INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Les études

L’ESME Sudria lance des Bachelors pour accompagner la nouvelle ère industrielle

  • 13/03/2020
L’ESME Sudria lance des Bachelors pour accompagner la nouvelle ère industrielle

À partir de la rentrée 2020, l’ESME Sudria comptera plusieurs nouveaux cursus diplômant en plus de celui, historique, consacré au titre d’ingénieur. Une révolution pour l’école plus que centenaire, mais une évolution logique pour relever les futurs défis de l’usine 4.0 en aidant les entreprises à recruter des profils Bachelors qualifiés et complémentaires des ingénieurs comme l’explique Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria.

L’ESME Sudria lance des Bachelors pour accompagner la nouvelle ère industrielle

Véronique Bonnet, lors de l’Innovation Week 2020

 

L’ESME Sudria lance quatre Bachelors pour son campus parisien et un Bachelor pour son campus bordelais. Quels sont-ils ?

Véronique Bonnet : Même si l’ESME Sudria est une école d’ingénieurs généraliste, elle repose sur deux piliers, à savoir l’énergie et le numérique. Comme nous enseignons les sciences de base liées à la production et la distribution d’énergie – l’électricité, la motorisation… –, nous avons choisi de créer deux Bachelors sur notre campus parisien autour de cette thématique. Le premier Bachelor associe l’énergie à un domaine qui, à l’heure actuelle, compte parmi les principaux consommateurs d’énergie : le bâtiment. Il s’agit ainsi du Bachelor Ingénierie des Smart Buildings, qui vise à faire de l’optimisation énergétique pour les bâtiments. Le second Bachelor concerne les transports, un autre domaine très « énergivore », et se nomme Bachelor Ingénierie des transports éco-intelligents.

Pour le numérique, nous avons créé, aussi sur le campus parisien, le Bachelor Ingénierie IoT et Cybersécurité, qui représente un enjeu important avec la croissance du nombre d’objets connectés dans les années à venir. Le second Bachelor rattaché au numérique est plus particulièrement axé autour du développement informatique : c’est le Bachelor Ingénierie de la Transformation Digitale.

Enfin, pour Bordeaux, il s’agit du Bachelor en Systèmes Aéronautiques, lié à l’écosystème important en la matière dans la région.

Les programmes de ces cinq Bachelors sont tous réalisés avec l’apport de partenaires entreprises. Par exemple, le Bachelor Ingénierie des Smart Buildings bénéficiera de l’expertise de Vinci Energie, Engie Ineo, Eiffage Energie ou encore Bouygues Energie. Certains de ces programmes seront aussi construits en lien avec d’autres écoles du Groupe IONIS. L’IPSA est ainsi à nos côtés pour les Bachelor Ingénierie des transports éco-intelligents et Bachelor en Systèmes Aéronautiques. Dans le volet numérique, l’EPITA est partie prenante du Bachelor Ingénierie IoT et Cybersécurité comme SUP’Internet pour le Bachelor Ingénierie de la Transformation Digitale.

L’ESME Sudria lance des Bachelors pour accompagner la nouvelle ère industrielle

 

Pourquoi une école d’ingénieurs plus que centenaire décide aujourd’hui de proposer également des Bachelors en ingénierie ?

Il y a deux raisons principales. La première est de répondre aux besoins spécifiques des entreprises. En effet, avec le développement de nouvelles technologies par des ingénieurs, nombreuses sont les entreprises qui disposent d’outils ou de solutions de pointe nécessitant d’être désormais exploités. Autrement dit, ces entreprises ne sont pas dans une logique de conception : elles souhaitent mettre en œuvre ces produits. Or, comme ces derniers sont construits avec et autour de technologies de pointe, il n’y a pas beaucoup de gens capables de les utiliser à part les ingénieurs. Les demandes des entreprises portent donc sur de nouveaux métiers dédiés à des profils pouvant maîtriser ces nouveaux outils, pour des missions davantage tournées vers le paramétrage, l’application et la mise en œuvre. Ces métiers sont liés aux nouvelles technologies, mais se basent sur des niveaux de qualification intermédiaires, entre le Bac et le titre d’ingénieur. D’où ce choix de créer des Bachelors en Bac+3 qui est conforme au parcours Licence Master Doctorat (LMD).

