INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
Diplôme d'Ingénieur habilité par la CTI
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Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Les études

« Le code est un art en soi »

  • 18/11/2020
Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l’ESME Sudria Paris, Romain Astouric est avant tout un passionné d’arts numériques. Une passion et une culture, nourries par ses recherches et ses expérimentations, qu’il partage à travers ses œuvres et ses enseignements.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Romain Astouric, un ingénieur passionné d’arts numériques


Que fais-tu à l’ESME Sudria ?

Romain Astouric : Depuis 5 ans, je suis responsable de l’e-Smart Lab parisien, notre atelier de fabrication numérique collaboratif. Son but est que les étudiants puissent découvrir la création numérique et le prototypage rapide – en somme qu’ils comprennent comment on passe de l’idée au concept, puis du concept au prototype pour mettre en action leurs idées. Je bénéficie pour cela de l’aide précieuse d’étudiants notamment via l’association E.S.Makers. Je m’occupe aussi du Parcours Innovation à Paris, qui depuis cette année va développer des projets communs avec le nouveau Parcours Ingénieur-Designer dirigé par ma collègue Capucine Thery, en s’intéressant avant tout à la modélisation, la technique et la fabrication. Nous commençons par transmettre les bases puis invitons les étudiants à s’investir dans des projets collaboratifs avec différentes structures comme l’Électrolab ou le WoMa. Enfin, je suis responsable pédagogique de la Summer School : nous recevons chaque été une quinzaine d’étudiants étrangers à qui nous faisons suivre un parcours autour de la robotique et des arts numériques.  

 

Justement, les arts numériques font partie de ta formation et de tes passions, puisque tu réalises de nombreuses œuvres sous ton pseudo « Data Flaw »

Ingénieur diplômé d’un Master de Recherche « Art, Science et Technologie », j’ai réalisé plusieurs installations interactives avec lesquelles le spectateur peut jouer. Ma plus importante permettait au visiteur d’en prendre le contrôle via des manettes de console de jeu. Elle mêlait vidéo-mapping et effets sonores. Plus récemment, je travaille avec Verlatour, un producteur amiénois avec qui nous développons un spectacle musical interactif. Je m’intéresse beaucoup à l’outil Processing, un langage et un environnement très utilisé dans les arts numériques. Il me permet notamment d’utiliser une machine qui m’a servi pour réaliser mes dernières œuvres : un robot à deux axes équipé d’un stylo dessinant des lignes et des points. L’e-Smart Lab s’est doté de cette machine et je me suis formé à son utilisation avec l’artiste Julien Gachadoat qui réalise des œuvres très intéressantes. Cette formation et le premier confinement m’ont permis de pousser un peu plus loin mes recherches. En septembre, j’ai ainsi pu exposer des œuvres au Café à Amiens. Une première série d’œuvres s’inspirait de motifs géométriques classiques et de différents algorithmes. La seconde se basait sur des relevés topographiques. J’ai ainsi récupéré des données de la Nasa auxquelles j’ai ajouté différents relevés GPS, comme les randonnées les plus célèbres de France.



Tu donnes également des cours à Sciences Po. En quoi consistent-ils ?

J’interviens depuis trois ans dans le programme Culture Numérique, initialement à travers toute la France et plus récemment sur le campus rémois, pour initier les étudiants à ce sujet. Je leur montre comment utiliser le code comme outil artistique ou outil de visualisation, et qu’il peut contenir des messages artistiques voire politiques. Le code n’est pas qu’un outil, c’est un art en soi et on ne le remarque pas forcément dans la vie de tous les jours. Il ne doit pas rester caché et cantonné aux mains des développeurs et des ingénieurs. Il peut transmettre des émotions.  

 

Où se situe le développement de la culture numérique ?

Le monde numérique et réel ne sont plus séparés. Le numérique occupe une place de plus en plus importante au sein du monde dans lequel nous vivons. Le grand public connaît assez mal son histoire, assez peu enseignée, notamment en école d’ingénieurs. On se demande rarement d’où viennent l’ordinateur et le web… À cela s’ajoute aujourd’hui les enjeux liés à l’encadrement des GAFAM ou à la démocratie. On vit dans un monde numérique et cela a des conséquences. La question n’est pas de savoir si ces technologies sont bonnes ou mauvaises, mais de savoir ce qu’on en fait ! C’est pourquoi, dans mes cours, quand je le peux, je m’attache à aborder leur histoire, leurs enjeux passés et actuels.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Un aperçu de la récente exposition organisée au Café à Amiens

Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.


Que t’apportes l’échange avec les étudiants ?

En travaillant avec les étudiants et en préparant mes cours, je suis amené à découvrir de nouvelles choses. Cela me permet de réaliser une veille technologique (et donc aussi artistique) : j’essaie de me tenir tout le temps informé des dernières nouveautés pour pourvoir les transmettre aux élèves. C’est un milieu où l’open source est très utilisé et le partage d’informations très répandu. Cela me permet de découvrir de nouveaux outils, tout en restant à niveau. Chaque année, je progresse !  

 

Te considères-tu plus comme ingénieur ou comme un artiste ?

Les deux, mais plus comme un artiste dans la mesure où, ces dernières années, j’ai fait de nombreux essais et tests. Je tâtonne beaucoup et en ce sens, c’est une démarche plus artistique que relevant de l’ingénierie. Je fais des erreurs qui me servent et parfois donnent de très beaux résultats.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.


Quels sont tes futurs projets ?

Je souhaiterai aller plus loin dans mes œuvres se basant sur les relevés topographiques. N’importe qui peut m’envoyer des données, aussi bien sur son jogging du week-end que de sa sortie à vélo… L’idée est de créer des œuvres personnalisées uniques. Avec l’ESME Sudria, nous allons former une dizaine d’étudiants aux arts numériques pour réaliser une exposition dans nos nouveaux locaux l’année prochaine.

 

Découvrez l’univers de Romain Astouric sur son site Internet ainsi que sur Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter et Vimeo.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

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Exit l’épreuve écrite : le Concours Advance évolue !

  • 13/11/2020
Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

De janvier à mars 2021, les futurs bacheliers pourront à nouveau effectuer leurs vœux sur Parcoursup afin de préparer leurs études supérieures. Et nombreux seront encore celles et ceux qui opteront pour le vœu du Concours Advance, le seul donnant accès au 15 campus des 4 écoles d’ingénieurs réputées du Groupe IONIS : l’EPITA (informatique), l’ESME Sudria (école d’ingénieurs pluridisciplinaire), l’IPSA (aéronautique et spatial) et Sup’Biotech (biotechnologies). Ils pourront alors découvrir la nouvelle formule du Concours Advance, adaptée à la récente réforme du Bac et encore davantage centrée sur la personnalité des candidats !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance ! Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

Désormais, le Concours Advance change en abandonnant son épreuve écrite. Pourquoi ? Parce que le Bac a lui aussi changé, laissant désormais aux élèves le choix de se spécialiser à leur guise, et qu’il devient alors évident de donner encore plus d’importance aux notions de personnalité, aux aspirations et motivations, ainsi qu’à l’évaluation des projets et des performances dans la durée, grâce à un échange direct entre le candidat et l’école. Ainsi, l’écrit disparaît à la faveur d’entretiens oraux systématisés (contrôle de niveaux sur des oraux de matières – mathématiques, anglais – et entretien de motivation) et d’une étude approfondie des dossiers scolaires et non-scolaires, de plus en plus riches en informations et accessibles sur Parcoursup.


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Après l’inscription sur Parcoursup puis la validation de sa candidature, le candidat se verra attribuer une Note de Dossier en fonction des dossiers scolaires (notes de Première, notes des épreuves anticipées du Bac de français écrit et oral, d’anglais, de spécialité de Première, ainsi que les notes de Terminale). Cette Note de Dossier permettra d’établir une liste des Grands Classés qui seront dispensés des épreuves orales de mathématiques et d’anglais du concours qui se dérouleront pour l’ensemble des candidats au mois d’avril et mai 2021. Cette même période verra tous les candidats passer également un entretien de synthèse et de motivation. Cet entretien représente le plus haut coefficient des épreuves orales du Concours Advance.

Enfin, les éléments disponibles sur Parcoursup (projet de formation, sens de l’engagement, centres d’intérêt et activités, lettre de motivation, fiche avenir…) donneront lieu à une Note Profil / École qui permettra à chaque école de mieux cerner la passion, la motivation et la personnalité du candidat avant la publication des résultats au mois de mai 2021.

En résumé, la nouvelle formule Concours Advance place encore davantage l’humain au cœur de son processus et permet plus que jamais aux futurs ingénieurs de sélectionner l’école qui leur correspondra le plus… et vice-versa !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Pour mieux connaître l’ensemble des étapes du Concours Advance, rendez-vous sur le site officiel du concours.

Vous pouvez également suivre les actualités des écoles d’ingénieurs et du concours sur Facebook et Twitter.

Vous avez des questions ? N’hésitez pas à contacter le Concours Advance ou les quatre écoles d’ingénieurs : tous les contacts sont disponibles sur la page dédiée.


