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Le double diplôme CentraleSupélec vu par Aymeric Satin (ESME Sudria promo 2020)

  • 15/05/2020

En dernière année du Cycle Ingénieur, les étudiants de l’ESME Sudria ont la possibilité d’effectuer un double diplôme dans l’un des établissements partenaires de l’école. L’occasion de découvrir d’autres domaines, y compris éloignés du monde de l’ingénierie, de se confronter à d’autres approches et d’acquérir des compétences essentielles avant de quitter le monde des études pour le monde professionnel.

Dans le cadre d’un double diplôme, Aymeric Satin (promo 2020) a ainsi pu troquer sa casquette d’étudiant de l’ESME Sudria pour celle d’étudiant de CentraleSupélec de septembre 2019 à mars 2020 afin de suivre le cursus Systèmes Electroniques, Réseaux et Images (SERI) à Rennes. Une expérience sur laquelle il revient aujourd’hui.

 

Le double diplôme CentraleSupélec vu par Aymeric Satin (ESME Sudria promo 2020)

Le campus CentraleSupélec à Rennes

 

Commençons par le commencement : pourquoi as-tu choisi de devenir ingénieur ?

Aymeric Satin : J’ai toujours aimé bidouiller, construire, savoir comment les choses fonctionnaient… Rejoindre une école d’ingénieurs me semblait donc être l’idéal ! L’ESME Sudria m’a justement permis d’aller plus loin, notamment via son laboratoire de fabrication numérique. Je l’ai très vite intégré à mon arrivée au sein de l’école et c’est lui qui m’a rapidement plongé dans l’aspect électronique de l’ingénierie, d’où mon choix ensuite de m’orienter vers une spécialisation en systèmes embarqués.

 

En quoi l’électronique et les systèmes embarqués t’attirent plus ?

Pour le type de programmation que j’apprécié tout particulièrement et la conception de circuits qui est physique et assez unique. On va choisir ses composants, dimensionner son circuit, etc. C’est ce côté hardware qui me plaît.

 

Pourquoi avoir opté pour un double diplôme lors de ta 5e année ?

Cela s’est décidé en 4e année, quand l’école nous a présenté les différents doubles diplômes proposés avec des établissements partenaires, comme des universités à l’étranger ou encore CentraleSupélec. Ce double diplôme SERI a commencé à m’intéresser, mais ce n’est qu’un peu plus tard dans l’année, quand un représentant de CentraleSupélec est venu sur notre campus pour nous présenter plus en détails son contenu et les différents parcours qui s’offraient à nous, que mon choix s’est arrêté. J’ai vu son programme très varié comme une belle opportunité. En le suivant, je savais que j’allais pouvoir explorer d’autres voies, avec des cours abordant l’électronique, les télécommunications, l’analyse d’image ou l’intelligence artificielle, un domaine qui m’intéressait aussi.

 

Est-ce qu’il a correspondu à tes attentes ?

Oui, même si c’était finalement assez différent de ce que je connaissais à l’ESME Sudria. Ici, en 4e année, nous avions énormément de projets à mener. Des choses pratiques. Au sein de CentraleSupélec, l’enseignement était plus théorique avec, par exemple, davantage de cours portant sur l’étude de papiers scientifiques. Au début, cela m’a un peu déstabilisé, mais au final, cette approche m’a permis de pousser bien plus loin la théorie. De toute façon, je savais que je pouvais acquérir la pratique par moi-même.

 

Quels cours as-tu préférés ?

Les cours de développement FPGA, qui étaient d’ailleurs une des principales raisons m’ayant poussé à choisir ce double diplôme. FPGA, c’est pour « Field-programmable gate array »  et cela représente un aspect un peu spécial de l’électronique hardware qui me plaît beaucoup. En effet, quand on parle de programmation, on parle souvent de programmer un logiciel. Le FPGA, c’est différent : pour résumer, il s’agit de programmer directement le hardware de la carte.

 

Cette année a été marquée par le confinement. Cela n’a pas trop impacté ton cursus ?