La seconde raison, c’est la réforme du Bac qui nous demande d’intégrer des profils plus variés à des formations scientifiques pointues. En effet, cette réforme va créer des profils de bacheliers plus différenciés qu’auparavant ! Par le passé, l’ESME Sudria accueillait principalement des bacheliers S ou STI2D. Désormais, les bacheliers ayant plus de liberté dans leurs choix de spécialités, le monde de l’enseignement supérieur doit s’adapter. Prenons l’exemple d’un élève de seconde qui souhaite faire un peu de sciences, un peu d’économie et un peu de langues étrangères parce qu’il a envie de découvrir différents domaines. Si, par la suite, il garde ensuite une seule matière scientifique et l’anglais par exemple, mais se rend compte au moment du Bac qu’une carrière dans les sciences l’attire finalement, il se retrouve confronté à un problème : son profil est intéressant, avec du potentiel, une culture du raisonnement, une appétence pour les sciences et une bonne culture générale, mais il n’est pas forcément adapté au cursus d’ingénieur classique proposé par notre école. Nos Bachelors s’adresseront alors naturellement à cet élève.

 

L’ESME Sudria lance des Bachelors pour accompagner la nouvelle ère industrielle

 

Comment cela se traduira pour les futurs étudiants ?

Ces trois années de Bachelor vont consolider leurs connaissances scientifiques, en maths et physique, et leur permettre d’acquérir des compétences professionnelles dans un domaine d’application spécifique. De ce fait, les Bachelors diplômés pourront trouver rapidement un emploi dans des entreprises avec une forte valeur ajoutée technique ou, s’ils le souhaitent, éventuellement bifurquer sur le Cycle Ingénieur de l’ESME Sudria, pour trois années d’études supplémentaires permettant d’obtenir le titre d’ingénieur. Cela donnera naissance à des ingénieurs dotés de profils plus variés et diversifiés, mais surtout évitera de disqualifier des jeunes qui, à l’âge de 15 ou 16 ans, n’ont pas fait le choix unique des sciences afin de profiter des opportunités proposées avec ce nouveau Bac.

 

L’ESME Sudria lance des Bachelors pour accompagner la nouvelle ère industrielle

 

Finalement, c’est une manière de former des experts 2.0 à l’heure de l’usine 4.0, non ?

Cette formule me plaît bien ! Prenons le cas de notre Bachelor en cybersécurité : nous avons souhaité le spécialiser autour de l’Internet of Things (IoT), c’est-à-dire les objets connectés. Pourquoi ? Parce qu’il existe et qu’il existera encore davantage de problématiques de sécurité autour des réseaux d’objets connectés pour des hôpitaux, des villes intelligentes, etc. Ces étudiants seront alors formés à comprendre ce que sont les différents réseaux de capteurs, les réseaux télécoms utilisés dans les réseaux d’IoT, les outils existants… Ils seront alors capables de travailler sur un projet comportant un réseau IoT pour le sécuriser. C’est un vrai travail de mise en œuvre consistant à choisir la bonne boîte à outils pour ensuite à la paramétrer et l’adapter au projet. Leurs métiers nécessiteront une haute expertise tout en étant davantage centrés sur la pratique et le déploiement que sur la conception. D’une certaine manière, les diplômés de ce Bachelor seront complémentaires de ceux de la Majeure Cybersécurité de notre cursus d’ingénieurs qui, elle, forme déjà des personnes capables de développer de nouveaux outils pour contrer des cyberattaques.

 

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Classement L’Usine Nouvelle des écoles d’ingénieurs : l’ESME Sudria progresse encore en 2020 !

