INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Relations entreprises

Hackathon & Data Science : les étudiants de la Majeure IA ont relevé le défi de Chronopost !

  • 21/01/2020
Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Depuis le début de l’année 2019-2020, l’ESME Sudria a choisi de faire évoluer sa pédagogie en intégrant des hackathons au cursus de ses futurs ingénieurs. Réalisés en partenariat avec des professionnels et notés comme des examens classiques, ces défis permettent aux étudiants de confronter leurs compétences à des problématiques réelles au plus près de l’innovation technologique.

Ainsi, après une première expérience réussie axée sur la cybersécurité aux côtés de la société de conseils Mazars, l’ESME Sudria Paris accueillait un second hackathon les 6 et 7 janvier à destination des 5es années de la Majeure Intelligence Artificielle (IA) avec pour partenaire l’entreprise Chronopost. L’objectif ? Définir le meilleur modèle de Machine Learning pour prédire le nombre de colis par jour et par agence Chronopost sur un mois afin de préparer les meilleurs moyens de transport et respecter le planning !

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

 

Des résultats bluffants

Pour relever le challenge, les étudiants étaient répartis en binômes et coachés par les enseignants de l’ESME Sudria, la start-up fondée par Raphael Presberg (ESME Sudria promotion 2018) ainsi que les équipes de Chronopost à l’instar de Stéphane Ureña, Data Scientist chez Chronopost. « Obtenir des résultats en Data Science demande généralement du temps, avec beaucoup de travaux préparatoires très chronophages à faire sur les données en amont pour ensuite obtenir des algorithmes de Machine Learning pertinents, explique le professionnel. Là, l’objectif du hackathon était de pouvoir prédire le nombre de colis à transporter chaque jour – une problématique métier très importante –, et les étudiants ont eu moins de 48 h pour tester différents types d’approches et créer de nouvelles variables avec le jeu de données communiqué qui comportait des données de janvier 2016 à novembre 2019. Malgré cette difficulté, ils ont été très performants ! En effet, ils ont créé un système prédictif qui prédit sur un mois l’ensemble des colis. Ce système est aussi performant que celui de l’analyste qui fait des prédictions hebdomadaires. C’est assez bluffant de réussir à faire cela sur ce court laps de temps… » Des résultats qui viennent récompenser la formation proposée par l’ESME Sudria. « Le taux d’erreur idéal que nous avions prévu avec les data scientists de Chronopost était de 10 % et les deux meilleures équipes sont parvenues à un taux d’erreur de 10,2 et 10,5 %, souligne Abdulhalim Dandoush, directeur de département et responsable de la Majeure IA. Obtenir une telle précision en seulement deux jours et sur un tel jeu de données, c’est très prometteur pour eux et ils ont pu envoyer un message fort : ils sont bien formés et capables d’aller très loin ! »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Des talents repérés

Dixit l’enseignant-chercheur, le format même de hackathon (qui se veut un complément des TP, TD et cours habituels) est d’ailleurs aussi bien bénéfique pour les étudiants que pour les entreprises associées. « Les buts sont multiples ! Cela permet d’abord de mettre les étudiants dans un véritable contexte industriel pour répondre aux vrais besoins des entreprises. Pour ce challenge par exemple, les étudiants ont pu fouiller dans les données de Chronopost pour trouver comment optimiser les trajets, notamment d’un point de vue d’économie d’énergie, en prédisant les livraisons sur des périodes et jours spécifiques, comme le Black Friday, le Cyber Monday, la période des fêtes de fin d’année, etc. Ce genre d’exercice leur permet de gagner encore en confiance avant de partir en stage au mois d’avril. Et cela est très positif pour les entreprises ! À la fin, Grégoire Perret, le directeur des systèmes d’information de Chronopost, et les autres professionnels ont pu observer les résultats, voir quelles pistes étaient les plus intéressantes et prometteuses, celles qu’il fallait poursuivre, la pertinence de tel algorithme, ceux qu’il convient d’améliorer, etc. L’entreprise a évidemment les compétences en interne pour œuvrer sur ces sujets, mais cela prend tout de même beaucoup de temps d’explorer toutes les pistes, chercher à faire varier toutes les variables, ajouter ou retirer tel ou tel metric. Ces larges spectres d’analyses proposées par les étudiants leur seront donc très utiles ! » Un avis partagé par Stéphane Ureña qui a profité de l’événement pour également présenter la Chrono-dev Academy aux néo-ingénieurs présents. « Il s’agit d’un nouveau dispositif créé récemment par notre Directeur des Systèmes d’Information, Grégoire Perret, et porté par David Malka afin de détecter, recruter, former et accompagner les talents de manière à intégrer des jeunes à fort potentiel dans l’entreprise et ainsi rester à la pointe technologique. En plus d’être l’occasion de travailler sur un nouveau sujet de manière expérimentale et exploratoire, ce hackathon avait également comme objectif de pouvoir commencer à aller dans ce sens, en travaillant avec des étudiants. Tous les étudiants de l’ESME Sudria ont très bien travaillé, mais certains plus que d’autres. Nous souhaitons nous appuyer sur ces types de compétitions pour révéler des talents, et ce, afin de les recruter dans nos équipes pour travailler sur de nouveaux problèmes de data science. »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Une compétition en conditions réelles

Et si, du côté des organisateurs, le dispositif est considéré comme plus que réussi, c’est aussi le cas chez les étudiants. Léo Le Henaff (ESME Sudria promo 2020) peut en témoigner, lui qui a vu son duo se hisser à la première place du classement. Heureux d’avoir pu se faire la main sur un tel jeu de données (« Chronopost est une société importante qui pouvait nous fournir des données de qualité »), il se souviendra longtemps de ce hackathon, le premier auquel il ait pu participer ! « J’étais assez impatient de le faire et, au final, j’ai beaucoup apprécié, assure Léo. En effet, quand on fait du Machine Learning en IA, un hackathon représente un bon moyen de s’entraîner en conditions réelles, avec le stress et l’intensité que cela représente, et de se confronter aux autres dans un esprit très sympa même si compétitif. » Confiant lors de l’événement malgré le rush et la complexité de l’épreuve, Léo avoue être parvenu à se surpasser dans les derniers instants. « Pour l’anecdote, nous étions dans la moyenne peu avant la fin du hackathon. Nous devions rendre nos résultats à 17 h et, à 16 h 55, nous avons réalisé un ultime modèle qui nous a propulsés à la première place ! »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Faire parler les maths

Aujourd’hui, le lauréat espère pouvoir participer à nouveau à un prochain hackathon et savoure d’autant plus d’avoir rejoint la Majeure IA, un choix de formation pas si évident que ça pour lui au départ. « Pour être honnête, au moment de choisir la Majeure, je ne savais pas du tout vers quoi m’orienter ! Je me suis alors renseigné sur les différents cursus et je me suis dit pourquoi pas essayer l’intelligence artificielle. En fin de compte, cela me plaît énormément et je pense avoir trouvé ma voie là-dedans. Le Machine Learning et la Data Science, c’est prédire des comportements, des choses, à l’aide des données et cela revient à « faire parler les maths ». C’est super intéressant et cela me donne envie de continuer là-dedans. » Léo songe même déjà à l’après-ESME Sudria. « À la sortie de l’école, je me vois bien occuper le poste de Data Scientist, idéalement dans une société de services et plutôt dans une start-up. Par le passé, j’ai déjà pu expérimenter le fait de travailler sur les data sciences dans des grands groupes et je souhaite à présent découvrir cette autre facette. »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

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Journée du Biomimétisme : quand l’ESME Sudria Lille se tourne vers le vivant pour innover !

