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« Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger »

  • 01/07/2020
Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

 


En plus d’apporter de nouvelles compétences, un double diplôme est aussi l’occasion de vivre une nouvelle expérience enrichissante à l’étranger. Actuellement au Québec pour justement suivre les cours du double diplôme de l’ESME Sudria en partenariat avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, Benjamin Samet (ESME Sudria promo 2020) partage ses impressions et retrace soin parcours étudiant, de son envie d’en apprendre toujours plus à son appétence pour l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Benjamin Samet


Pourquoi t’es-tu tourné vers le monde de l’ingénierie ?

Après le Bac, je ne savais pas trop quoi faire : je voulais juste continuer à apprendre et n’avais pas envie de partir vers des études courtes pour entrer rapidement dans le monde du travail. Étant curieux de nature, je souhaitais d’abord acquérir un maximum de nouvelles connaissances ! On m’a alors suggéré de suivre une formation d’ingénieur. J’ai choisi presque aléatoirement une première école d’ingénieurs, mais au bout de quelques mois, j’ai compris qu’elle n’était pas faite pour moi. C’était une école spécialisée dans les domaines des transports et je ne me sentais pas encore prêt à me spécialiser tout de suite. J’ai ensuite visité le campus Paris-Montparnasse de l’ESME Sudria lors d’une Journée Portes Ouvertes et cela m’a plu. Je me sentais à l’aise avec cette école plus généraliste et avec le fait que la spécialisation intervenait à la fin du cursus. Je me disais que j’allais pouvoir toucher à plus de domaines.

 

Aujourd’hui, tu arrives justement à la fin du cursus. Comment juges-tu ces années passées à l’ESME Sudria ?

Cela fait peut-être cliché de dire ça car on entend souvent cette formule, mais l’ESME Sudria m’a vraiment permis d’apprendre à apprendre. À force de toucher à plein de domaines, on peut appréhender et s’approprier une technologie ou des sciences plus rapidement. D’ailleurs, ça ne concerne pas forcément que les sciences : il y a aussi la gestion, aux composantes business… Ces années d’études à l’ESME Sudria nous permettent d’acquérir une certaine rigueur et une méthodologie qui font que nous sommes aptes à apprendre plus facilement. On voit aussi le monde d’une autre manière. Quand on observe un objet, on essaye aussitôt de savoir son utilité, ses usages, son mode de fonctionnement, etc. On est toujours poussés à réfléchir et à ne jamais rester passifs devant les choses.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Vers quel domaine t’es-tu dirigé ?

Je me suis orienté vers la Mécatronique. Ce choix tient encore une fois à mon envie d’explorer différents sujets, la mécatronique englobant l’électricité, la mécanique, l’informatique

 

Pourquoi as-tu envie de faire un double diplôme ?

À l’ESME Sudria, j’ai très tôt opté pour le Parcours Ingénieur-Manager proposé par l’école en partenariat avec l’ISG (l’école de commerce du Groupe IONIS). J’aimais l’idée de pouvoir développer une double compétence permettant de connaître l’aspect technique d’un côté et, de l’autre, le fonctionnement de l’entreprise et des marchés. J’ai beaucoup aimé cette approche, mais comme je n’ai pas voulu m’orienter vers l’ingénierie financière en fin de cursus, j’ai opté pour la Mécatronique en gardant en tête l’idée de réaliser ensuite un double diplôme en gestion et management, pourquoi pas à l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Pourquoi as-tu choisi le double diplôme proposé par l’ÉTS de Montréal ?

Lors de notre 4e année, l’ESME Sudria nous a expliqué comment nous pouvions personnaliser notre cursus via le choix des Majeures ou encore la possibilité de justement faire un double diplôme en France ou à l’étranger. Personnellement, j’avais envie de regoutter à l’international. En effet, j’avais adoré l’expérience du semestre de 3e année que j’avais passé à Taïwan. Ayant donc connu l’Asie et connaissant déjà l’Europe, je me suis dit que partir pour le Canada à travers ce double diplôme pouvait être une belle opportunité de découvrir l’Amérique du Nord, l’état d’esprit sur place, etc. Un autre avantage de ces deux doubles diplômes au Canada – il y en a aussi un avec l’Université du Québec à Chicoutimi –, c’est leur coût moins élevé. Financièrement, ils me convenaient davantage. Enfin, le dernier point qui m’a conforté dans ma décision, c’est le programme de la formation. L’ÉTS propose de nombreuses « maîtrises » très variées. Or, comme je voulais cultiver une double compétence technique et gestion, j’ai choisi la Maîtrise en génie, projets internationaux et ingénierie globale.

 

Comment se passent tes études outre-Atlantique ?

Très bien ! Ici, on ne compte pas en semestres, mais en sessions qui durent environ quatre mois chacune. J’en ai cinq en tout à réaliser et j’en suis actuellement à la troisième. En ce qui concerne la Maîtrise en elle-même, c’est une espèce de Bac+7. Le cursus est donc plus long que celui en cinq ans pour devenir ingénieur et n’intéresse donc pas forcément tous les Québécois, qui le voient plus comme un « supplément ». De ce fait, il attire surtout les étudiants étrangers – des Français, des Belges, des Africains originaires de pays francophones… Un point important dans la Maîtrise, c’est les travaux en groupes. Cela m’a permis de sympathiser avec des Algériens, des Rwandais… et de découvrir d’autres mentalités, d’autres cultures et d’autres façons d’appréhender les projets et les problèmes. C’est très enrichissant.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Quels cours affectionnes-tu en particulier ?