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

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Le double diplôme CentraleSupélec vu par Fanny Pan (ESME Sudria promo 2020)

  • 05/08/2020
Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Passionnée de santé et de technologies, Fanny Pan (ESME Sudria promo 2020) a profité de sa dernière année d’études pour effectuer un double diplôme avec CentraleSupélec, à l’image de son camarade de promotion Aymeric. La future ingénieure revient sur son parcours et cette expérience qui l’a vu évoluer sur le campus Paris-Saclay afin de suivre le cursus Circuits et Systèmes Électroniques Intégrés.

 

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Fanny Pan

 

Pourquoi avoir choisi des études d’ingénierie ?

Fanny Pan : J’ai longtemps hésité avant de me lancer. Au final, comme j’ai toujours aimé construire des choses, je me suis dit que devenir ingénieure allait me permettre de continuer en ce sens. D’une certaine façon, c’est aussi cette hésitation qui m’a fait choisir une école généraliste comme l’ESME Sudria, pour me laisser suffisamment de temps avant de décider dans quel domaine me spécialiser par la suite. Je voulais pouvoir toucher à différentes disciplines avant de choisir !

 

Quelle spécialisation as-tu finalement choisie ?

J’ai opté pour la Majeure Mécatronique car j’avais pour ambition de produire des prothèses. En effet, au fil des années, j’ai davantage eu l’envie de me tourner vers le médical et le biomédical. Souhaitant pouvoir faire des prothèses sensitives, cette Majeure assez large me permettait de voir ce projet dans son ensemble, de la robotique à l’électronique.

 

D’où te venait cette ambition de créer des prothèses ?

J’ai toujours eu envie d’aider les gens et j’avais même pensé un temps faire des études de médecine. Travailler dans le biomédical à travers l’ingénierie représentait donc la combinaison idéale pour moi ! Quant aux prothèses, j’ai commencé à m’y intéresser après avoir vu une émission de télévision consacrée au sujet. Je trouve ça beau de pouvoir aider les personnes souffrant d’un handicap de retrouver une certaine autonomie. Et dorénavant, j’aspire plutôt à travailler dans la nano médecine !

 

Pour ta dernière année, tu as opté pour un double diplôme avec CentraleSupélec. Pour quelle raison as-tu opté pour ce cursus ?

Je voyais ce double diplôme non seulement comme une bonne opportunité de découvrir de l’intérieur une école prestigieuse comme CentraleSupélec, mais aussi comme un bon moyen d’acquérir des compétences complémentaires à celles de l’ESME Sudria, notamment pour mon projet autour de la santé. J’avais hésité avec le double diplôme en lien avec les biotechnologies, plus orienté modélisation et statistiques, mais j’ai finalement privilégié celui-ci pour approfondir mes connaissances dans le domaine des micro-technologies.

 

 

Qu’as-tu le plus apprécié à CentraleSupélec ?

J’ai énormément apprécié le fait que tous les cours reçus lors du premier semestre nourrissaient un projet « fil rouge » : la création d’un amplificateur audio. Chaque fois que l’on voyait quelque chose, on le mettait ensuite en application. Ce n’était pas le format « un cours, un examen », mais une approche très concrète et très intéressante.

 

Quel a été ton meilleur cours ?

Probablement le cours More than Moore (en référence à Gordon E. Moore, à l’origine de la célèbre loi éponyme sur l’évolution de la puissance de calcul en informatique). À chaque cours, nous avions face à nous un intervenant qui parlait de son domaine en lien avec les microsystèmes. L’un de ces cours portait sur l’application dans le domaine biomédical, ce qui m’a permis de découvrir comment les microsystèmes étaient utilisés par exemple dans les pacemakers et d’autres dispositifs médicaux.

 

Où effectues-tu ton stage de fin de cursus ?

J’ai commencé mon stage fin avril, en télétravail à cause du confinement. Il va durer cinq mois et fait suite à mon projet de fin d’études dans le cadre du double diplôme, projet que j’ai développé durant la dernière séquence – à CentraleSupélec, on ne compte pas en semestre, mais en séquences équivalentes à des trimestres ; pour la dernière année, il y en a trois : une de septembre à novembre, une deuxième de novembre à janvier et une dernière, de janvier à mars. Mon projet est en lien avec le biomédical puisqu’il concerne le développement d’un pacemaker pour la recherche animale. Tous les projets sont menés en partenariat avec des entreprises ou des établissements de recherche. En l’occurrence, le mien se déroule en partenariat avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), même si j’effectue mon stage dans le laboratoire du GeePS (pour « Génie électrique et électronique de Paris »), basé sur le campus Paris-Saclay. Cela me permet d’avoir accès à des logiciels spécifiques.

 

Et une fois la fin du stage, sais-tu déjà ce que tu comptes faire ?

Dans la continuité du stage, j’ai prévu de faire une thèse qui reprendra directement le sujet traité !

 

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Un aperçu du projet de création d’un amplificateur audio mené par Fanny

 


Le double diplôme, une porte ouverte vers de nouveaux mondes

En dernière année du Cycle Ingénieur, les étudiants de l’ESME Sudria ont la possibilité d’effectuer un double diplôme dans l’un des établissements partenaires de l’école. L’occasion de découvrir d’autres domaines, y compris éloignés du monde de l’ingénierie, de se confronter à d’autres approches et d’acquérir des compétences essentielles avant de quitter le monde des études pour le monde professionnel.

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

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« Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger »

  • 01/07/2020
Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

 


En plus d’apporter de nouvelles compétences, un double diplôme est aussi l’occasion de vivre une nouvelle expérience enrichissante à l’étranger. Actuellement au Québec pour justement suivre les cours du double diplôme de l’ESME Sudria en partenariat avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, Benjamin Samet (ESME Sudria promo 2020) partage ses impressions et retrace soin parcours étudiant, de son envie d’en apprendre toujours plus à son appétence pour l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Benjamin Samet


Pourquoi t’es-tu tourné vers le monde de l’ingénierie ?

Après le Bac, je ne savais pas trop quoi faire : je voulais juste continuer à apprendre et n’avais pas envie de partir vers des études courtes pour entrer rapidement dans le monde du travail. Étant curieux de nature, je souhaitais d’abord acquérir un maximum de nouvelles connaissances ! On m’a alors suggéré de suivre une formation d’ingénieur. J’ai choisi presque aléatoirement une première école d’ingénieurs, mais au bout de quelques mois, j’ai compris qu’elle n’était pas faite pour moi. C’était une école spécialisée dans les domaines des transports et je ne me sentais pas encore prêt à me spécialiser tout de suite. J’ai ensuite visité le campus Paris-Montparnasse de l’ESME Sudria lors d’une Journée Portes Ouvertes et cela m’a plu. Je me sentais à l’aise avec cette école plus généraliste et avec le fait que la spécialisation intervenait à la fin du cursus. Je me disais que j’allais pouvoir toucher à plus de domaines.

 

Aujourd’hui, tu arrives justement à la fin du cursus. Comment juges-tu ces années passées à l’ESME Sudria ?

Cela fait peut-être cliché de dire ça car on entend souvent cette formule, mais l’ESME Sudria m’a vraiment permis d’apprendre à apprendre. À force de toucher à plein de domaines, on peut appréhender et s’approprier une technologie ou des sciences plus rapidement. D’ailleurs, ça ne concerne pas forcément que les sciences : il y a aussi la gestion, aux composantes business… Ces années d’études à l’ESME Sudria nous permettent d’acquérir une certaine rigueur et une méthodologie qui font que nous sommes aptes à apprendre plus facilement. On voit aussi le monde d’une autre manière. Quand on observe un objet, on essaye aussitôt de savoir son utilité, ses usages, son mode de fonctionnement, etc. On est toujours poussés à réfléchir et à ne jamais rester passifs devant les choses.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Vers quel domaine t’es-tu dirigé ?

Je me suis orienté vers la Mécatronique. Ce choix tient encore une fois à mon envie d’explorer différents sujets, la mécatronique englobant l’électricité, la mécanique, l’informatique

 

Pourquoi as-tu envie de faire un double diplôme ?

À l’ESME Sudria, j’ai très tôt opté pour le Parcours Ingénieur-Manager proposé par l’école en partenariat avec l’ISG (l’école de commerce du Groupe IONIS). J’aimais l’idée de pouvoir développer une double compétence permettant de connaître l’aspect technique d’un côté et, de l’autre, le fonctionnement de l’entreprise et des marchés. J’ai beaucoup aimé cette approche, mais comme je n’ai pas voulu m’orienter vers l’ingénierie financière en fin de cursus, j’ai opté pour la Mécatronique en gardant en tête l’idée de réaliser ensuite un double diplôme en gestion et management, pourquoi pas à l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Pourquoi as-tu choisi le double diplôme proposé par l’ÉTS de Montréal ?

Lors de notre 4e année, l’ESME Sudria nous a expliqué comment nous pouvions personnaliser notre cursus via le choix des Majeures ou encore la possibilité de justement faire un double diplôme en France ou à l’étranger. Personnellement, j’avais envie de regoutter à l’international. En effet, j’avais adoré l’expérience du semestre de 3e année que j’avais passé à Taïwan. Ayant donc connu l’Asie et connaissant déjà l’Europe, je me suis dit que partir pour le Canada à travers ce double diplôme pouvait être une belle opportunité de découvrir l’Amérique du Nord, l’état d’esprit sur place, etc. Un autre avantage de ces deux doubles diplômes au Canada – il y en a aussi un avec l’Université du Québec à Chicoutimi –, c’est leur coût moins élevé. Financièrement, ils me convenaient davantage. Enfin, le dernier point qui m’a conforté dans ma décision, c’est le programme de la formation. L’ÉTS propose de nombreuses « maîtrises » très variées. Or, comme je voulais cultiver une double compétence technique et gestion, j’ai choisi la Maîtrise en génie, projets internationaux et ingénierie globale.

