INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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Catégorie : Les études

Bachelor : l’ESME Sudria Bordeaux prépare le futur de l’aéronautique

  • 25/02/2021
Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

 

En plus de futurs ingénieurs, le campus bordelais de l’ESME Sudria accueille également de nouveaux étudiants dans le cadre de son Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques, inauguré à la rentrée 2020. D’une durée de trois ans, ce cursus professionnalisant s’adresse à des profils scientifiques souhaitant participer au plus vite à la grande transformation de l’industrie aéronautique très active dans la région bordelaise comme l’explique Rodolphe Riviere, son responsable pédagogique.

 

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

Rodolphe Riviere

 

Quand on parle de l’aéronautique en France, on pense évidemment à Toulouse et Paris, mais pas forcément à Bordeaux. Pourtant, la Gironde, ça compte !

Rodolphe Riviere : L’activité de la région est effectivement très riche en la matière ! À Bordeaux, on retrouve déjà deux très grands noms du secteur, avec Dassault Aviation et ArianeGroup. Ainsi, les principales usines de fabrication des célèbres lanceurs Ariane se trouvent à Saint-Médard-en-Jalles, à quelques kilomètres seulement du campus de l’ESME Sudria. Même chose pour Dassault Aviation, installé depuis très longtemps en Nouvelle-Aquitaine, à Mérignac : c’est d’ici que sortent les Rafales et les Falcons. Mais il n’y a pas que ces deux acteurs : il y a également tout un écosystème lié à la sous-traitance et la Supply Chain (ou chaîne logistique) de l’aéronautique, avec des entreprises telles que Safran, Thales, Daher ou encore Stelia Aerospace, filiale du Groupe Airbus. Et si l’on va aussi un peu plus loin, à La Teste-de-Buch, on peut aussi retrouver Zodiac Aerospace, un autre acteur important du spatial français. Enfin, le monde des transports au sens large est également bien implanté ici. Ce n’est d‘ailleurs pas pour rien que Naval Group ou d’autres grands équipementiers mécaniques et fabricants de moteurs font partie du paysage local.

 

 

Qu’est-ce que c’est, un « transport éco-intelligent » ?

C’est un transport qui, justement, doit encore se définir ! En effet, l’industrie aéronautique se trouve face à une réelle transition aujourd’hui, en matière de consommation d’énergie, de façons de fabriquer, de gérer les entreprises, d’optimiser les Supply Chains… Et quand on parle de « transport éco-intelligent », on aborde tous ces sujets. Il est important de pouvoir apporter des spécialistes dans ce secteur du transport, pointé souvent du doigt pour être un gros consommateur d’énergie et un gros pourvoyeur de gaz à effet de serre, pour justement intégrer une dimension écologique et de développement durable dans la façon d’aborder les problèmes techniques. Cela, c’est pour la partie « éco ». Quant à l’aspect « intelligent », il fait référence à une réalité : celle au développement d’écosystèmes interconnectés qui veulent s’appuyer de plus en plus sur de l’automatique et de l’informatique pour réaliser leurs travaux. Si, par exemple, vous visitez aujourd’hui les dernières usines de Safran, vous verrez qu’elles font partie de ce qu’on appelle « l’industrie 4.0 ». Dans ce type d’usines, il n’est aujourd’hui pas rare de trouver un responsable de ligne capable, à l’aide de son smartphone, de savoir combien d’unités vont être produites et le taux de défauts remonté ! Mais pour rendre possible cet industrie 4.0, il faut de l’intelligence dans l’unité de production. D’où l’intérêt de former des professionnels capables de travailler sur ces systèmes, chez les donneurs d’ordre, bien sûr, mais aussi les fournisseurs.

 

Justement, vers quels métiers se dirigent les futurs diplômés de ce Bachelor bordelais ?

Les métiers vers lesquels se destinent les spécialistes sortant de notre formation sont pour partie des nouveaux métiers – spécialistes IoT pour les transports ou spécialiste maintenance industrie 4.0 pour ne donner que deux exemples – mais aussi des métiers qui existent déjà mais qui sont aujourd’hui occupés à défaut de profils adéquats, soit par des techniciens avec une très forte expérience, soit par des ingénieurs débutants. Cela présente des inconvénients qui ne rendent pas pérenne la gestion du poste en question. De ce fait, l’industrie se retrouve trop souvent dans une position qui la voit pourvoir ces postes de spécialité – mais cruciaux – sur des durées trop courtes, d’un à deux ans seulement. Le turn-over étant alors trop important, il implique une perte régulière de compétences clés… C’est un problème car ces postes sont vraiment des maillons importants dans la chaîne de fabrication, que ce soit sur du test ou de la conception/implémentation de solutions techniques.

 

 

L’idée est donc de contribuer à l’essor de l’industrie 4.0 autant qu’à l’amélioration des technologies du transport en soit ?

Oui et cela se traduira de deux façons. Certains de nos diplômés vont arriver dans un grand groupe déjà en train d’avancer sur ces nouvelles technologies dans le respect des règles du développement durables : ils devront alors être immédiatement opérationnels afin de s’intégrer dans cette démarche et la cultiver. D’autres rejoindront des PME ne baignant pas forcément dans cette démarche, mais devant faire face à un certain nombre d’exigences de la part de commanditaires qui, eux, sont déjà impliqués : nos diplômés seront alors aptes à répondre à ces attentes, en sachant ce qu’impliquent ces systèmes connectés, les MES (logiciels de pilotage de la production dit « Manufacturing execution systems »), ces logiciels qui permettent d’apporter de l’intelligence sur les sites de production, et les logiciels qui apportent à leur tour de l’intelligence dans les moyens de transport.

 

À qui s’adresse en priorité ce Bachelor ?

Ce Bachelor concerne principalement des personnes intéressées par l’aéronautique et qui sont en recherche d’une formations professionnalisante, orientée sur les projets, la pratique et sur la rapide mise en application des connaissances. Nous ne sommes pas une prépa, nous ne faisons pas  que de l’abstraction et de la théorie : nous ciblons des compétences à acquérir en nous basant sur la pratique et des cas inspirés de ce que vit réellement l’industrie. Nous avons des étudiants venant directement de Terminale STI2D ou de Terminale générale avec une culture scientifique, qui ont fait beaucoup de maths ou non, mais qui sont attirés par le fait de pouvoir faire à la fois de l’informatique, de l’électronique et de la gestion de projets. Le Bachelor est aussi pensé, à travers les admissions parallèles, pour les personnes souhaitant se réorienter. Nous avons, par exemple, des étudiants qui s’étaient d’abord dirigés vers des études de pilotage avant de finalement se dire qu’il valait mieux d’abord acquérir un bagage technique avant de prendre le chemin des cockpits. On ne propose pas qu’un contenu pratico-pratique car le but de ce Bachelor n’est pas uniquement de former des professionnels opérationnels à la sortie de l’école : c’est aussi de permettre à celles et ceux qui le souhaitent de poursuivre leurs études après ces trois années, en intégrant une école d’ingénieurs par exemple. Or, pour cela, il faut avoir des bases scientifiques solides. De ce fait, notre Bachelor se veut être le juste milieu entre un cursus scientifique, avec des sciences fondamentales et théoriques suffisamment solides, et un aspect pratique et appliqué.

 

 

Est-ce que l’on retrouve les acteurs de l’écosystème dans la formation ?

Cela se traduit essentiellement par les projets menés. Ainsi, lors de la 1re année, les projets pédagogiques mis en place sont proposés par des enseignants très souvent issus de l’aéronautique et d’entreprises connexes, ce qui permet d’avoir des sujets très pertinents. En 2e et 3e années, le Bachelor passe à la vitesse supérieure et devient alors plus concret, avec davantage de projets apportés directement par des entreprises. Les acteurs de l’écosystème régional sont aussi régulièrement présents sur notre campus grâce à nos événements et, en particulier, nos cycles de conférences, afin d’offrir à nos étudiants un regard sur la vie des entreprises en présence d’interlocuteurs importants. Par exemple, en début d’année, nous avons pu recevoir Marie Gaudré, directrice d’établissements chez ArianeGroup, pour présenter aux étudiants les futurs lanceurs Ariane 6.

 

Quelle place occupent les stages ?

Les stages sont essentiels. On estime que pour avoir une formation professionnalisante crédible, les étudiants du Bachelor doivent, sur les trois ans de formation, passer au minimum 22 semaines en entreprise. Ainsi, en fin de 1re année, les étudiants effectuent déjà un stage professionnel de 6 à 8 semaines : c’est une étape importante de découverte, pour apprendre des coulisses de l’industrie, des fonctions de chaque opérateur et de l’organisation de ces structures. Le point d’orgue intervient en 3e année avec un enseignement en alternance école-entreprise, afin d’avoir déjà un pied dans le monde professionnel avant l’obtention de son diplôme. Et comme l’aéronautique est aussi un secteur à forte vocation internationale, nous avons également souhaité que nos étudiants puissent expérimenter cet aspect. Ainsi, durant le premier semestre de 2e année, ils partent étudier en Lituanie, à la Vilnius Gediminas Technical University, dite « Vilnius Tech », une faculté réputée en aéronautique, pour améliorer leur pratique de l’anglais, s’ouvrir à une autre culture et compléter leur formation en allant plus loin avec des cours d’aérodynamisme ou encore d’étude de mécanique du vol !

