INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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Catégorie : Les anciens élèves

La Tribune récompense FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014) !

  • 21/09/2020
Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Aussi inspirante que bio-inspirée, la start-up fondée par Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014), qui avait déjà pu nous présenter l’entreprise lors d’une longue interview l’an dernier, continue sa progression en remportant un prix remis par l’incontournable journal économique.


La Tribune récompense FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014) !

Harold Guillemin en compagnie de Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, lors de la remise du Prix


Décidément, l’ascension de la start-up FinX semble inarrêtable ! Créée en 2019, elle développe un moteur de bateau 100% électrique et sans hélice via une technologie innovante s’inspirant de la nageoire des poissons. Symbole d’un biomimétisme intelligent faisant rimer écologie et ingénierie, la start-up vient d’être récompensée en ce mois de septembre 2020 à l’occasion de la grande finale du Prix « 10.000 startups pour changer le monde » organisé par La Tribune. Après avoir remporté l’étape régionale à Paris, la jeune entreprise a ainsi été désignée grande lauréate nationale dans la catégorie « Start – pépites en phase d’amorçage » de ce concours qui célèbre depuis huit ans les startups françaises les plus prometteuses incarnant les défis de demain. « Quand on reçoit un tel prix, on ne peut être que fier, assure Harold. Nous avons réalisé de nombreux pitchs pour en arriver là, passant les sélections régionales et nationales, et cette victoire fait que l’on reconnaît notre projet comme étant percutant, innovant… C’est très gratifiant. Mais au-delà de la fierté, ce prix représente aussi un coup de boost pour nous ! Cela nous permet de nous sentir soutenus, non seulement par un grand média comme La Tribune, mais aussi par d’autres acteurs influents de l’écosystème. Quand, par exemple, Cédric O vient vous voir pour vous dire qu’il trouve super votre projet et souhaite en savoir plus, ça ne peut que booster les troupes qui se trouvent derrière. Et c’est également important de célébrer ensemble ce genre de victoire quand on est une jeune entreprise, habituée à se remettre en question pour faire face aux problèmes et à avancer en se serrant les coudes. »


La Tribune récompense FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014) !

Les membres de l’équipe de FinX, tout sourire malgré les masques !


Bientôt une levée de fonds et un lancement commercial du moteur

Désormais, le fondateur de FinX se prépare à franchir un nouveau cap. « Nous sommes en plein développement et préparons actuellement notre prochaine levée de fonds, poursuit l’ingénieur-entrepreneur. Cette distinction nous sert aussi de « teaser » auprès des family offices et autres business angels que l’on va approcher. D’ailleurs, nous avons déjà eu de très bons retours. Depuis l’obtention du Prix, nous avons également été approchés par de nombreux prospects, comme par exemple un chantier nautique pour de la location de bateaux sans permis. Tout cela nous aide à nous préparer pour l’après. Dans les prochains mois, notre principal objectif reste d’arriver à égaler les performances des moteurs conventionnels à hélice via notre technologie disruptive. On connaît la route pour y parvenir et nous sommes confiants à ce sujet, mais cela demande du temps, des tests d’optimisation, des essais, etc. Nous comptons enfin faire notre lancement commercial d’ici la fin de l’année. Pour cela, nous prévoyons quelque-chose d’assez grand, en réunissant sur une péniche à Paris les acteurs du domaine afin d’à la fois présenter notre moteur hors-bord 5 chevaux 2 kiloWatts et 100 % électrique – conçu pour de petites embarcations comme des bateaux sans permis, des voiliers jusqu’à 3 tonnes et des annexes – et lancer cette levée de fonds de 3 millions d’euros que nous souhaitons clôturer pour les premiers mois de 2021. »

Retrouvez FinX sur son site Internet, Instagram, LinkedIn et Twitter


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Avec AvekIA, Pierre Lazarz et Aymeric Laugel (ESME Sudria promo 2020) font de l’IA l’alliée des entreprises

  • 10/08/2020

Une idée, des compétences techniques, une appétence pour le business, de l’envie, des personnalités fortes, du culot et un peu de chance : tels sont les ingrédients qui ont permis à Pierre Lazarz et Aymeric Laugel (ESME Sudria promo 2020), tous deux issus de la Majeure Intelligence Artificielle, de créer leur start-up, AvekIA Technology.

 

Incubée au sein du Sudri’Cub, AvekIA Technology propose ses services aux entreprises souhaitant intégrer des solutions utilisant l’IA notamment pour la vérification et la bonne gestion de leurs documentations et certifications. Une approche qui a déjà attiré l’attention du groupe Engie et qui, d’après ce duo d’ingénieurs-entrepreneurs, ne manque pas d’ambition.


Avec AvekIA, Pierre Lazarz et Aymeric Laugel (ESME Sudria promo 2020) font de l’IA l’alliée des entreprises

Pierre Lazarz et Aymeric Laugel


Commençons par le commencent. Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre une école d’ingénieurs comme l’ESME Sudria ?

Aymeric Laugel : Rejoindre une école d’ingénieurs était pour moi une évidence car, depuis tout petit, je cherche toujours à trouver les réponses aux questions que je me pose. J’ai d’autant plus été attiré dans cette voie par l’IA, une technologie qui me passionne et me fascine. Ce qui est drôle, c’est qu’avant de rejoindre l’ESME Sudria, je n’étais pas très doué en informatique – même si j’adorais ça. Finalement, avec du temps et la motivation, je suis devenu bon ! (rires) Avec l’informatique, on peut créer un monde à partir de rien et ça, c’est génial.

Pierre Lazarz : Je suis un peu comme Aymeric, dans le sens où je me pose aussi beaucoup de questions, tout le temps : chercher des réponses est un trait commun aux ingénieurs et à ceux qui aspirent à le devenir ! (rires) Pour autant, je ne me suis pas tout de suite dirigé vers l’ESME Sudria car, après le Bac, j’ai d’abord tenté médecine. Mais le côté « il faut tout apprendre par cœur » ne m’a pas plu. J’ai alors choisi de me tourner vers l’ingénierie. Et même si j’aime particulièrement l’informatique, j’ai préféré intégrer une école comme l’ESME Sudria car, après une année de médecine, je pensais qu’il était plus logique de rejoindre un cursus plus généraliste.

 

« On ne décide pas de devenir entrepreneur : on le devient simplement avec le temps »

 

En sortant de l’ESME Sudria, on peut rejoindre n’importe quelle entreprise. Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir plutôt créer la vôtre ?

Pierre : C’est une envie que, pour ma part, j’avais depuis longtemps. À l’été 2019, j’avais ainsi déjà commencé à travailler sur un premier projet. Je voulais alors créer un média autonome grâce à l’IA. Je me suis lancé et Aymeric m’a rapidement rejoint dans l’aventure. Le projet a ensuite avancé, évolué… pour, au final, changer complètement. En fait, quand on démarre un projet, on ne pense pas tout de suite à la dimension entrepreneuriale. D’abord, on teste, on expérimente, on le fait grandir et ce n’est qu’à partir d’un certain point que l’on envisage la bascule. Cela se fait naturellement. Au fond, on ne décide pas de devenir entrepreneur : on le devient simplement avec le temps.