 

Comment se passent tes études outre-Atlantique ?

Très bien ! Ici, on ne compte pas en semestres, mais en sessions qui durent environ quatre mois chacune. J’en ai cinq en tout à réaliser et j’en suis actuellement à la troisième. En ce qui concerne la Maîtrise en elle-même, c’est une espèce de Bac+7. Le cursus est donc plus long que celui en cinq ans pour devenir ingénieur et n’intéresse donc pas forcément tous les Québécois, qui le voient plus comme un « supplément ». De ce fait, il attire surtout les étudiants étrangers – des Français, des Belges, des Africains originaires de pays francophones… Un point important dans la Maîtrise, c’est les travaux en groupes. Cela m’a permis de sympathiser avec des Algériens, des Rwandais… et de découvrir d’autres mentalités, d’autres cultures et d’autres façons d’appréhender les projets et les problèmes. C’est très enrichissant.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Quels cours affectionnes-tu en particulier ?

Dans ma Maîtrise, je n’ai que des cours de gestion. Tous les cours que j’ai suivi pour le moment sont très intéressants. À l’ÉTS, l’enseignement se fait à la carte : on nous propose une liste et on choisit les cours que l’on souhaite avant chaque de début de session. L’ÉTS nous permet aussi de les tester durant une à deux semaines en début de session. Ainsi, si certains ne nous conviennent pas, on peut les retirer de notre liste et les remplacer par d’autres.

Pour le moment, les cours que j’ai le plus appréciés sont ceux qui touchent à la stratégie d’entreprise. J’aime pouvoir explorer la conception d’un produit, la proposition de valeurs, le ciblage d’un marché… Ces cours m’ont appris une notion importante : on peut très bien faire un produit technologique très performant, une merveille scientifique dernier cri, sans pour autant que cela devienne une réussite. Il n’y a pas que le produit en lui-même qui compte et il faut se demander s’il va pouvoir rencontrer le client, trouver le bon marché. Parfois, il convient d’abord de partir du problème du client pour ensuite trouver le produit adapté. Cette approche peut parfois être contraire à celle d’un ingénieur, qui serait plutôt tenté de créer le meilleur produit possible avant d’ensuite savoir comment le vendre. Actuellement, j’ai aussi un cours sur la sous-traitance en projets internationaux, ce qui me permet de découvrir les différents types de sous-traitance, comment et surtout pourquoi les appliquer. J’aime beaucoup les sujets d’externalisation de production ou d’internalisation d’entreprises.

 

Quid du confinement ?

Le confinement a été annoncé ici à peu près au même moment que celui en France mais il n’était pas aussi strict car nous n’avions pas besoin d’attestation pour sortir par exemple. Des cours en ligne ont été organisés pour toute la session qui se finira en août. Cela va aussi continuer pour la prochaine session, je vais avoir principalement des cours en ligne car l’école ne rouvrira que partiellement. Après, c’est vrai que l’isolement n’a pas été facile à vivre tous les jours. Heureusement, les rassemblements de plus de 10 personnes sont maintenant ré-autorisés et les magasins rouvrent !


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


As-tu pu explorer les environs ?

Pour le moment, je suis surtout resté dans la région de Montréal. Il faut savoir que les villes les plus proches sont, finalement, assez éloignées. La ville de Québec est ainsi à deux heures et demie de route. Les distances sont importantes et, si l’on veut voyager, il vaut mieux s’organiser en amont : on ne peut pas tellement partir visiter un endroit sur un coup de tête le matin et rentrer le soir. Par contre, il suffit de sortir de Montréal pour se retrouver très vite en pleine nature. Cela m’a permis de visiter quelques parcs naturels et de profiter de magnifiques paysages. Un même endroit peut changer du tout au tout si vous vous y rendez en hiver, en été ou en automne. Si l’on aime la nature et le grand air, c’est une destination géniale.

 

La mentalité est-elle différente là-bas ?

La mentalité au Québec est tout de même plus proche de celle de la France que de celle de Taïwan. Quand je suis arrivé à Taïwan, j’étais totalement dépaysé. La France et le Québec étant deux cultures occidentales, les changements sont moindres. Toutefois, il y a des différences. Par exemple, pour devenir ami avec un Français, on a parfois l’impression qu’il faut d’abord « percer » une sorte de bulle de sécurité : il faut du temps pour apprendre à se connaître et faire tomber la méfiance. Après, on peut se dire amis. Au Québec, c’est un peu le contraire. Les Québécois sont généralement assez chaleureux et on devient « ami » bien plus facilement. Mais si l’on veut construire une relation plus profonde, cela demande plus de temps.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Que comptes-tu faire après ce double diplôme ?

Aujourd’hui, je me vois plus continuer dans la gestion de projets ou la stratégie d’entreprise. Toutefois, je ne pense pas forcément travailler au Canada par la suite. Même si j’aime beaucoup ce pays, ce n’est pas un endroit où je me vois vivre sur le long terme, mais je ne suis pas contre à l’idée de me lancer dans une carrière internationale en Europe ou en Asie. Je n’ai également pas un secteur particulier en tête. J’avoue simplement vouloir privilégier une entreprise ayant des projets et une vision en accord avec mes valeurs, notamment autour du développement durable, de l’écologie et du social.

 

Enfin, aurais-tu un conseil à donner à un étudiant de l’ESME Sudria intéressé par ce double diplôme ?

Si cette personne envisage un double diplôme à l’international, j’imagine qu’elle est déjà assez ouverte d’esprit et c’est sûrement le plus important. Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger. C’est à nous de nous approprier la culture de l’autre. Par exemple, au Québec, cela serait plutôt malvenu de reprendre les gens sur leur façon de parler français ! Ici, c’est chez eux : ce sont notre accent et nos expressions qui détonnent, par les leurs. Je pense qu’il faut chercher à rester curieux et à voir par soi-même comment cela se passe ailleurs que chez soi !


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

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Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

  • 25/06/2020
Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

Pour répondre aux transformations de la société et à l’essor des nouvelles technologies, l’ESME Sudria lance ce semestre cinq nouvelles Majeures pour inscrire ses étudiants dans le futur de l’ingénierie.

Faire des études à l’ESME Sudria ouvre de nombreuses portes et mène à de nombreux domaines, y compris ceux liés au business grâce notamment au Parcours Ingénieur-Manager mis en place par l’école depuis 4 ans. Ce dernier propose à présent la Majeure Big Data & Digital Marketing pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent d’embrasser une carrière passionnante associant le meilleur de deux mondes qui n’ont plus de raison de s’opposer. En cohabitant, la technique et le management peuvent même donner naissance à des innovations impressionnantes pouvant révolutionner le commerce et la communication. Une vraie plus-value sur laquelle revient Salma Rebai-Jribi, responsable de cette Majeure conçue en partenariat avec l’ISG.


 

Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

 


Le Big Data est présent à l’ESME Sudria depuis plusieurs années. Pourquoi avoir voulu créer une nouvelle Majeure en lien avec le marketing ?

Salma Rebai-Jribi : Cette création nous semblait incontournable. En effet, nous savons tous que les applications issues du Big Data sont déjà une réalité et de plus en plus fréquentes dans de nombreux domaines, les entreprises souhaitent analyser avec pertinence les données à leur disposition pour les transformer en informations dites intelligentes afin de créer de la valeur. Dans le secteur du commerce, ce besoin est encore plus important et les acteurs du digital marketing sont nombreux à avoir compris l’intérêt d’utiliser les technologies liées au Big Data pour prendre en compte la mobilité des clients, analyser leurs comportements individuels, cerner leurs attentes et adapter les services proposés en conséquence. Ainsi, pour se démarquer de la concurrence, une entreprise doit arriver à cibler non plus des foules de consommateurs, mais des individus, avec une expérience utilisateur adaptée au cas par cas. C’est là où intervient justement le Big Data, avec la possibilité de fournir à l’entreprise des outils et solutions technologiques pouvant récolter les données, les analyser avec des algorithmes d’intelligence artificielle et ainsi les incorporer à la prise de décision. Pour résumer, le fait d’associer le Big Data et le marketing digital permet de proposer la bonne offre à la bonne personne au bon moment et sur le bon canal – par SMS, par email, etc. Cela permet aussi de s’opposer à ce qu’on appelle le « spam marketing » et à la publicité non ciblée. Et il était donc logique pour l’ESME Sudria de créer, au sein de son Parcours Ingénieur-Manager, une Majeure entièrement tournée vers cet aspect, en partenariat avec une grande école de commerce comme l’ISG.

 

Quel est l’intérêt de former des profils associant l’esprit d’ingénieur à cette composante business-marketing ?