  • 20/11/2019
Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

L’année 2019 marque l’anniversaire des 500 ans de la mort de Leonard de Vinci. Génie intemporel et touche-à-tout, ce dernier est régulièrement présenté comme le premier à avoir théorisé le biomimétisme, cette approche visant à étudier la nature pour s’inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, pour engendrer de l’innovation. C’est justement sur cette thématique que les campus lillois de l’ESME Sudria et l’ISG se sont associés pour organiser une grande journée de conférences et d’ateliers, le mercredi 13 novembre. Le nom de cet événement ? « Journée du Biomimétisme : Innovation responsable ».

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Professionnels, curieux et étudiants avaient donc rendez-vous au 60 Boulevard de la Liberté pour faire le plein de connaissances, s’ouvrir au monde du vivant et découvrir de nouvelles solutions prometteuses. « Aujourd’hui, vis-à-vis des enjeux climatiques, l’ESME Sudria se place comme une école capable d’innover dans des systèmes respectueux de la biodiversité ou dans la frugalité, de vrais enjeux qui seront omniprésents demain dans les institutions comme les entreprises, précisait Johan Verstraete, directeur du campus de Lille. Dans son histoire, l’école a toujours voulu former des ingénieurs avant-gardistes et c’est pourquoi nous voulons que nos futurs diplômés possèdent des connaissances liées à ces nouveaux enjeux. Cette journée s’inscrit dans cette volonté de renforcer la culture de nos étudiants pour que, plus tard, ils puissent logiquement et facilement se tourner vers le vivant au moment d’imaginer de nouveaux projets. »

Pour développeur leur culture, les néo-ingénieurs pouvaient notamment compter sur la présence de deux représentants du Ceebios, le Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis : Hugo Bachellier, chargé de mission formation & stratégie régionale et Bertrand Monfort, correspondant de l’organisme en Occitanie. Le premier a profité de l’événement pour présenter l’activité du Ceebios (« un réseau de compétences autour du biomimétisme en France qui essaye d’accompagner la transition sociétale par la démarche d’innovation en regardant le vivant ») ainsi que la série vidéo « Nature = Futur », mais aussi insister sur le potentiel du vivant, capable de « créer, stocker et traiter de la donnée » et de donner de plus en plus naissance à des Low Tech, autrement dit des technologies « utiles, accessibles et durables ».

« Chaque espèce est un livre »

Selon Hugo Bachellier, le biomimétisme et la bio inspirations peuvent donner lieu à des systèmes complexes qui donnent des résultats simples ou des systèmes simples capables de résoudre des problèmes complexes, à l’image de la permaculture. « Je suis ingénieur de formation et suis arrivé dans le biomimétisme après une conférence de la scientifique américaine Janine Benyus connue pour avoir formalisé ce concept. Cela m’a poussé à créer une association, aujourd’hui nommée Chrysalide, dans mon université puis à rejoindre le Ceebios. Une journée comme celle proposée par l’ISG et l’ESME Sudria, c’est une super initiative car on sent que ces écoles veulent vraiment s’investir sur le sujet. En intervenant, j’ai voulu poser un cadre et ne surtout pas techno-centrer le débat, afin de montrer comment le biomimétisme pouvait permettre à tout le monde de se reconnecter aux enjeux de la biosphère. »

Quant à Bertrand Monfort, il a souhaité axer son intervention sur l’infinie richesse de la nature, rappelant notamment que l’approche du vivant se divisait en trois niveaux pour résoudre les problèmes : la forme (quel design), le matériau (quel procédé) et l’écosystème (quelles relations). L’occasion aussi de citer de nombreux exemples d’êtres vivants aux capacités parfois incroyables, de « l’araignée créant des toiles aussi robustes que l’acier » à la « vigne vierge dotée de pattes végétales capables de se coller fortement aux murs » en passant par « les moules qui sécrètent le byssus, une colle extraordinaire fonctionnant aussi bien dans l’eau que dans l’air ». Pour le spécialiste, il est temps d’ouvrir les yeux pour mieux penser demain : « Chaque espèce est un livre et la biodiversité est une bibliothèque. Pourtant, l’Homme ignore assez généralement la richesse d’informations du vivant. Cela nécessite une remise en question ! »

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Hugo Bachellier

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Bernard Monfort

« La nature, c’est 3,8 milliards d’années de R&D »

Un avis partagé par Alain Renaudin, président de l’agence de conseil NewCorp et fondateur de Biomim’Expo, un événement annuel majeur du biomimétisme. « On s’est déconnecté du vivant, notamment à cause de l’urbanisation croissante, et l’on a perdu un certain bon sens. On a oublié la résilience de la nature, sa capacité à nous apporter des enseignements. Le biomimétisme, c’est donc une invitation à réapprendre. Et quand on apprend, on aime et l’on s’émerveille à nouveau ! Nous, les Homo Sapiens, les derniers arrivés, nous devons apprendre de la méduse, du requin, des plantes… des organismes plus anciens que nous et qui ont parfois survécu à de nombreuses extinctions massives. La nature, c’est 3,8 milliards d’années de R&D. Ce qui est nouveau, ce n’est donc pas le biomimétisme, mais le contexte. Avec lui, on passe de la pédagogie du pourquoi on doit changer, au comment on doit changer. Ce n’est pas l’homme qui va sauver la planète mais la planète qui va sauver l’homme ! De ce fait, il faut reconsidérer le vivant pour nous aider à aller mieux. C’est un changement de regard à 180° et si cela accélère aujourd’hui, c’est que l’on a de nouveaux outils pour observer le vivant et pour l’imiter. »

Cette notion d’urgence à agir à travers une nouvelle forme de retour à la nature se retrouvait également dans le discours de Stephan Hoornaert, biomimicry consultant chez Morpho-Biomimicry. « Le « sapiens » dans « Homo Sapiens » signifie « sage », mais le sommes-nous vraiment ? », demandait ainsi l’expert, alertant l’auditoire sur le danger de la situation actuelle. « Nous avons dépassé un certain nombre de limites aujourd’hui : nous sommes au début de la 6e extinction massive, 60 à 70% d’insectes ont disparu depuis quelques années, les paysages changent et le point de bascule sera bientôt atteint. Va-t-on encore attendre ? »

Citant Leonard de Vinci (« Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur »), Stephan Hoornaert appelait de ses vœux à un changement global et profond de notre façon de penser le monde. « Nous résolvons nos problèmes grâce aux technologies et, pour cela, nous allons essentiellement utiliser de l’énergie et de la matière. Or, la nature fait autrement : elle se base sur l’information et la structuration. » Reste que, pour que le biomimétisme soit une réelle solution, il convient de ne jamais oublier ses trois piliers fondamentaux : l’éthique, la (re)connexion et l’ethos. « Sans éthique, ce n’est que du green washing. La connexion est aussi essentielle : nous sommes des animaux déconnectés de la nature et de ce qu’il se passe à l’intérieur de nous. Il faut changer cela, apprendre à s’écouter. Enfin, il faut aussi arrêter l’hyper spécialisation, la segmentation, le fait d’agir en caste insensible et inconsciente. On a oublié de collaborer. Les ingénieurs et biologistes ne sont pas câblés pareils, mais ils doivent parler entre eux, apprendre les uns de l’autres, échanger leurs visions. »