Aymeric : C’est d’ailleurs davantage la création d’un projet qui m’a attiré, plus que la création d’une entreprise. C’est cette idée de pouvoir créer de A à Z un produit vraiment personnifié… J’ai toujours eu plus d’aisance à imaginer de nouvelles choses, à inventer et à innover – quand il s’agit de travailler sur une solution déjà existante, dans une grande entreprise ou ailleurs, je me sens moins libéré, plus restreint. C’est ce sentiment de liberté qui me plaît et que je retrouve dans notre start-up. Encore une fois, cela me permet de me poser plus de questions. On y revient toujours ! (rires)

 

Revenons sur la genèse d’AvekIA. Pourquoi avoir décidé de complètement changer le projet de média et donc de « pivoter » ?

Pierre : Quand on démarre un projet, on le fait d’abord par plaisir, parce que le sujet nous intéresse. Puis, à un moment, le projet se confronte à la réalité économique – « est-ce qu’il y a un marché ou non ? ». Logiquement, s’il n’y a pas d’argent, il est difficile de pouvoir mener à bien le produit. Or, après réflexion, ce projet de média n’était pas forcément viable. Mais plus que cet aspect, c’est une rencontre qui nous a poussés à réaliser ce pivot. En effet, nous avons eu la chance de pouvoir tomber sur une personne de chez Engie confrontée à une problématique métier très concrète, liée à notre domaine d’activité – l’IA – et laissant entrevoir une réelle opportunité de marché. On a senti le potentiel, on a eu du flair et on a choisi de changer de direction.

 

« C’est le propre de l’ingénieur que de constater un problème et de vouloir le résoudre »

 

Comment est née cette rencontre ?

Pierre : Tout démarre lors d’une discussion entre amis, avec un autre étudiant de l’ESME Sudria en alternance chez Engie. Il nous raconte les difficultés qu’il peut rencontrer dans ses tâches et, avec Aymeric, on se rend alors compte que nous avons en main la solution technique pour y répondre. Nous lui avons alors fourni un petit code informatique pour l’aider. Derrière, il en a parlé à son supérieur. Celui-ci souhaitant aller plus loin, une rencontre s’est organisée pour définir ensemble la problématique à résoudre, les limites, etc. On peut penser que le hasard fait bien les choses, mais cela résume finalement assez bien ce qu’est l’entrepreneuriat : il s’agit souvent de saisir les bonnes opportunités quand elles se présentent devant soi. Nous avons eu cette chance et aujourd’hui, avec Engie, nous créons ensemble quelque chose de concret depuis le mois de décembre 2019.

 

Quelle est cette fameuse problématique ?

Aymeric : De façon générale, un technicien dans la maintenance liste énormément d’informations à la suite de ses interventions. Par exemple, quel est l’état des installations en place ? Sont-elles conformes aux règles sécurité ? Etc. Cela représente de nombreux rapports quotidiens. Or, toutes ces informations sont ensuite compilées manuellement, ce qui peut donc engendrer de potentielles erreurs – l’humain n’est pas infaillible. Ces erreurs peuvent, par exemple, concerner une  date, des doublons ou une mauvaise copie d’un précédent rapport. Bref, des erreurs souvent très simples, mais qui, en raison du poids de la documentation et du facteur humain, peuvent malgré tout perdurer. C’est là qu’intervient l’IA : une machine peut éviter cela. C’est le propre de l’ingénieur que de constater un problème et de vouloir le résoudre.

Pierre : La nature de ces erreurs vient essentiellement du processus. Assez souvent, on remarque que les techniciens qui interviennent chez des clients écrivent, dans un premier temps, leurs informations sur un papier. Ce n’est qu’en revenant à leurs bureaux qu’ils peuvent ensuite retranscrire leurs notes sur des outils de bureautique. C’est à la fois une perte de temps et une source d’erreurs. On digitalise donc l’ensemble processus avec une application et on y intègre des automatismes qui font notre valeur ajoutée.


Avec AvekIA, Pierre Lazarz et Aymeric Laugel (ESME Sudria promo 2020) font de l’IA l’alliée des entreprises


Où en est le projet d’application ?

Aymeric : Il est encore en phase de test, en étant accessible sur ordinateur. Ainsi, un technicien d’Engie utilise actuellement la première version de notre application et nous remonte les possibles améliorations à apporter pour faciliter encore davantage son travail. Prochainement, nous rencontrerons la direction d’Engie pour faire un point avec eux, notamment sur le gain de temps réalisé par le technicien et le niveau de qualité de la vérification automatisée en comparaison avec la précédente méthode employée. Dans la même optique, la seconde version de l’application sera disponible sur Android et pour tablette, pour fluidifier encore le processus. Et, s’il le faut, nous imaginerons aussi un portage sous iOS. C’est ce qu’on apprend en école d’ingénieurs, la polyvalence et l’adaptabilité.

Pierre : Le retour du technicien sur le terrain est fondamental car il s’agit d’une réelle problématique métier. Il faut rappeler qu’une entreprise comme Engie est certifiée par un organisme et que tous les documents sortant de l’entreprise portent le tampon de cette certification. De ce fait, des contrôles sont organisés annuellement pour s’assurer de la qualité. Quand le prochain audit analysera les rapports conçus avec notre application et les approuvera, nous serons alors en mesure de pouvoir dire que notre produit répond aux normes de cette certification. Nous pourrons alors éventuellement demander à obtenir une certification équivalente pour notre outil.

  

« Le retour du technicien sur le terrain est fondamental »

 

Cette certification vous permettra de collaborer avec d’autres entreprises ?

Aymeric : Oui, bien sûr. D’ailleurs, même si Engie est notre premier client et que nous développons avec eux – et pour eux – la meilleure application possible, nous gardons la propriété intellectuelle de la solution. L’objectif par la suite est de rendre cette application polyvalente, d’abord pour servir d’autres acteurs, puis d’envisager d’attaquer d’autres problématiques.

 

Comment vous répartissez-vous les rôles au sein d’AvekIA ?

Pierre : En tant que Chief Executive Officer (CEO), je m’occupe principalement de la partie financière et marketing. Cela concerne la relation avec les clients, le fait de rechercher de nouvelles opportunités, etc. En tant que Chief Technology Officer (CTO), Aymeric est le responsable technique de la start-up : c’est lui qui va dessiner la trajectoire technologique de l’entreprise. Par exemple, dès les premières semaines de notre travail avec Engie, c’est lui qui a défini le langage de programmation à utiliser. À l’inverse, mes décisions portent davantage sur la description précise des fonctionnalités à obtenir. Bien entendu, nous travaillons étroitement et nous intéressons beaucoup à ce que fait ou pense l’autre. Au fond, nous fonctionnons avant tout comme un véritable duo. Le fait d’appartenir à la même promotion à l’ESME Sudria et d’avoir des compétences équivalentes facilite grandement notre complémentarité.

Aymeric : Cela nous permet de nous challenger en permanence. Quand l’un aborde un sujet ou aborde ses travaux du moment, l’autre renchérit, pose des questions, etc. Ces échanges nous nourrissent et permettent souvent de surmonter les difficultés quand on est bloqué, d’aller à l’essentiel. Ce partage est crucial, surtout dans une start-up.