 

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

Le campus de l’ESME Sudria à Bordeaux

 


Le Bachelor Transports éco-intelligents vue par deux de ses étudiantes

 

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

« Je me suis découverte une passion pour la physique en PASS, mais je ne voulais pas aller dans un cursus trop généraliste. L’aéronautique m’ayant toujours attirée, cette formation était faite pour moi ! »

Constance, étudiante en 1re année

« Le point fort du Bachelor, c’est le suivi et l’écoute des professeurs ! »

Julie, étudiante en 1re année

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

Classement L'Usine Nouvelle 2021 : l'ESME Sudria, 4e école d'ingénieurs sur l'insertion professionnelle

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L’ESME Sudria en apprentissage, c’est maintenant possible à Lille !

  • 05/02/2021
À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique.

À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique. Une nouveauté qui répond à la fois aux besoins des entreprises des Hauts-de-France et aux aspirations des futurs ingénieurs comme l’explique Johan Verstraete, directeur de l’ESME Sudria Lille.

 

À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique.

Johan Verstraete

 

Pourquoi avoir décidé d’ouvrir le Cycle ingénieur à l’apprentissage ?

Johan Verstraete : Pour deux raisons. Tout d’abord, il y a l’écosystème tourné vers l’énergie qui fait partie des trois grands moteurs de la région avec l’intelligence artificielle/les objets connectés et la robotique industrielle. Pour rappel, l’énergie est l’une des spécialisations historiques de l’ESME Sudria et c’est même avec l’énergie que le campus parisien a ouvert pour la première fois son cycle en apprentissage il y a quelques années. Il semblait donc logique que Lille s’y prête à son tour. Quant à la deuxième raison, elle concerne tout simplement les étudiants eux-mêmes : nombreux sont ceux qui, dans le bassin lillois, nous ont régulièrement émis le souhait de pouvoir se lancer dans l’apprentissage. Nous avons donc travaillé sur le sujet afin de pouvoir enfin monter cette formation.

 

Quel est le profil des étudiants qui souhaitent se tourner vers l’apprentissage ?

L’apprentissage s’adresse avant tout à des élèves plutôt posés et concernés, disposant d’une certaine maturité et ayant envie d’aller à la rencontre du monde professionnel, d’imaginer le futur en s’y frottant concrètement. D’ailleurs, ils ont souvent déjà des projets et des entreprises en tête ! Ils préfèrent privilégier le rythme de l’alternance à celui d’une vie étudiante classique nourrie par les associations, pour se confronter au plus tôt au métier d’ingénieur. Evidemment, de par ce profil, ces élèves se doivent également d’avoir une importante capacité de travail car, en plus de suivre les mêmes cours que leurs camarades du cursus initial, ils devront assimiler les connaissances transmises par l’entreprise et répondre aux demandes de cette dernière. Ce mélange fait la force de l’apprentissage, mais il n’est pas forcément fait pour tout le monde.

 

 

Un des avantages pour le futur apprenti lillois, c’est qu’il pourra emmagasiner trois années d’expérience professionnelle en parallèle de ses études : il n’aura ainsi pas de phase de transition entre les études et l’entreprise pour être tout de suite opérationnel à la fin du cursus, voire apte à relever des défis plus conséquents.

Cela se vérifie très souvent à travers l’évolution des missions que l’entreprise propose à l’apprenti au fur et à mesure. Généralement, plus l’étudiant est impliqué, plus l’employeur lui confie des missions intéressantes à mener avant même l’obtention du diplôme. C’est d’ailleurs pour cette raison que les périodes en entreprise deviennent de plus en plus longues au cours du cursus. C’est un souhait partagé par l’élève et l’entreprise !

 

Comment s’organisent ces périodes justement ?

Au début de la formation, les étudiants alterneront entre quelques semaines à l’école et quelques semaines dans leur entreprise. Puis les périodes s’allongeront au fur et à mesure du cursus. Ainsi, et même si les acteurs de l’énergie dans les Hauts-de-France sont nombreux à être à l’affut de jeunes talents, un étudiant pourra aussi travailler dans une autre région s’il en a l’envie, voire se déplacer dans le cadre de l’une de ses missions. C’est l’avantage de ne pas venir à l’école uniquement un jour par-ci, par-là, mais sur des périodes définies en amont.

 

Avec cette ouverture, l’étudiant apprenti de la Majeure Management de la transition énergétique pourra également réaliser toute sa scolarité à Lille, sans faire les traditionnelles 4e et 5e années à Paris.

C’est vrai. Normalement, nos étudiants lillois effectuent les deux années du Cycle préparatoire puis la première année du Cycle ingénieur avant de s’envoler pour le semestre à l’International puis de terminer leur cursus à Paris. Cela sera désormais différent pour ceux qui auront fait le choix de cette formation par l’apprentissage. Pour nous, c’est aussi une satisfaction car cela récompense notre travail avec les acteurs locaux de l’énergie. Nous sommes intégrés au pôle de compétitivité MEDEE (maîtrise énergétique des entraînements électriques), avons signé plusieurs partenariats, notamment avec des entreprises labellisées « Rev3 » (pour la 3ème révolution industrielle) et collaborons déjà avec de grands noms tels qu’Engie, EDF… Comme le montre la future création du pôle d’excellence EuraEnergie de Dunkerque, la région des Hauts-de-France veut répondre aux enjeux de la maîtrise et de la transition énergétiques. Et bien nous, à l’ESME Sudria Lille, nous sommes là pour l’y aider !

 

EuraEnergie / Photo Snøhetta / Santer VanHoof Architectes

Le futur pôle EuraEnergie sera situé à Dunkerque
Photo Snøhetta / Santer VanHoof Architectes

 

Un autre avantage de l’apprentissage, c’est l’aspect financier pour l’étudiant, non ?

Oui. Dans le cadre de cette formation, l’entreprise s’engage à prendre 100 % des frais de la scolarité à l’ESME Sudria. L’étudiant aura alors la possibilité de bénéficier de l’important réseau de l’école, mais aussi d’être rémunéré durant sa formation. Les entreprises investissent dans ces profils pour les former et, très souvent, les recruter en fin de cursus. À ce sujet, nous allons organiser trois premiers forums dédiés à l’apprentissage sur notre campus lillois afin de permettre aux étudiants et aux entreprises de se rencontrer. Ils auront lieu le jeudi 18 mars, le jeudi 6 mai et le mardi 15 juin !

 

Qui sont les étudiants qui peuvent prétendre à cette formation ?

Il y a d’abord les étudiants CPGE et de DUT ou BTS en lien avec l’énergie qui souhaitent nous rejoindre. Il y a aussi les étudiants actuels de 2e année de l’ESME Sudria, tous campus confondus, qui peuvent en faire la demande. Ensuite, Pour l’ensemble des candidats, nous allons faire passer des entretiens et des tests permettant de définir s’ils sont admissibles ou non. On évalue les compétences, mais aussi le savoir-être, la capacité de travail et d’adaptation en rapport avec l’exigence du monde professionnel. Pour autant, admissibilité ne signifie pas inscription car, en apprentissage, l’inscription ne se fait qu’avec la signature de trois parties : l’école, l’entreprise et le Centre de formation d’apprentis (CFA). Il y a donc un double parcours de recrutement, par l’école et l’entreprise.

 

 


L’apprentissage à l’ESME Sudria : une réussite en progression constante

La possibilité pour les étudiants de suivre le Cycle ingénieur via l’apprentissage à l’ESME Sudria a démarré dès 2002 sur le campus parisien, avec une dizaine d’étudiants séduits par cette approche alliant temps passé à l’école et temps passé en entreprise. Depuis cette première promotion, de plus en plus d’étudiants de l’école ont opté à leur tour pour l’apprentissage. Ainsi, le nombre d’apprentis ne cesse de grandir chaque année. En 2020, ils étaient près de 70 à vouloir appliquer aussitôt leurs connaissances en énergie, système embarqués ou en réseaux dans le monde professionnel !


À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique.

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« Le code est un art en soi »

  • 18/11/2020
Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l’ESME Sudria Paris, Romain Astouric est avant tout un passionné d’arts numériques. Une passion et une culture, nourries par ses recherches et ses expérimentations, qu’il partage à travers ses œuvres et ses enseignements.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Romain Astouric, un ingénieur passionné d’arts numériques


Que fais-tu à l’ESME Sudria ?