Nous souhaitons former des ingénieurs pluridisciplinaires ayant des compétences hybrides à la fois techniques-scientifiques et managériales. Dotés de cette double compétence, ils pourront travailler à l’interface du Big Data et du marketing digital et donc échanger avec des ingénieurs, mais aussi avec des personnes des métiers du marketing, ce qui permettra de développer des solutions technologiques innovantes pour répondre aux nouvelles attentes du secteur. Ils seront capables de gérer ainsi la transformation digitale des entreprises. Nous recherchons donc des étudiants créatifs, curieux et ambitieux qui veulent explorer de multiples disciplines et toucher aussi bien à l’informatique qu’au management.


 

Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

 


À quels genres de cours doivent s’attendre les futurs étudiants de la Majeure ?

Comme il s’agit d’un double diplôme, une partie des cours est assurée par l’ESME Sudria et l’autre dans les locaux de l’ISG. Les cours se basent ainsi sur trois principaux axes de compétence. Le premier axe, c’est la Data Science ou science de la donnée : on introduit aux étudiants les différentes méthodes et outils pour l’extraction de la connaissance à partir de la data – méthodes d’apprentissage automatique, Deep Learning, data visualization, traitement du langage naturel, web mining pour l’analyse des réseaux sociaux, etc.

Le deuxième axe concerne l’architecture Big Data. Les étudiants vont avoir des cours portant sur les différentes technologies de collecte, stockage et traitement des données massives et hétérogènes. Cela implique des cours sur les bases données NoSQL, les architectures Cloud, les frameworks de calcul distribué pour traiter ces informations avec une bonne performance ou encore les outils de traitement des données en temps réel, de plus en plus nécessaires.

Le troisième axe porte sur le marketing digital et son enseignement est assuré par l’ISG. Il va aborder toutes les notions liées au processus décisionnel – comment modéliser les problématiques business complexes, comment se fait la prise de décision… – tout en offrant un panorama des différentes stratégies de marketing digital – le brand management, la distribution et le merchandising, les politiques de référencement, le neuromarketing

Enfin, à cela s’ajoutent d’autres compétences transverses, mais très importantes, comme l’aspect éthique de l’utilisation de la data, la protection de la vie privée, l’agilité managériale, la sécurité des données ou encore la sensibilisation à la cybersécurité.

 

Des professionnels sont-ils aussi à vos côtés ?

Tout à fait. Près de 70 % des enseignements sont assurés par des professionnels qui travaillent dans de grandes sociétés et startups. Une grande partie des projets de 4e année et fin d’études sont également encadrés par des entreprises partenaires, comme Intermarché cette année. C’est un point essentiel des Majeures de l’ESME Sudria qui visent à préparer au mieux les étudiants à leur vie professionnelle et le début de leurs carrières en entreprise. Cette année, des cours sont par exemple donnés par des personnes issues de L’Oréal, OCTO Technology ou Alterway. Le cursus est aussi jalonné d’événements, de conférences et de rencontres. En novembre dernier, pour la première conférence de la Majeure, nous avons ainsi pu inviter de nombreuses entreprises comme Amazon Web Services, EyeSee Research, L’Oréal et Expertime à s’exprimer sur toutes leurs innovations Big Data au service du marketing digital ou ce qu’on appelle le « data driven digital marketing ».


 

Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

La première conférence de la Majeure réunissait plusieurs entreprises

 


Quid des projets ?

Ils sont très variés et portent sur les différentes technologies explorées par la Majeure. Actuellement, des étudiants de 4e année travaillent sur des projets liés au développement de systèmes de recommandations qui permettent de proposer à un consommateur, un produit ou un service (hôtel, restaurant…) qui réponde à ses attentes en se basant sur ses historiques de consommation ou à ceux de personnes ayant un profil similaire au sien. Un autre projet porte sur l’analyse linguistique des commentaires des utilisateurs sur Internet et notamment sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook afin de détecter l’opinion et la réaction des utilisateurs sur un produit : sont-elles positives ou négatives ? Cela permet d’analyser la perception de la marque par les utilisateurs, de mieux cerner les attentes des clients et ainsi d’améliorer les services proposés en faisant preuve de réactivité dans le cadre du service clientèle. D’autres étudiants planchent sur l’analyse prédictive pour, par exemple, prédire des achats de clients ou de rétractations d’un service ou d’un abonnement, voire prédire (ou estimer) le nombre de visiteurs potentiels sur un magasin le jour J, pour adapter l’offre à la demande. Une équipe est également concentrée sur le développement d’agents conversationnels, qu’on appelle plus communément les chatbots. Ces derniers, sur un site e-commerce, permettent de faciliter le parcours client, d’améliorer l’expérience utilisateur en proposant une assistance continue durant sa visite.

 

On imagine les retombées possibles. Par exemple, l’analyse linguistique pourrait complètement transformer les campagnes de communication des entreprises, ces dernières n’ayant plus à passer par des agences spécialisées souvent très coûteuses.

Bien sûr. C’est tout l’enjeu du traitement automatique du langage naturel : il permet d’analyser efficacement les commentaires textuels des clients pour mesurer la performance d’une campagne marketing. Il y a aussi le neuromarketing qui amène une notion de neurosciences et introduit ces dernières dans l’analyse des campagnes. Par exemple, je peux à l’avance évaluer ou prédire l’impact d’une publicité diffusée en analysant les émotions et réactions des utilisateurs, via notamment la reconnaissance faciale !

 

Au final, vers quels métiers se dirigeront les futurs diplômés ?

Ils pourront s’orienter vers des métiers vraiment orientés vers la data – Data Scientist, Data Analyst, Data Architect… –, des métiers exclusivement dédiés au digital marketing, – responsable CRM, content manager, CEO… – ou enfin des métiers à l’interface de ces deux domaines, qui sont des profils très recherchés – Business Intelligence Manager, Master Data Manager, Data Chief Officer… Plusieurs secteurs d’activité sont également possibles :  e-commerce, retail, mode, restauration, telecom… À chaque fois qu’il y aura des consommateurs, on aura besoin de l’intelligence marketing et donc des technologies Big Data pour mettre en place des stratégies marketing efficaces. Bref, ils auront l’embarras du choix selon leurs préférences !


Majeure Big Data & Digital Marketing : le meilleur des deux mondes

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Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

  • 01/06/2020
Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

À partir de la rentrée 2020-2021, le campus de l’ESME Sudria à Bordeaux proposera un Bachelor en Systèmes Aéronautiques ! Créé par l’école pour répondre aux besoins des acteurs de cet écosystème important dans la région bordelaise, ce diplôme en trois ans pourra compter sur l’expertise de l’IPSA, l’école d’ingénieurs en aéronautique du Groupe IONIS et partenaire de cette nouvelle formation. Un atout de plus pour un cursus professionnalisant qui permettra aux futurs étudiants bordelais de l’ESME Sudria de se lancer dans le domaine de l’aéronautique par la pratique. C’est l’avis de Loïc Martinez, un étudiant justement passé par la version IPSAlienne de ce Bachelor passionnant.

Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

Pourquoi avoir choisi un Bachelor en études Post-Bac ?

Pour suivre un cursus en trois ans basés sur la pratique dans le domaine de l’aéronautique et du spatial ! Comme j’avais plus de difficultés avec la théorie pure et ne voyais pas toujours de quelle manière appliquer les cours, j’ai donc préféré apprendre par la pratique. Après ces trois ans, nous avons aussi la possibilité de rattraper le cursus ingénieur. Ces trois années m’ont ainsi permis de réfléchir plus amplement sur mes ambitions et le parcours que je voulais suivre après le Bachelor.

 

Comment se traduisait l’enseignement au sein du Bachelor ?

Nous étions une classe de 11 étudiants, avec des cours vraiment personnalisés et une pédagogie aussi différente. Nous prenions beaucoup plus de temps pour les parties théoriques. En effet, le cursus est beaucoup plus technique qu’une prépa. Une fois assimilée la théorie nécessaire pour comprendre la matière, nous passions directement à la pratique. Cela se traduisait par un large choix de projet en lien avec les matières. Durant mes trois années, j’ai ainsi effectué des projets en lien avec la programmation, l’électronique, la Conception Assisté par Ordinateur, mais aussi avec la cybersécurité et les réseaux !

Bordeaux : décollage imminent pour le Bachelor en Systèmes Aéronautiques !

Quel projet t’a le plus marqué ?

Le dernier projet en cybersécurité m’a beaucoup marqué. Le but était de monter un réseau d’un côté par l’intermédiaire d’équipement fourni par l’école, pour ensuite l’attaquer afin d’intercepter les communications sans que personne ne puisse déceler notre présence.

 

Quid de l’emploi du temps ?

De façon générale, une semaine type en Bachelor se compose de minimum 8 h de Travaux Pratiques (application du cours par des projets), 10 h de Travaux Dirigés (application du cours par des exercices) et 10 h de cours (théorie obligatoire). Le jeudi après-midi, les étudiants peuvent aussi intégrer des associations et transmettre leurs connaissances dans le domaine pratique mais aussi réaliser des projets techniques.

 

As-tu quelque chose à rajouter ou une anecdote à partager ?

Choisissez votre école en fonction de ce qu’elle peut vous apporter et non l’inverse. Ayez des projets et faites tout pour les réaliser, de nombreuses portes s’ouvriront à vous !