  • 26/02/2020
Classement L'Usine Nouvelle 2020 x ESME Sudria

Toujours très attendu par les futurs étudiants attirés par le monde de l’ingénierie et des hautes technologies, le classement des meilleures écoles d’ingénieur françaises du magazine L’Usine Nouvelle a dévoilé ses résultats pour l’année 2020. L’occasion de s’apercevoir que l’ESME Sudria y brille à travers de nombreux critères et poursuit une belle progression entamée depuis cinq ans.

Classement L'Usine Nouvelle 2020 x ESME Sudria

43 places gagnées depuis 2016 !

Dans cette édition 2020, L’Usine Nouvelle place l’ESME Sudria à la 24e position dans le classement général comprenant 122 écoles d’ingénieures. Une performance qui traduit ainsi un gain de 43 places en 5 ans récompensant son dynamisme, son développement et son esprit d’innovation.

L’ESME Sudria dans le top 10 sur les critères d’insertion professionnelle et d’ouverture à l’international

Critère fondamental pour les futurs ingénieurs, l’insertion professionnelle tient à cœur à l’ESME Sudria. Cultivée par une pédagogie faisant la part belle à la réalisation de projets innovants (souvent en partenariat avec des acteurs externes) et aux stages en entreprises, cette dimension professionnalisante recherchée par les recruteurs permet à l’école d’être ainsi reconnue sur les critères essentiels que sont la durée obligatoire des stages sur l’ensemble du cursus (53 semaines cumulées), la capacité des diplômés à trouver un emploi en moins de deux mois après l’obtention de leur titre d’ingénieur (94,7 %) et le salaire annuel brut à la sortie de l’école (44 314 euros).

L’école est aussi plébiscitée pour une autre composante essentielle de son ADN : l’ouverture internationale. Forte de ses 50 universités partenaires à travers le monde, l’ESME Sudria inclut dans le cursus de son Cycle ingénieur un semestre académique obligatoire à l’étranger et offre à ses étudiants la possibilité de réaliser un double-diplôme ou un stage ailleurs qu’en France. Une approche qui lui permet de se classer parmi les meilleures écoles d’ingénieurs sur la dimension internationale. Afin de poursuivre cette dynamique, l’ESME Sudria ouvrira d’ailleurs à la rentrée 2020 un cycle anglophone accessible dès le cycle préparatoire. Les étudiants bilingues ou très à l’aise en anglais pourront ainsi suivre un cursus de 5 ans dispensé 100% en anglais aux côtés d’étudiants internationaux !

L’ESME Sudria brille à Paris… mais aussi en régions !

Toujours sur les mêmes critères, ce dernier classement de L’Usine Nouvelle n’oublie pas non plus de distinguer l’importance accordée par l’ESME Sudria à ses différents campus à Bordeaux, Lille et Lyon, plaçant ainsi l’école dans les premières places des régions ou elle est implantée.

Présente depuis 2017 en Nouvelle Aquitaine via son campus bordelais, l’ESME Sudria se retrouve ainsi en tête du classement local. Dans les Hauts-de-France, où l’école a installé son campus à Lille dès 2012, l’ESME Sudria se classe 2e grâce à ses bonnes performances sur l’insertion professionnelle et l’international. Enfin, en Auvergne-Rhône-Alpes, l’ESME Sudria arrive à la 6e place !

Classement L'Usine Nouvelle 2020 x ESME Sudria Classement L'Usine Nouvelle 2020 x ESME Sudria

Classement L'Usine Nouvelle 2020 x ESME Sudria

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Podcast : découvrez l’épisode de Culture Job consacré à la robotique !

  • 28/01/2020

En tant qu’école d’ingénieurs généraliste, l’ESME Sudria permet à ses étudiants de découvrir de nombreux univers avant de se spécialiser en fin de cursus. Nombreux sont ceux et celles qui, dans chaque promotion, se laissent par exemple séduire par la Majeure Mécatronique pour explorer un domaine aussi excitant qu’innovant : la robotique. C’est le cas de Julien Buteau (ESME Sudria promo 2014) et Mylène Pereira (promo 2020). Ce jeune Ancien et cette étudiante de 5e année étaient justement invités par le podcast Culture Job pour aborder leur passion de l’ingénierie et des robots.