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Alain Renaudin

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Stephan Hoornaert

Des entreprises déjà impliquées

Parmi les intervenants figuraient également des représentants d’entreprises ayant déjà fait le pari du biomimétisme, à l’instar de Blue Lingua (radar bio-inspiré), Decathlon (serviette inspirée du diable cornu pour sécher plus vite, ballon de basket s’autoréparant en délivrant un gel de l’intérieur en cas de crevaison…) et Eel Energy. Depuis sa création en 2012, cette dernière développe une hydrolienne à membrane ondulante qui imite la nage des poissons pour que l’énergie de l’ondulation soit récupérée dans des générateurs linéaire. « Notre entreprise étant basée à Boulogne-sur-Mer, nous privilégions dès que possible les rencontres dans les Hauts-de-France, expliquait son CEO, Franck Sylvain. Surtout, il nous semblait particulièrement intéressant de pouvoir venir à la rencontre d’étudiants. Ceux de cette journée ont posé beaucoup de questions et c’est tant mieux car être curieux est une qualité importante. Cette curiosité pousse à regarder ce qu’il se fait à côté pour mieux créer ensuite. Finalement, c’est l’essence même du biomimétisme ! »

D’autres professionnels étaient aussi présents dans l’espace ateliers pour présenter leurs innovations ou leurs activités. C’est ce qu’a fait Erik Guillemin, président de la start-up AMS R&D à l’origine de la technologie Wavera de membrane ondulante adaptable à tous types de pompes. « Dès l’instant où l’on peut voir de futurs ingénieurs, on aime pouvoir leur montrer notre technologie innovante et ce qu’elle permet de faire. Pour nous, c’est un tremplin pour demain. D’une certaine façon, on plante une graine : certains vont être frappés par notre technologie et la garder en mémoire, d’autres s’inspireront de la démarche dans d’autres domaines. Il en restera toujours quelque chose de positif et d’intéressant ! » De quoi inspirer plus d’un étudiant, à l’image de Louis Trousson (ESME Sudria promo 2022), membre de BiomimTech, la nouvelle association étudiante de l’école qui, comme son nom l’indique, se veut entièrement consacrée au biomimétisme : « Une journée comme cela, avec plusieurs intervenants que l’on peut voir et contacter, ça nous permet de nous imprégner encore davantage de cette approche. Cela nous permet de tisser de futures relations pour le développement de l’association ! »

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Blue Lingua présentée par Pascal Bétrémieux

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Lucie Bailleul, Life-inspired Innovation leader chez Decathlon

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Franck Sylvain

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FinX, la start-up nautique bio-inspirée de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

  • 18/11/2019
Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Dire adieu aux hélices des bateaux ? Tel est le pari que Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014) a décidé de relever en créant sa start-up FinX ! Et pour y arriver, cette jeune entreprise prometteuse développe actuellement une nouvelle technologie de propulsion nautique bio-inspirée. Également CEO de la structure, l’ingénieur passé par le campus de Lille puis celui de Paris revient sur son parcours et sa vision du biomimétisme tout en confiant à l’ESME Sudria ses futures ambitions.


Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Harold lors des Rencontres Internationales de la Mobilité Durable à Saint-Tropez


Quel a été ton parcours depuis l’obtention de ton titre d’ingénieur en 2014 ?

Harold Guillemin : Après l’ESME Sudria, j’ai rejoint la start-up fondée par mon père, AMS R&D, pour l’aider à développer une nouvelle technologie de pompe industrielle nommée Wavera qui utilise une membrane ondulante à la manière d’une nageoire de poisson. Lancée en 2018, cette gamme 200 watts et 100 % électrique permet de propulser un fluide avec une économie d’énergie allant jusqu’à 30 %. Le business model d’AMS R&D est de licencier cette technologie à des fabricants de pompes pour sous-traiter toute la fabrication. Après quatre ans chez AMS R&D, étant bien au fait de cette technologie, j’ai voulu partir pour l’adapter au monde nautique et ainsi propulser des bateaux autrement qu’avec des hélices. Comment ? En utilisant une membrane qui ondule à haute fréquence et une faible amplitude, ce qui permet d’obtenir une propulsion à haut rendement.

 

C’est donc plus qu’un moteur ?

C’est ça. Chez FinX, nous travaillons sur une propulsion nautique innovante. Cela peut être utilisé pour un moteur de bateau, un propulseur de plongeur, de drone ou de surf motorisé par exemple. Aujourd’hui, notre première gamme est 100 % électrique : c’est du 2 kilowatts équivalent à du 5 CV thermiques. Cette nouvelle propulsion permettra de pousser des petites annexes et voiliers jusqu’à 3 tonnes. Nous sommes en phase de développement et devrions la tester sur la Seine d’ici quelques semaines.

 

Comment est venue l’idée de te diriger vers le secteur nautique ?

Cette technologie m’ayant toujours passionné, je ne cessais de penser qu’il fallait pouvoir aussi l’adapter à un univers touchant davantage le grand public et, de fil en aiguille, le nautisme s’est imposé à moi comme une évidence… peut-être parce que je suis breton de souche ! Mais bon, bien que breton, je suis bien plus ingénieur et technicien que navigateur et explorateur !

 

Pourquoi avoir choisi le nom de FinX ?

En anglais, « Fin » signifie « nageoire ». Quant au « X », il permet de développer un côté « sport et moderne ». Nous voulions un nom court et capable d’être compréhensible également à l’international, notamment sur le marché américain. On peut le prononcer à la française – « Fine X » – ou à l’anglaise – « Fine Ex ».


Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

L’équipe de FinX aux côtés d’Albert II de Monaco

Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Harold lors d’une présentation de FinX au salon Viva Technology


Quel est l’intérêt pour un ingénieur de travailler sur un projet lié au biomimétisme ?

S’inspirer du vivant, c’est passionnant. En ouvrant son esprit au biomimétisme, on se retrouve face à un potentiel de créativité illimité et l’on peut trouver beaucoup de solutions à des problèmes parfois très techniques. Typiquement, chez FinX, le biomimétisme a permis d’apporter des réponses à des questions liées à l’hydrodynamisme ou aux écoulements turbulents. Mais au-delà de l’aspect pratique, le biomimétisme nous rappelle aussi de rester humble car la nature a déjà des millions d’années de R&D en stock ! En tant qu’ingénieur, il serait bête de ne pas y puiser des inspirations. Ainsi, pour le développement de notre moteur, nous nous comparons sans cesse à ce qui existe déjà, que cela ait été créé par l’homme ou par la nature, afin de trouver le meilleur design possible. On est toujours meilleur quand on s’inspire de l’expérience des autres. Aujourd’hui, les ingénieurs ne peuvent plus se cantonner à leur laboratoire sombre !

 

Il y a un monde entre être ingénieur au sein d’une entreprise et monter sa propre structure. Comment s’est faite la bascule ?

Cela a eu lieu au premier semestre 2018, après avoir découvert l’existence d’un Master Entrepreneuriat en double-diplôme à l’ESSEC Business School et CentraleSupélec. Par semaine, le programme se composait en deux jours de coaching et trois jours focalisés sur le projet de création d’entreprise. Pour moi, c’était un bon moyen d’acquérir de nouvelles compétences business pour me lancer dans l’aventure, comme la gestion d’entreprise, le juridique, les levées de fonds, etc. Je me suis donc lancé dedans de septembre 2018 à juin 2019. Cela m’a permis de me focaliser sur le projet et de m’ouvrir plus de portes grâce au réseau d’Anciens, comme avec celui de l’ESME Sudria d’ailleurs.

 

Le fret maritime génère à lui seul 12 % des émissions de CO2 dues aux transports. Était-ce important pour toi que FinX puisse aussi changer les choses au niveau environnemental ?

Oui. Notre objectif est d’apporter sur le marché une technologie innovante, bien sûr, mais également d’y associer un aspect écologique fort. Notre première gamme à petite puissance compte bien permettre d’encore accentuer le développement de l’électrique dans le nautique. Actuellement, l’électrique représente une petite part de marché, mais cela augmente tout de même très fortement d’année en année, avec des normes de plus en plus strictes à respecter. Pour arriver à des puissances plus grandes dans les prochaines années, les moteurs passeront probablement par une forme hybride, voire thermique. Si l’on souhaite vraiment partir en mer, il faut un système robuste qui ne s’arrête pas au milieu de l’océan. C’est vers quoi on aspire : on remplacera l’hélice par un système ondulatoire pour gagner en efficacité et moins consommer que les technologies actuelles.