 

Allez-vous prochainement recruter pour grandir ?

Pierre : Nous sommes déjà trois ! (rires) En effet, nous avons un stagiaire qui n’est autre que mon frère, Etienne, actuellement étudiant à l’EPITA, une autre école d’ingénieurs du Groupe IONIS. Toutefois, oui, nous ambitionnons d’accueillir d’autres stagiaires dans un premier temps et de pourquoi pas les recruter ensuite selon l’évolution de l’entreprise. À ce sujet, le fait d’appartenir au réseau du Groupe IONIS est une chance car les compétences développées y sont très variées. Par ailleurs, depuis plusieurs mois, nous avons aussi commencé à donner des cours en IA à l’ESME Sudria auprès des étudiants de 4e année. Cela nous permet de challenger les nouvelles générations et de repérer de potentiels talents pour étoffer les rangs d’AvekIA. Nous avons aussi la chance de faire partie de Sudri’Cub, l’incubateur de l’école. Ce dernier nous donne accès à un espace de travail idéal pour se réunir, mais aussi recevoir les clients et rencontrer d’autres entrepreneurs, eux-aussi incubés, pour discuter de nos projets, obtenir des conseils et des avis précieux. C’est un réel avantage de pouvoir échanger avec d’autres créateurs d’entreprises et de bénéficier de leurs retours d’expérience. Une start-up, c’est l’effervescence en permanence, d’où l’importance de cette stimulation continue.

 

« Il faut toujours aller au plus simple »

 

Avez-vous un conseil pour un(e) étudiant(e) qui souhaiterait à son tour se lancer dans un projet comparable ?

Pierre : Mon conseil serait de s’entourer très vite. Rester seul, ce n’est pas viable. Ne pas s’entourer d’autres personnes, c’est faire de votre start-up un cercle fermé et cela vous empêche d’aller dans la bonne direction. Toutefois, s’entourer ne veut pas nécessairement dire recruter ! C’est avant tout parler et échanger sur son projet, avec des membres de votre famille et des amis ou, si vous en avez la possibilité, des mentors.

Aymeric : Je partage l’avis de Pierre et j’ajouterais qu’il faut aussi s’entourer de personnes différentes, dotées d’autres façons de penser, d’autres caractères. Par exemple, Pierre et moi sommes assez complémentaires : j’ai plus un profil de médiateur quand, lui, se veut davantage confiant et rentre-dedans. Le second conseil à mes yeux serait aussi de toujours aller au plus simple. Le fait d’être très terre-à-terre et de développer rapidement des choses concrètes vous aidera grandement. Et cela passe par la remontée d’informations sur le terrain. Par exemple, pour l’application, j’avais pensé au départ ajouter certaines fonctionnalités, quitte à prendre du temps pour les mettre en place, mais j’ai changé d’avis après juste un coup de fil avec le technicien : ce dernier avait en tête des besoins auxquels je n’avais pas pensé. Il faut toujours revenir à l’essentiel, ne jamais partir trop loin. C’est une leçon que j’ai apprise et que je vais continuer à appliquer encore longtemps. D’autant que, dans une jeune start-up, il y a de grandes chances pour que personne ne soit là pour vous dire quand vous allez trop loin : c’est à vous d’être capable de rester focalisé sur la vision métier.

Pierre : C’est vrai. Parfois, la tentation de voir trop grand, de se projeter trop loin, apparaît, mais il faut savoir lutter contre. De toute façon, contrairement aux très grandes entreprises, les startups ont l’avantage d’être facilement scalables – peu importe la taille du marché, elles peuvent s’adapter très facilement sans augmenter les coûts de manière exponentielle. D’abord il faut faire quelque chose de simple et, après, on s’adapte pour le faire grandir. La simplicité est la clé.

 

Retrouvez AvekIA sur son site Internet et sur LinkedIn


Avec AvekIA, Pierre Lazarz et Aymeric Laugel (ESME Sudria promo 2020) font de l’IA l’alliée des entreprises

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Quand la data sert à lutter contre le Covid-19

  • 30/03/2020
Data Against Covid-19

Ancien de l’ESME Sudria, Raphael Presberg (promo 2018) est à le cofondateur de la start-up Eiffo, incubée au sein de IONIS 361. Avec son associé Alexis Tuil, il a participé au lancement de Data Against Covid-19, une initiative open source qui vise à mieux informer l’évolution de l’épidémie par région en France et qui, désormais, compte plusieurs centaines de volontaires.

Raphael Presberg

Avec Eiffo, Raphael Presberg et Alexis Tuil ont développé un score de « santé clients » prédictif, pour des entreprises SaaS B2B qui vendent des produits avec abonnements annuels ou mensuels. « Ce score permet aux équipes customer success de ces entreprises d’obtenir une visibilité objective de leur portefeuille client grâce à la donnée et d’identifier en amont les clients à risque afin d’adapter leur stratégie », explique l’ingénieur spécialiste de la data et de l’intelligence artificielle qui s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale en janvier 2019. Pour autant, c’est aujourd’hui pour une autre aventure, citoyenne cette fois, que l’ESME Sudria a tenu à s’entretenir avec cet Ancien : il s’agit de Data Against Covid-19.

Data Against Covid-19

D’où part cette idée de Data Against Covid-19 ?

Raphael Presberg : Tout est parti d’une publication postée sur LinkedIn par Lior Perez, le responsable Software Development & AI Lab de Meteo-France : nous étions alors au début du mois de mars et il lançait un appel aux Data Scientists afin de collecter de la donnée. Avec Alexis, nous avons décidé de le rejoindre et, au départ, nous étions seulement quatre. Notre but était alors d’essayer de commencer à récolter de la donnée sur la propagation du Covid-19 en France par région, ce qui n’existait pas. Pour cela, nous épluchions chaque jour les journaux régionaux, provinciaux… Bref, toutes les dépêches locales sur le sujet, pour avoir des informations sur les personnes atteintes. L’objectif était de construire une source de données assez granulaire, c’est-à-dire contenant beaucoup d’informations sur les patients touchés, afin de pouvoir ensuite pratiquer de l’analyse dessus.

 

Quand a démarré le projet ?

Il y a environ deux semaines. Quand nous avons commencé, j’ai pris en main la région Grand Est où il y avait entre 100 et 120 cas recensés et Alexis se chargeait de l’Île de France qui était peu touchée. Aujourd’hui, ces chiffres ont explosé. Mais compter le nombre de cas, cela ne veut plus rien dire désormais car, en France, les personnes ne sont pas testées dans leur majorité. Sans test, on peut toujours noter le nombre de cas confirmés, mais l’on ne peut pas dénombrer l’ensemble des cas réels.

 

L’initiative a donc rapidement évolué ?

