INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
Diplôme d'Ingénieur habilité par la CTI
Membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE)
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Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Les études

Un projet étudiant de l’ESME Sudria pour modéliser en 3D la crosse aortique !

  • 10/06/2019

Au sein de la Majeure Technologies émergentes, Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar (ESME Sudria promo 2019) ont travaillé sur un projet de fin d’études permettant de modéliser en 3D la crosse aortique. Après plusieurs mois d’efforts, le duo récompensé d’un prix lors de la 1re édition de l’ESME Speed revient sur cette innovation cruciale pour les professionnels de santé concernés.


Sylvain et Thomas


Votre projet porte le nom de « Modélisation 3D de la crosse aortique pour l’aide à la planification préopératoire en neurologie interventionnelle ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Thomas : Pour faire simple, ce projet nous demandait de modéliser en 3D une artère, la crosse aortique qui se trouve juste au-dessus du cœur, pour aider les neuro-radiologues à mieux préparer leur intervention en neurologie interventionnelle permettant de traiter des pathologies comme l’AVC et les ruptures d’anévrisme ou juste d’observer les vaisseaux du cerveau. Pour ces actes médicaux, il faut introduire un cathéter – une petite caméra dans un tube – dans l’artère fémorale, au niveau de la cuisse, pour le faire ensuite remonter le long de l’artère jusqu’aux veines qui nous intéressent, dans le cerveau. Sauf que, sur ce « trajet », il y a un passage un peu complexe à prendre, justement au niveau de la crosse aortique. Et donc, à partir d’images IRM, les chirurgiens font des calculs en amont pour caractériser cette artère et ainsi choisir quel type de cathéter utiliser et quelle manipulation réaliser. C’est là que nous intervenons : comme cette préparation « classique » prend du temps et peut parfois être faussée par le contexte d’urgence dans lequel peuvent parfois être les chirurgiens, contexte pouvant donner lieu à des données erronées. De ce fait, pendant l’intervention, alors que le patient est sous anesthésie générale et sous rayons X pour pouvoir situer le cathéter en temps réel, un temps précieux peut être perdu, d’autant plus dans un contexte d’urgence pouvant engendrer davantage de séquelles pour le patient. C’est donc en amont que nous intervenons, pour mener à bien à cette intervention.



Comment vous y êtes-vous pris pour cela ?

Sylvain : Il faut savoir que l’an passé, notre professeure encadrante Yasmina Chenoune avait supervisé un projet de fin d’études de suivi du tracé d’un cathéter, servant de genèse à nos travaux. Ainsi, dès le début de notre projet, elle nous a transmis un ensemble d’images IRM prises par des scanners. Notre but était d’empiler ces images, d’en extraire la partie qui nous intéressent, à savoir l’aorte et d’effectuer plein de mesures pour permettre aux médecins de faire une meilleure planification via cette modélisation 3D.

Thomas : Nous n’étions pas seuls sur le projet car nous avons travaillé avec une start-up, Basecamp Vascular, en train de mettre au point un cathéter actif. En effet, les cathéters sont normalement passifs : on les fait avancer à la main. L’avantage d’un cathéter actif est que l’on pourra faciliter la navigation via un joystick. Nous avons également travaillé avec la Fondation Rothschild, spécialisée en neurologie et ophtalmologie.

 

Et comment l’outil fonctionne pour le médecin ?

Thomas : Il a tout simplement à positionner quelques curseurs, mettre un seuil de segmentation pour récupérer la partie souhaitée et cela prend ensuite 5 à 10 minutes pour obtenir la modélisation. Ça, c’est si l’on suit la procédure sur un PC standard comme celui que nous avons utilisé. Mais si la machine utilisée est plus puissante, cela peut aller encore plus vite, de l’ordre de quelques minutes seulement. C’est un vrai gain de temps.



Qu’est-ce qui vous a le plu en travaillant sur un tel projet ?

Thomas : Le fait de pouvoir mettre en lien notre domaine d’expertise avec un domaine réel, concret, passionnant et utile à la société : le domaine médical. Développer un projet fonctionnel capable d’aider les professionnels de santé, c’est très gratifiant.

Sylvain : Cela nous a aussi permis de rencontrer des médecins, notamment ceux de la Fondation Rothschild, afin de mieux comprendre ce qu’ils pouvaient vivre lors de ces interventions, du stress et du temps que cela pouvait représenter.

 

Et quel a été le plus gros défi ?

Thomas : De structurer ! En partant de photos, on essaye d’imaginer un logiciel qui soit ensuite facile d’utilisation pour les médecins. Au final, c’est comme expliquer ce projet à des gens qui ne sont ni ingénieurs, ni médecins : il faut réussir à s’adapter à l’utilisateur final.


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LiFyre, un projet étudiant de l’ESME Sudria pour accompagner les sapeurs-pompiers

  • 04/06/2019

Récompensé lors de l’ESME Speed dans la catégorie Systèmes Embarqués, le projet LiFyre s’adresse aux soldats du feu et espère bien leur permettre d’améliorer les conditions de leurs interventions. Derrière ce concept innovant et salutaire se trouvent trois étudiants de 5e année, Mohamed Bourguiba, Hasna Doghri et Camille Gendreau (ESME Sudria promo 2019). Ces futurs ingénieurs reviennent sur ce beau projet.


Hasna, Camille et Mohamed


Quel est le concept ?

Camille : LiFyre est un garde du corps électronique pour sapeurs-pompiers. Il s’agit d’un module qui va être porté par les pompiers durant les interventions incendie. Il permet de recueillir plusieurs données, sur le pompier en lui-même et sur son environnement.

 

Quels genres de données ?

Mohamed : LiFyre récupère les données concernant la température corporelle, soit la température à l’intérieur de la combinaison, ainsi que la température extérieure, détecte la présence de gaz explosifs et quantifie le taux de monoxyde de carbone, suit le rythme cardiaque du pompier et enfin prend en compte le niveau d’air restant dans les bouteilles d’oxygène du pompier. Via un module Bluetooth, toutes ces informations sont envoyées en temps réel au chef de l’opération sur une application disponible sur tablette.

 

Comment est né LiFyre ?

Hasna : Lors d’une intervention, les pompiers n’ont actuellement aucun moyen de communication avec leur chef à l’extérieur du bâtiment en feu. De ce fait, ils n’ont aucune solution pour échanger en cas de problème ! C’est là qu’est née l’idée de LiFyre, pour alerter leur responsable en cas de souci de santé ou de chute, mais aussi permettre de mieux analyser les situations depuis l’extérieur.