Podcast Culture Job

Podcast Culture Job

11 minutes pour explorer la robotique  

« Travailler dans la robotique et dans les drones, c’est quelque-chose que je voulais faire depuis la moitié de mes études à l’ESME Sudria. » À 28 ans, Julien Buteau a atteint son objectif en travaillant en Suisse en tant que responsable qualité chez senseFly, « la filiale professionnelle de Parrot qui fabrique des drones servant généralement à la cartographie des grands espaces extérieurs pour les géomètres ou les agriculteurs ». Un parcours qui pourrait inspirer Mylène Pereira, qui a très tôt été séduite par la robotique : « C’est au lycée que j’ai découvert ça, en réalisant un programme pour le robot Nao. Un déclic ! » Pour l’étudiante de 22 ans – et contrairement à certains romans de science-fiction alarmistes -, ces personnages mécatroniques sont avant tout des partenaires pour l’avenir de l’humanité. « On pense souvent que le robot est là pour détruire l’emploi et « supprimer » l’être humain, mais la robotique peut au contraire nous apporter énormément de choses ! Elle le fait d’ailleurs déjà, en nous permettant de vivre mieux et de réaliser des tâches sans danger que l’on ne pourrait pas réaliser normalement. »

Prolongez cette discussion dès à présent en écoutant cet épisode du podcast Culture Job lancé par L’Étudiant et le Groupe IONIS :

Retrouvez également les podcasts de Culture Job sur DeezerPodcast Addict et Spotify !

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« Le partage est fondamental dans la communauté des makers »

  • 22/11/2019
David, un maker à l'ESME Sudria

Étudiant en 4e année à l’ESME Sudria, David Boccara (promo 2021) est ce qu’on appelle plus communément un maker. Touche-à-tout, curieux et adepte du « Do It Yourself », il profite de son cursus et du Sudri’Lab pour mener différents projets avec toujours le même objectif : apprendre et créer tout en s’amusant. Une approche qui permet à ce futur ingénieur passionné de découvrir différents univers, des drones à l’impression 3D en passant par le monde de la santé.

David, un maker à l'ESME Sudria

David en pince pour le « Do It Yourself »

Depuis combien de temps souhaites-tu devenir ingénieur ?

David Boccara : Depuis tout petit ! En effet, mon grand-père était lui-même ingénieur et tout ce qu’il faisait me fascinait. J’aime aussi la médecine – hormis mon grand-père, toute ma famille travaille dans la santé –, mais c’est vraiment l’ingénierie qui m’a toujours attiré. De ce fait, après une Terminale S en spécialisation « Sciences de l’ingénieur », j’ai voulu réaliser ce rêve en rejoignant l’ESME Sudria. Cela n’a pas été tous les jours facile, notamment à cause de ma dyslexie, mais j’ai réussi à surmonter les difficultés.

 

Comment t’y es-tu pris pour surmonter ta dyslexie ?

Il m’a fallu beaucoup de détermination et, très souvent, travailler deux fois plus que les autres. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de nombreuses personnes. Sans elles et mon envie de m’en sortir et de me dépasser, je n’y serais probablement pas arrivé.

 

Quel métier souhaites-tu faire après ton cursus ?

J’avoue espérer pouvoir rejoindre des entreprises comme Thales ou Safran, c’est-à-dire des entreprises liées de près ou de loin au militaire. Pourquoi ? Parce que c’est un secteur très porté sur l’innovation et que je m’intéresse énormément à l’aérospatial. Certes, je n’y connais pas grand-chose pour le moment, mais c’est justement ce qui me donne envie. C’est ma façon de penser : quand je suis en face d’un sujet que je ne comprends pas bien ou que je ne maîtrise pas réellement, j’ai aussitôt besoin de creuser, de faire des recherches, d’en apprendre plus… En général, en tant qu’ingénieur, ce qui m’attire le plus, c’est ce que je ne connais pas encore ! J’ai besoin de ne plus être impressionné, de savoir.