Oui, en même temps que le nombre de personnes impliquées. Très vite après le lancement, d’autres volontaires nous ont rejoints. De quatre, nous sommes passés à huit. Nous avons alors créé un petit groupe de discussion via l’application Slack. En parallèle, le nombre de malades a augmenté à très grande vitesse et il n’était donc plus possible d’aller chercher des informations de façon granulaire sur ces cas. Nous avons alors plutôt préféré récolter des données pour non pas décrire en détail les profils des personnes touchées, mais suivre le nombre de personnes atteintes par région et par jour. Nous nous sommes entraînés ensemble et avons mis en commun notre travail afin d’obtenir quelque chose de solide. Dès le 8 mars, nous étions douze sur le Slack pour consolider ces données. Et puis, sans savoir comment, deux ou trois jours plus tard, nous sommes retrouvés à près de 450 « data guys » sur le Slack, tous prêts à aider ! Cela a aussitôt permis la création de deux dashboards de datavisualisation permettant de suivre l’évolution du Covid-19. Aujourd’hui, le groupe continue d’augmenter et nous devons être plus de 900 volontaires. Cela donne lieu au développement de très nombreux projets.

 

En plus de la cartographie de la pandémie, quels genres de projets sont menés ?

Nous sommes très vite entrés en contact avec des institutions étatiques, à travers par exemple des personnes d’Etalab, l’organisme qui a pour mission première la digitalisation des institutions publiques. Nous nous sommes également rapprochés de la Direction générale de la santé (DGS) pour comprendre quelles données elle récoltait et envoyait à Santé publique France. S’en est suivie une partie de lobbying pour rendre ces données publiques afin que l’on puisse travailler dessus et les comparer avec la data que nous avions constituée. Alexis a ensuite parlé avec des épidémiologues et des médecins pour comprendre les besoins. Tout cela a permis de lancer de nouveaux projets, principalement de prédiction. Cela concerne la prédiction du nombre de lits en réanimation en régions, la prédiction du pic épidémiologique par département, la prédiction du nombre de masques, de gels et de personnes nécessaires, la prédiction du nombre de cas réels et de cas testés, etc.


Cette initiative citoyenne aide donc les autorités ?

Oui. D’ailleurs, l’un de nos dashboards est présent aujourd’hui sur le site du gouvernement. Cela a été évidemment facilité par la présence de personnes d’Etalab à nos côtés, qui ont justifié notre crédibilité.

 

Data Against Covid-19

 

L’objectif est d’aider, bien sûr, mais est-ce aussi un bon moyen de faire comprendre au grand public combien le travail de la donnée peut être important pour répondre à des enjeux majeurs au niveau national ?

C’est avant tout un moyen d’informer de façon purement quantitative. La création de ces dashboards est aussi pensée pour le grand public, ou plutôt le grand public déjà familier avec l’analyse de courbes, pour lui permettre de comprendre l’évolution de l’épidémie.

 

Est-ce que votre travail se base aussi des analyses comparatives avec des épidémies passées ?

Initialement, cela faisait partie des projets que nous avions, en particulier avec les chiffres relatifs à la propagation du virus Ebola sur lesquels Alexis avait travaillé. Mais nous n’avons finalement pas pu le mettre en place car nous ne disposons pas aujourd’hui de toutes les informations et du recul nécessaires. Pour analyser une épidémie, il faut suffisamment de recul et de données.

 

Vos prédictions collent-elle à la réalité ?

C’est difficile à dire car, en France, peu de prédictions avaient été faites en amont. Il ne faut pas oublier une notion importante : il y a deux-trois semaines, nous ne savions encore rien ! Et l’on ne sait pas non plus où l’on en sera dans deux semaines.

 

Est-ce qu’un site permet de suivre vos travaux ?

Nous travaillons dessus actuellement. Avec la forte progression qu’a connue notre groupe de travail sur Slack, il nous a semblé normal de créer une équipe de communication interne et externe. Nous allons prochainement pouvoir être présents pour communiquer nos travaux sur les réseaux sociaux. En attendant, nous disposons toujours d’un site comprenant l’adresse de notre Slack et nos contacts (https://bzg.fr/covid19-developpeurs-datascientistes-comment-aider/).

 

Si des développeurs, des Data Scientists ou des community managers veulent rejoindre le mouvement, ils peuvent donc encore le faire ?

Bien sûr ! Ces profils sont les bienvenus. Nous avons aussi besoin de Project Managers, de juristes, de spécialistes en protection de données… C’est une initiative vraiment open source et tout le monde peut venir aider, avec ses compétences, ses idées et ses envies.

 

Enfin, avez-vous reçu des demandes directes d’organismes pour plancher sur certaines solutions ? Ces derniers peuvent-ils aussi vous contacter ?

Pas encore. Pour autant, l’AP-HP et Santé publique France ont demandé si, dans notre groupe de travail, des personnes en CDD ou freelance pouvaient être disponibles pour des missions à réaliser. Par contre, nous transmettons nos résultats à la DGS pour challenger leurs modèles et ses évolutions.

Data Against Covid-19

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Podcast : découvrez l’épisode de Culture Job consacré à la robotique !

  • 28/01/2020

En tant qu’école d’ingénieurs généraliste, l’ESME Sudria permet à ses étudiants de découvrir de nombreux univers avant de se spécialiser en fin de cursus. Nombreux sont ceux et celles qui, dans chaque promotion, se laissent par exemple séduire par la Majeure Mécatronique pour explorer un domaine aussi excitant qu’innovant : la robotique. C’est le cas de Julien Buteau (ESME Sudria promo 2014) et Mylène Pereira (promo 2020). Ce jeune Ancien et cette étudiante de 5e année étaient justement invités par le podcast Culture Job pour aborder leur passion de l’ingénierie et des robots.

Podcast Culture Job

Podcast Culture Job

11 minutes pour explorer la robotique  

« Travailler dans la robotique et dans les drones, c’est quelque-chose que je voulais faire depuis la moitié de mes études à l’ESME Sudria. » À 28 ans, Julien Buteau a atteint son objectif en travaillant en Suisse en tant que responsable qualité chez senseFly, « la filiale professionnelle de Parrot qui fabrique des drones servant généralement à la cartographie des grands espaces extérieurs pour les géomètres ou les agriculteurs ». Un parcours qui pourrait inspirer Mylène Pereira, qui a très tôt été séduite par la robotique : « C’est au lycée que j’ai découvert ça, en réalisant un programme pour le robot Nao. Un déclic ! » Pour l’étudiante de 22 ans – et contrairement à certains romans de science-fiction alarmistes -, ces personnages mécatroniques sont avant tout des partenaires pour l’avenir de l’humanité. « On pense souvent que le robot est là pour détruire l’emploi et « supprimer » l’être humain, mais la robotique peut au contraire nous apporter énormément de choses ! Elle le fait d’ailleurs déjà, en nous permettant de vivre mieux et de réaliser des tâches sans danger que l’on ne pourrait pas réaliser normalement. »

Prolongez cette discussion dès à présent en écoutant cet épisode du podcast Culture Job lancé par L’Étudiant et le Groupe IONIS :

Retrouvez également les podcasts de Culture Job sur DeezerPodcast Addict et Spotify !