Romain Astouric : Depuis 5 ans, je suis responsable de l’e-Smart Lab parisien, notre atelier de fabrication numérique collaboratif. Son but est que les étudiants puissent découvrir la création numérique et le prototypage rapide – en somme qu’ils comprennent comment on passe de l’idée au concept, puis du concept au prototype pour mettre en action leurs idées. Je bénéficie pour cela de l’aide précieuse d’étudiants notamment via l’association E.S.Makers. Je m’occupe aussi du Parcours Innovation à Paris, qui depuis cette année va développer des projets communs avec le nouveau Parcours Ingénieur-Designer dirigé par ma collègue Capucine Thery, en s’intéressant avant tout à la modélisation, la technique et la fabrication. Nous commençons par transmettre les bases puis invitons les étudiants à s’investir dans des projets collaboratifs avec différentes structures comme l’Électrolab ou le WoMa. Enfin, je suis responsable pédagogique de la Summer School : nous recevons chaque été une quinzaine d’étudiants étrangers à qui nous faisons suivre un parcours autour de la robotique et des arts numériques.  

 

Justement, les arts numériques font partie de ta formation et de tes passions, puisque tu réalises de nombreuses œuvres sous ton pseudo « Data Flaw »

Ingénieur diplômé d’un Master de Recherche « Art, Science et Technologie », j’ai réalisé plusieurs installations interactives avec lesquelles le spectateur peut jouer. Ma plus importante permettait au visiteur d’en prendre le contrôle via des manettes de console de jeu. Elle mêlait vidéo-mapping et effets sonores. Plus récemment, je travaille avec Verlatour, un producteur amiénois avec qui nous développons un spectacle musical interactif. Je m’intéresse beaucoup à l’outil Processing, un langage et un environnement très utilisé dans les arts numériques. Il me permet notamment d’utiliser une machine qui m’a servi pour réaliser mes dernières œuvres : un robot à deux axes équipé d’un stylo dessinant des lignes et des points. L’e-Smart Lab s’est doté de cette machine et je me suis formé à son utilisation avec l’artiste Julien Gachadoat qui réalise des œuvres très intéressantes. Cette formation et le premier confinement m’ont permis de pousser un peu plus loin mes recherches. En septembre, j’ai ainsi pu exposer des œuvres au Café à Amiens. Une première série d’œuvres s’inspirait de motifs géométriques classiques et de différents algorithmes. La seconde se basait sur des relevés topographiques. J’ai ainsi récupéré des données de la Nasa auxquelles j’ai ajouté différents relevés GPS, comme les randonnées les plus célèbres de France.



Tu donnes également des cours à Sciences Po. En quoi consistent-ils ?

J’interviens depuis trois ans dans le programme Culture Numérique, initialement à travers toute la France et plus récemment sur le campus rémois, pour initier les étudiants à ce sujet. Je leur montre comment utiliser le code comme outil artistique ou outil de visualisation, et qu’il peut contenir des messages artistiques voire politiques. Le code n’est pas qu’un outil, c’est un art en soi et on ne le remarque pas forcément dans la vie de tous les jours. Il ne doit pas rester caché et cantonné aux mains des développeurs et des ingénieurs. Il peut transmettre des émotions.  

 

Où se situe le développement de la culture numérique ?

Le monde numérique et réel ne sont plus séparés. Le numérique occupe une place de plus en plus importante au sein du monde dans lequel nous vivons. Le grand public connaît assez mal son histoire, assez peu enseignée, notamment en école d’ingénieurs. On se demande rarement d’où viennent l’ordinateur et le web… À cela s’ajoute aujourd’hui les enjeux liés à l’encadrement des GAFAM ou à la démocratie. On vit dans un monde numérique et cela a des conséquences. La question n’est pas de savoir si ces technologies sont bonnes ou mauvaises, mais de savoir ce qu’on en fait ! C’est pourquoi, dans mes cours, quand je le peux, je m’attache à aborder leur histoire, leurs enjeux passés et actuels.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Un aperçu de la récente exposition organisée au Café à Amiens

Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.


Que t’apportes l’échange avec les étudiants ?

En travaillant avec les étudiants et en préparant mes cours, je suis amené à découvrir de nouvelles choses. Cela me permet de réaliser une veille technologique (et donc aussi artistique) : j’essaie de me tenir tout le temps informé des dernières nouveautés pour pourvoir les transmettre aux élèves. C’est un milieu où l’open source est très utilisé et le partage d’informations très répandu. Cela me permet de découvrir de nouveaux outils, tout en restant à niveau. Chaque année, je progresse !  

 

Te considères-tu plus comme ingénieur ou comme un artiste ?

Les deux, mais plus comme un artiste dans la mesure où, ces dernières années, j’ai fait de nombreux essais et tests. Je tâtonne beaucoup et en ce sens, c’est une démarche plus artistique que relevant de l’ingénierie. Je fais des erreurs qui me servent et parfois donnent de très beaux résultats.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.


Quels sont tes futurs projets ?

Je souhaiterai aller plus loin dans mes œuvres se basant sur les relevés topographiques. N’importe qui peut m’envoyer des données, aussi bien sur son jogging du week-end que de sa sortie à vélo… L’idée est de créer des œuvres personnalisées uniques. Avec l’ESME Sudria, nous allons former une dizaine d’étudiants aux arts numériques pour réaliser une exposition dans nos nouveaux locaux l’année prochaine.

 

Découvrez l’univers de Romain Astouric sur son site Internet ainsi que sur Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter et Vimeo.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

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Exit l’épreuve écrite : le Concours Advance évolue !

  • 13/11/2020
Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

De janvier à mars 2021, les futurs bacheliers pourront à nouveau effectuer leurs vœux sur Parcoursup afin de préparer leurs études supérieures. Et nombreux seront encore celles et ceux qui opteront pour le vœu du Concours Advance, le seul donnant accès au 15 campus des 4 écoles d’ingénieurs réputées du Groupe IONIS : l’EPITA (informatique), l’ESME Sudria (école d’ingénieurs pluridisciplinaire), l’IPSA (aéronautique et spatial) et Sup’Biotech (biotechnologies). Ils pourront alors découvrir la nouvelle formule du Concours Advance, adaptée à la récente réforme du Bac et encore davantage centrée sur la personnalité des candidats !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance ! Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

Désormais, le Concours Advance change en abandonnant son épreuve écrite. Pourquoi ? Parce que le Bac a lui aussi changé, laissant désormais aux élèves le choix de se spécialiser à leur guise, et qu’il devient alors évident de donner encore plus d’importance aux notions de personnalité, aux aspirations et motivations, ainsi qu’à l’évaluation des projets et des performances dans la durée, grâce à un échange direct entre le candidat et l’école. Ainsi, l’écrit disparaît à la faveur d’entretiens oraux systématisés (contrôle de niveaux sur des oraux de matières – mathématiques, anglais – et entretien de motivation) et d’une étude approfondie des dossiers scolaires et non-scolaires, de plus en plus riches en informations et accessibles sur Parcoursup.


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Après l’inscription sur Parcoursup puis la validation de sa candidature, le candidat se verra attribuer une Note de Dossier en fonction des dossiers scolaires (notes de Première, notes des épreuves anticipées du Bac de français écrit et oral, d’anglais, de spécialité de Première, ainsi que les notes de Terminale). Cette Note de Dossier permettra d’établir une liste des Grands Classés qui seront dispensés des épreuves orales de mathématiques et d’anglais du concours qui se dérouleront pour l’ensemble des candidats au mois d’avril et mai 2021. Cette même période verra tous les candidats passer également un entretien de synthèse et de motivation. Cet entretien représente le plus haut coefficient des épreuves orales du Concours Advance.

Enfin, les éléments disponibles sur Parcoursup (projet de formation, sens de l’engagement, centres d’intérêt et activités, lettre de motivation, fiche avenir…) donneront lieu à une Note Profil / École qui permettra à chaque école de mieux cerner la passion, la motivation et la personnalité du candidat avant la publication des résultats au mois de mai 2021.

En résumé, la nouvelle formule Concours Advance place encore davantage l’humain au cœur de son processus et permet plus que jamais aux futurs ingénieurs de sélectionner l’école qui leur correspondra le plus… et vice-versa !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Pour mieux connaître l’ensemble des étapes du Concours Advance, rendez-vous sur le site officiel du concours.

Vous pouvez également suivre les actualités des écoles d’ingénieurs et du concours sur Facebook et Twitter.

Vous avez des questions ? N’hésitez pas à contacter le Concours Advance ou les quatre écoles d’ingénieurs : tous les contacts sont disponibles sur la page dédiée.


