Webinaire du 13 mars 2024 – Nos diplômé·e·s ont la parole ! Découvrez les métiers de l’ingénieur après l’ESME !

Alexia et Yasmina, deux futures ingénieures de l’ESME médaillées d’or lors de l’iGEM 2023

Alexia et Yasmina, deux futures ingénieures de l’ESME médaillées d’or lors de l’iGEM 2023

Organisée à Paris, la finale de l’iGEM 2023, plus grand concours étudiant au monde dédié la biologie de synthèse, a consacré de nombreux projets innovants parmi lesquels Clean Heat, un système bio-sourcé de dépollution des eaux usées en œstrogènes de synthèse et de chauffage grâce à des microorganismes génétiquement modifiés et cultivés en co-culture. Médaillé d’or en novembre dernier, Clean Heat était porté par l’équipe iGEM IONIS composée d’étudiants de SupBiotech, de l’EPITA, mais aussi de deux futures ingénieures de l’ESME : Alexia Baudrand et Yasmina Kourrich (promotion 2024). Retour sur une expérience aussi enrichissante qu’inoubliable.


Alexia et Yasmina, deux futures ingénieures de l’ESME médaillées d’or lors de l’iGEM 2023

L’équipe iGEM IONIS 2023 lors de la grande finale


Au départ, rien ne prédestinait Alexia et Yasmina à travailler un jour sur un projet lié à la biologie de synthèse, sujet à priori éloigné des domaines de l’ingénierie dans lesquels les deux étudiantes de 5e année baignent à l’ESME : la première évolue au sein de la Majeure « Conversion d’énergie » et aspire idéalement à devenir cheffe de projet ou chargée d’affaires dans les énergies renouvelables, tandis que la seconde, actuellement en Majeure « Énergies renouvelables et Smart Grids », ambitionne un poste d’ingénieure cheffe de projet dans l’éolien ou le photovoltaïque. Pourtant, après avoir appris que les étudiants de SupBiotech cherchaient des étudiants d’autres écoles du Groupe IONIS pour compléter leur équipe, Alexia et Yasmina n’ont pas hésité longtemps avant de franchir le pas, voyant les possibles connections entre leurs attentes professionnelles et ce projet ambitieux. 


« J‘avais entendu parler de Clean Heat parce que j’avais justement des amis de SupBiotech qui faisaient partie de l’équipe, confie Alexia. Je savais donc déjà qu’il correspondait assez bien à l’idée que je pouvais me faire de l’innovation dans un processus smart city, avec ce principe de circularité que j’aimais beaucoup via cette volonté de réemployer des déchets présents dans les eaux pour les convertir en énergie ! » Un avis partagé par Yasmina : « L’idée du projet étant assez en accord avec ma Majeure, cela ne pouvait qu’être une expérience enrichissante et m’apprendre un tas de choses ! »


Alexia et Yasmina, deux futures ingénieures de l’ESME médaillées d’or lors de l’iGEM 2023

Utiliser des compétences en prototypages et en thermodynamique pour une innovation responsable

Une fois recruté, le duo se retrouve à évoluer au sein du pôle Dry Lab de l’iGEM IONIS pour notamment travailler sur la modélisation du projet, la création d’un prototype imprimé en 3D et son implémentation. « Les étudiants de SupBiotech avaient besoin de nos compétences en thermo et en prototypage pour aboutir à quelque chose qui soit plus fini et plus développé que ce qu’ils auraient pu faire tout seul, précise Alexia. Nous avions un rôle de support finalement ! » Démarre alors un travail de plusieurs mois, animé par des réunions hebdomadaires avec l’ensemble de l’équipe et marqué par d’innombrables heures de recherche. « Comme j’étais en stage en entreprise au même moment, je ne pouvais réellement travailler sur le sujet qu’en fin de journée ou le week-end », se rappelle Alexia, heureuse que ces efforts aient finalement été récompensés lors de la finale de l’iGEM. Yasmina, elle, a pu réaliser son stage directement au sein de l’équipe iGEM IONIS : « Cela m’a permis d’y consacrer plus de temps et de préparer au mieux la compétition ! »


« Il y avait une grande fierté au moment de l’annonce de cette médaille d’or, quand le nom de notre équipe s’est affiché sur l’écran », se souvent justement Yasmina, vite rejointe par sa camarade. « Voir que notre travail a été distingué par le jury est d’autant plus satisfaisant pour nous que la biologie de synthèse n’est pas du tout notre domaine de prédilection. Cette médaille d’or montre aussi que mes compétences en prototypage et en hardware comme celles de Yasmina en thermodynamique ont pu s’intégrer pleinement au projet et être à la fois appréciées par l’équipe comme les professionnels ! » Sans oublier les recruteurs, également interpellés par une telle expérience sur le CV d’étudiantes issues d’une école d’ingénieurs pourtant généraliste. « Quand j’ai expliqué notre projet en entretien et dit qu’on avait remporté une médaille d’or, la personne en face était très agréablement surprise et impressionnée », assure Yasmina. « Les entreprises constatent que nous nous sommes intéressées à la biologie et aux biotechnologies pour les coupler à une ingénierie « plus classique » et ça fait généralement plutôt son petit effet ! », renchérit Alexia.


Alexia et Yasmina, deux futures ingénieures de l’ESME médaillées d’or lors de l’iGEM 2023

Un projet transdisciplinaire… pour une parfaite synthèse du métier d’ingénieur

Alexia et Yasmina ne sont pas les premières étudiantes de l’ESME à briller lors de l’iGEM. Depuis 2020, on compte toujours au moins un de futurs ingénieurs de l’école au sein de cette équipe transdisciplinaire qu’est l’iGEM IONIS. Et ce n’est pas cette nouvelle médaille d’or qui devrait casser cette belle dynamique. Yasmina en profite d’ailleurs pour adresser un conseil aux prochaines promotions de l’ESME : « Il ne faut surtout pas avoir peur de se lancer ! Certes, cela demande un certain engagement, mais il y a un tas de choses à apprendre, un super challenge à relever, une finale géniale à vivre pour rencontrer plein de personnes et vivre une expérience hyper enrichissante… Le jeu en vaut vraiment la chandelle ! »


Pour Alexia, rejoindre l’iGEM IONIS est aussi un bon moyen de se challenger soi-même et de grandir professionnellement parlant très rapidement. « C’est un projet qui s’étale sur un an et il faut donc être capable de pouvoir y consacrer beaucoup de temps : non seulement on doit pouvoir trouver quelles solutions existantes utiliser mais aussi devoir parfois en créer de nouvelles, s’enthousiasme-t-elle. C’est une autre façon de réfléchir et c’est très différent d’un projet scolaire plus classique avec des professeurs présents pour nous accompagner au quotidien. Il faut être en mesure d’aller chercher du support scientifique en externe, se montrer plus autonome et, bien sûr, cultiver une certaine appétence pour tout ce qui est recherche, veille scientifique, innovation et imagination ! Au fond, c’est une parfaite synthèse du métier d’ingénieur, surtout avec un projet comme Clean Heat qui se veut avant tout éco-responsable. » Un discours inspirant qui devrait, à coup sûr, faire mouche auprès d’autres étudiants de l’ESME en vue de l’iGEM 2024 !


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