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FinX, la start-up nautique bio-inspirée de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

  • 18/11/2019
Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Dire adieu aux hélices des bateaux ? Tel est le pari que Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014) a décidé de relever en créant sa start-up FinX ! Et pour y arriver, cette jeune entreprise prometteuse développe actuellement une nouvelle technologie de propulsion nautique bio-inspirée. Également CEO de la structure, l’ingénieur passé par le campus de Lille puis celui de Paris revient sur son parcours et sa vision du biomimétisme tout en confiant à l’ESME Sudria ses futures ambitions.


Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Harold lors des Rencontres Internationales de la Mobilité Durable à Saint-Tropez


Quel a été ton parcours depuis l’obtention de ton titre d’ingénieur en 2014 ?

Harold Guillemin : Après l’ESME Sudria, j’ai rejoint la start-up fondée par mon père, AMS R&D, pour l’aider à développer une nouvelle technologie de pompe industrielle nommée Wavera qui utilise une membrane ondulante à la manière d’une nageoire de poisson. Lancée en 2018, cette gamme 200 watts et 100 % électrique permet de propulser un fluide avec une économie d’énergie allant jusqu’à 30 %. Le business model d’AMS R&D est de licencier cette technologie à des fabricants de pompes pour sous-traiter toute la fabrication. Après quatre ans chez AMS R&D, étant bien au fait de cette technologie, j’ai voulu partir pour l’adapter au monde nautique et ainsi propulser des bateaux autrement qu’avec des hélices. Comment ? En utilisant une membrane qui ondule à haute fréquence et une faible amplitude, ce qui permet d’obtenir une propulsion à haut rendement.

 

C’est donc plus qu’un moteur ?

C’est ça. Chez FinX, nous travaillons sur une propulsion nautique innovante. Cela peut être utilisé pour un moteur de bateau, un propulseur de plongeur, de drone ou de surf motorisé par exemple. Aujourd’hui, notre première gamme est 100 % électrique : c’est du 2 kilowatts équivalent à du 5 CV thermiques. Cette nouvelle propulsion permettra de pousser des petites annexes et voiliers jusqu’à 3 tonnes. Nous sommes en phase de développement et devrions la tester sur la Seine d’ici quelques semaines.

 

Comment est venue l’idée de te diriger vers le secteur nautique ?

Cette technologie m’ayant toujours passionné, je ne cessais de penser qu’il fallait pouvoir aussi l’adapter à un univers touchant davantage le grand public et, de fil en aiguille, le nautisme s’est imposé à moi comme une évidence… peut-être parce que je suis breton de souche ! Mais bon, bien que breton, je suis bien plus ingénieur et technicien que navigateur et explorateur !

 

Pourquoi avoir choisi le nom de FinX ?

En anglais, « Fin » signifie « nageoire ». Quant au « X », il permet de développer un côté « sport et moderne ». Nous voulions un nom court et capable d’être compréhensible également à l’international, notamment sur le marché américain. On peut le prononcer à la française – « Fine X » – ou à l’anglaise – « Fine Ex ».


Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

L’équipe de FinX aux côtés d’Albert II de Monaco

Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

Harold lors d’une présentation de FinX au salon Viva Technology


Quel est l’intérêt pour un ingénieur de travailler sur un projet lié au biomimétisme ?

S’inspirer du vivant, c’est passionnant. En ouvrant son esprit au biomimétisme, on se retrouve face à un potentiel de créativité illimité et l’on peut trouver beaucoup de solutions à des problèmes parfois très techniques. Typiquement, chez FinX, le biomimétisme a permis d’apporter des réponses à des questions liées à l’hydrodynamisme ou aux écoulements turbulents. Mais au-delà de l’aspect pratique, le biomimétisme nous rappelle aussi de rester humble car la nature a déjà des millions d’années de R&D en stock ! En tant qu’ingénieur, il serait bête de ne pas y puiser des inspirations. Ainsi, pour le développement de notre moteur, nous nous comparons sans cesse à ce qui existe déjà, que cela ait été créé par l’homme ou par la nature, afin de trouver le meilleur design possible. On est toujours meilleur quand on s’inspire de l’expérience des autres. Aujourd’hui, les ingénieurs ne peuvent plus se cantonner à leur laboratoire sombre !

 

Il y a un monde entre être ingénieur au sein d’une entreprise et monter sa propre structure. Comment s’est faite la bascule ?

Cela a eu lieu au premier semestre 2018, après avoir découvert l’existence d’un Master Entrepreneuriat en double-diplôme à l’ESSEC Business School et CentraleSupélec. Par semaine, le programme se composait en deux jours de coaching et trois jours focalisés sur le projet de création d’entreprise. Pour moi, c’était un bon moyen d’acquérir de nouvelles compétences business pour me lancer dans l’aventure, comme la gestion d’entreprise, le juridique, les levées de fonds, etc. Je me suis donc lancé dedans de septembre 2018 à juin 2019. Cela m’a permis de me focaliser sur le projet et de m’ouvrir plus de portes grâce au réseau d’Anciens, comme avec celui de l’ESME Sudria d’ailleurs.

 

Le fret maritime génère à lui seul 12 % des émissions de CO2 dues aux transports. Était-ce important pour toi que FinX puisse aussi changer les choses au niveau environnemental ?

Oui. Notre objectif est d’apporter sur le marché une technologie innovante, bien sûr, mais également d’y associer un aspect écologique fort. Notre première gamme à petite puissance compte bien permettre d’encore accentuer le développement de l’électrique dans le nautique. Actuellement, l’électrique représente une petite part de marché, mais cela augmente tout de même très fortement d’année en année, avec des normes de plus en plus strictes à respecter. Pour arriver à des puissances plus grandes dans les prochaines années, les moteurs passeront probablement par une forme hybride, voire thermique. Si l’on souhaite vraiment partir en mer, il faut un système robuste qui ne s’arrête pas au milieu de l’océan. C’est vers quoi on aspire : on remplacera l’hélice par un système ondulatoire pour gagner en efficacité et moins consommer que les technologies actuelles.



Combien de personnes développent le projet à tes côtés ?

Nous sommes cinq actuellement, mais nous ne sommes pas seuls. Nous bénéficions aussi de l’aide d’experts sur différentes thématiques, de la simulation hydraulique à la mécanique. Nous avons aussi un advisory board composé de personnes du secteur, comme l’ex-PDG du Groupe Beneteau ou le directeur général d’Energy Observer. Dans les semaines à venir, nous devrions aussi annoncer le parrainage de FinX par un célèbre navigateur français. Son aura et son expérience nous seront très utiles, notamment pour apprendre à convaincre les marins qui aiment souvent les innovations… mais les préfèrent la plupart du temps sur le bateau des autres !

 

Une première levée de fonds est également prévue ?

Nous sommes en train de la clôturer. Ce sera une levée de 300 000 euros auprès de différents « business angels » : tous appartiennent au domaine nautique et de l’industrie ou sont passionnés par les technologies de rupture à forts potentiels de croissance. D’ailleurs, cette levée a aussi été rendue possible grâce au soutien d’un Ancien de l’ESME Sudria ! En plus d’elle, Bpifrance devrait nous aider quasiment à la même hauteur et nous allons pouvoir compter sur des prêts bancaires et des subventions.

 

Quand espérez-vous pouvoir commercialiser vos premiers moteurs ?