 

Qu’est-ce qui vous a plu dans le fait de travailler sur ce projet ?

Mohamed : Son côté innovant !

Camille : Oui ! C’est un projet qui n’avait jamais été réalisé par le passé et aussi un projet qui nous concerne tous : les pompiers sont là pour nous au quotidien et travailler sur LiFyre nous a permis à notre tour de leur venir en aide. C’est un projet vraiment utile !

Hasna : Je suis d’accord. Nous ne voulions pas faire uniquement un projet pour terminer nos études, mais quelque-chose pouvant avoir une application concrète par la suite pour aider les gens.


Le prototype de LiFyre, destiné à être miniaturisé par la suite


Vous êtes-vous rapprochés de pompiers pour le développement du projet ?

Mohamed : Notre encadrant sur ce projet, Philippe Debadier, est pompier volontaire en parallèle de son poste de responsable de la Majeure Systèmes Embarqués au sein de l’ESME Sudria. C’est lui qui nous a proposé de travailler sur ce sujet et a permis à Camille et Hasna de visiter sa caserne à Argenteuil.

Camille : Nous avons pu voir les camions de pompier et leurs équipements, mais aussi tester par nous-mêmes leur combinaison pour savoir si notre module pouvait être porté ou non. Nous avons également pu échanger avec les pompiers et voir si cette solution pouvait leur être utile.

 

Où en est le projet aujourd’hui ?

Hasna : Le prototype est fonctionnel et nous avons également commencé à développer une application avec une base de données permettant de rentrer le nom du chef ainsi que le nom, l’âge et la formation des personnes en intervention. Une autre interface est également prévue pour permettre au chef de placer tel pompier sur tel poste afin d’avoir un suivi précis de chaque personne.

 

Sera-t-il poursuivi ?

Camille : C’est prévu, oui. Il sera repris par les futurs 5es années pour le développer et sans doute l’industrialiser, tout en rajoutant de nouvelles fonctions comme la possibilité d’inclure une option de communication vocale entre le chef et ses pompiers.

 

Quel a été pour vous le plus gros défi à relever sur LiFyre ?

Hasna : Pour moi, c’était de devoir respecter un cahier des charges très précis. Il fallait notamment utiliser des composants capables de résister aux fortes chaleurs auxquelles peuvent être confrontés les pompiers sur le terrain. Il a aussi fallu réunir énormément de composants en cinq mois seulement.

Camille : Surtout, ces composants reposent sur des technologies différentes. Dans ce court laps de temps, il a donc fallu maîtriser ces technologies nouvelles pour nous. Enfin, LiFyre nous a aussi permis de travailler sur différents domaines, du hardware avec la création de la carte électronique à la partie logicielle se trouvant derrière. Cela demandait d’être vraiment pluridisciplinaire, ce qui correspond bien finalement à ce qu’est l’enseignement de l’ESME Sudria !


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Quand les Anciens de l’ESME Sudria apportent un soutien financier aux étudiants actuels

  • 17/04/2019

Forte de plus d’un siècle d’existence, l’ESME Sudria peut se targuer d’avoir construit au fil des années un important réseau d’Anciens à travers la France et le monde. Ces derniers, via notamment l’association AIESME qui les regroupe, viennent régulièrement à la rencontre des étudiants actuels lors de différents événements (conférences, rencontres, forum entreprises) pour partager leur expérience et prodiguer de précieux conseils. Et depuis quelques mois, ces professionnels aguerris peuvent aussi soutenir les futurs ingénieurs en leur permettant de financer des projets spécifiques à leurs études.



Claire, Jean-Baptiste et Axel (ESME Sudria promo 2021) sont étudiants en 3e année. La première fréquente le campus de Lille tandis que ses deux camarades évoluent sur celui de Paris. Tous trois cherchaient des financements pour un projet bien spécifique lié à la poursuite de leurs cursus. Claire voulait trouver un prêt de 3 000 euros pour suivre le parcours management permettant un double diplôme d’ingénieur-manageur entre l’ESME Sudria et l’ISG, tandis que Jean-Baptiste souhaitait 2 300 euros pour finaliser le paiement de ses frais de scolarité et qu’Axel espérait 3 000 euros pour financer son logement et ses frais de vie lors de son semestre à l’International en Irlande sans avoir à se séparer de son logement parisien.

Chacun a pu réussir à trouver une solution grâce à la première campagne de financement des étudiants par 35 Anciens qui vient de s’achever via StudyLink, la plateforme innovante de la jeune start-up française Unly, agrée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale). Une initiative de financement participatif entre différentes générations de « Sussus » qui permet ainsi aux trois étudiants de construire plus sereinement leur avenir sans à avoir recours au circuit bancaire et en bénéficiant de taux bien plus avantageux (0,14 %, 0,20 % et 0,89 %) que ceux pratiqués par les établissements de crédit traditionnels. Le tout pour des prêts remboursables sur une durée allant de 36 à 79 mois. « Ce prêt représente pour moi un réel tremplin pour réussir ma carrière dans l’ingénierie et je peux enfin me concentrer sur le contenu de mes études et non sur comment je vais subvenir à mes besoins », explique pour sa part Claire, ravie et soulagée comme Jean-Baptiste et Axel.

Pour Olivier Destang (ESME Sudria promo 1975), président de l’AIESME, cette première réussite synthétise l’essence même de l’association : « Les étudiants, dès leur entrée à l’ESME Sudria, sont membres de fait de notre communauté. Entraide et Solidarité font partie des valeurs prônées par l’association et mises en pratique chaque jour par tous les Sussus. C’est pourquoi il nous est apparu essentiel de proposer ce nouveau service pour aider les étudiants qui en ont besoin, pour renforcer les liens entre les générations d’Ingénieurs et rendre encore plus vrai notre slogan : « Soyons Forts Ensemble ». »

Pour en savoir plus, découvrez la page spéciale StudyLink développée pour l’AIESME et les étudiants de l’ESME Sudria


 

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Remise des titres : la promotion 2018 de l’ESME Sudria célébrée au Palais des Congrès !

