Double diplôme recherche à l’ESME : le témoignage de Juliette Lavender, ingénieure R&D en biomécatronique (Promo 2023)

Le double diplôme recherche proposé à l’ESME permet aux étudiants de compléter leur formation d’ingénieur par une spécialisation universitaire de haut niveau. Diplômée de l’ESME en 2023 et aujourd’hui ingénieure R&D en biomécatronique, Juliette Lavender revient sur son parcours, ses motivations et les opportunités offertes par cette formation.

Qu’est-ce qui t’a motivée à choisir le cursus double diplôme recherche à l’ESME ?

J’ai toujours voulu faire de la recherche, c’est pourquoi j’ai effectué la majorité de mes stages en laboratoire ou en hôpital. J’ai également réalisé de nombreux projets à l’ESME autour du handicap moteur, des sujets qui m’ont particulièrement intéressée, tant par leur complexité que par la possibilité d’apporter une aide concrète aux autres.Le master RAM, proposé en partenariat avec l’ESME, est axé sur l’assistance à la mobilité grâce à la robotique. C’était donc pour moi un choix évident. La renommée internationale de l’Université Paris-Saclay a également été un élément déterminant.

En quoi consiste concrètement ce double diplôme au quotidien (cours, projets, laboratoire, mémoire, etc.) ?

Les enseignements portaient sur des thématiques telles que la robotique, la navigation autonome, la CAO, la modélisation géométrique, cinématique et dynamique, ou encore les correcteurs PID. Les cours avaient lieu du lundi au jeudi, tandis que le vendredi était consacré aux projets menés au sein du laboratoire LISV. En fin d’année, nous avons réalisé un stage de six mois à la place d’un mémoire classique. Cette expérience impliquait également la rédaction de rapports et d’articles scientifiques.

Quelles compétences ou méthodes de travail développes-tu grâce à cette orientation recherche par rapport à un cursus ingénieur plus classique ?

Les cours étaient très théoriques et plus approfondis que ceux d’une école d’ingénieurs classique. J’ai réutilisé la majorité des connaissances acquises durant mon stage puis dans mes expériences professionnelles.

La rédaction d’articles scientifiques est également un exercice très spécifique. Aujourd’hui encore, je m’inspire de ces méthodes pour rédiger mes rapports, notamment grâce à l’utilisation de LaTeX, un outil largement employé dans le monde de la recherche.

Quels types de débouchés ou de poursuites d’études ce parcours permet-il d’envisager ?

À l’issue de cette formation, j’ai reçu trois propositions de thèse que j’ai finalement déclinées. Dans le secteur privé, ce double diplôme ouvre de nombreuses opportunités. Les débouchés dépendent beaucoup des stages réalisés et de la manière dont chacun a pu mettre en pratique les compétences acquises. Les postes en R&D sont naturellement accessibles, mais également des fonctions de coordination ou de gestion de projets entre laboratoires.

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui hésite à rejoindre le double diplôme recherche ?

Ce diplôme constitue toujours un atout, tant en termes de connaissances que de reconnaissance du niveau d’études. La très bonne réputation internationale de l’Université Paris-Saclay contribue également à valoriser ce parcours.

Je conseille aux étudiants de bien se renseigner sur le contenu des enseignements et sur l’organisation de l’année afin de vérifier que cela correspond à leur projet professionnel. C’est aussi l’un des rares masters qui permet d’obtenir un deuxième diplôme en seulement un an, soit deux diplômes en cinq années d’études.Il faut toutefois être conscient que le rythme est soutenu : journées de 9 h à 18 h, peu voire pas de vacances pendant l’année scolaire et huit à neuf examens pour valider le diplôme. En revanche, les cours sont assurés par des experts passionnés dans leur domaine, ce qui représente un véritable plus.