Combien de personnes développent le projet à tes côtés ?

Nous sommes cinq actuellement, mais nous ne sommes pas seuls. Nous bénéficions aussi de l’aide d’experts sur différentes thématiques, de la simulation hydraulique à la mécanique. Nous avons aussi un advisory board composé de personnes du secteur, comme l’ex-PDG du Groupe Beneteau ou le directeur général d’Energy Observer. Dans les semaines à venir, nous devrions aussi annoncer le parrainage de FinX par un célèbre navigateur français. Son aura et son expérience nous seront très utiles, notamment pour apprendre à convaincre les marins qui aiment souvent les innovations… mais les préfèrent la plupart du temps sur le bateau des autres !

 

Une première levée de fonds est également prévue ?

Nous sommes en train de la clôturer. Ce sera une levée de 300 000 euros auprès de différents « business angels » : tous appartiennent au domaine nautique et de l’industrie ou sont passionnés par les technologies de rupture à forts potentiels de croissance. D’ailleurs, cette levée a aussi été rendue possible grâce au soutien d’un Ancien de l’ESME Sudria ! En plus d’elle, Bpifrance devrait nous aider quasiment à la même hauteur et nous allons pouvoir compter sur des prêts bancaires et des subventions.

 

Quand espérez-vous pouvoir commercialiser vos premiers moteurs ?

En fait, nous avons déjà commencé à enregistrer des précommandes pour une petite série de moteurs 5 CV pour annexes et voiliers qui sera livrée en juin 2020. L’objectif, c’est de pouvoir lancer une gamme de plus grande puissance en 2020 avec un motoriste ou un leader du domaine : nous espérons pouvoir proposer un moteur de 100 CV qui serait électrique, voire hybride, pour toucher un plus grand marché. En effet, le marché de la plaisance entre 100 et 250 CV est bien plus important que celui des petites puissances. De ce fait, à ce niveau, proposer une économie d’énergie significative est encore plus impactant et attractif. Ensuite, d’ici 4 à 5 ans, pourquoi pas parvenir à propulser un yacht avec notre technologie !



Retrouvez FinX sur son site Internet, LinkedIn et Twitter

Envie d’en savoir plus sur le biomimétisme ?
Rencontrez FinX sur le prochain salon nautique de Paris et participez la Journée Découverte des Métiers de l’Ingénieur organisée à l’ESME Sudria Paris le samedi 14 décembre !


Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

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Objectif réussi pour l’opération « Elles Bougent pour l’Energie » à l’ESME Sudria Paris !

  • 22/10/2019
« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Organisée le jeudi 10 octobre 2019 par l’association Elles Bougent et ses partenaires dans 14 régions de France, l’opération « Elles Bougent pour l’Energie » avait pour objectif de faire découvrir à plus de 2 000 participantes les métiers et enjeux de ce secteur en pleine mutation. À Paris, après une matinée consacrée à des visites d’entreprises, plus de 250 collégiennes et lycéennes se sont ensuite retrouvées au campus Paris Ivry de l’ESME Sudria pour rencontrer des professionnelles et découvrir des métiers passionnants comme des nouvelles technologies. Une après-midi haute en couleurs et en sourires qui a surtout permis aux jeunes filles présentes de ne plus avoir peur d’oser rêver à une carrière dans le monde de l’ingénierie !

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

En cette fin de journée, Bintou est radieuse. Parce que sa classe du Collège Paul Eluard de Garges-lès-Gonesse a remporté le concours photo initié par Elles Bougent, bien sûr, mais aussi parce que ce jeudi lui a permis de gagner encore davantage confiance en elle pour les années à venir. « J’ai beaucoup aimé cette journée car cela m’a permis de découvrir plein de métiers de femmes que je ne connaissais pas, comme le métier d’ingénieur en digital marketing par exemple, se réjouit la collégienne. Avant de venir, je n’hésitais pas à me lancer dans des études comme ça, mais là, ça me donne encore plus de force ! » Un enthousiasme qui se ressent aussi dans le discours de Clarisse, pensionnaire du Collège Jean Perrin à Paris : « Souvent, quand on voit que les femmes et les hommes n’ont pas l’air d’avoir les mêmes droits, ça casse le moral. Alors, quand on nous explique qu’une femme peut faire le même métier qu’un homme, cela nous permet de garder espoir ! Moi, cette journée m’a fait plaisir et m’a montré que je pouvais croire en mes chances de devenir architecte. D’ailleurs, durant la visite de l’entreprise du matin, on a un peu parlé d’architecture. J’ai reçu quelques idées et des conseils utiles pour la suite ! »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

L’importance de l’exemple

Rien que pour ces mots, cette 3e édition de l’opération « Elles Bougent pour l’Energie » valait le coup. C’est en tout cas l’avis de l’ensemble des entreprises ayant participé à l’événement hébergé par l’ESME Sudria, à l’image de Siemens Gamesa. « Il est important pour nous de promouvoir nos activités auprès d’un public féminin et de pouvoir ainsi peser dans leur choix d’orientation professionnelle, assure Delphine Lavergne, HR manager au sein de l’entreprise. Pour cela, nous mettons également en avant nos collaboratrices, comme les deux marraines Elles Bougent de cette journée. Dans notre entreprise, nous avons un ratio de femmes encore trop faible malheureusement, aux alentours de 10 % des effectifs. Mais pour changer cela, nous faisons la promotion du développement des métiers techniques auprès des femmes. D’ailleurs, trois nouvelles femmes ingénieures ont rejoint nos équipes en 2019 et nous souhaitons continuer sur cette lancée ! Avoir des femmes dans ces métiers, c’est important pour peser dans un choix encore assez fermé sociétalement et ouvrir la porte à d’autres minorités ! »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Au cœur d’un grand nombre d’événements soutenus par Elles Bougent, la promotion des métiers de l’ingénierie par les femmes est loin d’être accessoire. En effet, la multiplication de ces initiatives aide à faire bouger les lignes et ce n’est pas Omer Ogren, professeur de technologie au Collège Robespierre d’Épinay-sur-Seine, qui dira le contraire : « Même si j’ai changé de métier depuis, je suis issu d’une formation d’ingénieurs. Malheureusement, c’est un domaine où l’on ne compte que très peu de filles. Faire participer mes élèves aux événements d’Elles Bougent est donc important pour moi car cela leur permet de casser des stéréotypes et balayer certaines idées reçues sur les métiers scientifiques. Il s’agit de stéréotypes qu’elles cultivent parfois elles-mêmes, en pensant que le travail dans le bâtiment, l’électronique ou l’informatique est seulement fait pour les garçons. Elles s’imaginent souvent ces métiers comme de la manutention, ce qui n’est pas le cas. Cela fait quatre ans que je travaille avec l’association et je suis content car cela donne déjà des résultats positifs. Par exemple, j’ai revu récemment des élèves qui avaient participé à un événement Elles Bougent consacré au domaine du transport il y a 3-4 ans : elles ont aujourd’hui pris la voie de l’ingénierie. Ça me fait plaisir ! »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Continuer à motiver et à faire bouger les lignes