  • 16/04/2019

La vie d’un(e) étudiant(e) à l’ESME Sudria n’est pas des plus reposantes car, pour être capable de comprendre le monde actuel et celui de demain, les futurs ingénieurs doivent sans cesse acquérir de nouvelles connaissances et vouloir un peu plus comprendre chaque jour ce qui se passe. Mais à la fin de ce parcours où se croisent innovations et hautes technologies, celles et ceux qui ont fait le choix de suivre son enseignement généraliste savent qu’ils seront en mesure d’embrasser une belle carrière dans des secteurs aussi passionnants que complexes, en France comme à l’international.

Et ce grand départ pour le monde professionnel, il a officiellement eu lieu lors de la traditionnelle cérémonie de remise des titres. Organisée le samedi 13 avril dans l’enceinte du Palais des Congrès de Paris celle de la promotion 2018 de l’école a ainsi marqué la fin de plusieurs années d’études pour près de 260 jeunes diplômés prêts à conquérir le monde et à fêter cela en présence de leurs proches, leur parrain de promotion, les équipes de l’école, de nombreux Anciens et de la direction du Groupe IONIS. Un grand moment qu’ils n’oublieront jamais !



De nouveaux défis à relever

« N’ayez jamais peur de vous lancer, n’ayez jamais peur d’oser ! » Tel a été le message adressé par Marc Sellam, président-directeur général du Groupe IONIS, à cette nouvelle génération de jeunes professionnels promise à un bel avenir. Tous sont désormais aptes à relever tous les défis qui se présenteront face à eux et à mener de front des projets d’envergure. Un message qu’a également rappelé Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria : « Ces années passées chez nous vous donnent, chers diplômés, l’opportunité de réaliser toutes vos ambitions ! »

De l’ambition, il en faudra évidemment pour ces ingénieurs amenés à travailler sur de nombreux sujets, du Big Data à l’énergie, de l’environnement à la finance… Et selon leur parrain de promotion, Yann Rolland, président-directeur général d’Engie Ineo, ils pourront compter en cela sur la confiance accordée par leurs futurs employeurs : « Aujourd’hui plus que jamais les entreprises ont besoin de jeunes ingénieurs comme vous, alors osez et n’oubliez pas d’être agiles, entrepreneurs et créatifs ! »


Marc Sellam et Yann Rolland


Un grand bravo à la promo 2018 !

Après quelques mots d’Olivier Destang, président de l’AIESME, l’association des Anciens, qui permet à chaque promotion de garder un lien avec l’ensemble des ingénieurs passés par l’école, tous les membres de « ce cru 2018 de l’ESME Sudria » sont montés sur scène afin de recevoir leur diplôme. L’occasion pour l’auditoire de redoubler d’applaudissements, notamment pour celles et ceux qui, avec brio, ont terminé Majors : Flavian Bonnet (Département Images et Sons), Quentin Hilpert (Département Energie et Systèmes), Jordan Meissburger (Département Systèmes Embarqués), Guillaume Robin (Apprentissage) et Chloé Vanacker (Département Intelligence Numérique et Data). Bravo à eux ainsi qu’à toute la promotion 2018 !


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Ligue des Champions : deux étudiants de l’ESME Sudria connaissent déjà le futur vainqueur

  • 12/04/2019

 


Présents lors de l’ESME Speed, Cyril Tso et Tsiory Razafindrazaka (ESME Sudria promo 2019) font partie de la Majeure Big Data & IoT (pour « Internet of Things). Encadré par l’enseignante-chercheuse Francesca Bassi, ils ont travaillé ensemble durant plusieurs mois sur un projet autour des données pour tenter de prédire l’identité du club de football qui, en juin prochain, soulèvera le trophée de la Ligue des Champions, l’une des compétions sportives les plus populaires au monde. L’ESME Sudria a voulu en savoir plus en compagnie de ces deux futurs ingénieurs prometteurs.


Tsiory et Cyril


Quel est le concept de votre projet ?

Tsiory : Nous voulions simplement utiliser la data science pour prédire le vainqueur de la Ligue des Champions de la saison 2018-2019. Pourquoi ce sujet ? Parce que nous sommes des passionnés de foot qui avions envie de travailler sur un projet de fin d’études mêlant cette passion aux compétences acquises via notre Majeure Big Data & IoT. Et ce fut aussi un défi particulièrement amusant à relever !

 

Quel est le background technique de votre solution ?

Cyril : Tout d’abord, nous avons choisi de ne pas utiliser de datasets – autrement dit des bases de données – existants. Ainsi, nous avons préféré utiliser le langage Python, le principal langage pour la data science aujourd’hui, et une technique nommée web scraping, soit une forme de data mining qui permet d’extraire des données issues de sites Internet. Nous avons ensuite transformé et stocké ces données dans ce qu’on appelle une dataframe, c’est-à-dire notre base de données Python. Une fois cette étape réalisée, nous avons procédé à une phase de nettoyage des données ce qui, aujourd’hui, représente bien souvent 80% du travail des data scientists. En effet, récupérer les données ne suffit pas. Ainsi, dans nos données initiales, il y avait pas mal d’anomalies, des valeurs manquantes ou encore le nom de certaines équipes qui n’était pas normalisé du fait que nous avions scrapé des sites différents, français comme anglais. Après ce travail, nous sommes passés à l’exploration des données pour voir comment était distribuée chaque variable et savoir quels types de corrélations il y avait entre deux variables afin de pouvoir déjà recueillir un certain nombre d’informations. Et enfin, pour l’étape liée à la prédiction, nous avons utilisé le machine learning, un sous-domaine de l’intelligence artificielle, et la classification pour la simple et bonne raison que nous avions des données labellisées et que nous savions quel type de prédiction nous voulions. Evidemment, comme nous avions déjà les données des précédentes éditions de la compétition, nous avons aussi pu entraîner notre solution en ce sens. Nous avons aussi testé différents modèles, comme le KNN (pour k-nearest neighbors), Random Forest, EdgeBoost… Et, au final, nous avons pu obtenir un résultat cohérent.

 

Justement, quel sera selon vous le futur gagnant ?

Cyril : Notre prédiction concerne l’équipe de Manchester City. Ce qui est drôle, c’est que, lors de l’ESME Speed, une personne nous a dit que cette même équipe était également la favorite des pronostiqueurs, ce que nous ne savions pas. Du coup, on ne peut que vous conseiller de suivre la finale du 1er juin pour voir si nous avons raison ou non ! D’ailleurs, selon nous, son adversaire devrait être le FC Barcelone. Même si je suis un fan du Real Madrid et que cela ne me fait pas forcément plaisir de voir ce club en finale, ce résultat semble crédible. Par contre, cela ne me déplairait pas de voir Pep Guardiola, l’entraîneur actuel de City, gagner contre Barcelone chez qui il avait déjà tout gagné par le passé ! Même si je ne l’aime pas non plus !