Dans ma Maîtrise, je n’ai que des cours de gestion. Tous les cours que j’ai suivi pour le moment sont très intéressants. À l’ÉTS, l’enseignement se fait à la carte : on nous propose une liste et on choisit les cours que l’on souhaite avant chaque de début de session. L’ÉTS nous permet aussi de les tester durant une à deux semaines en début de session. Ainsi, si certains ne nous conviennent pas, on peut les retirer de notre liste et les remplacer par d’autres.

Pour le moment, les cours que j’ai le plus appréciés sont ceux qui touchent à la stratégie d’entreprise. J’aime pouvoir explorer la conception d’un produit, la proposition de valeurs, le ciblage d’un marché… Ces cours m’ont appris une notion importante : on peut très bien faire un produit technologique très performant, une merveille scientifique dernier cri, sans pour autant que cela devienne une réussite. Il n’y a pas que le produit en lui-même qui compte et il faut se demander s’il va pouvoir rencontrer le client, trouver le bon marché. Parfois, il convient d’abord de partir du problème du client pour ensuite trouver le produit adapté. Cette approche peut parfois être contraire à celle d’un ingénieur, qui serait plutôt tenté de créer le meilleur produit possible avant d’ensuite savoir comment le vendre. Actuellement, j’ai aussi un cours sur la sous-traitance en projets internationaux, ce qui me permet de découvrir les différents types de sous-traitance, comment et surtout pourquoi les appliquer. J’aime beaucoup les sujets d’externalisation de production ou d’internalisation d’entreprises.

 

Quid du confinement ?

Le confinement a été annoncé ici à peu près au même moment que celui en France mais il n’était pas aussi strict car nous n’avions pas besoin d’attestation pour sortir par exemple. Des cours en ligne ont été organisés pour toute la session qui se finira en août. Cela va aussi continuer pour la prochaine session, je vais avoir principalement des cours en ligne car l’école ne rouvrira que partiellement. Après, c’est vrai que l’isolement n’a pas été facile à vivre tous les jours. Heureusement, les rassemblements de plus de 10 personnes sont maintenant ré-autorisés et les magasins rouvrent !


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


As-tu pu explorer les environs ?

Pour le moment, je suis surtout resté dans la région de Montréal. Il faut savoir que les villes les plus proches sont, finalement, assez éloignées. La ville de Québec est ainsi à deux heures et demie de route. Les distances sont importantes et, si l’on veut voyager, il vaut mieux s’organiser en amont : on ne peut pas tellement partir visiter un endroit sur un coup de tête le matin et rentrer le soir. Par contre, il suffit de sortir de Montréal pour se retrouver très vite en pleine nature. Cela m’a permis de visiter quelques parcs naturels et de profiter de magnifiques paysages. Un même endroit peut changer du tout au tout si vous vous y rendez en hiver, en été ou en automne. Si l’on aime la nature et le grand air, c’est une destination géniale.

 

La mentalité est-elle différente là-bas ?

La mentalité au Québec est tout de même plus proche de celle de la France que de celle de Taïwan. Quand je suis arrivé à Taïwan, j’étais totalement dépaysé. La France et le Québec étant deux cultures occidentales, les changements sont moindres. Toutefois, il y a des différences. Par exemple, pour devenir ami avec un Français, on a parfois l’impression qu’il faut d’abord « percer » une sorte de bulle de sécurité : il faut du temps pour apprendre à se connaître et faire tomber la méfiance. Après, on peut se dire amis. Au Québec, c’est un peu le contraire. Les Québécois sont généralement assez chaleureux et on devient « ami » bien plus facilement. Mais si l’on veut construire une relation plus profonde, cela demande plus de temps.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

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Que comptes-tu faire après ce double diplôme ?

Aujourd’hui, je me vois plus continuer dans la gestion de projets ou la stratégie d’entreprise. Toutefois, je ne pense pas forcément travailler au Canada par la suite. Même si j’aime beaucoup ce pays, ce n’est pas un endroit où je me vois vivre sur le long terme, mais je ne suis pas contre à l’idée de me lancer dans une carrière internationale en Europe ou en Asie. Je n’ai également pas un secteur particulier en tête. J’avoue simplement vouloir privilégier une entreprise ayant des projets et une vision en accord avec mes valeurs, notamment autour du développement durable, de l’écologie et du social.

 

Enfin, aurais-tu un conseil à donner à un étudiant de l’ESME Sudria intéressé par ce double diplôme ?

Si cette personne envisage un double diplôme à l’international, j’imagine qu’elle est déjà assez ouverte d’esprit et c’est sûrement le plus important. Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger. C’est à nous de nous approprier la culture de l’autre. Par exemple, au Québec, cela serait plutôt malvenu de reprendre les gens sur leur façon de parler français ! Ici, c’est chez eux : ce sont notre accent et nos expressions qui détonnent, par les leurs. Je pense qu’il faut chercher à rester curieux et à voir par soi-même comment cela se passe ailleurs que chez soi !


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