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

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Le double diplôme CentraleSupélec vu par Fanny Pan (ESME Sudria promo 2020)

  • 05/08/2020
Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Passionnée de santé et de technologies, Fanny Pan (ESME Sudria promo 2020) a profité de sa dernière année d’études pour effectuer un double diplôme avec CentraleSupélec, à l’image de son camarade de promotion Aymeric. La future ingénieure revient sur son parcours et cette expérience qui l’a vu évoluer sur le campus Paris-Saclay afin de suivre le cursus Circuits et Systèmes Électroniques Intégrés.

 

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Fanny Pan

 

Pourquoi avoir choisi des études d’ingénierie ?

Fanny Pan : J’ai longtemps hésité avant de me lancer. Au final, comme j’ai toujours aimé construire des choses, je me suis dit que devenir ingénieure allait me permettre de continuer en ce sens. D’une certaine façon, c’est aussi cette hésitation qui m’a fait choisir une école généraliste comme l’ESME Sudria, pour me laisser suffisamment de temps avant de décider dans quel domaine me spécialiser par la suite. Je voulais pouvoir toucher à différentes disciplines avant de choisir !

 

Quelle spécialisation as-tu finalement choisie ?

J’ai opté pour la Majeure Mécatronique car j’avais pour ambition de produire des prothèses. En effet, au fil des années, j’ai davantage eu l’envie de me tourner vers le médical et le biomédical. Souhaitant pouvoir faire des prothèses sensitives, cette Majeure assez large me permettait de voir ce projet dans son ensemble, de la robotique à l’électronique.

 

D’où te venait cette ambition de créer des prothèses ?

J’ai toujours eu envie d’aider les gens et j’avais même pensé un temps faire des études de médecine. Travailler dans le biomédical à travers l’ingénierie représentait donc la combinaison idéale pour moi ! Quant aux prothèses, j’ai commencé à m’y intéresser après avoir vu une émission de télévision consacrée au sujet. Je trouve ça beau de pouvoir aider les personnes souffrant d’un handicap de retrouver une certaine autonomie. Et dorénavant, j’aspire plutôt à travailler dans la nano médecine !

 

Pour ta dernière année, tu as opté pour un double diplôme avec CentraleSupélec. Pour quelle raison as-tu opté pour ce cursus ?

Je voyais ce double diplôme non seulement comme une bonne opportunité de découvrir de l’intérieur une école prestigieuse comme CentraleSupélec, mais aussi comme un bon moyen d’acquérir des compétences complémentaires à celles de l’ESME Sudria, notamment pour mon projet autour de la santé. J’avais hésité avec le double diplôme en lien avec les biotechnologies, plus orienté modélisation et statistiques, mais j’ai finalement privilégié celui-ci pour approfondir mes connaissances dans le domaine des micro-technologies.

 

 

Qu’as-tu le plus apprécié à CentraleSupélec ?

J’ai énormément apprécié le fait que tous les cours reçus lors du premier semestre nourrissaient un projet « fil rouge » : la création d’un amplificateur audio. Chaque fois que l’on voyait quelque chose, on le mettait ensuite en application. Ce n’était pas le format « un cours, un examen », mais une approche très concrète et très intéressante.

 

Quel a été ton meilleur cours ?

Probablement le cours More than Moore (en référence à Gordon E. Moore, à l’origine de la célèbre loi éponyme sur l’évolution de la puissance de calcul en informatique). À chaque cours, nous avions face à nous un intervenant qui parlait de son domaine en lien avec les microsystèmes. L’un de ces cours portait sur l’application dans le domaine biomédical, ce qui m’a permis de découvrir comment les microsystèmes étaient utilisés par exemple dans les pacemakers et d’autres dispositifs médicaux.

 

Où effectues-tu ton stage de fin de cursus ?

J’ai commencé mon stage fin avril, en télétravail à cause du confinement. Il va durer cinq mois et fait suite à mon projet de fin d’études dans le cadre du double diplôme, projet que j’ai développé durant la dernière séquence – à CentraleSupélec, on ne compte pas en semestre, mais en séquences équivalentes à des trimestres ; pour la dernière année, il y en a trois : une de septembre à novembre, une deuxième de novembre à janvier et une dernière, de janvier à mars. Mon projet est en lien avec le biomédical puisqu’il concerne le développement d’un pacemaker pour la recherche animale. Tous les projets sont menés en partenariat avec des entreprises ou des établissements de recherche. En l’occurrence, le mien se déroule en partenariat avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), même si j’effectue mon stage dans le laboratoire du GeePS (pour « Génie électrique et électronique de Paris »), basé sur le campus Paris-Saclay. Cela me permet d’avoir accès à des logiciels spécifiques.

 

Et une fois la fin du stage, sais-tu déjà ce que tu comptes faire ?

Dans la continuité du stage, j’ai prévu de faire une thèse qui reprendra directement le sujet traité !

 

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Un aperçu du projet de création d’un amplificateur audio mené par Fanny

 


Le double diplôme, une porte ouverte vers de nouveaux mondes

En dernière année du Cycle Ingénieur, les étudiants de l’ESME Sudria ont la possibilité d’effectuer un double diplôme dans l’un des établissements partenaires de l’école. L’occasion de découvrir d’autres domaines, y compris éloignés du monde de l’ingénierie, de se confronter à d’autres approches et d’acquérir des compétences essentielles avant de quitter le monde des études pour le monde professionnel.

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

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« Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger »

  • 01/07/2020
Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

 


En plus d’apporter de nouvelles compétences, un double diplôme est aussi l’occasion de vivre une nouvelle expérience enrichissante à l’étranger. Actuellement au Québec pour justement suivre les cours du double diplôme de l’ESME Sudria en partenariat avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, Benjamin Samet (ESME Sudria promo 2020) partage ses impressions et retrace soin parcours étudiant, de son envie d’en apprendre toujours plus à son appétence pour l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Benjamin Samet


Pourquoi t’es-tu tourné vers le monde de l’ingénierie ?

Après le Bac, je ne savais pas trop quoi faire : je voulais juste continuer à apprendre et n’avais pas envie de partir vers des études courtes pour entrer rapidement dans le monde du travail. Étant curieux de nature, je souhaitais d’abord acquérir un maximum de nouvelles connaissances ! On m’a alors suggéré de suivre une formation d’ingénieur. J’ai choisi presque aléatoirement une première école d’ingénieurs, mais au bout de quelques mois, j’ai compris qu’elle n’était pas faite pour moi. C’était une école spécialisée dans les domaines des transports et je ne me sentais pas encore prêt à me spécialiser tout de suite. J’ai ensuite visité le campus Paris-Montparnasse de l’ESME Sudria lors d’une Journée Portes Ouvertes et cela m’a plu. Je me sentais à l’aise avec cette école plus généraliste et avec le fait que la spécialisation intervenait à la fin du cursus. Je me disais que j’allais pouvoir toucher à plus de domaines.

 

Aujourd’hui, tu arrives justement à la fin du cursus. Comment juges-tu ces années passées à l’ESME Sudria ?

Cela fait peut-être cliché de dire ça car on entend souvent cette formule, mais l’ESME Sudria m’a vraiment permis d’apprendre à apprendre. À force de toucher à plein de domaines, on peut appréhender et s’approprier une technologie ou des sciences plus rapidement. D’ailleurs, ça ne concerne pas forcément que les sciences : il y a aussi la gestion, aux composantes business… Ces années d’études à l’ESME Sudria nous permettent d’acquérir une certaine rigueur et une méthodologie qui font que nous sommes aptes à apprendre plus facilement. On voit aussi le monde d’une autre manière. Quand on observe un objet, on essaye aussitôt de savoir son utilité, ses usages, son mode de fonctionnement, etc. On est toujours poussés à réfléchir et à ne jamais rester passifs devant les choses.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Vers quel domaine t’es-tu dirigé ?

Je me suis orienté vers la Mécatronique. Ce choix tient encore une fois à mon envie d’explorer différents sujets, la mécatronique englobant l’électricité, la mécanique, l’informatique

 

Pourquoi as-tu envie de faire un double diplôme ?

À l’ESME Sudria, j’ai très tôt opté pour le Parcours Ingénieur-Manager proposé par l’école en partenariat avec l’ISG (l’école de commerce du Groupe IONIS). J’aimais l’idée de pouvoir développer une double compétence permettant de connaître l’aspect technique d’un côté et, de l’autre, le fonctionnement de l’entreprise et des marchés. J’ai beaucoup aimé cette approche, mais comme je n’ai pas voulu m’orienter vers l’ingénierie financière en fin de cursus, j’ai opté pour la Mécatronique en gardant en tête l’idée de réaliser ensuite un double diplôme en gestion et management, pourquoi pas à l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Pourquoi as-tu choisi le double diplôme proposé par l’ÉTS de Montréal ?