Quels sites avez-vous « scrapés » ?

Tsiory : Nous en avons utilisé trois : WhoScored.com, FootyStats.org et ESPN.com. WhoScored nous a permis notamment d’obtenir de nombreuses statistiques plutôt générales, comme le nombre de buts marqués, le nombre de matchs joués, la possession de balle, etc.

Cyril : FootyStats nous a surtout permis d’obtenir les statistiques des équipes sur les phases éliminatoires – différences de buts, nombre de clean sheets… – et le team rating, soit une valeur attribuée par les pronostiqueurs en début de saison. L’équivalent d’une cote pour les parieurs. Enfin, ESPN nous a surtout servi à recueillir des données concernant les joueurs, notamment les meilleurs passeurs et buteurs, des années précédentes.

 

Quel a été le plus gros défi sur ce projet ?

Tsiory : Il y en a eu plusieurs d’un point de vue technique, comme la partie relative à la normalisation. L’acquisition des données n’a pas été évidente non plus car les données sur le football sont bien précises et disponibles que celles du basket auquel nous avions pensé nous intéresser au départ. En effet, pour le basket, il suffit de se rendre sur le site de la NBA pour toutes les données possibles, qu’elles portent sur les équipes ou les performances individuelles de chaque joueur. Pour le foot, c’est plus compliqué de trouver des données claires, réelles et accessibles, qui plus est sur les 20 dernières années de la compétition visée.

Cyril : Tsiory a raison. Avant 2011-2012, le football n’était pas vraiment data-driven. Cela signifie que les clubs et entraîneurs ne s’intéressaient pas vraiment aux statistiques pour gérer leur style des équipes alors que, en NBA et plus généralement dans le monde du sport aux Etats-Unis, les statistiques jouent un rôle majeur depuis de nombreuses années. En NBA, on peut trouver toutes les statistiques possibles : le pourcentage de tirs réels, les tirs réalisés à droite ou à gauche du terrain, etc. Au foot, les choses commencent à peine à évoluer.

Tsiory : Oui. Par exemple, le PSG et l’école Polytechnique viennent récemment de s’associer pour une mission de data science avec, à la clé pour l’étudiant ayant trouvé le meilleur algorithme, un contrat de trois ans et 100 000 euros d’aide.

Cyril : Sinon, pour revenir aux défis, l’autre grosse difficulté a été de gérer le tirage au sort de la Ligue des Champions qui intervient lors de la phase de groupe, lors des huitièmes de finale et lors des quarts. Cette partie aléatoire est difficile à gérer. De ce fait, nous n’avons pas forcément pu tirer les bons arbres de rencontres, simplement les vainqueurs.

 

Comptez-vous poursuivre le projet ?

Cyril : Tout dépendra du résultat le 1er juin !

 

Enfin, qu’est-ce qui vous plaît autant dans l’univers du Big Data ?

Cyril : Pour être honnête, j’ai vraiment découvert cet univers au moment de choisir cette Majeure. Ce qui me fascine dans ce domaine, c’est qu’il mélange parfaitement l’informatique, que j’ai commencé à apprécier au lycée, et les mathématiques, une matière que j’adore depuis le collège. Surtout, le fait de prendre données sans trop savoir où cela va nous mener pour, au final, en tirer des informations très pertinentes et établir des prédictions très fiables, je trouve ça vraiment cool et intéressant. Cela peut-être très utile dans de nombreux secteurs, comme par exemple pour aider la prise de décision au sein des entreprises. D’ailleurs, de plus en plus d’entre elles font désormais le choix de se tourner vers la data, non pour se spécialiser dedans, mais pour accorder une plus grande importance au rôle du data scientist.

Tsiory : Contrairement à Cyril, je ne souhaite pas devenir data scientist, mais ingénieur en cybersécurité. De ce fait, je m’intéresse surtout à comment protéger les données, notamment les données sensibles, et les structures par lesquelles elles transitent. C’est un enjeu majeur car, régulièrement dans les actualités, on découvre de nouvelles failles et brèches dans les systèmes d’information d’entreprises, qu’elles soient petites, moyennes ou des grands groupes. La donnée est, aujourd’hui, un important vecteur de valeur – il n’y a qu’à voir le nombre de sites ou applications qui proposent gratuitement leurs services et qui, en parallèle, vivent de ces données, comme Facebook ou Google. Les protéger est donc plus que nécessaire.


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ESME Speed : l’innovation des 5es années à l’honneur du campus de Paris !

  • 02/04/2019

36 projets sélectionnés, plus d’une centaine d’étudiants impliqués et 7 grands domaines explorés : organisée le vendredi 29 mars 2019 sur le Campus Paris Ivry, la première édition de l’ESME Speed a tenu toutes ses promesses. Succédant au Symposium, ce nouveau format de présentation des projets de fin d’études a ainsi permis aux professionnels, Anciens et étudiants actuels de découvrir les meilleures innovations portées par les 5es années de l’ESME Sudria autour du numérique, de l’IoT, de la robotique, de l’électronique, de la santé, des télécommunications, de l’énergie, du Big Data ou encore de la finance.



Durant toute la journée, les équipes des étudiants se sont relayées dans le grand amphithéâtre de l’ESME Sudria pour pitcher en quelques minutes leur projet et présenter les technologies utilisées ces derniers mois pour concrétiser leur projet. Leur objectif ? Séduire et convaincre les membres d’un jury composé de professionnels aguerris, tous issus des domaines concernés, et présidés par un membre de l’AIESME, l’association des Anciens de l’école. En parallèle, chaque équipe disposait également d’un stand sur le campus pour, quand elle n’était pas en plein oral, échanger avec les visiteurs et les étudiants actuels autour de leur innovation. L’occasion pour les futurs ingénieurs de réaliser parfois des démonstrations via des prototypes fonctionnels et de challenger celles et ceux qui, dans un an ou plus, se retrouveront à leur place. Certains seront d’ailleurs potentiellement amenés à poursuivre ces projets prometteurs au sein des différents laboratoires de l’école.

Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria, Karim Aït Abderrahim, enseignant et responsable du Laboratoire Energie, Systèmes et Environnement, Olivier Destang, président de l’AIESME et Sonia Jeanson, directrice du Cycle Ingénieur

À l’issue de cette journée, une fois toutes les délibérations faites par le jury, l’ensemble de la promotion 2019 pouvait enfin se réunir dans l’amphithéâtre pour le moment le plus important de ce premier ESME Speed : la remise des prix ! L’ESME Sudria vous présente en image chacun des lauréats avant de revenir sur chaque projet dans les semaines et mois à venir !


Prix Mécatronique :
Harry Fortis, Christophe Sysaath et Sébastien Fortis ont développé un projet portant sur l’étude et la réalisation d’un capteur de force multiaxes.


Prix Systèmes Embarqués :
Hasna Doghri, Mohamed Bourguiba et Camille Gendreau ont imaginé et conçu LiFyre, un projet de combinaison connectée pour sauver la vie des sapeurs-pompiers.


Prix Systèmes Embarqués – Apprentissage :
Etienne de Dauksza, Quentin Melchior et Victor Ducros sont à l’origine d’un drone qui, stationné sur les toits de Paris et équipé d’une caméra, permettra d’assister les équipes d’intervention d’urgence. Ils sont accompagnés par Abdussalam Gemal, responsable pédagogique formation par l’apprentissage.


Prix Télécommunications et Réseaux :
Thibault Cambon et Quentin Boidin ont étudié la réalité des besoins impliquant le futur passage de la 4G à la 5G.


Prix Réseaux et Informatique – Apprentissage :
Jérémy Jacques, Victor Duteurtre et Matteo Polo ont développé LaChouetteAppli, une application mobile simple d’utilisation réunissant de nombreuses fonctionnalités à destination des étudiants comme des professionnels.


Prix Réseaux et Sécurité :
Anaïs Ratanavanh, Bryan Duchemin et Solenn Premet ont imaginé un scanner de sécurité, notamment destiné aux entreprises, entièrement dédié aux objets connectés. Ils sont accompagnés par Sébastien Maizy, responsable du Département « Technologies de l’Innovation, Socle Commun de l’Ingénieur », du Parcours Innovation et de la « Majeure Virtualisation et Réseaux Intelligent ».


Prix Technologies Émergentes :
Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar ont travaillé avec la start-up Basecamp Vascular pour développer la modélisation 3D de la crosse aortique et ainsi aider grandement les chirurgiens pour leur planification préopératoire. Ils sont accompagnés par Abdulhalim Dandoush, enseignant-chercheur, responsable du département « Calculs, modélisations et technologies du numérique ».


Prix Systèmes d’Information :
Aux côtés de leur camarade Raphaël Champeaud, Alexandre Cruel et Baptiste Chevallier ont travaillé avec la start-up Swapcard pour développer un système de recommandation sur un problème de type « départ à froid ».


Prix Big Data & IoT :
Robin Gueux et Constantin Levet ont puisé dans toutes leurs connaissances autour de la data pour créer un outil capable de classer les recettes de cuisine selon leurs ingrédients.


Prix Conversion d’énergie :
Maxence Bekima, Clément Angays et Guillaume Deshayes ont travaillé sur l’asservissement en position et en vitesse d’un boitier émetteur pour la recherche à induction d’une voiture électrique.


Prix Energie – Apprentissage :
Guillaume Arondel, Alexandra Llorit et Quôc-Thông Mai ont recréé un système de tri automatique normalisé.


Prix Ingénierie financière et statistique :
Pierre Vignoles, Selma Sennoune et Amélie Arias ont planché sur une solution permettant de quantifier et couvrir les risques indirects d’un portefeuille d’actifs. Ils sont accompagnés par Nicolas Marie, enseignant-chercheur et responsable de la Majeure Ingénierie financière et statistique.


Prix Coup de Coeur des étudiants :
Antoine Maraux, Thibault Riou et Erwan Ikeni ont pensé un outil d’authentification de chèques grâce à la blockchain.

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Replay : revivez l’émission de Campus Channel dédiée à l’ESME Sudria !

  • 12/03/2019

Vous êtes un(e) lycéen(ne) et souhaitez en savoir plus sur les conditions d’admission et conseils pour réussir intégrer l’ESME Sudria ? La pratique lors du Cycle préparatoire et les spécificités de chaque campus ? La richesse de la vie associative et comment l’école forme ses ingénieurs à une carrière internationale ? Les possibilités de double-diplôme ? Le rôle de l’apprentissage et de l’alternance ? Les métiers et débouchés après le cursus ?

Cela tombe bien : au mois de février 2019, l’école était justement l’invitée de la plateforme Campus Channel pour une émission spéciale permettant de répondre à toutes ces questions !



Pensée pour aider les lycéens et étudiants comme leurs parents à choisir la meilleure orientation possible dans l’enseignement supérieur, la plateforme Campus Channel organise régulièrement des émissions en compagnie de Grandes Écoles et universités. Le jeudi 14 février, c’était donc au tour de l’ESME Sudria de se livrer à cet exercice diffusé en live sur le site de Campus Channel et sur Facbook.

Lors de cette émission, les internautes ont ainsi eu la possibilité de poser en direct toutes les questions qu’ils souhaitaient depuis le site de Campus Channel afin d’être relayés en plateau par la journaliste Clémence Peyron. Pour apporter une réponse à toutes ces interrogations, ils pouvaient compter sur la présence dans un premier temps de Johan Verstraete, directeur du campus de Lille et de l’innovation pédagogique du cycle et Sarah Vaflard (ESME Sudria promo 2022), étudiante en 2e année et présidente de l’association Sudri’Additive. Ensuite, lors de la seconde partie de l’émission, ce fut au tour de Sonia Jeanson, directrice du Cycle Ingénieur et Louis-Adrien Barre (promo 2020), étudiant en 4e année de la Majeure Virtualisation et Réseaux Intelligents de parler de nombreux sujets.

Revivez dès présent l’émission en vidéo ci-dessous ou sur le site de Campus Channel !


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Classement L’Usine Nouvelle 2019 des meilleures écoles d’ingénieurs : l’ESME Sudria continue de grimper !

  • 19/02/2019

Les différents classements et palmarès des meilleures écoles d’ingénieurs françaises sont toujours très attendus par les futurs bacheliers et les étudiants attirés par le monde de l’ingénierie et des hautes technologies. Parmi les plus consultés, celui du magazine L’Usine Nouvelle vient de dévoiler ses résultats pour l’année 2019 : un classement qui met en avant l’ESME Sudria sur de nombreux critères !