Par chance, les cours se terminaient environ une semaine après les mesures décrétant le confinement. Pour autant, mon double diplôme se poursuit encore aujourd’hui avec la réalisation de mon stage de fin d’études, qui avait été reporté dans un premier temps. Mon stage a donc commencé début mai et concerne le développement d’une partie d’une nouvelle norme vidéo. Je l’effectue chez Vitec, un développeur de codeurs et décodeurs vidéo. Le sujet de ce stage m’intéresse car c’est un défi technique assez difficile et qu’il s’agit d’un domaine directement lié à la partie vidéo que j’ai apprécié à CentraleSupélec, en explorant la compression, l’encodage et le décodage d’image. Chez Vitec, le support d’encodage et de décodage se fait en FPGA et en ASIC (pour « application-specific integrated circuit »), soit de l’électronique hardware. C’est ce que je recherchais en priorité.

 

 

Où se déroule ton stage ?

Il est censé se dérouler à Châtillon, dans les locaux de Vitec, mais pour l’instant, en raison de la situation actuelle, je le débute en étant présent à temps partiel dans l’entreprise avec seulement un salarié afin qu’il puisse m’expliquer ma mission et me permettre de me familiariser avec les logiciels utilisés. Par la suite, et attendant d’autres potentielles mesures liées au déconfinement, je vais poursuivre mon travail chez moi, en télétravail, grâce à un ordinateur fourni par Vitec.

 

Ton double diplôme se déroulait à Rennes. Qu’as-tu pensé de la ville ?

Au début, je n’étais pas forcément très rassuré à l’idée de changer de campus et de ville. Heureusement, le cursus de l’ESME Sudria nous permettant de partir vivre un semestre à l’international en 3e année, j’avais donc déjà pu connaître une première expérience en dehors du campus, à Edimbourg en Ecosse. Le campus de CentraleSupélec à Rennes se trouve un peu en dehors de la ville, mais il est très facilement accessible et, surtout, très vert. Cela fait énormément de bien de se retrouver dans un cadre moins bétonné qu’en région parisienne ! Cela m’a beaucoup plu. Quant à la ville de Rennes, je la connaissais déjà un petit peu. C’est une ville très sympa et pratique. Comme c’est aussi une ville étudiante, on y trouve toujours des soirées à faire, évidemment dans la très connue rue de la Soif, mais aussi ailleurs. Et même si je préfère Paris, je trouve que Rennes est une ville vraiment très complète et conviviale.

 

 

La fin de tes études approche… Sais-tu vers quelle voie tu vas te diriger ?

Je m’oriente sur de la R&D. C’est ce pourquoi mon cursus m’a essentiellement préparé. Cette dernière année à CentraleSupélec m’a d’ailleurs permis de plus réfléchir à ce que je faisais et à pourquoi je le faisais. Et c’est vraiment dans la R&D technique que je souhaite poursuivre.

 

Plutôt dans un grand groupe ou une start-up ?

Contrairement à certaines personnes, je ne suis pas forcément très fan à l’idée d’incorporer une start-up. C’est pour cela que j’ai choisi de faire mon stage chez Vitec, un groupe assez important et présent à l’international. Travailler dans une entreprise très grande, comme Airbus par exemple, ne me dérangerait pas du tout, bien au contraire. Je préfère cela à l’aspect trop incertain d’une start-up. Quant au secteur, ce n’est pas forcément le plus important à mes yeux. Ce qui m’intéresse d’abord, c’est la mission proposée. Mon idée principale est avant tout de m’épanouir dans ce que je fais. Tant que l’on me propose de l’électronique hardware, voire software, ça me plaît. Seuls le challenge et le défi technique m’attirent. Après, j’ai tout de même des préférences. Par exemple, j’ai tendance à éviter la fabrication d’armes, un domaine souvent lié à l’univers de l’électronique.

 

Enfin, quelle qualité se doit de posséder un bon ingénieur selon toi ?

Le fait d’être toujours capable d’apprendre par soi-même. Il ne faut jamais s’arrêter d’apprendre et surtout être mesure de savoir où chercher la connaissance. Par exemple, si l’on arrive dans un environnement inconnu – un logiciel, un langage de programmation, une nouvelle technologie… –, il faut pouvoir se l’approprier et en devenir maître très vite. C’est ce que m’a apporté l’ESME Sudria, avec ma Majeure et notamment en étant « jeté à l’eau » lors de mon projet de 4e année, mais aussi lors de mon expérience au sein du laboratoire de fabrication numérique. Les deux premières années à l’ESME Sudria sont plus axées sur la théorie, mais intégrer très tôt ce labo m’a permis d’apprendre par moi-même de nombreuses technologies !

 

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