Lors de notre 4e année, l’ESME Sudria nous a expliqué comment nous pouvions personnaliser notre cursus via le choix des Majeures ou encore la possibilité de justement faire un double diplôme en France ou à l’étranger. Personnellement, j’avais envie de regoutter à l’international. En effet, j’avais adoré l’expérience du semestre de 3e année que j’avais passé à Taïwan. Ayant donc connu l’Asie et connaissant déjà l’Europe, je me suis dit que partir pour le Canada à travers ce double diplôme pouvait être une belle opportunité de découvrir l’Amérique du Nord, l’état d’esprit sur place, etc. Un autre avantage de ces deux doubles diplômes au Canada – il y en a aussi un avec l’Université du Québec à Chicoutimi –, c’est leur coût moins élevé. Financièrement, ils me convenaient davantage. Enfin, le dernier point qui m’a conforté dans ma décision, c’est le programme de la formation. L’ÉTS propose de nombreuses « maîtrises » très variées. Or, comme je voulais cultiver une double compétence technique et gestion, j’ai choisi la Maîtrise en génie, projets internationaux et ingénierie globale.

 

Comment se passent tes études outre-Atlantique ?

Très bien ! Ici, on ne compte pas en semestres, mais en sessions qui durent environ quatre mois chacune. J’en ai cinq en tout à réaliser et j’en suis actuellement à la troisième. En ce qui concerne la Maîtrise en elle-même, c’est une espèce de Bac+7. Le cursus est donc plus long que celui en cinq ans pour devenir ingénieur et n’intéresse donc pas forcément tous les Québécois, qui le voient plus comme un « supplément ». De ce fait, il attire surtout les étudiants étrangers – des Français, des Belges, des Africains originaires de pays francophones… Un point important dans la Maîtrise, c’est les travaux en groupes. Cela m’a permis de sympathiser avec des Algériens, des Rwandais… et de découvrir d’autres mentalités, d’autres cultures et d’autres façons d’appréhender les projets et les problèmes. C’est très enrichissant.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Quels cours affectionnes-tu en particulier ?

Dans ma Maîtrise, je n’ai que des cours de gestion. Tous les cours que j’ai suivi pour le moment sont très intéressants. À l’ÉTS, l’enseignement se fait à la carte : on nous propose une liste et on choisit les cours que l’on souhaite avant chaque de début de session. L’ÉTS nous permet aussi de les tester durant une à deux semaines en début de session. Ainsi, si certains ne nous conviennent pas, on peut les retirer de notre liste et les remplacer par d’autres.

Pour le moment, les cours que j’ai le plus appréciés sont ceux qui touchent à la stratégie d’entreprise. J’aime pouvoir explorer la conception d’un produit, la proposition de valeurs, le ciblage d’un marché… Ces cours m’ont appris une notion importante : on peut très bien faire un produit technologique très performant, une merveille scientifique dernier cri, sans pour autant que cela devienne une réussite. Il n’y a pas que le produit en lui-même qui compte et il faut se demander s’il va pouvoir rencontrer le client, trouver le bon marché. Parfois, il convient d’abord de partir du problème du client pour ensuite trouver le produit adapté. Cette approche peut parfois être contraire à celle d’un ingénieur, qui serait plutôt tenté de créer le meilleur produit possible avant d’ensuite savoir comment le vendre. Actuellement, j’ai aussi un cours sur la sous-traitance en projets internationaux, ce qui me permet de découvrir les différents types de sous-traitance, comment et surtout pourquoi les appliquer. J’aime beaucoup les sujets d’externalisation de production ou d’internalisation d’entreprises.

 

Quid du confinement ?

Le confinement a été annoncé ici à peu près au même moment que celui en France mais il n’était pas aussi strict car nous n’avions pas besoin d’attestation pour sortir par exemple. Des cours en ligne ont été organisés pour toute la session qui se finira en août. Cela va aussi continuer pour la prochaine session, je vais avoir principalement des cours en ligne car l’école ne rouvrira que partiellement. Après, c’est vrai que l’isolement n’a pas été facile à vivre tous les jours. Heureusement, les rassemblements de plus de 10 personnes sont maintenant ré-autorisés et les magasins rouvrent !


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


As-tu pu explorer les environs ?

Pour le moment, je suis surtout resté dans la région de Montréal. Il faut savoir que les villes les plus proches sont, finalement, assez éloignées. La ville de Québec est ainsi à deux heures et demie de route. Les distances sont importantes et, si l’on veut voyager, il vaut mieux s’organiser en amont : on ne peut pas tellement partir visiter un endroit sur un coup de tête le matin et rentrer le soir. Par contre, il suffit de sortir de Montréal pour se retrouver très vite en pleine nature. Cela m’a permis de visiter quelques parcs naturels et de profiter de magnifiques paysages. Un même endroit peut changer du tout au tout si vous vous y rendez en hiver, en été ou en automne. Si l’on aime la nature et le grand air, c’est une destination géniale.

 

La mentalité est-elle différente là-bas ?

La mentalité au Québec est tout de même plus proche de celle de la France que de celle de Taïwan. Quand je suis arrivé à Taïwan, j’étais totalement dépaysé. La France et le Québec étant deux cultures occidentales, les changements sont moindres. Toutefois, il y a des différences. Par exemple, pour devenir ami avec un Français, on a parfois l’impression qu’il faut d’abord « percer » une sorte de bulle de sécurité : il faut du temps pour apprendre à se connaître et faire tomber la méfiance. Après, on peut se dire amis. Au Québec, c’est un peu le contraire. Les Québécois sont généralement assez chaleureux et on devient « ami » bien plus facilement. Mais si l’on veut construire une relation plus profonde, cela demande plus de temps.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

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Que comptes-tu faire après ce double diplôme ?

Aujourd’hui, je me vois plus continuer dans la gestion de projets ou la stratégie d’entreprise. Toutefois, je ne pense pas forcément travailler au Canada par la suite. Même si j’aime beaucoup ce pays, ce n’est pas un endroit où je me vois vivre sur le long terme, mais je ne suis pas contre à l’idée de me lancer dans une carrière internationale en Europe ou en Asie. Je n’ai également pas un secteur particulier en tête. J’avoue simplement vouloir privilégier une entreprise ayant des projets et une vision en accord avec mes valeurs, notamment autour du développement durable, de l’écologie et du social.

 

Enfin, aurais-tu un conseil à donner à un étudiant de l’ESME Sudria intéressé par ce double diplôme ?

Si cette personne envisage un double diplôme à l’international, j’imagine qu’elle est déjà assez ouverte d’esprit et c’est sûrement le plus important. Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger. C’est à nous de nous approprier la culture de l’autre. Par exemple, au Québec, cela serait plutôt malvenu de reprendre les gens sur leur façon de parler français ! Ici, c’est chez eux : ce sont notre accent et nos expressions qui détonnent, par les leurs. Je pense qu’il faut chercher à rester curieux et à voir par soi-même comment cela se passe ailleurs que chez soi !


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

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Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

  • 25/06/2020
Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

Pour répondre aux transformations de la société et à l’essor des nouvelles technologies, l’ESME Sudria lance ce semestre cinq nouvelles Majeures pour inscrire ses étudiants dans le futur de l’ingénierie.

Faire des études à l’ESME Sudria ouvre de nombreuses portes et mène à de nombreux domaines, y compris ceux liés au business grâce notamment au Parcours Ingénieur-Manager mis en place par l’école depuis 4 ans. Ce dernier propose à présent la Majeure Big Data & Digital Marketing pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent d’embrasser une carrière passionnante associant le meilleur de deux mondes qui n’ont plus de raison de s’opposer. En cohabitant, la technique et le management peuvent même donner naissance à des innovations impressionnantes pouvant révolutionner le commerce et la communication. Une vraie plus-value sur laquelle revient Salma Rebai-Jribi, responsable de cette Majeure conçue en partenariat avec l’ISG.


 

Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

 


Le Big Data est présent à l’ESME Sudria depuis plusieurs années. Pourquoi avoir voulu créer une nouvelle Majeure en lien avec le marketing ?