L’ESME Sudria, une école en constante progression…

Cette année, « l’école d’ingénieurs de tous les possibles » se hisse à la 34e place du classement général. Une performance qui traduit ainsi une progression de 33 places en 4 ans récompensant son dynamisme, son développement et ses innovations !



et parmi les meilleures sur le critère de l’insertion professionnelle !

Critère fondamental pour les futurs ingénieurs, l’insertion professionnelle tient à cœur à l’ESME Sudria. Cultivée par une pédagogie faisant la part belle à la réalisation de projets innovants (souvent en partenariat avec des acteurs externes) et aux stages en entreprises, cette dimension professionnalisante recherchée par les recruteurs permet à l’école d’accéder à 2e place des écoles d’ingénieurs généralistes en se basant sur quatre sous-critères essentiels : la durée obligatoire des stages sur l’ensemble du cursus (49 semaines cumulées), la capacité de ses diplômés à trouver un emploi en moins de deux mois après l’obtention de leur titre d’ingénieur (97,2 %), le salaire annuel brut à la sortie de l’école (42 333 euros) et le pourcentage de CDI décrochés par les jeunes diplômés dans les 18 mois suivant la fin de leurs études (99 %). Oui, l’ingénieur « Made in ESME Sudria » séduit toujours autant !



L’entrepreneuriat, la recherche, l’international, l’alternance, la mixité… d’autres atouts soulignés par L’Usine Nouvelle

Cette année, l’ESME Sudria occupe également la 4e place dans la catégorie des écoles d’ingénieurs généralistes privées et en se basant sur des critères majeurs tels que le salaire annuel à la sortie, le nombre d’Anciens ayant trouvé un premier emploi à l’étranger, le pourcentage d’enseignantschercheurs, le nombre d’étudiants ayant opté pour l’alternance, le nombre d’étudiantes présentes (l’ESME Sudria est d’ailleurs partenaire de l’association Elles Bougent pour changer le regard des filles sur l’ingénierie) et la quantité de diplômés ayant choisi de se lancer dans l’aventure start-up.

Développée depuis de nombreuses années au sein de l’école, cette fibre entrepreneuriale se déploie notamment au sein de l’incubateur Sudri’Cub, situé dans les locaux de l’ESME Sudria Paris et pensé pour accompagner les futurs ingénieurs dans leur création d’entreprise, de l’idée au lancement sur le marché, mais aussi à travers l’activité de l’e-Smart Lab, sa propre « fabrique à Makers » équipée de nombreux outils de pointe et présente sur l’ensemble de ses campus !


 


Une réputation en régions également reconnue

Toujours sur les mêmes critères, ce dernier classement de L’Usine Nouvelle n’oublie pas non plus de distinguer l’importance accordée par l’ESME Sudria à ses campus en dehors de Paris, plaçant ainsi l’école dans le top 3 de toutes les régions ou elle est implantée. Présente depuis 2016 en Nouvelle Aquitaine via son campus bordelais, l’ESME Sudria se retrouve ainsi en tête du classement local. Quant aux régions des Hauts-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes où l’école a installé ses campus à Lille et Lyon dès 2012, l’ESME Sudria arrive respectivement à la 2e et 3e place.


 

 

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« Grâce à l’ESME Sudria, on peut faire ce qu’on veut »

  • 08/02/2019

Elles ont toutes les deux 18 ans et font partie de la dernière promotion en date de l’ESME Sudria : Elisa Néri et Lisa Baranzelli ont rejoint le campus parisien de l’école à la rentrée 2018-2019 après un Bac S, séduites par des études dans une école d’ingénieurs généraliste et pluridisciplinaire. Passées par le Concours Advance via ce qui était alors la première mouture de Parcoursup, ces étudiantes aussi souriantes que curieuses profitent de la fin de leur premier semestre de cours pour regarder dans le rétroviseur et constater tout le chemin parcouru depuis leur départ du lycée. L’occasion aussi de parler du futur et de leurs passions respectives.


Lisa et Elisa, sur le rooftop du Campus Paris Montparnasse


Quel Bac avez-vous passé ?

Elisa : Nous étions toutes les deux en Terminale S. Moi, j’étais en spé SVT…

Lisa : … et moi, en spé Physique !

Elisa : Ce qui est drôle, c’est que nous avions beau être dans le même établissement – le lycée La Bruyère à Versailles –, nous nous ne connaissions pas ! Ce n’est qu’à l’ESME Sudria que nous nous sommes adressé la parole pour la première fois !

 

Pourquoi les sciences vous attiraient déjà au lycée ?

Lisa : Pour moi, tout a commencé en 2nde, quand j’ai commencé à me prendre de passion pour l’aéronautique et à vouloir devenir plus tard pilote de ligne – j’ai d’ailleurs passé mon Brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA) et n’ai pas abandonné ce rêve ! Passer un Bac S me paraissait alors évident pour parvenir à atteindre ce but.

Elisa : De mon côté, je m’intéresse depuis longtemps à l’environnement grâce notamment à ma mère qui m’a très tôt sensibilisée à l’écologie, à faire attention, etc. C’est pour ça que j’ai choisi la filière S. Et même si je suis aussi passée par plusieurs périodes de réflexion sur quoi faire plus tard, comme tous les lycéens, je me suis depuis vraiment passionnée pour la biologie grâce aux cours de SVT. Et je suis contente d’être à l’ESME Sudria car je peux continuer à cultiver cette passion !

 

Le Bac s’était bien passé pour vous ?

Lisa : On entend souvent dire que le Bac, c’est facile, qu’il n’y a pas besoin de travailler pour l’avoir, mais je pense que c’est faux ! Sans travail et sans fournir un minimum d’efforts, on ne peut pas l’obtenir. Il n’est pas donné ! Après, personnellement, même si je n’ai pas non plus fourni une énorme quantité de travail, je ne suis pas non plus allée aux épreuves les mains dans les poches.

Elisa : C’est vrai. Il faut aussi savoir supporter cette pression mise par les enseignants, souvent plusieurs mois avant. Ce n’est pas si facile que ça !

 

L’année de votre Bac correspondait aussi à la première année de la mise en place de Parcoursup. Cela a été une source de stress supplémentaire ?