Elles Bougent n’a pourtant pas uniquement vocation… à créer des vocations, justement. L’action de l’association permet aussi aux jeunes filles de gagner en expérience avant même d’obtenir le baccalauréat pour, peut-être, accomplir de grandes choses dans le futur. Actuellement en terminale au Lycée Saint-Érembert de Saint-Germain-en-Laye, Alia ne manque d’ailleurs pas d’ambition et espère bien contribuer à changer le monde : « Durant la matinée, on a découvert le monde du travail en visitant les coulisses de l’aéroport Charles De Gaulle et, l’après-midi, on a échangé avec les marraines d’Elles Bougent, pour qu’elles nous partagent leurs expériences en tant que femmes qui travaillent dans l’énergie et l’environnement… Moi, ça m’a particulièrement plu car, depuis la 5e, je veux travailler dans l’environnement ! Aujourd’hui, je suis en terminale et cette envie ne m’a toujours pas quitté. Cette journée m’a encore plus motivé à travailler dans ce secteur : je veux me diriger vers l’urbanisme environnementale pour concevoir et construire les bâtiments de demain en fonction des contraintes écologiques. »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Nul doute que les envies d’Alia ont de quoi séduire Hélène Fernandez du ministère de la Transition écologique et solidaire. Présente pour la clôture de l’événement, la haute fonctionnaire en charge de l’égalité Femme-Homme et de la lutte contre les discriminations n’a pas manqué de rappeler combien il était important de donner de l’espoir aux nouvelles générations. « Le ministère est partenaire d’Elles Bougent et la ministre, Elisabeth Borne, est aussi marraine de l’association. C’est le signe que c’est très important pour nous et cela l’est d’autant plus dans ce contexte actuel de transition énergétique qui demande de chercher des jeunes talents. Être présent auprès des jeunes, en particulier des collégiennes et lycéennes, est nécessaire quand on connaît cette absence de mixité dans les métiers techniques et scientifiques, y compris dans les métiers ministériels liés au transport, au bâtiment et à l’énergie. C’est un problème et une situation qui, malheureusement, n’évolue pas. Depuis très longtemps, on observe le rejet de ces métiers par les jeunes filles, mais l’on ne veut pas se résigner à cela. C’est pourquoi l’on profite de chaque occasion pour faire un appel aux jeunes filles pour leur expliquer que ces métiers leur sont également ouverts, qu’ils peuvent leur offrir de grandes perspectives, de belles carrières, et qu’ils leur permettront de très bien gagner leur vie comme leurs homologues masculins. C’est aussi comme cela que l’on pourra progresser vers l’égalité salariale qui, dans notre pays, est encore un idéal et non une réalité. »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Et si, au final, les jeunes filles sont toutes reparties du campus de l’ESME Sudria avec de nouvelles idées en tête, elles n’étaient pas les seules à arborer un large sourire. Sabine Lunel-Suzanne, vice-présidente d’Elles Bougent, était également ravie de cette belle initiative qui, cette année, s’est déployée de l’Alsace à la Normandie en passant par la Guyane. « Organiser des événements avec Elles Bougent pour permettre aux jeunes filles de mieux comprendre ce que peuvent être les carrières qu’elles brigueront demain, c’est très important et cela quel que ce soit le domaine technique et technologique. En effet, ces filières sont porteuses d’emploi aujourd’hui et le seront encore davantage demain ! Mais cet événement « Elles Bougent pour l’Energie » nous tient aussi à cœur car le domaine de l’énergie est crucial : dans notre quotidien, chaque jour, l’énergie est nécessaire à nos activités personnelles et professionnels, de notre radio réveil à la lampe de chevet que l’on éteint le soir avant de se coucher. Pourtant, c’est un secteur qui manque de compétences et recherche crucialement des gens à recruter. Il n’y a pas assez de monde et donc pas assez de femmes. Si ce genre d’événement peut donc inciter les filles à se lancer dans des études autour de l’énergie, à faire des métiers encore trop malheureusement perçus comme des métiers d’hommes, alors on aura réussi. Ces métiers ont du sens et donnent lieu à de belles carrières. » Voilà les collégiennes et lycéennes prévenues : le monde de demain n’attend qu’elles !

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

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Le livestream va changer avec Livemotion.io, la start-up cofondée par Thibaut Billerot (ESME Sudria promo 2020)

  • 14/10/2019
Start-up Livemotion.io

Futur ingénieur, mais déjà entrepreneur, Thibaut Billerot (ESME Sudria promo 2020) est à l’origine de Livemotion.io, une solution qui compte bien renouveler le livestream. Entre ambitions et avancées technologiques, cet étudiant de la Majeure Intelligence Artificielle fait le point sur ce beau projet de start-up qui avance à grand pas depuis sa création en janvier 2019.


Start-up Livemotion.io

Thibaut Billerot


Depuis quand étais-tu attiré par l’entrepreneuriat ?

Thibaut Billerot : Cela a véritablement débuté en 2015. J’ai commencé par faire des prestations e-commerce, soit la réalisation de boutiques en ligne pour des clients. Lors de mon semestre à l’international effectué à Shanghai, j’ai fait la connaissance de Julien Sicard, un étudiant d’école de commerce avec qui je me suis ensuite associé pour poursuivre cette entreprise de services – elle existe d’ailleurs toujours aujourd’hui sous le nom de Genius Encel – en l’étoffant également d’autres options, comme l’accompagnements des clients afin de déployer leur activité sur les réseaux sociaux. Puis, à mon retour de Chine, j’ai voulu aller plus loin et me lancer dans un projet cette fois bien plus technique : la création d’une application. Une envie qui me trottait dans la tête depuis un certain temps.

 

Justement, ce désir d’application se concrétise aujourd’hui avec ta start-up Livemotion.io. Quel est son concept ?

Nous avons créé Livemotion.io en janvier 2019 pour faciliter le streaming sur les réseaux sociaux pour toutes les personnes souhaitant proposer des webinars ou vendre des produits ou services. Avec notre outil, nous leur permettons d’éditer graphiquement leurs vidéos en live pour les rendre plus attractives. C’est une nouveauté car, quand on souhaite faire une vidéo en live aujourd’hui, on n’a pas la possibilité de faire quelque-chose de différent, de plus qualitatif d’un point de vue visuel. L’outil permet aussi à l’utilisateur d’éditer et de séquencer la vidéo en amont, avant de lancer le live, et de streamer en même temps sur plusieurs réseaux sociaux à la fois, en l’occurrence Facebook, LinkedIn, YouTube et Twitch, ou sur un réseau privé via Livemotion.io. Il permet aussi la division de l’écran, avec jusqu’à quatre streamers en simultané.


Start-up Livemotion.io


Le service permet donc de préparer des visuels pour qu’ils apparaissent automatiquement à un moment précis du stream ?

Tout à fait. Admettons par exemple que vous êtes un enseignant de l’ESME Sudria et que vous souhaitez créer un MOOC pour le diffuser en direct à une classe ou sur les réseaux sociaux. Et bien notre plateforme vous permet d’abord de créer des visuels via notre éditeur intégré ou d’en importer. Ces visuels peuvent correspondre au logo de l’école, à des textes de sous-titres, des encarts ou textes de soutien, etc. Et, à la manière d’un diaporama PowerPoint, vous pouvez ensuite les lancer au fur et à mesure lors du live ou les associer à un indicateur de temps pour qu’ils apparaissent à un moment spécifique. L’ajout de visuels et textes adaptés représente une réelle plus-value pour l’attractivité de la vidéo. Et c’est pareil pour un Youtubeur, qui peut aussi envoyer des visuels de façon très spontanée en direct sur l’écran.

 

Où en est la start-up aujourd’hui ?

Nous développons actuellement la web application ainsi qu’une application desktop qui sera à télécharger. Nous serons aussi sur mobile, mais cette application-là ne pourra pas proposer toutes les options du fait de la limitation de l’écran. Elle servira d’application de complément, en vous permettant de récupérer ce que vous avez pu faire en amont sur votre ordinateur afin de streamer ensuite depuis votre mobile. La béta de la web application sera disponible d’ici la fin de l’année 2019, probablement à partir de la mi-novembre. Les personnes qui veulent devenir nos bêta-testeurs peuvent nous suivre via notre landing page ou nos réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook et Twitter) pour être au courant du lancement !