Salma Rebai-Jribi : Cette création nous semblait incontournable. En effet, nous savons tous que les applications issues du Big Data sont déjà une réalité et de plus en plus fréquentes dans de nombreux domaines, les entreprises souhaitent analyser avec pertinence les données à leur disposition pour les transformer en informations dites intelligentes afin de créer de la valeur. Dans le secteur du commerce, ce besoin est encore plus important et les acteurs du digital marketing sont nombreux à avoir compris l’intérêt d’utiliser les technologies liées au Big Data pour prendre en compte la mobilité des clients, analyser leurs comportements individuels, cerner leurs attentes et adapter les services proposés en conséquence. Ainsi, pour se démarquer de la concurrence, une entreprise doit arriver à cibler non plus des foules de consommateurs, mais des individus, avec une expérience utilisateur adaptée au cas par cas. C’est là où intervient justement le Big Data, avec la possibilité de fournir à l’entreprise des outils et solutions technologiques pouvant récolter les données, les analyser avec des algorithmes d’intelligence artificielle et ainsi les incorporer à la prise de décision. Pour résumer, le fait d’associer le Big Data et le marketing digital permet de proposer la bonne offre à la bonne personne au bon moment et sur le bon canal – par SMS, par email, etc. Cela permet aussi de s’opposer à ce qu’on appelle le « spam marketing » et à la publicité non ciblée. Et il était donc logique pour l’ESME Sudria de créer, au sein de son Parcours Ingénieur-Manager, une Majeure entièrement tournée vers cet aspect, en partenariat avec une grande école de commerce comme l’ISG.

 

Quel est l’intérêt de former des profils associant l’esprit d’ingénieur à cette composante business-marketing ?

Nous souhaitons former des ingénieurs pluridisciplinaires ayant des compétences hybrides à la fois techniques-scientifiques et managériales. Dotés de cette double compétence, ils pourront travailler à l’interface du Big Data et du marketing digital et donc échanger avec des ingénieurs, mais aussi avec des personnes des métiers du marketing, ce qui permettra de développer des solutions technologiques innovantes pour répondre aux nouvelles attentes du secteur. Ils seront capables de gérer ainsi la transformation digitale des entreprises. Nous recherchons donc des étudiants créatifs, curieux et ambitieux qui veulent explorer de multiples disciplines et toucher aussi bien à l’informatique qu’au management.


 

Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

 


À quels genres de cours doivent s’attendre les futurs étudiants de la Majeure ?

Comme il s’agit d’un double diplôme, une partie des cours est assurée par l’ESME Sudria et l’autre dans les locaux de l’ISG. Les cours se basent ainsi sur trois principaux axes de compétence. Le premier axe, c’est la Data Science ou science de la donnée : on introduit aux étudiants les différentes méthodes et outils pour l’extraction de la connaissance à partir de la data – méthodes d’apprentissage automatique, Deep Learning, data visualization, traitement du langage naturel, web mining pour l’analyse des réseaux sociaux, etc.

Le deuxième axe concerne l’architecture Big Data. Les étudiants vont avoir des cours portant sur les différentes technologies de collecte, stockage et traitement des données massives et hétérogènes. Cela implique des cours sur les bases données NoSQL, les architectures Cloud, les frameworks de calcul distribué pour traiter ces informations avec une bonne performance ou encore les outils de traitement des données en temps réel, de plus en plus nécessaires.

Le troisième axe porte sur le marketing digital et son enseignement est assuré par l’ISG. Il va aborder toutes les notions liées au processus décisionnel – comment modéliser les problématiques business complexes, comment se fait la prise de décision… – tout en offrant un panorama des différentes stratégies de marketing digital – le brand management, la distribution et le merchandising, les politiques de référencement, le neuromarketing

Enfin, à cela s’ajoutent d’autres compétences transverses, mais très importantes, comme l’aspect éthique de l’utilisation de la data, la protection de la vie privée, l’agilité managériale, la sécurité des données ou encore la sensibilisation à la cybersécurité.

 

Des professionnels sont-ils aussi à vos côtés ?

Tout à fait. Près de 70 % des enseignements sont assurés par des professionnels qui travaillent dans de grandes sociétés et startups. Une grande partie des projets de 4e année et fin d’études sont également encadrés par des entreprises partenaires, comme Intermarché cette année. C’est un point essentiel des Majeures de l’ESME Sudria qui visent à préparer au mieux les étudiants à leur vie professionnelle et le début de leurs carrières en entreprise. Cette année, des cours sont par exemple donnés par des personnes issues de L’Oréal, OCTO Technology ou Alterway. Le cursus est aussi jalonné d’événements, de conférences et de rencontres. En novembre dernier, pour la première conférence de la Majeure, nous avons ainsi pu inviter de nombreuses entreprises comme Amazon Web Services, EyeSee Research, L’Oréal et Expertime à s’exprimer sur toutes leurs innovations Big Data au service du marketing digital ou ce qu’on appelle le « data driven digital marketing ».


 

Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

La première conférence de la Majeure réunissait plusieurs entreprises

 


Quid des projets ?

Ils sont très variés et portent sur les différentes technologies explorées par la Majeure. Actuellement, des étudiants de 4e année travaillent sur des projets liés au développement de systèmes de recommandations qui permettent de proposer à un consommateur, un produit ou un service (hôtel, restaurant…) qui réponde à ses attentes en se basant sur ses historiques de consommation ou à ceux de personnes ayant un profil similaire au sien. Un autre projet porte sur l’analyse linguistique des commentaires des utilisateurs sur Internet et notamment sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook afin de détecter l’opinion et la réaction des utilisateurs sur un produit : sont-elles positives ou négatives ? Cela permet d’analyser la perception de la marque par les utilisateurs, de mieux cerner les attentes des clients et ainsi d’améliorer les services proposés en faisant preuve de réactivité dans le cadre du service clientèle. D’autres étudiants planchent sur l’analyse prédictive pour, par exemple, prédire des achats de clients ou de rétractations d’un service ou d’un abonnement, voire prédire (ou estimer) le nombre de visiteurs potentiels sur un magasin le jour J, pour adapter l’offre à la demande. Une équipe est également concentrée sur le développement d’agents conversationnels, qu’on appelle plus communément les chatbots. Ces derniers, sur un site e-commerce, permettent de faciliter le parcours client, d’améliorer l’expérience utilisateur en proposant une assistance continue durant sa visite.

 

On imagine les retombées possibles. Par exemple, l’analyse linguistique pourrait complètement transformer les campagnes de communication des entreprises, ces dernières n’ayant plus à passer par des agences spécialisées souvent très coûteuses.

Bien sûr. C’est tout l’enjeu du traitement automatique du langage naturel : il permet d’analyser efficacement les commentaires textuels des clients pour mesurer la performance d’une campagne marketing. Il y a aussi le neuromarketing qui amène une notion de neurosciences et introduit ces dernières dans l’analyse des campagnes. Par exemple, je peux à l’avance évaluer ou prédire l’impact d’une publicité diffusée en analysant les émotions et réactions des utilisateurs, via notamment la reconnaissance faciale !

 

Au final, vers quels métiers se dirigeront les futurs diplômés ?

Ils pourront s’orienter vers des métiers vraiment orientés vers la data – Data Scientist, Data Analyst, Data Architect… –, des métiers exclusivement dédiés au digital marketing, – responsable CRM, content manager, CEO… – ou enfin des métiers à l’interface de ces deux domaines, qui sont des profils très recherchés – Business Intelligence Manager, Master Data Manager, Data Chief Officer… Plusieurs secteurs d’activité sont également possibles :  e-commerce, retail, mode, restauration, telecom… À chaque fois qu’il y aura des consommateurs, on aura besoin de l’intelligence marketing et donc des technologies Big Data pour mettre en place des stratégies marketing efficaces. Bref, ils auront l’embarras du choix selon leurs préférences !


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Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

  • 01/06/2020
Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

À partir de la rentrée 2020-2021, le campus de l’ESME Sudria à Bordeaux proposera un Bachelor en Systèmes Aéronautiques ! Créé par l’école pour répondre aux besoins des acteurs de cet écosystème important dans la région bordelaise, ce diplôme en trois ans pourra compter sur l’expertise de l’IPSA, l’école d’ingénieurs en aéronautique du Groupe IONIS et partenaire de cette nouvelle formation. Un atout de plus pour un cursus professionnalisant qui permettra aux futurs étudiants bordelais de l’ESME Sudria de se lancer dans le domaine de l’aéronautique par la pratique. C’est l’avis de Loïc Martinez, un étudiant justement passé par la version IPSAlienne de ce Bachelor passionnant.

Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

Pourquoi avoir choisi un Bachelor en études Post-Bac ?

Pour suivre un cursus en trois ans basés sur la pratique dans le domaine de l’aéronautique et du spatial ! Comme j’avais plus de difficultés avec la théorie pure et ne voyais pas toujours de quelle manière appliquer les cours, j’ai donc préféré apprendre par la pratique. Après ces trois ans, nous avons aussi la possibilité de rattraper le cursus ingénieur. Ces trois années m’ont ainsi permis de réfléchir plus amplement sur mes ambitions et le parcours que je voulais suivre après le Bachelor.

 

Comment se traduisait l’enseignement au sein du Bachelor ?

Nous étions une classe de 11 étudiants, avec des cours vraiment personnalisés et une pédagogie aussi différente. Nous prenions beaucoup plus de temps pour les parties théoriques. En effet, le cursus est beaucoup plus technique qu’une prépa. Une fois assimilée la théorie nécessaire pour comprendre la matière, nous passions directement à la pratique. Cela se traduisait par un large choix de projet en lien avec les matières. Durant mes trois années, j’ai ainsi effectué des projets en lien avec la programmation, l’électronique, la Conception Assisté par Ordinateur, mais aussi avec la cybersécurité et les réseaux !

Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

Quel projet t’a le plus marqué ?

Le dernier projet en cybersécurité m’a beaucoup marqué. Le but était de monter un réseau d’un côté par l’intermédiaire d’équipement fourni par l’école, pour ensuite l’attaquer afin d’intercepter les communications sans que personne ne puisse déceler notre présence.

 

Quid de l’emploi du temps ?

De façon générale, une semaine type en Bachelor se compose de minimum 8 h de Travaux Pratiques (application du cours par des projets), 10 h de Travaux Dirigés (application du cours par des exercices) et 10 h de cours (théorie obligatoire). Le jeudi après-midi, les étudiants peuvent aussi intégrer des associations et transmettre leurs connaissances dans le domaine pratique mais aussi réaliser des projets techniques.

 

As-tu quelque chose à rajouter ou une anecdote à partager ?

Choisissez votre école en fonction de ce qu’elle peut vous apporter et non l’inverse. Ayez des projets et faites tout pour les réaliser, de nombreuses portes s’ouvriront à vous !

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Majeure Véhicules Électriques & Autonomes : révolutionner le transport

  • 19/05/2020
Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

Pour répondre aux transformations de la société et à l’essor des nouvelles technologies, l’ESME Sudria lance ce semestre cinq nouvelles Majeures pour inscrire ses étudiants dans le futur de l’ingénierie.

Les véhicules tels que nous les connaissons aujourd’hui sont voués à disparaître d’ici les prochaines décennies pour laisser place à de nouveaux modèles électriques et, bientôt, autonomes. Un défi de taille à l’échelle mondiale qui a donné naissance à une nouvelle Majeure au sein de l’ESME Sudria, habituée à anticiper les évolutions de l’ingénierie. Logiquement nommée Majeure Véhicules Électriques & Autonomes, elle va permettre aux futurs diplômés de changer durablement notre quotidien sur bien des aspects comme l’explique Salim Hima, enseignant-chercheur et responsable de cette spécialisation.

 

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

 

Pourquoi est-ce important de lancer une telle Majeure ?

Salim Hima : Ce lancement semblait incontournable. En effet, les modes de transports sont en train de changer aujourd’hui sous l’impulsion de nombreux gouvernements dans le monde afin de réduire l’impact de la mobilité sur l’environnement et la santé des personnes en réduisant les émissions de gaz nocifs. Ainsi, une mobilité électrique combinée à un mode de production de l’énergie électrique basée sur des ressources renouvelables apparaît comme la solution la plus écologique. De ce fait, on constate actuellement une course entre les grands constructeurs pour proposer des modèles électriques de plus en plus performants. Un autre avantage lié à ce changement d’approche vers l’électrique est la concrétisation qu’elle permet en matière de souveraineté énergétique pour les pays longtemps importateurs de pétrole. En d’autres termes, elle permet à ces pays de réduire leur dette en matière d’importations.

 

Cette considération écologique et économique vaut aussi pour l’aspect autonome ?

Oui. Pour les véhicules autonomes, la question écologique est aussi centrale, ces véhicules permettant de limiter l’émission de gaz polluants en adoptant un mode de conduite différent. Cette technologie s’accompagne par exemple d’une réduction des manœuvres de freinages et des accélérations non nécessaires : le véhicule calcule de lui-même les bonnes distances à respecter avec les autres véhicules ainsi que la vitesse adaptée pour un trajet en prenant en compte les données topologiques et les données relatives à la densité du trafic. Un autre intérêt de l’autonomie réside dans l’aspect sécuritaire. En effet, on sait que près de 90 % des accidents de la route sont, à l’heure actuelle, liés à des erreurs humaines. D’où l’idée de déléguer une partie ou l’intégralité de la conduite à un système intelligent. Le fait que ces véhicules puissent communiquer entre eux ou avec l’infrastructure est aussi synonyme d’une meilleure gestion des déplacements et donc d’une réduction des zones de congestion routière. Enfin, adopter des technologies de déplacement avec des véhicules autonomes représente un autre atout pour le passager : le gain de temps. Au lieu de conduire, il peut faire autre chose – répondre à ses emails, travailler, etc. Gagner ce temps perdu habituellement dans les transports n’est pas négligeable !

 

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

 

Pour les étudiants, c’est donc un bon moyen de toucher à énormément de sujets différents.

Exactement. Cette Majeure permet de développer des compétences multidisciplinaires touchant aux domaines de l’électrique, de l’intelligence artificielle, de la perception…

 

À quel horizon peut-on s’attendre à voir ces nouveaux véhicules électriques et autonomes arriver sur le marché ?

Les perspectives sont encore variables. Certaines, plus optimistes, prévoient l’arrivée des véhicules autonomes d’ici 2025. D’autres visent plutôt l’horizon 2028/2030. La seule certitude, c’est que des acteurs importants ont déjà lancé des projets d’envergure en la matière. Par exemple, Hyundai a annoncé investir 35 milliards de dollars d’ici à 2025 dans le développement des véhicules autonomes, connectés et électriques. En France, de grands équipementiers tels que Valeo, Bertrandt, Altran ou encore Vector préparent aussi cette future technologie et de grands constructeurs comme Peugeot PSA ou Renault ont déjà dévoilé des démonstrateurs. Les avancées sont significatives et les futurs ingénieurs de l’ESME Sudria auront leur carte à jouer.

 

 

La question des anciens véhicules est-elle déjà abordée ? Peut-on imaginer les rendre électriques ou autonomes à l’avenir ?

Pour l’instant non et, de toute façon, ce n’est pas une option viable. Rendre le véhicule autonome sera, selon moi, bien trop coûteux – il faudrait changer l’ensemble du système, ce qui représente une contrainte imposante. Par contre, l’électrification peut encore être envisageable et des sociétés commencent à travailler sur cette transformation du véhicule thermique en véhicule électrique.

 

Quels cours propose la Majeure ?

En 4e année, les étudiants auront notamment des cours de bases sur les machines électriques nécessaires à la traction des véhicules électriques, sur les convertisseurs électriques permettant d’alimenter proprement les moteurs à partir des batteries, sur la composante dynamique – pour comprendre comment un véhicule fonctionne – et sur l’apprentissage automatique – ou Machine Learning.

En 5e année, l’enseignement va encore plus loin et tend à se spécialiser. Les étudiants abordent ainsi l’hybridation ou l’électrification des véhicules, la reconnaissance de l’environnement – soit la perception, pour voir comment on arrive à reconstruire l’environnement du véhicule à l’aide de différents capteurs –, le développement du système de décision – comment un véhicule autonome décide quelle manœuvre exécuter à partir de la perception et de l’analyse de l’environnement – ou encore les systèmes de contrôle. Pour résumer, la Majeure tend à couvrir tous les aspects de ces technologies.

 

À l’ESME Sudria, la place des projets est importante dans l’enseignement, en particulier lors du Cycle Ingénieur. Quels genres de projets pourront être menés par les étudiants ?

Des projets aussi variés que les domaines explorés par la Majeure ! Ainsi, les étudiants de 4e année travaillent actuellement sur des projets très divers. Certains portent sur la conception de systèmes avancés d’aide à la conduite, de systèmes de limitation de vitesse adaptatifs, de systèmes d’aide au stationnement… D’autres s’intéressent davantage au développement de composants pour les véhicules autonomes portant sur la perception, le contrôle et le système décisionnel. Une autre équipe se penche plus spécifiquement sur l’électrification des véhicules avec la volonté de concevoir un système hybride du point de vue de la source d’alimentation, avec un panneau solaire et des piles à combustible. Le but est de créer un système embarqué capable de gérer ces deux sources d’énergie.

 

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

 

Pour tous ces projets et ces cours, très techniques, est-ce que la Majeure peut compter sur des partenaires externes ?

Nous pouvons évidemment compter sur des institutions académiques et de recherche telles que l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR) et l’IFP Énergies nouvelles. Cette dernière est, par exemple, spécialisée sur la question des hydrocarbures responsables. En matière de collaborateurs industriels, nous sommes en discussion avec des acteurs influents du secteur pour des cours portant, entre autres, sur les plateformes de véhicules autonomes.

 

Finalement, quel est le profil idéal à avoir pour suivre cette Majeure quand on est étudiant ?

Il faut vouloir explorer de multiples disciplines ! Nos étudiants doivent être à la fois créatifs, audacieux et ambitieux car les sujets et problèmes abordés sont parfois complexes. Prenons le cas de la perception : il s’agit d’un domaine très contraignant et exigeant qui nécessite des ingénieurs passionnés par les technologies, les algorithmes et l’informatique. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises sont à la recherche de ce type de profil, en France comme à l’étranger. La problématique étant mondiale, elle ouvrira aussi des portes à l’international pour de futurs diplômés !