Lisa : Pour moi, oui ! C’est arrivé super vite et, en plus, j’entendais dire beaucoup de mal de Parcoursup, que le dispositif n’était pas apte, qu’il allait y avoir des problèmes, etc. Au départ, on ne savait pas trop comment cela allait se passer, si l’on allait vraiment pouvoir être bien orienté ou non. Après, petit à petit, la plateforme nous a été expliquée et des forums et salons étudiants nous ont permis de mieux comprendre comment faire. Les Journées Portes Ouvertes (JPO) ont aussi été très pratiques : sur place, dans les écoles, on nous expliquait alors le système de vœux et de sous-vœux sur la plateforme… Bref, avoir été les premiers à expérimenter Parcoursup n’a pas forcément été très simple.

Elisa : C’était nouveau… mais pas tout beau ! Après, comme je n’avais pas encore une idée précise de ce que je voulais faire après le Bac, je me suis sûrement moins mis la pression : j’ai juste opté pour plein de vœux très différents, une quarantaine en tout, en espérant bien avoir quelque-chose au final.

Lisa : Moi, j’avais fait près de 60 vœux !



Pourquoi avoir, parmi vos nombreux vœux, choisi celui du Concours Advance qui permet de candidater à l’ESME Sudria ?

Lisa : J’ai principalement foncé sur les concours car ils permettent d’avoir plusieurs sous-vœux avec un seul vœux. Étant stressée à l’idée de ne rien avoir, je savais que cela allait pouvoir augmenter mes chances. Le Concours Advance me permettait ainsi de candidater auprès de quatre écoles et de 13 campus. Au départ, j’étais d’ailleurs attirée par l’IPSA, une école d’ingénieurs en aéronautique.

Elisa : C’est lors d’un salon étudiants à Versailles que j’ai découvert l’existence du Concours Advance et les écoles associées. Comme il y avait Sup’Biotech, une école en biotechnologies, l’EPITA, sur l’informatique, deux domaines qui m’attiraient, et l’ESME Sudria qui était une école généraliste, j’ai choisi le vœu Advance sur Parcoursup. Aujourd’hui, je me rends compte que le choix de l’ESME Sudria est finalement celui qui me correspond le mieux : étudier dans une école d’ingénieurs généraliste va m’ouvrir plus de portes !

Lisa : De mon côté, j’ai aussi hésité. En effet, après avoir passé le Concours Advance, j’ai été éligible pour l’IPSA et l’ESME Sudria. Le choix entre les deux écoles a été très difficile : d’un côté, je voulais vraiment faire de l’aéronautique, mais de l’autre, j’avais aussi très peur de m’enfermer dans une branche à seulement 18 ans. À cet âge, c’est super tôt de décider de son avenir ! C’est ce que je dis parfois à des lycéens : choisir une orientation qui définira ensuite son métier et, plus généralement, sa vie, ça ne doit pas se faire à la légère… Voilà pourquoi j’ai choisi la formation généraliste de l’ESME Sudria. Je sais que je pourrais toujours devenir pilote de ligne par la suite, mais aussi rebondir dans d’autres secteurs à la fin du cursus selon mes envies.

Elisa : Grâce à l’ESME Sudria, on peut faire ce qu’on veut. Si l’on veut se spécialiser en commerce et management par exemple, c’est possible grâce à l’option en fin de cursus.

Aviez-vous une appréhension avant d’attaquer le cycle de la prépa intégrée ?

Lisa : Pas du tout ! Pour autant, même si l’on m’a dit qu’une prépa intégrée allait être beaucoup plus facile qu’une prépa classique, il faut malgré tout travailler. C’est du travail régulier, du travail personnel, de l’investissement, de la présence, de la participation…

Elisa : Moi, j’ai l’impression de fournir la même quantité de travail qu’en Terminale, pour plus ou moins les mêmes résultats. Je suis contente et pas franchement stressée !



Justement, quel est votre sentiment après ces premiers mois passés à l’ESME Sudria ?

Lisa : Déjà, évoluer sur le campus de Montparnasse, avec la vue sur la Tour Eiffel, c’est super ! Ensuite, pour parler des cours, c’est vrai que je ne pensais pas faire autant de maths et de physique. Mais bon, c’est une habitude à prendre, d’autant qu’à partir du second semestre, on a aussi la possibilité de prendre part à l’un des cinq parcours proposés par l’école… et ça, ça fait plaisir ! J’ai pu ainsi choisir le parcours Biotech et santé, ce qui me permet de renouer avec la biologie que j’aimais en Terminale.

Elisa : Quand on arrive à l’ESME Sudria, on est tout de suite bien accueilli et encadré, avec une équipe administrative et des professeurs très à l’écoute, toujours là pour nous. C’est vraiment très agréable ! Ce qu’il y a de bien aussi, c’est que les professeurs sont bien souvent des professionnels. Ils sont très bons. Quant au parcours, moi aussi j’ai opté pour Biotech et santé car je trouve intéressant de pouvoir, en tant que future ingénieure, me former à peut-être plus tard travailler avec des médecins par exemple sur des aspects techniques.

Lisa : C’est ce que j’aime avec l’ESME Sudria. Avec ces parcours, on a trois semestres pour découvrir de nouveaux domaines et sujets pour, à la fin, voir ce qui nous correspond le mieux. En 2e année, j’ai ainsi envie de suivre le parcours Ingénieur – manager. On verra bien ce qui me plaira le plus !

Elisa : Je suis d’accord. Même si je suis sûre à 80 % de poursuivre dans la biologie, l’ESME Sudria me laisse la possibilité de changer si jamais ma mentalité et mes goûts évoluent d’ici là.

 

En 4e année, un autre temps fort du cursus de l’ESME Sudria est le semestre à l’International. Commencez-vous déjà à y penser ?

Lisa : Un peu car des amis partent justement à l’étranger. Et oui, ça fait rêver ! Beaucoup partent en Australie cette année, d’autres en Ecosse, en Thaïlande, au Canada… Je ne me suis évidemment pas encore renseignée sur toutes les destinations possibles, mais j’ai déjà hâte de faire ce semestre pour découvrir une nouvelle culture et améliorer mon niveau en anglais – ce qui est important dans le métier d’ingénieur.

Elisa : Il y a vraiment énormément de destinations ! Comme le choix final correspond aussi à nos résultats, ça ne peut que nous motiver de travailler afin d’aller dans le pays que l’on souhaite le plus découvrir. Moi, par exemple, j’espère pouvoir partir au Canada.



Depuis votre arrivée, avez-vous eu le temps de découvrir les associations étudiantes ?