 

Que deviendront les streams réalisés avec Livemotion.io ?

Ils seront tous hébergés sur notre serveur. Pour celles et ceux qui connaissent l’entreprise brésilienne Hotmart, spécialisée quant à elle sur les fichiers pdf, nous procédons plus ou moins de la même façon, en constituant une importante base de données des contenus réalisés. Ainsi, les vidéos sont enregistrées par défaut sur le profil de l’utilisateur et ainsi disponibles comme sur une chaîne YouTube, ce qui permet aux personnes externes de les retrouver si besoin et à l’utilisateur de les consulter si besoin. Évidemment, l’utilisateur a aussi le choix de ne pas référencer ses réalisations.


Start-up Livemotion.io


Quand est née l’idée de cette start-up ?

Je m’en souviens très bien ! C’était fin 2018 et j’étais encore en plein dans mon activité e-commerce. Je venais alors de faire plusieurs interviews vidéo avec des personnes rencontrées à Shanghai, principalement des gens travaillant dans les domaines du e-commerce et de la blockchain. Malheureusement, le résultat ne me convenait jamais réellement : je trouvais mes vidéos assez moches – le rendu n’était pas très bon à cause de la piètre qualité de ma webcam, je ne pouvais pas ajouter des sous-titres rapidement, etc. Aucun outil ne me permettait d’améliorer le résultat, notamment pour une vidéo live. Je devais tourner la vidéo, la télécharger, l’éditer, l’uploader, rajouter des sous-titres… Des étapes parfois longues et fastidieuses. Je me suis dit qu’il fallait pouvoir faire ce travail en amont et de façon plus responsive, à la manière de canva.com. Et c’est lors d’un trajet en métro que l’idée m’est venue !

 

Combien de personnes travaillent sur Livemotion.io actuellement ?

Nous sommes deux cofondateurs-associés, Nassim Cheaib et moi-même. Mon rôle est davantage de m’occuper de la vision de l’entreprise, de veiller à la bonne avancée de la technique et de superviser la communication. Nassim s’occupe de la partie business et supervise encore plus largement que moi l’aspect technique. Autour de nous, il y a également d’autres personnes, comme Geoffroy Vincent (ESME Sudria promo 2020) qui travaille sur la partie développement Front-End, mais aussi un docteur en machine learning, deux UX designers ou encore une avocate. En tout, nous sommes huit personnes donc cinq à temps plein.



Quels sont les futurs projets de la start-up ?

Notre prototype est fonctionnel visuellement, mais on s’attarde désormais à renforcer notre architecture pour que notre service puisse supporter l’utilisation de nombreux utilisateurs, que cela soit fluide. Cela passe par la recherche de serveurs avec cartes graphiques intégrées pour supporter toutes les potentielles modifications en direct.
Du côté du financement, nous avançons également. Nous avons déjà un fonds de 25 000 euros grâce à l’apport de Nassim, qui est aussi business angel, et sommes en discussion avancée avec un important investisseur thaïlandais.
Enfin, le futur du projet se traduira également par la création d’algorithmes de recommandation nourri par l’intelligence artificielle. L’apport de l’IA sera multiple : elle permettra à l’utilisateur de trouver des vidéos qui lui correspondent dans la base de données et, par la suite, se muera en assistante pour l’interface graphique de la solution, aidant ainsi à la création de templates.

 

Enfin, en quoi être étudiant à l’ESME Sudria a pu t’être utile pour te lancer dans cette aventure ?

L’ESME Sudria m’a poussé à aller plus loin dès le cycle de prépa intégrée grâce à son approche labo-projets. En tant qu’étudiant au campus de Lyon et membre du club de robotique, j’ai pu très tôt me lancer dans des réalisations, constituer des équipes… Ce n’était pas que du théorique, il y avait aussi beaucoup de pratique et c’est ça que j’ai tout de suite aimé. Moi, je n’ai jamais été trop scolaire. Or, l’ESME Sudria m’a vraiment invité à faire les choses par moi-même, à oser. Si l’on voulait créer un robot par exemple, l’école nous soutenait et nous fournissait des pièces. L’environnement de l’école est très propice à l’innovation et cela correspond à ma vision de l’apprentissage. Pour moi, pour monter en compétences, il faut justement vivre une aventure, aller chercher ses propres compétences en fonction de ses objectifs. C’est ça ce que l’ESME Sudria m’a apporté.


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Cyril Malargé, CEO France Sopra Steria, parrain de la promotion 2020 de l’ESME Sudria

  • 04/10/2019
Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

 

Ce lundi 30 septembre était synonyme de rentrée pour les étudiants de la promotion 2020 de l’ESME Sudria. Une journée forcément spéciale pour ces futurs ingénieurs qui, à l’issue de cette dernière et 5e année, se lanceront dans une carrière professionnelle passionnante. Et pour leur permettre de se projeter dans cette nouvelle vie qui leur tend les bras, l’école leur a proposé de rencontrer leur parrain de promotion : Cyril Malargé, CEO France Sopra Steria et Major de la promotion 1995 de l’ESME Sudria !


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

Cyril Malargé aux côtés de Sonia Jeanson, directrice adjointe de l’ESME Sudria


Penser « out of the box » : une qualité des diplômés de l’ESME Sudria !

À la tête de la division française de Sopra Steria, qui représente près de 20 000 ingénieurs, Cyril Malargé ne cachait pas son plaisir d’être présent face aux étudiants d’une école qui a beaucoup compté dans son parcours. « Quand l’ESME Sudria m’a proposé de devenir parrain, je n’ai pas hésité ! » Pour le dirigeant du numéro 2 du secteur du digital en France, l’école qu’il a quittée il y a plus de 20 ans a su s’adapter à l’évolution du monde, via la création de nombreuses Majeures axées sur « les attentes des entreprises », tout en conservant des valeurs fortes, à commencer par l’envie de pousser les élèves à entreprendre. « L’ESME Sudria promeut l’entrepreneuriat : vous sortez d’ici avec un code ADN d’entrepreneur. Certains d’entre vous vont vouloir créer leur entreprise, porter des idées… À l’ESME Sudria, on ne s’évite pas de penser « out of the box » et c’est tant mieux. Dans mon entreprise par exemple, je ne veux pas embaucher des clones, mais des gens qui pensent autrement, avec une personnalité qui leur est propre. Le bagage technique, vous l’aurez, mais ce sont la personnalité et la prise de risque qui feront la différence, quel que soit l’enseignement reçu en amont. Continuez à cultiver cela ! »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020


L’éloge de la polyvalence et l’adaptabilité

Au-delà de l’entrepreneuriat, Cyril Malargé tenait également à mettre en avant la diversité de la pédagogie de l’école. « Une autre force de l’ESME Sudria, c’est sa formation polyvalente : elle est axée sur les technologies, mais aussi sur la dimension humaine qui est très présente. En effet, le métier d’ingénieur nécessite de comprendre non seulement les enjeux technologiques mais aussi les enjeux sociaux, sociétaux, et environnementaux. »
Enfin, il encourageait l’auditoire à continuellement nourrir ses facultés d’adaptation : « Vous ferez une belle carrière si vous êtes capables de vous adapter et de vous remettre en cause. La digitalisation nécessite une remise en cause permanente, pour aller chercher toujours quelque chose de plus fort et plus loin. »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020