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Majeure Véhicules Électriques & Autonomes : révolutionner le transport

  • 19/05/2020
Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

Pour répondre aux transformations de la société et à l’essor des nouvelles technologies, l’ESME Sudria lance ce semestre cinq nouvelles Majeures pour inscrire ses étudiants dans le futur de l’ingénierie.

Les véhicules tels que nous les connaissons aujourd’hui sont voués à disparaître d’ici les prochaines décennies pour laisser place à de nouveaux modèles électriques et, bientôt, autonomes. Un défi de taille à l’échelle mondiale qui a donné naissance à une nouvelle Majeure au sein de l’ESME Sudria, habituée à anticiper les évolutions de l’ingénierie. Logiquement nommée Majeure Véhicules Électriques & Autonomes, elle va permettre aux futurs diplômés de changer durablement notre quotidien sur bien des aspects comme l’explique Salim Hima, enseignant-chercheur et responsable de cette spécialisation.

 

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

 

Pourquoi est-ce important de lancer une telle Majeure ?

Salim Hima : Ce lancement semblait incontournable. En effet, les modes de transports sont en train de changer aujourd’hui sous l’impulsion de nombreux gouvernements dans le monde afin de réduire l’impact de la mobilité sur l’environnement et la santé des personnes en réduisant les émissions de gaz nocifs. Ainsi, une mobilité électrique combinée à un mode de production de l’énergie électrique basée sur des ressources renouvelables apparaît comme la solution la plus écologique. De ce fait, on constate actuellement une course entre les grands constructeurs pour proposer des modèles électriques de plus en plus performants. Un autre avantage lié à ce changement d’approche vers l’électrique est la concrétisation qu’elle permet en matière de souveraineté énergétique pour les pays longtemps importateurs de pétrole. En d’autres termes, elle permet à ces pays de réduire leur dette en matière d’importations.

 

Cette considération écologique et économique vaut aussi pour l’aspect autonome ?

Oui. Pour les véhicules autonomes, la question écologique est aussi centrale, ces véhicules permettant de limiter l’émission de gaz polluants en adoptant un mode de conduite différent. Cette technologie s’accompagne par exemple d’une réduction des manœuvres de freinages et des accélérations non nécessaires : le véhicule calcule de lui-même les bonnes distances à respecter avec les autres véhicules ainsi que la vitesse adaptée pour un trajet en prenant en compte les données topologiques et les données relatives à la densité du trafic. Un autre intérêt de l’autonomie réside dans l’aspect sécuritaire. En effet, on sait que près de 90 % des accidents de la route sont, à l’heure actuelle, liés à des erreurs humaines. D’où l’idée de déléguer une partie ou l’intégralité de la conduite à un système intelligent. Le fait que ces véhicules puissent communiquer entre eux ou avec l’infrastructure est aussi synonyme d’une meilleure gestion des déplacements et donc d’une réduction des zones de congestion routière. Enfin, adopter des technologies de déplacement avec des véhicules autonomes représente un autre atout pour le passager : le gain de temps. Au lieu de conduire, il peut faire autre chose – répondre à ses emails, travailler, etc. Gagner ce temps perdu habituellement dans les transports n’est pas négligeable !

 

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

 

Pour les étudiants, c’est donc un bon moyen de toucher à énormément de sujets différents.

Exactement. Cette Majeure permet de développer des compétences multidisciplinaires touchant aux domaines de l’électrique, de l’intelligence artificielle, de la perception…

 

À quel horizon peut-on s’attendre à voir ces nouveaux véhicules électriques et autonomes arriver sur le marché ?

Les perspectives sont encore variables. Certaines, plus optimistes, prévoient l’arrivée des véhicules autonomes d’ici 2025. D’autres visent plutôt l’horizon 2028/2030. La seule certitude, c’est que des acteurs importants ont déjà lancé des projets d’envergure en la matière. Par exemple, Hyundai a annoncé investir 35 milliards de dollars d’ici à 2025 dans le développement des véhicules autonomes, connectés et électriques. En France, de grands équipementiers tels que Valeo, Bertrandt, Altran ou encore Vector préparent aussi cette future technologie et de grands constructeurs comme Peugeot PSA ou Renault ont déjà dévoilé des démonstrateurs. Les avancées sont significatives et les futurs ingénieurs de l’ESME Sudria auront leur carte à jouer.

 

 

La question des anciens véhicules est-elle déjà abordée ? Peut-on imaginer les rendre électriques ou autonomes à l’avenir ?

Pour l’instant non et, de toute façon, ce n’est pas une option viable. Rendre le véhicule autonome sera, selon moi, bien trop coûteux – il faudrait changer l’ensemble du système, ce qui représente une contrainte imposante. Par contre, l’électrification peut encore être envisageable et des sociétés commencent à travailler sur cette transformation du véhicule thermique en véhicule électrique.

 

Quels cours propose la Majeure ?

En 4e année, les étudiants auront notamment des cours de bases sur les machines électriques nécessaires à la traction des véhicules électriques, sur les convertisseurs électriques permettant d’alimenter proprement les moteurs à partir des batteries, sur la composante dynamique – pour comprendre comment un véhicule fonctionne – et sur l’apprentissage automatique – ou Machine Learning.

En 5e année, l’enseignement va encore plus loin et tend à se spécialiser. Les étudiants abordent ainsi l’hybridation ou l’électrification des véhicules, la reconnaissance de l’environnement – soit la perception, pour voir comment on arrive à reconstruire l’environnement du véhicule à l’aide de différents capteurs –, le développement du système de décision – comment un véhicule autonome décide quelle manœuvre exécuter à partir de la perception et de l’analyse de l’environnement – ou encore les systèmes de contrôle. Pour résumer, la Majeure tend à couvrir tous les aspects de ces technologies.

 

À l’ESME Sudria, la place des projets est importante dans l’enseignement, en particulier lors du Cycle Ingénieur. Quels genres de projets pourront être menés par les étudiants ?

Des projets aussi variés que les domaines explorés par la Majeure ! Ainsi, les étudiants de 4e année travaillent actuellement sur des projets très divers. Certains portent sur la conception de systèmes avancés d’aide à la conduite, de systèmes de limitation de vitesse adaptatifs, de systèmes d’aide au stationnement… D’autres s’intéressent davantage au développement de composants pour les véhicules autonomes portant sur la perception, le contrôle et le système décisionnel. Une autre équipe se penche plus spécifiquement sur l’électrification des véhicules avec la volonté de concevoir un système hybride du point de vue de la source d’alimentation, avec un panneau solaire et des piles à combustible. Le but est de créer un système embarqué capable de gérer ces deux sources d’énergie.

 

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

 

Pour tous ces projets et ces cours, très techniques, est-ce que la Majeure peut compter sur des partenaires externes ?

Nous pouvons évidemment compter sur des institutions académiques et de recherche telles que l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR) et l’IFP Énergies nouvelles. Cette dernière est, par exemple, spécialisée sur la question des hydrocarbures responsables. En matière de collaborateurs industriels, nous sommes en discussion avec des acteurs influents du secteur pour des cours portant, entre autres, sur les plateformes de véhicules autonomes.

 

Finalement, quel est le profil idéal à avoir pour suivre cette Majeure quand on est étudiant ?

Il faut vouloir explorer de multiples disciplines ! Nos étudiants doivent être à la fois créatifs, audacieux et ambitieux car les sujets et problèmes abordés sont parfois complexes. Prenons le cas de la perception : il s’agit d’un domaine très contraignant et exigeant qui nécessite des ingénieurs passionnés par les technologies, les algorithmes et l’informatique. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises sont à la recherche de ce type de profil, en France comme à l’étranger. La problématique étant mondiale, elle ouvrira aussi des portes à l’international pour de futurs diplômés !

Lancement Majeure Véhicules Électriques & Autonomes

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Le double diplôme CentraleSupélec vu par Aymeric Satin (ESME Sudria promo 2020)

  • 15/05/2020

En dernière année du Cycle Ingénieur, les étudiants de l’ESME Sudria ont la possibilité d’effectuer un double diplôme dans l’un des établissements partenaires de l’école. L’occasion de découvrir d’autres domaines, y compris éloignés du monde de l’ingénierie, de se confronter à d’autres approches et d’acquérir des compétences essentielles avant de quitter le monde des études pour le monde professionnel.

Dans le cadre d’un double diplôme, Aymeric Satin (promo 2020) a ainsi pu troquer sa casquette d’étudiant de l’ESME Sudria pour celle d’étudiant de CentraleSupélec de septembre 2019 à mars 2020 afin de suivre le cursus Systèmes Electroniques, Réseaux et Images (SERI) à Rennes. Une expérience sur laquelle il revient aujourd’hui.

 

Le double diplôme CentraleSupélec vu par Aymeric Satin (ESME Sudria promo 2020)

Le campus CentraleSupélec à Rennes

 

Commençons par le commencement : pourquoi as-tu choisi de devenir ingénieur ?

Aymeric Satin : J’ai toujours aimé bidouiller, construire, savoir comment les choses fonctionnaient… Rejoindre une école d’ingénieurs me semblait donc être l’idéal ! L’ESME Sudria m’a justement permis d’aller plus loin, notamment via son laboratoire de fabrication numérique. Je l’ai très vite intégré à mon arrivée au sein de l’école et c’est lui qui m’a rapidement plongé dans l’aspect électronique de l’ingénierie, d’où mon choix ensuite de m’orienter vers une spécialisation en systèmes embarqués.

