venait aussi du fait qu’il n’allait pas être un simple projet de fin d’études destinés à finir dans un carton une fois l’année terminée. Ce projet a vraiment une application utile pour les gens et c’est en cela que le choix de le partager en open source est pertinent : il peut dorénavant être poursuivi et augmenté par les internautes.

 



Justement, pourquoi l’open source est si important à vos yeux ?

Ichaï : Bien sûr, en tant qu’ingénieurs à l’ESME Sudria, nous disposons d’une base solide sur toutes les sciences et les technologies, mais cela ne fait pas de nous des experts sur l’ensemble des domaines que compte ce vaste monde ! Le propre d’un ingénieur, c’est de se demander quoi faire pour franchir les barrières qui peuvent se présenter face à lui dans la réalisation d’un projet. Cela passe notamment par une phase de recherche, pour voir si d’autres personnes ont déjà été confrontées à telle ou telle problématique par le passé. C’est ce que j’ai fait durant toutes mes années d’études : avant d’attaquer un projet, j’effectuais des recherches sur Internet sur le sujet, pour trouver des tutoriels, des témoignages sur des forums, etc. C’est très souvent grâce aux autres que l’on arrive à faire des choses pertinentes. Il me semblait donc intéressant de pouvoir rendre la pareille aux futures générations d’ingénieurs ou de scientifiques avec ce projet.

Anthony : Désormais, grâce à l’open source, chaque composante du projet peut être réutilisée par la suite. C’est une vraie force.

Ichaï : Surtout, n’importe qui possédant déjà un fauteuil roulant électrique chez lui peut s’accaparer nos solutions. Pour cela, nous avons mis à disposition un manuel d’utilisation incluant la liste des composants à acheter pour ensuite les implémenter au fauteuil en demandant, par exemple, de l’aide aux Fab Labs près de chez elle.

 

Où peut-on retrouver toutes ces informations ?

Anthony : Nous avons créé un compte sur GitHub pour cela. En se rendant dessus, on peut télécharger le code source, les manuels… En plus de cela, nous avons également créé une adresse email, rollproject2018@gmail.com, permettant aux personnes le désirant de nous contacter en cas de problème.

 

Retrouvez Roll Project sur GitHub


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