L’humain avant tout

Avant de souhaiter une bonne dernière année à ses 240 filleuls et filleules, le CEO France Sopra Steria avait à cœur de donner d’autres conseils.  « Ce qui doit vous guider avant tout, c’est le plaisir dans votre travail. Si vous ne prenez pas de plaisir, changez de boulot ! Votre carrière, vous allez la construire de maintenant jusqu’à 35 ans. Après, vous récolterez ce que vous aurez construit. Il faut que vous appreniez : lisez, comprenez le monde, la société, votre environnement, sortez aussi de vos domaines de spécialité… Connaissez-vous vous-même. Et ne mégotez pas avec l’exigence, envers vous-même et les autres. Et n’oubliez pas que la première qualité d’un manager, c’est d’aimer les autres, d’avoir de la bienveillance, de l’écoute et de l’empathie. Si vous n’aimez pas les autres, vous ne serez jamais suivi. Il faut être capable de fédérer et d’embarquer avec vous toute une équipe. Votre défi dans votre carrière ne sera pas technique : il sera avant tout humain. »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

Cyril Malargé et Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria


Sopra Steria, partenaire de l’ESME Sudria

La venue de Cyril Malargé coïncidait avec l’officialisation du partenariat liant désormais Sopra Steria à l’ESME Sudria. Ce rapprochement va permettre aux étudiants de bénéficier régulièrement de l’expertise de Sopra Steria via des interventions spécifiques à chaque Majeure. Un atout pour les futurs ingénieurs selon Damien Romanet, directeur des relations entreprises. « Tout au long de l’année, de nombreux événements seront organisés pour donner l’occasion aux étudiants de connaître en profondeur l’entreprise et ses métiers. Chaque spécialisation aura ainsi droit à son événement dédié pour rencontrer les experts de Sopra Steria. Nous sommes donc très heureux de pouvoir compter sur l’apport et la vision de cette belle entreprise présente sur tous les domaines de l’innovation, domaines que l’on retrouve également dans les différents programmes de l’école, de l’intelligence artificielle à la cybersécurité en passant par la data. »


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Cleary, une entreprise spécialisée dans les systèmes sécuritaires certifiés, cofondée par Thierry Servat (ESME Sudria promo 1987)

  • 27/06/2019

Thierry Servat (ESME Sudria promo 1987) préside Clearsy, une société spécialisée dans les systèmes sécuritaires certifiés dont il est l’un des fondateurs. Cet Ancien revient sur cette entreprise qui intervient notamment dans les métros parisien et new-yorkais.


Thierry Servat


En quoi consiste votre activité ?

Clearsy est une PME française indépendante née en 2001 qui réalise des systèmes sécuritaires certifiés. Elle compte aujourd’hui 140 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’euros. Nous travaillons beaucoup dans le ferroviaire et avons par exemple développé le système qui commande en sécurité les portes palières de trois lignes du métro parisien, de celui de Stockholm et São Paulo. Plus généralement, les systèmes développés par Clearsy allient électronique et logiciels sécuritaires. Nous réalisons l’ensemble du système : du cahier des charges jusqu’à sa mise en service. Pour le métro de New York, nous avons ainsi développé un système qui détecte si des personnes tombent sur les voies.
Par ailleurs, nous éditons un outil, l’Atelier B, qui permet de faire des preuves mathématiques pour vérifier l’efficacité des logiciels sécuritaires. Nous devons développer des programmes qui ne peuvent jamais faillir : en cas de défaillance, il y a risque de mort. Pour cela nous utilisons des méthodes dites « formelles » et nous sommes connus dans le monde entier pour cela.


Que retenez-vous de vos années passées à l’ESME Sudria ?

J’en garde de très bons souvenirs. C’est une très bonne école généraliste, ce qui m’a parfaitement convenu. J’y ai acquis des compétences polyvalentes et aussi techniques. Cela m’a permis de me débrouiller dans toutes les situations et de saisir toutes les opportunités qui se sont présentées à moi.


En croissance, votre société recrute…

Oui, nous sommes constamment à la recherche d’ingénieurs, passionnés par la technique qui souhaitent développer des systèmes. Nous sommes une PME indépendante à taille humaine, avec des développements internationaux. De telles opportunités dans une société qui n’est pas un grand groupe sont très rares ! Il y a plein de choses à faire dans ce monde en construction et la sécurisation des systèmes numérique est un enjeu !

Retrouvez Clearsy sur son site Internet, LinkedIn et YouTube


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Un projet étudiant de l’ESME Sudria pour modéliser en 3D la crosse aortique !

  • 10/06/2019

Au sein de la Majeure Technologies émergentes, Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar (ESME Sudria promo 2019) ont travaillé sur un projet de fin d’études permettant de modéliser en 3D la crosse aortique. Après plusieurs mois d’efforts, le duo récompensé d’un prix lors de la 1re édition de l’ESME Speed revient sur cette innovation cruciale pour les professionnels de santé concernés.


Sylvain et Thomas


Votre projet porte le nom de « Modélisation 3D de la crosse aortique pour l’aide à la planification préopératoire en neurologie interventionnelle ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Thomas : Pour faire simple, ce projet nous demandait de modéliser en 3D une artère, la crosse aortique qui se trouve juste au-dessus du cœur, pour aider les neuro-radiologues à mieux préparer leur intervention en neurologie interventionnelle permettant de traiter des pathologies comme l’AVC et les ruptures d’anévrisme ou juste d’observer les vaisseaux du cerveau. Pour ces actes médicaux, il faut introduire un cathéter – une petite caméra dans un tube – dans l’artère fémorale, au niveau de la cuisse, pour le faire ensuite remonter le long de l’artère jusqu’aux veines qui nous intéressent, dans le cerveau. Sauf que, sur ce « trajet », il y a un passage un peu complexe à prendre, justement au niveau de la crosse aortique. Et donc, à partir d’images IRM, les chirurgiens font des calculs en amont pour caractériser cette artère et ainsi choisir quel type de cathéter utiliser et quelle manipulation réaliser. C’est là que nous intervenons : comme cette préparation « classique » prend du temps et peut parfois être faussée par le contexte d’urgence dans lequel peuvent parfois être les chirurgiens, contexte pouvant donner lieu à des données erronées. De ce fait, pendant l’intervention, alors que le patient est sous anesthésie générale et sous rayons X pour pouvoir situer le cathéter en temps réel, un temps précieux peut être perdu, d’autant plus dans un contexte d’urgence pouvant engendrer davantage de séquelles pour le patient. C’est donc en amont que nous intervenons, pour mener à bien à cette intervention.



Comment vous y êtes-vous pris pour cela ?

Sylvain : Il faut savoir que l’an passé, notre professeure encadrante Yasmina Chenoune avait supervisé un projet de fin d’études de suivi du tracé d’un cathéter, servant de genèse à nos travaux. Ainsi, dès le début de notre projet, elle nous a transmis un ensemble d’images IRM prises par des scanners. Notre but était d’empiler ces images, d’en extraire la partie qui nous intéressent, à savoir l’aorte et d’effectuer plein de mesures pour permettre aux médecins de faire une meilleure planification via cette modélisation 3D.

Thomas : Nous n’étions pas seuls sur le projet car nous avons travaillé avec une start-up, Basecamp Vascular, en train de mettre au point un cathéter actif. En effet, les cathéters sont normalement passifs : on les fait avancer à la main. L’avantage d’un cathéter actif est que l’on pourra faciliter la navigation via un joystick. Nous avons également travaillé avec la Fondation Rothschild, spécialisée en neurologie et ophtalmologie.

 

Et comment l’outil fonctionne pour le médecin ?

Thomas : Il a tout simplement à positionner quelques curseurs, mettre un seuil de segmentation pour récupérer la partie souhaitée et cela prend ensuite 5 à 10 minutes pour obtenir la modélisation. Ça, c’est si l’on suit la procédure sur un PC standard comme celui que nous avons utilisé. Mais si la machine utilisée est plus puissante, cela peut aller encore plus vite, de l’ordre de quelques minutes seulement. C’est un vrai gain de temps.