En fait, nous avons déjà commencé à enregistrer des précommandes pour une petite série de moteurs 5 CV pour annexes et voiliers qui sera livrée en juin 2020. L’objectif, c’est de pouvoir lancer une gamme de plus grande puissance en 2020 avec un motoriste ou un leader du domaine : nous espérons pouvoir proposer un moteur de 100 CV qui serait électrique, voire hybride, pour toucher un plus grand marché. En effet, le marché de la plaisance entre 100 et 250 CV est bien plus important que celui des petites puissances. De ce fait, à ce niveau, proposer une économie d’énergie significative est encore plus impactant et attractif. Ensuite, d’ici 4 à 5 ans, pourquoi pas parvenir à propulser un yacht avec notre technologie !



Retrouvez FinX sur son site Internet, LinkedIn et Twitter

Envie d’en savoir plus sur le biomimétisme ?
Rencontrez FinX sur le prochain salon nautique de Paris et participez la Journée Découverte des Métiers de l’Ingénieur organisée à l’ESME Sudria Paris le samedi 14 décembre !


Découverte de FinX, la start-up de Harold Guillemin (ESME Sudria promo 2014)

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Cyril Malargé, CEO France Sopra Steria, parrain de la promotion 2020 de l’ESME Sudria

  • 04/10/2019
Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

 

Ce lundi 30 septembre était synonyme de rentrée pour les étudiants de la promotion 2020 de l’ESME Sudria. Une journée forcément spéciale pour ces futurs ingénieurs qui, à l’issue de cette dernière et 5e année, se lanceront dans une carrière professionnelle passionnante. Et pour leur permettre de se projeter dans cette nouvelle vie qui leur tend les bras, l’école leur a proposé de rencontrer leur parrain de promotion : Cyril Malargé, CEO France Sopra Steria et Major de la promotion 1995 de l’ESME Sudria !


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

Cyril Malargé aux côtés de Sonia Jeanson, directrice adjointe de l’ESME Sudria


Penser « out of the box » : une qualité des diplômés de l’ESME Sudria !

À la tête de la division française de Sopra Steria, qui représente près de 20 000 ingénieurs, Cyril Malargé ne cachait pas son plaisir d’être présent face aux étudiants d’une école qui a beaucoup compté dans son parcours. « Quand l’ESME Sudria m’a proposé de devenir parrain, je n’ai pas hésité ! » Pour le dirigeant du numéro 2 du secteur du digital en France, l’école qu’il a quittée il y a plus de 20 ans a su s’adapter à l’évolution du monde, via la création de nombreuses Majeures axées sur « les attentes des entreprises », tout en conservant des valeurs fortes, à commencer par l’envie de pousser les élèves à entreprendre. « L’ESME Sudria promeut l’entrepreneuriat : vous sortez d’ici avec un code ADN d’entrepreneur. Certains d’entre vous vont vouloir créer leur entreprise, porter des idées… À l’ESME Sudria, on ne s’évite pas de penser « out of the box » et c’est tant mieux. Dans mon entreprise par exemple, je ne veux pas embaucher des clones, mais des gens qui pensent autrement, avec une personnalité qui leur est propre. Le bagage technique, vous l’aurez, mais ce sont la personnalité et la prise de risque qui feront la différence, quel que soit l’enseignement reçu en amont. Continuez à cultiver cela ! »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020


L’éloge de la polyvalence et l’adaptabilité

Au-delà de l’entrepreneuriat, Cyril Malargé tenait également à mettre en avant la diversité de la pédagogie de l’école. « Une autre force de l’ESME Sudria, c’est sa formation polyvalente : elle est axée sur les technologies, mais aussi sur la dimension humaine qui est très présente. En effet, le métier d’ingénieur nécessite de comprendre non seulement les enjeux technologiques mais aussi les enjeux sociaux, sociétaux, et environnementaux. »
Enfin, il encourageait l’auditoire à continuellement nourrir ses facultés d’adaptation : « Vous ferez une belle carrière si vous êtes capables de vous adapter et de vous remettre en cause. La digitalisation nécessite une remise en cause permanente, pour aller chercher toujours quelque chose de plus fort et plus loin. »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020


L’humain avant tout

Avant de souhaiter une bonne dernière année à ses 240 filleuls et filleules, le CEO France Sopra Steria avait à cœur de donner d’autres conseils.  « Ce qui doit vous guider avant tout, c’est le plaisir dans votre travail. Si vous ne prenez pas de plaisir, changez de boulot ! Votre carrière, vous allez la construire de maintenant jusqu’à 35 ans. Après, vous récolterez ce que vous aurez construit. Il faut que vous appreniez : lisez, comprenez le monde, la société, votre environnement, sortez aussi de vos domaines de spécialité… Connaissez-vous vous-même. Et ne mégotez pas avec l’exigence, envers vous-même et les autres. Et n’oubliez pas que la première qualité d’un manager, c’est d’aimer les autres, d’avoir de la bienveillance, de l’écoute et de l’empathie. Si vous n’aimez pas les autres, vous ne serez jamais suivi. Il faut être capable de fédérer et d’embarquer avec vous toute une équipe. Votre défi dans votre carrière ne sera pas technique : il sera avant tout humain. »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

Cyril Malargé et Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria


Sopra Steria, partenaire de l’ESME Sudria

La venue de Cyril Malargé coïncidait avec l’officialisation du partenariat liant désormais Sopra Steria à l’ESME Sudria. Ce rapprochement va permettre aux étudiants de bénéficier régulièrement de l’expertise de Sopra Steria via des interventions spécifiques à chaque Majeure. Un atout pour les futurs ingénieurs selon Damien Romanet, directeur des relations entreprises. « Tout au long de l’année, de nombreux événements seront organisés pour donner l’occasion aux étudiants de connaître en profondeur l’entreprise et ses métiers. Chaque spécialisation aura ainsi droit à son événement dédié pour rencontrer les experts de Sopra Steria. Nous sommes donc très heureux de pouvoir compter sur l’apport et la vision de cette belle entreprise présente sur tous les domaines de l’innovation, domaines que l’on retrouve également dans les différents programmes de l’école, de l’intelligence artificielle à la cybersécurité en passant par la data. »


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Cleary, une entreprise spécialisée dans les systèmes sécuritaires certifiés, cofondée par Thierry Servat (ESME Sudria promo 1987)

  • 27/06/2019

Thierry Servat (ESME Sudria promo 1987) préside Clearsy, une société spécialisée dans les systèmes sécuritaires certifiés dont il est l’un des fondateurs. Cet Ancien revient sur cette entreprise qui intervient notamment dans les métros parisien et new-yorkais.


Thierry Servat


En quoi consiste votre activité ?