 

En quoi l’électronique et les systèmes embarqués t’attirent plus ?

Pour le type de programmation que j’apprécié tout particulièrement et la conception de circuits qui est physique et assez unique. On va choisir ses composants, dimensionner son circuit, etc. C’est ce côté hardware qui me plaît.

 

Pourquoi avoir opté pour un double diplôme lors de ta 5e année ?

Cela s’est décidé en 4e année, quand l’école nous a présenté les différents doubles diplômes proposés avec des établissements partenaires, comme des universités à l’étranger ou encore CentraleSupélec. Ce double diplôme SERI a commencé à m’intéresser, mais ce n’est qu’un peu plus tard dans l’année, quand un représentant de CentraleSupélec est venu sur notre campus pour nous présenter plus en détails son contenu et les différents parcours qui s’offraient à nous, que mon choix s’est arrêté. J’ai vu son programme très varié comme une belle opportunité. En le suivant, je savais que j’allais pouvoir explorer d’autres voies, avec des cours abordant l’électronique, les télécommunications, l’analyse d’image ou l’intelligence artificielle, un domaine qui m’intéressait aussi.

 

Est-ce qu’il a correspondu à tes attentes ?

Oui, même si c’était finalement assez différent de ce que je connaissais à l’ESME Sudria. Ici, en 4e année, nous avions énormément de projets à mener. Des choses pratiques. Au sein de CentraleSupélec, l’enseignement était plus théorique avec, par exemple, davantage de cours portant sur l’étude de papiers scientifiques. Au début, cela m’a un peu déstabilisé, mais au final, cette approche m’a permis de pousser bien plus loin la théorie. De toute façon, je savais que je pouvais acquérir la pratique par moi-même.

 

Quels cours as-tu préférés ?

Les cours de développement FPGA, qui étaient d’ailleurs une des principales raisons m’ayant poussé à choisir ce double diplôme. FPGA, c’est pour « Field-programmable gate array »  et cela représente un aspect un peu spécial de l’électronique hardware qui me plaît beaucoup. En effet, quand on parle de programmation, on parle souvent de programmer un logiciel. Le FPGA, c’est différent : pour résumer, il s’agit de programmer directement le hardware de la carte.

 

Cette année a été marquée par le confinement. Cela n’a pas trop impacté ton cursus ?

Par chance, les cours se terminaient environ une semaine après les mesures décrétant le confinement. Pour autant, mon double diplôme se poursuit encore aujourd’hui avec la réalisation de mon stage de fin d’études, qui avait été reporté dans un premier temps. Mon stage a donc commencé début mai et concerne le développement d’une partie d’une nouvelle norme vidéo. Je l’effectue chez Vitec, un développeur de codeurs et décodeurs vidéo. Le sujet de ce stage m’intéresse car c’est un défi technique assez difficile et qu’il s’agit d’un domaine directement lié à la partie vidéo que j’ai apprécié à CentraleSupélec, en explorant la compression, l’encodage et le décodage d’image. Chez Vitec, le support d’encodage et de décodage se fait en FPGA et en ASIC (pour « application-specific integrated circuit »), soit de l’électronique hardware. C’est ce que je recherchais en priorité.

 

 

Où se déroule ton stage ?

Il est censé se dérouler à Châtillon, dans les locaux de Vitec, mais pour l’instant, en raison de la situation actuelle, je le débute en étant présent à temps partiel dans l’entreprise avec seulement un salarié afin qu’il puisse m’expliquer ma mission et me permettre de me familiariser avec les logiciels utilisés. Par la suite, et attendant d’autres potentielles mesures liées au déconfinement, je vais poursuivre mon travail chez moi, en télétravail, grâce à un ordinateur fourni par Vitec.

 

Ton double diplôme se déroulait à Rennes. Qu’as-tu pensé de la ville ?

Au début, je n’étais pas forcément très rassuré à l’idée de changer de campus et de ville. Heureusement, le cursus de l’ESME Sudria nous permettant de partir vivre un semestre à l’international en 3e année, j’avais donc déjà pu connaître une première expérience en dehors du campus, à Edimbourg en Ecosse. Le campus de CentraleSupélec à Rennes se trouve un peu en dehors de la ville, mais il est très facilement accessible et, surtout, très vert. Cela fait énormément de bien de se retrouver dans un cadre moins bétonné qu’en région parisienne ! Cela m’a beaucoup plu. Quant à la ville de Rennes, je la connaissais déjà un petit peu. C’est une ville très sympa et pratique. Comme c’est aussi une ville étudiante, on y trouve toujours des soirées à faire, évidemment dans la très connue rue de la Soif, mais aussi ailleurs. Et même si je préfère Paris, je trouve que Rennes est une ville vraiment très complète et conviviale.

 

 

La fin de tes études approche… Sais-tu vers quelle voie tu vas te diriger ?

Je m’oriente sur de la R&D. C’est ce pourquoi mon cursus m’a essentiellement préparé. Cette dernière année à CentraleSupélec m’a d’ailleurs permis de plus réfléchir à ce que je faisais et à pourquoi je le faisais. Et c’est vraiment dans la R&D technique que je souhaite poursuivre.

 

Plutôt dans un grand groupe ou une start-up ?

Contrairement à certaines personnes, je ne suis pas forcément très fan à l’idée d’incorporer une start-up. C’est pour cela que j’ai choisi de faire mon stage chez Vitec, un groupe assez important et présent à l’international. Travailler dans une entreprise très grande, comme Airbus par exemple, ne me dérangerait pas du tout, bien au contraire. Je préfère cela à l’aspect trop incertain d’une start-up. Quant au secteur, ce n’est pas forcément le plus important à mes yeux. Ce qui m’intéresse d’abord, c’est la mission proposée. Mon idée principale est avant tout de m’épanouir dans ce que je fais. Tant que l’on me propose de l’électronique hardware, voire software, ça me plaît. Seuls le challenge et le défi technique m’attirent. Après, j’ai tout de même des préférences. Par exemple, j’ai tendance à éviter la fabrication d’armes, un domaine souvent lié à l’univers de l’électronique.

 

Enfin, quelle qualité se doit de posséder un bon ingénieur selon toi ?

Le fait d’être toujours capable d’apprendre par soi-même. Il ne faut jamais s’arrêter d’apprendre et surtout être mesure de savoir où chercher la connaissance. Par exemple, si l’on arrive dans un environnement inconnu – un logiciel, un langage de programmation, une nouvelle technologie… –, il faut pouvoir se l’approprier et en devenir maître très vite. C’est ce que m’a apporté l’ESME Sudria, avec ma Majeure et notamment en étant « jeté à l’eau » lors de mon projet de 4e année, mais aussi lors de mon expérience au sein du laboratoire de fabrication numérique. Les deux premières années à l’ESME Sudria sont plus axées sur la théorie, mais intégrer très tôt ce labo m’a permis d’apprendre par moi-même de nombreuses technologies !

 

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Majeure Énergies Renouvelables et Smart Grids : relever le défi de la transition énergétique

  • 29/04/2020
Lancement Majeure Energies Renouvelables & Smart Grid

 


Pour répondre aux transformations de la société et à l’essor des nouvelles technologies, l’ESME Sudria lance ce semestre cinq nouvelles Majeures pour inscrire ses étudiants dans le futur de l’ingénierie.

Après deux Majeures dédiées à l’évolution de la santé, c’est au tour de la Majeure Énergies Renouvelables et Smart Grids de livrer ses spécificités en compagnie de Mohamed Barara, enseignant-chercheur et responsable de ce cursus qui permet aux ingénieurs de maîtriser les nouvelles énergies et développer des techniques innovantes dans le respect des normes environnementales.

 

Lancement Majeure Energies Renouvelables & Smart Grid

Mohamed Barara

Aujourd’hui, il n’est plus rare d’entendre parler de l’importance du défi que représente les énergies renouvelables. Quel rôle peuvent jouer les ingénieurs à ce sujet ?

Mohamed Barara : Un rôle très important ! En effet, les récentes innovations faites dans les domaines des systèmes de contrôle ont conduit les ingénieurs à mener des investigations de façon à améliorer la qualité et l’efficacité de la conversion de ces énergies renouvelables. Avec cette Majeure, l’objectif est donc de pouvoir former des ingénieurs capables de directement travailler dans ce secteur après avoir acquis de nombreuses compétences autour des énergies renouvelables.
Ces ingénieurs pourront, par exemple, collaborer avec des énergéticiens pour développer des nouveaux logiciels pour les Smart Grids à base d’énergies renouvelables – les réseaux intelligents au cœur de la nouvelle révolution industrielle façonnée par le numérique – ou encore améliorer les réseaux d’énergie. Il s’agit de répondre de façon innovante à cette transition énergétique qui devient désormais une nécessité. Nous savons tous que les énergies fossiles comme le pétrole seront moins accessibles à l’avenir : c’est donc un sujet plus que d’actualité, qui concerne tout le monde et qui représente surtout un beau challenge au niveau mondial.

 

Quelles sont ces fameuses énergies renouvelables ?