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

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Le double diplôme CentraleSupélec vu par Aymeric Satin (ESME Sudria promo 2020)

  • 15/05/2020

En dernière année du Cycle Ingénieur, les étudiants de l’ESME Sudria ont la possibilité d’effectuer un double diplôme dans l’un des établissements partenaires de l’école. L’occasion de découvrir d’autres domaines, y compris éloignés du monde de l’ingénierie, de se confronter à d’autres approches et d’acquérir des compétences essentielles avant de quitter le monde des études pour le monde professionnel.

Dans le cadre d’un double diplôme, Aymeric Satin (promo 2020) a ainsi pu troquer sa casquette d’étudiant de l’ESME Sudria pour celle d’étudiant de CentraleSupélec de septembre 2019 à mars 2020 afin de suivre le cursus Systèmes Electroniques, Réseaux et Images (SERI) à Rennes. Une expérience sur laquelle il revient aujourd’hui.

 

Le double diplôme CentraleSupélec vu par Aymeric Satin (ESME Sudria promo 2020)

Le campus CentraleSupélec à Rennes

 

Commençons par le commencement : pourquoi as-tu choisi de devenir ingénieur ?

Aymeric Satin : J’ai toujours aimé bidouiller, construire, savoir comment les choses fonctionnaient… Rejoindre une école d’ingénieurs me semblait donc être l’idéal ! L’ESME Sudria m’a justement permis d’aller plus loin, notamment via son laboratoire de fabrication numérique. Je l’ai très vite intégré à mon arrivée au sein de l’école et c’est lui qui m’a rapidement plongé dans l’aspect électronique de l’ingénierie, d’où mon choix ensuite de m’orienter vers une spécialisation en systèmes embarqués.

 

En quoi l’électronique et les systèmes embarqués t’attirent plus ?

Pour le type de programmation que j’apprécié tout particulièrement et la conception de circuits qui est physique et assez unique. On va choisir ses composants, dimensionner son circuit, etc. C’est ce côté hardware qui me plaît.

 

Pourquoi avoir opté pour un double diplôme lors de ta 5e année ?

Cela s’est décidé en 4e année, quand l’école nous a présenté les différents doubles diplômes proposés avec des établissements partenaires, comme des universités à l’étranger ou encore CentraleSupélec. Ce double diplôme SERI a commencé à m’intéresser, mais ce n’est qu’un peu plus tard dans l’année, quand un représentant de CentraleSupélec est venu sur notre campus pour nous présenter plus en détails son contenu et les différents parcours qui s’offraient à nous, que mon choix s’est arrêté. J’ai vu son programme très varié comme une belle opportunité. En le suivant, je savais que j’allais pouvoir explorer d’autres voies, avec des cours abordant l’électronique, les télécommunications, l’analyse d’image ou l’intelligence artificielle, un domaine qui m’intéressait aussi.

 

Est-ce qu’il a correspondu à tes attentes ?

Oui, même si c’était finalement assez différent de ce que je connaissais à l’ESME Sudria. Ici, en 4e année, nous avions énormément de projets à mener. Des choses pratiques. Au sein de CentraleSupélec, l’enseignement était plus théorique avec, par exemple, davantage de cours portant sur l’étude de papiers scientifiques. Au début, cela m’a un peu déstabilisé, mais au final, cette approche m’a permis de pousser bien plus loin la théorie. De toute façon, je savais que je pouvais acquérir la pratique par moi-même.

 

Quels cours as-tu préférés ?

Les cours de développement FPGA, qui étaient d’ailleurs une des principales raisons m’ayant poussé à choisir ce double diplôme. FPGA, c’est pour « Field-programmable gate array »  et cela représente un aspect un peu spécial de l’électronique hardware qui me plaît beaucoup. En effet, quand on parle de programmation, on parle souvent de programmer un logiciel. Le FPGA, c’est différent : pour résumer, il s’agit de programmer directement le hardware de la carte.

 

Cette année a été marquée par le confinement. Cela n’a pas trop impacté ton cursus ?

Par chance, les cours se terminaient environ une semaine après les mesures décrétant le confinement. Pour autant, mon double diplôme se poursuit encore aujourd’hui avec la réalisation de mon stage de fin d’études, qui avait été reporté dans un premier temps. Mon stage a donc commencé début mai et concerne le développement d’une partie d’une nouvelle norme vidéo. Je l’effectue chez Vitec, un développeur de codeurs et décodeurs vidéo. Le sujet de ce stage m’intéresse car c’est un défi technique assez difficile et qu’il s’agit d’un domaine directement lié à la partie vidéo que j’ai apprécié à CentraleSupélec, en explorant la compression, l’encodage et le décodage d’image. Chez Vitec, le support d’encodage et de décodage se fait en FPGA et en ASIC (pour « application-specific integrated circuit »), soit de l’électronique hardware. C’est ce que je recherchais en priorité.

 

 

Où se déroule ton stage ?

Il est censé se dérouler à Châtillon, dans les locaux de Vitec, mais pour l’instant, en raison de la situation actuelle, je le débute en étant présent à temps partiel dans l’entreprise avec seulement un salarié afin qu’il puisse m’expliquer ma mission et me permettre de me familiariser avec les logiciels utilisés. Par la suite, et attendant d’autres potentielles mesures liées au déconfinement, je vais poursuivre mon travail chez moi, en télétravail, grâce à un ordinateur fourni par Vitec.

 

Ton double diplôme se déroulait à Rennes. Qu’as-tu pensé de la ville ?

Au début, je n’étais pas forcément très rassuré à l’idée de changer de campus et de ville. Heureusement, le cursus de l’ESME Sudria nous permettant de partir vivre un semestre à l’international en 3e année, j’avais donc déjà pu connaître une première expérience en dehors du campus, à Edimbourg en Ecosse. Le campus de CentraleSupélec à Rennes se trouve un peu en dehors de la ville, mais il est très facilement accessible et, surtout, très vert. Cela fait énormément de bien de se retrouver dans un cadre moins bétonné qu’en région parisienne ! Cela m’a beaucoup plu. Quant à la ville de Rennes, je la connaissais déjà un petit peu. C’est une ville très sympa et pratique. Comme c’est aussi une ville étudiante, on y trouve toujours des soirées à faire, évidemment dans la très connue rue de la Soif, mais aussi ailleurs. Et même si je préfère Paris, je trouve que Rennes est une ville vraiment très complète et conviviale.

 

 

La fin de tes études approche… Sais-tu vers quelle voie tu vas te diriger ?

Je m’oriente sur de la R&D. C’est ce pourquoi mon cursus m’a essentiellement préparé. Cette dernière année à CentraleSupélec m’a d’ailleurs permis de plus réfléchir à ce que je faisais et à pourquoi je le faisais. Et c’est vraiment dans la R&D technique que je souhaite poursuivre.

 

Plutôt dans un grand groupe ou une start-up ?

Contrairement à certaines personnes, je ne suis pas forcément très fan à l’idée d’incorporer une start-up. C’est pour cela que j’ai choisi de faire mon stage chez Vitec, un groupe assez important et présent à l’international. Travailler dans une entreprise très grande, comme Airbus par exemple, ne me dérangerait pas du tout, bien au contraire. Je préfère cela à l’aspect trop incertain d’une start-up. Quant au secteur, ce n’est pas forcément le plus important à mes yeux. Ce qui m’intéresse d’abord, c’est la mission proposée. Mon idée principale est avant tout de m’épanouir dans ce que je fais. Tant que l’on me propose de l’électronique hardware, voire software, ça me plaît. Seuls le challenge et le défi technique m’attirent. Après, j’ai tout de même des préférences. Par exemple, j’ai tendance à éviter la fabrication d’armes, un domaine souvent lié à l’univers de l’électronique.

 

Enfin, quelle qualité se doit de posséder un bon ingénieur selon toi ?

Le fait d’être toujours capable d’apprendre par soi-même. Il ne faut jamais s’arrêter d’apprendre et surtout être mesure de savoir où chercher la connaissance. Par exemple, si l’on arrive dans un environnement inconnu – un logiciel, un langage de programmation, une nouvelle technologie… –, il faut pouvoir se l’approprier et en devenir maître très vite. C’est ce que m’a apporté l’ESME Sudria, avec ma Majeure et notamment en étant « jeté à l’eau » lors de mon projet de 4e année, mais aussi lors de mon expérience au sein du laboratoire de fabrication numérique. Les deux premières années à l’ESME Sudria sont plus axées sur la théorie, mais intégrer très tôt ce labo m’a permis d’apprendre par moi-même de nombreuses technologies !

 

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