Clearsy est une PME française indépendante née en 2001 qui réalise des systèmes sécuritaires certifiés. Elle compte aujourd’hui 140 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’euros. Nous travaillons beaucoup dans le ferroviaire et avons par exemple développé le système qui commande en sécurité les portes palières de trois lignes du métro parisien, de celui de Stockholm et São Paulo. Plus généralement, les systèmes développés par Clearsy allient électronique et logiciels sécuritaires. Nous réalisons l’ensemble du système : du cahier des charges jusqu’à sa mise en service. Pour le métro de New York, nous avons ainsi développé un système qui détecte si des personnes tombent sur les voies.
Par ailleurs, nous éditons un outil, l’Atelier B, qui permet de faire des preuves mathématiques pour vérifier l’efficacité des logiciels sécuritaires. Nous devons développer des programmes qui ne peuvent jamais faillir : en cas de défaillance, il y a risque de mort. Pour cela nous utilisons des méthodes dites « formelles » et nous sommes connus dans le monde entier pour cela.


Que retenez-vous de vos années passées à l’ESME Sudria ?

J’en garde de très bons souvenirs. C’est une très bonne école généraliste, ce qui m’a parfaitement convenu. J’y ai acquis des compétences polyvalentes et aussi techniques. Cela m’a permis de me débrouiller dans toutes les situations et de saisir toutes les opportunités qui se sont présentées à moi.


En croissance, votre société recrute…

Oui, nous sommes constamment à la recherche d’ingénieurs, passionnés par la technique qui souhaitent développer des systèmes. Nous sommes une PME indépendante à taille humaine, avec des développements internationaux. De telles opportunités dans une société qui n’est pas un grand groupe sont très rares ! Il y a plein de choses à faire dans ce monde en construction et la sécurisation des systèmes numérique est un enjeu !

Retrouvez Clearsy sur son site Internet, LinkedIn et YouTube


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Quand les Anciens de l’ESME Sudria apportent un soutien financier aux étudiants actuels

  • 17/04/2019

Forte de plus d’un siècle d’existence, l’ESME Sudria peut se targuer d’avoir construit au fil des années un important réseau d’Anciens à travers la France et le monde. Ces derniers, via notamment l’association AIESME qui les regroupe, viennent régulièrement à la rencontre des étudiants actuels lors de différents événements (conférences, rencontres, forum entreprises) pour partager leur expérience et prodiguer de précieux conseils. Et depuis quelques mois, ces professionnels aguerris peuvent aussi soutenir les futurs ingénieurs en leur permettant de financer des projets spécifiques à leurs études.



Claire, Jean-Baptiste et Axel (ESME Sudria promo 2021) sont étudiants en 3e année. La première fréquente le campus de Lille tandis que ses deux camarades évoluent sur celui de Paris. Tous trois cherchaient des financements pour un projet bien spécifique lié à la poursuite de leurs cursus. Claire voulait trouver un prêt de 3 000 euros pour suivre le parcours management permettant un double diplôme d’ingénieur-manageur entre l’ESME Sudria et l’ISG, tandis que Jean-Baptiste souhaitait 2 300 euros pour finaliser le paiement de ses frais de scolarité et qu’Axel espérait 3 000 euros pour financer son logement et ses frais de vie lors de son semestre à l’International en Irlande sans avoir à se séparer de son logement parisien.

Chacun a pu réussir à trouver une solution grâce à la première campagne de financement des étudiants par 35 Anciens qui vient de s’achever via StudyLink, la plateforme innovante de la jeune start-up française Unly, agrée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale). Une initiative de financement participatif entre différentes générations de « Sussus » qui permet ainsi aux trois étudiants de construire plus sereinement leur avenir sans à avoir recours au circuit bancaire et en bénéficiant de taux bien plus avantageux (0,14 %, 0,20 % et 0,89 %) que ceux pratiqués par les établissements de crédit traditionnels. Le tout pour des prêts remboursables sur une durée allant de 36 à 79 mois. « Ce prêt représente pour moi un réel tremplin pour réussir ma carrière dans l’ingénierie et je peux enfin me concentrer sur le contenu de mes études et non sur comment je vais subvenir à mes besoins », explique pour sa part Claire, ravie et soulagée comme Jean-Baptiste et Axel.

Pour Olivier Destang (ESME Sudria promo 1975), président de l’AIESME, cette première réussite synthétise l’essence même de l’association : « Les étudiants, dès leur entrée à l’ESME Sudria, sont membres de fait de notre communauté. Entraide et Solidarité font partie des valeurs prônées par l’association et mises en pratique chaque jour par tous les Sussus. C’est pourquoi il nous est apparu essentiel de proposer ce nouveau service pour aider les étudiants qui en ont besoin, pour renforcer les liens entre les générations d’Ingénieurs et rendre encore plus vrai notre slogan : « Soyons Forts Ensemble ». »

Pour en savoir plus, découvrez la page spéciale StudyLink développée pour l’AIESME et les étudiants de l’ESME Sudria


 

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ESME Speed : l’innovation des 5es années à l’honneur du campus de Paris !

  • 02/04/2019

36 projets sélectionnés, plus d’une centaine d’étudiants impliqués et 7 grands domaines explorés : organisée le vendredi 29 mars 2019 sur le Campus Paris Ivry, la première édition de l’ESME Speed a tenu toutes ses promesses. Succédant au Symposium, ce nouveau format de présentation des projets de fin d’études a ainsi permis aux professionnels, Anciens et étudiants actuels de découvrir les meilleures innovations portées par les 5es années de l’ESME Sudria autour du numérique, de l’IoT, de la robotique, de l’électronique, de la santé, des télécommunications, de l’énergie, du Big Data ou encore de la finance.



Durant toute la journée, les équipes des étudiants se sont relayées dans le grand amphithéâtre de l’ESME Sudria pour pitcher en quelques minutes leur projet et présenter les technologies utilisées ces derniers mois pour concrétiser leur projet. Leur objectif ? Séduire et convaincre les membres d’un jury composé de professionnels aguerris, tous issus des domaines concernés, et présidés par un membre de l’AIESME, l’association des Anciens de l’école. En parallèle, chaque équipe disposait également d’un stand sur le campus pour, quand elle n’était pas en plein oral, échanger avec les visiteurs et les étudiants actuels autour de leur innovation. L’occasion pour les futurs ingénieurs de réaliser parfois des démonstrations via des prototypes fonctionnels et de challenger celles et ceux qui, dans un an ou plus, se retrouveront à leur place. Certains seront d’ailleurs potentiellement amenés à poursuivre ces projets prometteurs au sein des différents laboratoires de l’école.

Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria, Karim Aït Abderrahim, enseignant et responsable du Laboratoire Energie, Systèmes et Environnement, Olivier Destang, président de l’AIESME et Sonia Jeanson, directrice du Cycle Ingénieur

À l’issue de cette journée, une fois toutes les délibérations faites par le jury, l’ensemble de la promotion 2019 pouvait enfin se réunir dans l’amphithéâtre pour le moment le plus important de ce premier ESME Speed : la remise des prix ! L’ESME Sudria vous présente en image chacun des lauréats avant de revenir sur chaque projet dans les semaines et mois à venir !


Prix Mécatronique :
Harry Fortis, Christophe Sysaath et Sébastien Fortis ont développé un projet portant sur l’étude et la réalisation d’un capteur de force multiaxes.


Prix Systèmes Embarqués :
Hasna Doghri, Mohamed Bourguiba et Camille Gendreau ont imaginé et conçu LiFyre, un projet de combinaison connectée pour sauver la vie des sapeurs-pompiers.