Lisa : J’avais déjà pu en découvrir deux lors d’une JPO : celle d’IDEES Madagascar, une asso humanitaire qui permet à des étudiants de partir à Madagascar pour construire des réseaux d’eau potable et des écoles, et celle des cheerleaders, très sympathique dans un autre genre ! Cela dit, pour le moment, avec Elisa, nous avons simplement intégré le Bureau des Arts (BDA), principalement pour faire des photos pendant les événements de l’école.

Elisa : Le BDA permet à tous les étudiants d’exprimer son art. Certes, l’ESME Sudria forme des ingénieurs, mais certains ingénieurs ont aussi une âme d’artiste ! D’ailleurs, il y a d’autres associations culturelles, comme l’association musicale Ultrason qui permet d’apprendre à jouer d’un instrument au contact des autres étudiants. Et il y a également une asso que je trouve super, c’est Atout Vent qui, chaque année, organise une croisière en bateau au mois avril. En fait, il y a des associations pour tout à l’ESME Sudria !

Lisa : Si quelqu’un a une passion, il pourra trouver où l’exercer. Et il y a aussi l’e-Smart Lab pour celles et ceux qui veulent développer des projets avec une imprimante 3D et d’autres outils.

 

Auriez-vous un conseil à donner aux lycéens intéressés par le Concours Advance et l’ESME Sudria ?

Elisa : De ne pas stresser car le Concours Advance est super bien encadré. Bon, après, j’ai quand même été stressée lors des oraux ! Mais le stress est très vite parti car l’accueil est très agréable le jour J et que les professeurs responsables des oraux sont aussi très gentils. Ils nous mettent vraiment à l’aise, aussi bien pour l’épreuve de maths que celle d’anglais ou lors de l’entretien de motivation. Ils veulent vraiment savoir qui l’on est, ce qui nous motive, nous passionne…

Lisa : Il faut aussi se dire que le Concours Advance n’est pas plus compliqué que le Bac ! Si l’on a travaillé en 1re et Terminale, c’est clairement abordable. Et oui, les oraux sont vraiment très cool.

Elisa : En tout cas, moi, j’en garde un très bon souvenir !


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« Je suis resté très proche de mes camarades de Prépa’PRIME »

  • 14/01/2019

Chaque année en France, de nombreux étudiants connaissent des soucis d’orientation ou se trouvent confrontés à des études qui ne leur conviennent finalement pas. Pour celles et ceux qui souhaitent rebondir dans le monde de l’ingénierie sans perdre une année après une première expérience non concluante, l’ESME Sudria a mis en place Prépa’PRIME, un dispositif leur permettant de suivre la 1re année de prépa intégrée de l’école en accéléré de mars à juillet. C’est grâce à lui que Baptiste Calonne (ESME Sudria promo 2022), aujourd’hui étudiant en 2e année, a pu se lancer dans des études d’ingénieur.


Baptiste Calonne sur le toit du Campus de Montparnasse


Que faisais-tu avant d’intégrer l’école ?
Baptiste Calonne : À la base, j’espérais pouvoir devenir chirurgien, simplement parce que je voulais faire un métier pour aider les autres. Du coup, j’ai fait une PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé). Cela a duré un an et demi car, après les premiers résultats de concours lors de ma 2e année, j’ai compris que je n’allais pas être en mesure de remonter au classement par la suite. J’ai donc pris la décision d’arrêter et de me réorienter.

Pourquoi, selon toi, la PACES ne t’a pas convenu ?
La masse de travail. Je n’ai jamais été très à l’aise avec le fait de devoir apprendre par cœur pour réussir : j’ai toujours plutôt opté pour la méthode de « comprendre pour apprendre ». Or, en PACES, on n’a pas le temps de comprendre. Il faut absorber en continu. Cela n’était finalement pas fait pour moi.

Du coup, comment t’es-tu organisé une fois prise ta décision d’arrêter ?
Avant de commencer la PACES, j’avais comme autre projet le secteur de l’ingénierie car le métier d’ingénieur m’intéressait également depuis longtemps. De ce fait, j’ai participé à un salon étudiant à Lille, ma ville d’origine, pour faire le tour des formations. C’est là que j’ai rencontré les étudiants de l’ESME Sudria et appris l’existence de Prépa’PRIME. Le concept m’a tout de suite intéressé.

Depuis combien de temps l’ingénierie t’attirait ?
Je pense que cela a commencé au collège, avec les cours de techno qui me plaisaient énormément. J’ai toujours été quelqu’un d’assez manuel, qui aimait bien le concret. Et l’ingénierie, c’est du concret !

Comment s’est passée ton arrivée à l’ESME Sudria Paris via Prépa’PRIME ?
On m’avait dit que cela allait être très dense mais même si le rythme est soutenu, on peut réussir avec de la motivation.

Combien étiez-vous en classe ?
Nous étions une vingtaine. Plusieurs étudiants venaient également de PACES, mais d’autres arrivaient en provenance de classes préparatoires, d’écoles de commerce ou d’autres écoles d’ingénieurs. L’ambiance qu’il y avait entre nous m’a beaucoup plu : nous étions tous soudés. Encore aujourd’hui, même si j’ai depuis intégré le cursus classique de l’ESME Sudria, je suis resté très proche de mes camarades de Prépa’PRIME. Le fait de devoir travailler autant, en petit comité, ça créé forcément des liens.


La promotion 2018 de Prépa’PRIME


Aujourd’hui, comment se déroule ta 2e année ?
Au début, j’ai dû me réadapter et accentuer le travail sur certaines parties que nous avions vues en accéléré durant Prépa’PRIME, mais maintenant, j’ai pris le pli ! Cette année, j’apprécie énormément le Parcours Innovation auquel je participe car il nous permet de réaliser un projet concret, à savoir un bras de robot contrôlé via la technologie « leap motion » – un capteur qui capte les mouvements de la main.

L’an prochain, tu auras l’occasion de réaliser un semestre à l’international. As-tu déjà des idées de destinations ?
Je me vois bien partir dans un pays anglophone, comme les États-Unis ou l’Australie. Après, d’autres destinations m’attirent aussi, notamment en Asie pour les performances dans le secteur de l’électronique. Mais en plus du semestre à l’international, je commence déjà à penser au futur parcours pour lequel je vais opter en 3e année. Pour le moment, j’hésite surtout entre le Parcours Innovation ou le Parcours Biotech & santé, la médecine m’intéressant toujours. Mais je me laisse le temps de la réflexion.

La prochaine rentrée Prépa’PRIME aura lieu le 4 mars 2019.
Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous sur la page dédiée !


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