Qu’est-ce qui vous a le plu en travaillant sur un tel projet ?

Thomas : Le fait de pouvoir mettre en lien notre domaine d’expertise avec un domaine réel, concret, passionnant et utile à la société : le domaine médical. Développer un projet fonctionnel capable d’aider les professionnels de santé, c’est très gratifiant.

Sylvain : Cela nous a aussi permis de rencontrer des médecins, notamment ceux de la Fondation Rothschild, afin de mieux comprendre ce qu’ils pouvaient vivre lors de ces interventions, du stress et du temps que cela pouvait représenter.

 

Et quel a été le plus gros défi ?

Thomas : De structurer ! En partant de photos, on essaye d’imaginer un logiciel qui soit ensuite facile d’utilisation pour les médecins. Au final, c’est comme expliquer ce projet à des gens qui ne sont ni ingénieurs, ni médecins : il faut réussir à s’adapter à l’utilisateur final.


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Entrepreneurs, rejoignez la saison 7 de l’incubateur IONIS 361 et faites passer un palier à votre projet !

  • 28/01/2019

 


Installé à Paris, Lille, Toulouse et Montpellier, l’incubateur IONIS 361 lance son appel à candidatures pour sa septième saison jusqu’au 10 février 2019 ! Pensé pour permettre aux porteurs de projets innovants de bénéficier d’une période d’incubation de 6 à 18 mois accompagnée de nombreux services, l’incubateur généraliste et national du Groupe IONIS a déjà porté plus de 150 startups : alors pourquoi pas la vôtre ?



Ouvert aux étudiants et Anciens des écoles du Groupe IONIS, mais aussi aux personnes extérieures, IONIS 361 s’adresse aux startups early-stage innovant dans tous les secteurs d’activité et les accompagne de la phase de prototypage au développement commercial et à la première levée de fonds.

Depuis son lancement en 2015, l’incubateur a permis la création de plus de 400 emplois, aidé de nombreuses levées de fonds (à hauteur de 30 millions de fonds), organisé plus de 300 ateliers et événements au sein de ses campus, fait intervenir plus de 150 mentors/intervenants et mis en place un réseau de plus de 100 partenaires techniques et pédagogiques.



Vous êtes porteur d’un projet innovant et souhaitez intégrer l’incubateur IONI 361 ?

Déposez votre candidature avant le 10 février 2019 via la page dédiée. Un jury réunissant écoles, investisseurs, experts techniques, entrepreneurs et entreprises partenaires examinera ensuite les candidatures. En cas d’admissibilité, les candidats seront ensuite invités à pitcher leur projet pour l’ultime sélection.



Une fois retenu, vous aurez peut-être la possibilité de marcher dans les pas de startups à succès comme Blockchain Partner, Bonanza ou encore Estimeo !

Blockchain Partner (IONIS 361 Saison 5) est devenu le leader français du conseil sur les technologies blockchain et accompagne désormais les organisations (de la Banque de France à TF1) dans leurs démarches d’innovation en blockchain en couvrant l’ensemble de leur besoins (stratégiques, techniques, juridiques). Bonanza (IONIS 361 Saison 4& 5) fait matcher étudiants et recruteurs en un clic grâce à un algorithme pertinent et travaille déjà avec plusieurs grandes entreprises françaises comme AirFrance et Altran. Enfin, Estimeo (IONIS 361 Saison 4 & 5) est devenue la première plateforme de notation automatique de startups, avec plus de 1000 entreprises notées !


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School Run : l’appli qui rend amusant le calcul mental, créée par Dibrilou Diagne et Swann Sude (ESME Sudria promo 2017)

  • 21/01/2019

 


School Run est une application sur tablettes et smartphones qui permet aux écoliers de progresser en calcul mental tout en s’amusant grâce au principe de la gamification. Derrière ce projet à la fois éducatif et ludique se cachent deux Anciens de la promotion 2017 de l’ESME Sudria : Dibrilou Diagne et Swann Sude. L’école est allée à la Station F, où est incubée School Run, pour rencontrer Dibrilou, son CEO et cofondateur, et ainsi en savoir plus sur cette aventure entrepreneuriale qui porte une approche différente des mathématiques.


Dibrilou Diagne


D’où vient l’idée de School Run ?
Dibrilou Diagne :
D’un cours particulier que j’ai donné à ma nièce ! En effet, en la faisant travailler, j’ai vu qu’elle avait les mêmes difficultés que moi à l’époque de l’école sur le calcul mental. De ce fait, j’ai parlé de mon idée avec Swan et, ensemble, nous avons décidé de créer une application qui pourrait lui venir en aide ainsi qu’aux autres enfants ! Il faut savoir qu’en France, 42 % d’écoliers présentent des difficultés en mathématiques en entrant au collège. D’où l’intérêt de trouver une solution avec cette application.

Qu’est-ce que permet de faire l’application concrètement ?
Elle se présente sous la forme d’un jeu vidéo, dans une variante du style des runners, et s’adresse essentiellement aux élèves du CP au CM2, soit une génération qui grandit naturellement avec le numérique et l’usage des tablettes/smartphones. L’utilisateur peut jouer seul bien sûr, mais il pourra bientôt aussi challenger ses amis, d’autres élèves de sa classe ou école ou encore des enfants d’autres pays – l’application étant disponible en français, anglais et espagnol. L’autre particularité de School Run est de miser dans un premier temps sur l’apprentissage adaptatif selon les difficultés et facilités de l’utilisateur afin qu’il ne s’ennuie pas avec, et dans un second temps sur le suivi de la progression par les parents ou enseignants, pour encourager l’enfant.

Comment s’organise l’équipe ?
De mon côté, je m’occupe de la partie design user/UX et du business development. Mon but est de comprendre les difficultés que pourraient rencontrer les utilisateurs de l’appli afin de faire en sorte que School Run corresponde pleinement à leurs attentes tout en restant pleinement fidèle à notre vision de départ du projet. Swan, en tant que CTO et cofondateur, s’occupe lui de la partie développement et technique de l’application. Enfin, nous avons également été récemment rejoints par une troisième personne, Angelica Muyrong, qui s’occupe désormais de la partie marketing et data analytics.



Quand a débuté l’aventure ?
Elle a véritablement débuté au mois d’octobre 2018, à notre entrée au sein de l’incubateur Station F dans le cadre du programme Pépites Starters et en partenariat avec le Schoolab, un laboratoire d’innovation qui accompagne notre startup en mode early stage pour nous apporter de nouvelles compétences, comme le design thinking par exemple. Pour nous, cet accompagnement est fondamental car l’entrepreneuriat ressemble à la pratique d’un sport de haut niveau : si l’on veut aller plus loin, il faut avoir un bon coach à ses côtés !

Où en est le projet aujourd’hui ?
Nous préparons actuellement le lancement de la version 2 de l’application, avec l’intégration de l’aspect challenge. Par la suite, nous espérons pouvoir diversifier l’offre de School Run afin de faire également progresser les élèves sur le français, la géographie ou encore la culture générale !

En quoi votre parcours au sein de l’ESME Sudria vous aide aujourd’hui en tant qu’entrepreneur ?
L’école m’a permis de vraiment apprendre à m’adapter et, au fil des différents cours, à trouver en moi des compétences que je ne pensais pas avoir au départ. Tout cela fait écho à mon rôle d’entrepreneur car je dois tous les jours me forcer à apprendre de nouvelles choses, de nouvelles approches. C’est ça que m’a apporté et m’apporte encore l’ESME Sudria !

Téléchargez dès à présent la V.01 de School Run pour Android et iOS

Retrouvez School Run sur son site Internet, Facebook et Instagram


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