Prix Systèmes Embarqués – Apprentissage :
Etienne de Dauksza, Quentin Melchior et Victor Ducros sont à l’origine d’un drone qui, stationné sur les toits de Paris et équipé d’une caméra, permettra d’assister les équipes d’intervention d’urgence. Ils sont accompagnés par Abdussalam Gemal, responsable pédagogique formation par l’apprentissage.


Prix Télécommunications et Réseaux :
Thibault Cambon et Quentin Boidin ont étudié la réalité des besoins impliquant le futur passage de la 4G à la 5G.


Prix Réseaux et Informatique – Apprentissage :
Jérémy Jacques, Victor Duteurtre et Matteo Polo ont développé LaChouetteAppli, une application mobile simple d’utilisation réunissant de nombreuses fonctionnalités à destination des étudiants comme des professionnels.


Prix Réseaux et Sécurité :
Anaïs Ratanavanh, Bryan Duchemin et Solenn Premet ont imaginé un scanner de sécurité, notamment destiné aux entreprises, entièrement dédié aux objets connectés. Ils sont accompagnés par Sébastien Maizy, responsable du Département « Technologies de l’Innovation, Socle Commun de l’Ingénieur », du Parcours Innovation et de la « Majeure Virtualisation et Réseaux Intelligent ».


Prix Technologies Émergentes :
Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar ont travaillé avec la start-up Basecamp Vascular pour développer la modélisation 3D de la crosse aortique et ainsi aider grandement les chirurgiens pour leur planification préopératoire. Ils sont accompagnés par Abdulhalim Dandoush, enseignant-chercheur, responsable du département « Calculs, modélisations et technologies du numérique ».


Prix Systèmes d’Information :
Aux côtés de leur camarade Raphaël Champeaud, Alexandre Cruel et Baptiste Chevallier ont travaillé avec la start-up Swapcard pour développer un système de recommandation sur un problème de type « départ à froid ».


Prix Big Data & IoT :
Robin Gueux et Constantin Levet ont puisé dans toutes leurs connaissances autour de la data pour créer un outil capable de classer les recettes de cuisine selon leurs ingrédients.


Prix Conversion d’énergie :
Maxence Bekima, Clément Angays et Guillaume Deshayes ont travaillé sur l’asservissement en position et en vitesse d’un boitier émetteur pour la recherche à induction d’une voiture électrique.


Prix Energie – Apprentissage :
Guillaume Arondel, Alexandra Llorit et Quôc-Thông Mai ont recréé un système de tri automatique normalisé.


Prix Ingénierie financière et statistique :
Pierre Vignoles, Selma Sennoune et Amélie Arias ont planché sur une solution permettant de quantifier et couvrir les risques indirects d’un portefeuille d’actifs. Ils sont accompagnés par Nicolas Marie, enseignant-chercheur et responsable de la Majeure Ingénierie financière et statistique.


Prix Coup de Coeur des étudiants :
Antoine Maraux, Thibault Riou et Erwan Ikeni ont pensé un outil d’authentification de chèques grâce à la blockchain.

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School Run : l’appli qui rend amusant le calcul mental, créée par Dibrilou Diagne et Swann Sude (ESME Sudria promo 2017)

  • 21/01/2019

 


School Run est une application sur tablettes et smartphones qui permet aux écoliers de progresser en calcul mental tout en s’amusant grâce au principe de la gamification. Derrière ce projet à la fois éducatif et ludique se cachent deux Anciens de la promotion 2017 de l’ESME Sudria : Dibrilou Diagne et Swann Sude. L’école est allée à la Station F, où est incubée School Run, pour rencontrer Dibrilou, son CEO et cofondateur, et ainsi en savoir plus sur cette aventure entrepreneuriale qui porte une approche différente des mathématiques.


Dibrilou Diagne


D’où vient l’idée de School Run ?
Dibrilou Diagne :
D’un cours particulier que j’ai donné à ma nièce ! En effet, en la faisant travailler, j’ai vu qu’elle avait les mêmes difficultés que moi à l’époque de l’école sur le calcul mental. De ce fait, j’ai parlé de mon idée avec Swan et, ensemble, nous avons décidé de créer une application qui pourrait lui venir en aide ainsi qu’aux autres enfants ! Il faut savoir qu’en France, 42 % d’écoliers présentent des difficultés en mathématiques en entrant au collège. D’où l’intérêt de trouver une solution avec cette application.

Qu’est-ce que permet de faire l’application concrètement ?
Elle se présente sous la forme d’un jeu vidéo, dans une variante du style des runners, et s’adresse essentiellement aux élèves du CP au CM2, soit une génération qui grandit naturellement avec le numérique et l’usage des tablettes/smartphones. L’utilisateur peut jouer seul bien sûr, mais il pourra bientôt aussi challenger ses amis, d’autres élèves de sa classe ou école ou encore des enfants d’autres pays – l’application étant disponible en français, anglais et espagnol. L’autre particularité de School Run est de miser dans un premier temps sur l’apprentissage adaptatif selon les difficultés et facilités de l’utilisateur afin qu’il ne s’ennuie pas avec, et dans un second temps sur le suivi de la progression par les parents ou enseignants, pour encourager l’enfant.

Comment s’organise l’équipe ?
De mon côté, je m’occupe de la partie design user/UX et du business development. Mon but est de comprendre les difficultés que pourraient rencontrer les utilisateurs de l’appli afin de faire en sorte que School Run corresponde pleinement à leurs attentes tout en restant pleinement fidèle à notre vision de départ du projet. Swan, en tant que CTO et cofondateur, s’occupe lui de la partie développement et technique de l’application. Enfin, nous avons également été récemment rejoints par une troisième personne, Angelica Muyrong, qui s’occupe désormais de la partie marketing et data analytics.



Quand a débuté l’aventure ?
Elle a véritablement débuté au mois d’octobre 2018, à notre entrée au sein de l’incubateur Station F dans le cadre du programme Pépites Starters et en partenariat avec le Schoolab, un laboratoire d’innovation qui accompagne notre startup en mode early stage pour nous apporter de nouvelles compétences, comme le design thinking par exemple. Pour nous, cet accompagnement est fondamental car l’entrepreneuriat ressemble à la pratique d’un sport de haut niveau : si l’on veut aller plus loin, il faut avoir un bon coach à ses côtés !

Où en est le projet aujourd’hui ?
Nous préparons actuellement le lancement de la version 2 de l’application, avec l’intégration de l’aspect challenge. Par la suite, nous espérons pouvoir diversifier l’offre de School Run afin de faire également progresser les élèves sur le français, la géographie ou encore la culture générale !

En quoi votre parcours au sein de l’ESME Sudria vous aide aujourd’hui en tant qu’entrepreneur ?
L’école m’a permis de vraiment apprendre à m’adapter et, au fil des différents cours, à trouver en moi des compétences que je ne pensais pas avoir au départ. Tout cela fait écho à mon rôle d’entrepreneur car je dois tous les jours me forcer à apprendre de nouvelles choses, de nouvelles approches. C’est ça que m’a apporté et m’apporte encore l’ESME Sudria !

Retrouvez School Run sur Facebook et Instagram


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