Elles sont de natures diverses. L’énergie peut être produite grâce aux panneaux solaires, aux éoliennes, à la biomasse, aux dispositifs hydrauliques… Les énergies renouvelables peuvent vraiment être de différentes sortes : solaires, marines, etc. Elles sont beaucoup plus accessibles et très adaptées à la production. Cependant, le caractère  aléatoire de ces sources nous impose d’établir des règles de dimensionnement et d’utilisation des systèmes de commande pour les exploiter dans les meilleures conditions.

Lancement Majeure Energies Renouvelables & Smart Grid

Bien que généraliste, l’ESME Sudria a toujours attaché une grande importance à l’ingénierie dans le domaine de l’énergie. Cette nouvelle Majeure s’inscrit dans cette grande tradition, non ?

Effectivement. Créer cette nouvelle Majeure suit cette approche. Face au défi de la transition énergétique, nous devions permettre à nos étudiants de comprendre les enjeux socio-économiques, les sujets portant sur la transformation et le stockage de ces énergies renouvelables ainsi que le traitement de l’information, mais aussi la numérisation de la production et l’acheminement de l’énergie. Ce dernier point est capital car il concerne directement les Smart Grids. Il fallait que l’ESME Sudria puisse diversifier sa formation en ce sens.

 

Quels cours proposent la Majeure ?

En 4e année, la Majeure se focalise principalement sur les aspects techniques du domaine de l’énergie, avec des cours portant sur les installations électriques, l’approche industrielle, la motorisation ou encore les commandes de systèmes électriques. Sans ces bases, impossible de pouvoir aller plus loin ensuite ! En 5e année, l’enseignement se veut d’ailleurs plus poussé, avec des cours explorant les énergies renouvelables, les Smart Grids, le bâtiment à énergie positive, etc. Evidemment, les projets occupent également une place importante dans le cursus.

 

Justement, à quels genres de projets doit-on s’attendre ?

Les 4es années ont, par exemple, débuté des projets visant à développer des stratégies de contrôle pour l’exploitation des énergies renouvelables. En effet, l’intermittence de ces énergies fait que leur débit est, de base, incontrôlable. C’est donc un défi particulièrement intéressant et stimulant pour les ingénieurs que d’essayer de contrer cela ! D’autres projets sont davantage tournés vers l’optimisation, notamment en matière de stockage et de stabilité de l’énergie, la protection… L’objectif de l’ensemble de ces projets est de garantir l’exploitation de ces énergies renouvelables, mais aussi d’assurer l’équilibre entre l’offre et la demande des besoins énergétiques. Nos futurs ingénieurs doivent être aussi bien capables d’analyser les besoins en énergie renouvelable que de proposer la solution technique pour y répondre.

 

 

Quels sont les partenaires présents à vos côtés ?

De par son histoire, l’ESME Sudria a plusieurs partenaires dans le secteur de l’énergie. Récemment, elle a d’ailleurs organisé l’Innovation Week sur la transition énergétique en partenariat avec Engie Solutions. Engie solutions est d’ailleurs partenaire de la Majeure. Ce partenariat va nous permettre de faire intervenir les experts d’Engie dans les cours et de proposer aux étudiants des projets concrets. Des chercheurs et des experts en énergies renouvelables sont également amenés à régulièrement collaborer avec l’école et ses étudiants. Ainsi, un expert du Smart Grid et des stratégies de contrôle/commande de Sagemcom, une grande entreprise du secteur, travaille déjà à mes côtés sur les projets des 4es années et interviendra prochainement sur des modules de cours. Ce type de collaboration est fondamental pour offrir aux ingénieurs une bonne vision de ce que peut être la recherche dans le secteur industriel.

 

Vers quels métiers se dirigent les futurs diplômés ?

Les possibilités sont nombreuses ! On peut notamment citer les postes d’ingénieur conseil, d’ingénieur d’affaires dans les nouvelles énergies, d’ingénieur d’efficacité énergétique et d’ingénieur d’exploitation de réseaux d’énergie. Et avec leurs compétences, ils peuvent aussi bien rejoindre des grands groupes que des jeunes entreprises à la pointe de l’innovation.

 

Lancement Majeure Energies Renouvelables & Smart GridLancement Majeure Energies Renouvelables & Smart Grid

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Majeure Biotech & Numérique : mettre le patient au cœur de son parcours de soins

  • 23/04/2020
Lancement Majeure Biotech et numérique

Pour répondre aux transformations de la société et à l’essor des nouvelles technologies, l’ESME Sudria lance ce semestre cinq nouvelles Majeures pour inscrire ses étudiants dans le futur de l’ingénierie.

Après la Majeure Biomécanique & Robotique Médicale, l’ESME Sudria vous propose de découvrir la Majeure Biotech & Numérique, développée en partenariat avec Sup’Biotech et imaginée pour permettre aux ingénieurs de relever les défis actuels de la filière de la santé, des biotechnologies et du médical. Yasmina Chenoune, enseignante-chercheur et responsable de cette Majeure, vous la présente plus en détails.

 

Lancement Majeure Biotech et numérique

 

Quelle est l’ambition de cette nouvelle Majeure ?

Yasmina Chenoune : Elle a pour objectif de former des ingénieurs créatifs et pluridisciplinaires, préparés et sensibilisés aux spécificités du secteur de la santé, du médical et des biotechnologies. Les élèves qui suivront cette spécialisation apprendront ainsi à intégrer des contraintes fortes de confidentialité, de sécurité et de grande fiabilité inhérentes au domaine de la santé dès les phases de conception de leurs solutions. Grâce à cette double compétence ingénierie et santé, les futurs diplômés seront capables de travailler à l’interface entre ces deux domaines et de développer des solutions technologiques et numériques innovantes, répondant aux attentes du secteur. Ils seront ainsi amenés à relever de nombreux défis.

 

Quels sont ces défis ?

Tout d’abord, il y a la digitalisation de la santé, pour gérer efficacement l’organisation et le matériel dans les établissements de santé. Cette transformation numérique qui révolutionne les pratiques n’en est qu’à ses débuts en France. Il reste encore beaucoup de progrès à faire.

Du fait du vieillissement de la population, il faut également relever le défi de l’aide à la personne, du maintien de l’autonomie et de la médecine personnalisée en assurant un suivi à distance grâce à des dispositifs connectés. Tout ceci passe nécessairement par le développement de solutions technologiques innovantes, permettant la transformation du parcours de soins du patient de façon à coordonner les actions en mettant le patient au cœur du processus. Cette transformation engendre des changements et des réorganisations comme la création de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), qui peuvent être source de préoccupations et de surcharge de travail pour les soignants. Il est donc indispensable pour les entreprises innovantes du secteur de travailler main dans la main avec les médecins, les soignants et les établissements publics pour appréhender les enjeux et adapter les solutions aux besoins mais aussi au système existant.

 

Lancement Majeure Biotech et numérique

 

Il y a aussi un important volet concernant la santé numérique, non ?

Tout à fait, d’autres challenges passionnants à relever apparaissent avec l’explosion des données de santé, comme l’exploitation d’approches basées sur l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond. Cela permet d’apporter une aide précieuse aux médecins dans l’aide au diagnostic précoce de maladies, d’augmenter la précision et la rapidité de ces diagnostics et de faciliter le suivi thérapeutique et épidémiologique. Le traitement numérique de données massives d’imagerie et de biologie a déjà prouvé son efficacité dans la détection précoce de cancers sur des images radiologiques comme le prouvent de récentes études – je pense notamment à la détection du cancer du sein (voir l’article du site Pourquoi Docteur et celui du site Thema Radiologie consacrés à ce sujet) –, mais également dans l’identification de facteurs de risque de maladies ou l’accélération de la mise au point de vaccins. L’IA est aussi déjà utilisée aujourd’hui dans la télésurveillance de patients et permet d’analyser des données en temps réel et de générer des alertes sur l’état de santé du patient.

 

À quels enseignements doivent s’attendre les étudiants de la Majeure ?

D’un côté, les étudiants suivent des enseignements approfondis en traitement numérique des images, vision par ordinateur et data science, avec des applications concrètes au traitement et à l’analyse d’images issues de différentes modalités d’imagerie et de données de biologie. Ils abordent les principes physiques d’acquisition de ces images et étudient les modalités émergentes. De l’autre, ils se familiarisent avec les techniques d’acquisition de signaux physiologiques et de conception de dispositifs électroniques ou logiciels destinés aux applications médicales et à l’e-santé. En dernière année, ils montent en compétences dans toutes ces matières et abordent d’autres aspects comme les workflows dans les hôpitaux, les business models médicaux-sociaux, l’entrepreneuriat… Des projets encadrés accompagnent les enseignements et une place importante est accordée aux aspects éthiques et réglementaires, clefs dans le domaine de la santé. La Majeure est bien évidemment jalonnée de rencontres, de séminaires et de conférences avec des professionnels. Nous avons d’ailleurs eu le plaisir d’accueillir à l’ESME Sudria les entreprises Enoving, Imageens et Owkin lors d’une première conférence dynamique et enrichissante sur les innovations en santé numérique.

 

Lancement Majeure Biotech et numérique

 

Quels genres de projets innovants sont ou pourront être développés par les étudiants ?

Certains projets porteront justement sur le traitement de données de santé, qu’elles soient des données d’imagerie ou de biologie. Bien avant la création de la Majeure, l’ESME Sudria avait déjà initié plusieurs projets dans ce domaine, comme la modélisation en 3D d’organes ou encore la détection automatique de structures anatomiques sur des images médicales.

Un autre projet, nommé Clic and Learn, a par exemple porté sur le développement d’un chatbot conversationnel intégrant une intelligence artificielle pour l’aide à l’orientation professionnelle de personnes en situation de handicap. Il a été réalisé avec la jeune start-up AMI Consulting et l’AP-HP. Autre exemple de projet intéressant déjà mené : celui se servant du Deep Learning pour la création de cartes de profondeur. Ces dernières sont utilisées par Creative Specific Software dans son système breveté VA2CS de détection de chutes et d’accidents de personnes âgées.

Certains projets prévus dans le cadre de la Majeure vont également utiliser des méthodes de Machine Learning et de Deep Learning pour automatiser la résolution de certaines problématiques, comme par exemple la classification d’images de patients sains et de patients présentant une pathologie. D’autres projets porteront sur l’acquisition et la transmission de signaux physiologiques provenant du corps humains comme la température, le pouls ou la tension artérielle pour faire du Health Monitoring. Ces signaux seront analysés et traités pour les besoins d’une application spécifique comme le suivi à domicile suite à une hospitalisation ou la surveillance de patients atteints de maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension. La start-up Implicity est un exemple admirable de réussite dans l’utilisation de l’intelligence artificielle en télésurveillance. La solution qu’elle développe arrive à générer 90 % des alertes pertinentes dans le smart-monitoring de prothèses cardiaques connectées !

Il y aura aussi des projets de Brain Computer Interface (BCI) liés au traitement de signaux du cerveau. On acquiert ces signaux cérébraux avec du matériel dédié pour ensuite les exploiter pour la  commande d’un système, la recherche de périodes de calme, de concentration ou de stress ou bien pour l’analyse de signaux du sommeil. Enfin, d’autres initiatives pourront toucher à l’UX Design par la création d’interfaces graphiques ou d’applications mobiles et surtout leur adaptation à une utilisation spécifique par des professionnels de santé, au travers de leur retour d’expérience. En effet, on ne conçoit pas une page Web ou un logiciel pour des professionnels de santé comme on le ferait pour un utilisateur lambda.

 

Un aperçu du projet de modélisation en 3D de la crosse aortique précédemment mené par des étudiants de l’ESME Sudria

 

Ces projets doivent aussi prendre en compte la protection des données de santé, évidemment très sensibles…

Tout à fait ! Quel que soit le projet réalisé au sein de la Majeure, les étudiants devront y intégrer ces contraintes. Dès le départ, dans la phase de réflexion et de conception, ils devront respecter certaines règles, comme l’anonymisation, la confidentialité et la sécurisation des données. C’est d’autant plus important depuis la mise en place du règlement général sur la protection des données (RGPD) en mai 2018. Il y a des pratiques précises à respecter, par exemple, pour l’utilisation des images médicales, qui doivent être sauvegardées sur des serveurs sécurisés et accessibles avec des autorisations et non sur des disques durs externes ou des clés USB !

De plus, les données doivent être anonymisées de façon à ce qu’on ne puisse pas remonter jusqu’à l’identité du patient. Les étudiants sont donc imprégnés de ces différents aspects tout au long de leur spécialisation. Pour cela, nous faisons appel à des experts de ces questions juridiques et aussi de la stratégie et de l’innovation en santé comme Enoving qui possède une solide expérience dans ce domaine, à des médecins et des dirigeants d’établissements de santé au fait de ces problématiques. Cela permet également aux étudiants de mieux comprendre le fonctionnement des organismes de santé en charge de ces questions en France. Aujourd’hui par exemple, avec la situation sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, on entend beaucoup parler des Agences régionales de santé (ARS) ou de la Haute Autorité de Santé (HAS) : le futur ingénieur doit être en mesure de cerner le rôle de chacune de ces organisations dans cet écosystème finalement assez complexe.

 

En parlant du Covid-19 justement, de nombreux professionnels de santé abordent régulièrement le sujet du Health Monitoring et de la téléconsultation. Ce suivi à domicile des patients est amené à prendre de l’ampleur dans les prochaines années, non ?

C’est vrai et, depuis 3-4 ans, ce sujet a véritablement été boosté grâce notamment à l’apparition de nombreuses startups travaillant dans la téléconsultation, la télésurveillance ou la télé-expertise. Prenons l’exemple de la télé-expertise, il s’agit de la possibilité pour un médecin généraliste de demander l’avis d’un confrère spécialiste pour affiner son diagnostic, par exemple concernant une tâche dermatologique suspecte. Cet acte de télémédecine est désormais reconnu et remboursé par la Sécurité sociale. La jeune start-up Omnidoc, premier acteur du secteur, a développé une plateforme dédiée et sécurisée pour des actes de télé-expertise. Ces startups ont longtemps rencontré une difficulté majeure, celle d’obtenir le remboursement de ce type de prestations par la Sécurité sociale. Dans le contexte actuel, les démarches réglementaires autour de la télésanté ou la téléconsultation sont allégées et les lois se sont assouplies. Cela permet à de plus en plus de médecins de faire de la téléconsultation pour s’adapter à cette situation unique et exceptionnelle. Face au Covid-19, un incroyable élan de mobilisation a aussi abouti à de beaux projets comme celui de NEHS Digital, qui propose une plateforme de télémédecine comportant des solutions concrètes et fiables (télé-expertise, téléconsultation, télé-suivi, téléradiologie et télé-interprétation). Cette plateforme est aujourd’hui utilisée par plus de 1000 établissements !

Je pense que cela se généralisera encore davantage dans le futur et permettra de désengorger les cabinets et d’accélérer les prises de rendez-vous, mais aussi de lutter contre les déserts médicaux et de mieux répartir l’offre et la demande.

 

 

Parmi les partenaires et les intervenants de la Majeure, on retrouve des entreprises de différentes tailles (GE Healthcare, Basecamp Vascular, Imageens, Starclay, Enoving…), mais aussi des écoles et des universités (Sup’Biotech, Université de Technologie de Compiègne – UTC, EPISEN, Université Paris-Est Créteil…), des laboratoires et des hôpitaux. Pourquoi est-ce important de réunir un spectre aussi varié de partenaires ?

Comme le besoin vient avant tout des professionnels de santé, il est capital de nouer des partenariats avec ces derniers. Ainsi, lorsqu’on lance un projet avec les étudiants, on part bien souvent d’un besoin existant et d’une problématique posée par des médecins. On trouve dans le milieu hospitalier des médecins actifs en recherche et très ouverts à ces différents projets. De par leur veille permanente, ils s’intéressent aux nouvelles techniques et technologies et souhaitent pouvoir y accéder et les exploiter pour améliorer leur pratique quotidienne de la médecine. Ces médecins nous aident aussi à définir précisément leurs attentes quant aux compétences à acquérir par nos futurs ingénieurs dans le cadre de cette Majeure.

S’adosser à des laboratoires de recherche pour la conception d’une nouvelle majeure d’enseignement est aussi très important car ces laboratoires y apportent leurs connaissances, y contribuent par l’enseignement de concepts théoriques et méthodologiques et donnent une vision précise des récentes avancées dans les domaines de recherche liés à la formation. La présence des écoles d’ingénieurs comme Sup’Biotech et l’EPISEN apporte une vraie dynamique et permet des échanges d’étudiants, l’organisation de conférences ouvertes, des projets communs… Enfin, les entreprises sont indispensables pour apporter un regard sur les évolutions techniques et les innovations, mais aussi sur les besoins du marché et les métiers émergents. D’ailleurs, si l’on connaît déjà l’expertise des grands groupes et que l’on constate qu’énormément de startups se sont lancées dans les domaines de l’e-santé, des dispositifs médicaux et du traitement du signal, je pense que les ETI mériteraient d’être davantage connues par nos jeunes diplômés. Certaines de ces entreprises sont à la pointe de l’innovation technologique et offrent des environnements de travail agréables et des possibilités d’évolution très favorables. L’ESME Sudria s’est justement rapprochée de l’ETI Septodont, spécialisée dans l’industrie pharmaceutique : nous sommes impatients de permettre à nos étudiants de la visiter dès la rentrée !

 

De ce fait, cette Majeure permet aussi aux futurs ingénieurs d’acquérir des softs skills au contact d’interlocuteurs très différents.

Effectivement. À partir du moment où l’on touche à la santé et au domaine médical, on touche à l’humain. On est amené à travailler avec des personnes ayant des compétences et des spécialisations différentes, mises au service du patient. L’intérêt premier est de toujours mettre le patient au centre du processus, afin qu’il devienne acteur de sa santé et sache comment sont utilisées ses données et comment se construit son parcours de soin. L’ingénieur qui va travailler dans un tel environnement  doit être capable d’échanger avec des personnes d’horizons divers. Un élève ingénieur de 4e année réalise actuellement son stage au sein de l’hôpital Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild à Paris et il m’a justement confié avoir été particulièrement frappé par ces échanges avec les médecins et les patients. C’est extrêmement enrichissant et vraiment passionnant !

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