 

C’est cette philosophie qui t’a fait devenir un maker ?

J’ai choppé le virus du « Do It Yourself » très jeune. Enfant, avec mon père, je faisais déjà pas mal de maquettes et j’adorais ça. C’était sans doute mon moment préféré chaque week-end. Mais mon engouement s’est accentué ces dernières années grâce à cette révolution qu’est la démocratisation du prototypage rapide et ultra-accessible. Il y a dix ans encore, si vous vouliez prototyper l’une de vos idées, c’était quasiment mission impossible : vous deviez alors faire appel à des usineurs et d’autres spécialistes, pour une démarche à la fois complexe et très coûteuse. Aujourd’hui, tout a changé, notamment grâce à l’impression 3D. D’ailleurs, quand je suis arrivé à l’ESME Sudria et que je suis tombé sur ses imprimantes 3D, cela m’a tout de suite donné envie de m’en procurer une afin de savoir comment cela fonctionnait. J’ai acheté des pièces détachées pour la monter moi-même. Bon, c’était assez chaotique, mais ça marchait quand même. Après ce premier essai, j’ai persévéré, en changeant d’imprimante et en poursuivant des tests, des expérimentations… Tout cela n’a fait que nourrir ma passion.

 

Qui t’a mis le pied à l’étrier au sein de l’école ?

C’est Romain Astouric, le responsable du Parcours Ingénierie & Innovation. Encore aujourd’hui, je le considère comme une personne très importante pour moi : c’est lui qui m’a fait choisir l’ESME Sudria et découvrir l’univers maker avec le Sudri’Lab. C’est aussi lui qui m’a ensuite permis de devenir encadrant du Sudri’Lab auprès des autres étudiants pendant deux ans afin d’aider celles et ceux qui le souhaitaient à utiliser les différentes machines, des imprimantes 3D à la découpe laser.

David, un maker à l'ESME Sudria

Au sein du Sudri’Lab, David fait forte impression (3D)

En tant que maker, quelle a été ta première fierté ?

La première qui me vient en tête est née après une discussion avec mon père sur notre maison de campagne et sur le fait qu’il y faisait forcément toujours froid à notre arrivée. Je me suis alors demandé comment pouvoir la réchauffer à distance. Mon père a émis l’idée d’une chaudière connectée et, grâce à un fablab de la région et le Sudri’Lab de l’école, j’ai créé un boitier branché sur la prise secteur pouvant ensuite être branché à n’importe quel appareil électrique, comme une lampe ou, en l’occurrence ici, une chaudière. Et via une application passant par un serveur en PHP, mon père était alors enfin en mesure de contrôler à distance la température de la maison.

 

Depuis tes débuts, tu as aussi développé une passion pour les drones.

C’est vrai ! Quand j’ai commencé à voir des vidéos de drones sur Internet, cela m’a directement donné envie d’en posséder un. J’ai demandé à mes parents s’ils pouvaient m’en offrir un, mais ils ont refusé. Alors, je leur ai proposé de le fabriquer par mes propres moyens et ils ont accepté. C’est comme ça que mon premier drone a vu le jour. Bon, il était plutôt pourri et a connu un nombre incalculable de crashs, y compris un dans la mer ! Par contre, chaque crash m’a permis de l’améliorer, de le bidouiller, de le modifier… et finalement d’en apprendre davantage. Par la suite, j’ai pu construire une seconde version bien plus performante, avec une stabilisation fonctionnant par GPS, gyroscope et magnétomètre. Depuis, je continue d’en créer régulièrement.

 

Quels genres de drones as-tu construit ?

En pensant à l’entreprise Thales, j’ai d’abord pris l’initiative de fabriquer un drone de surveillance capable de suivre un tracé donné d’un point A à un point B. J’ai ensuite voulu créer un drone « livreur de café ou de flûtes de champagne » en réaction aux nombreuses entreprises de livraison de nourriture apparues ces dernières années. Bien sûr, l’idée d’un drone livreur de boissons est plus anecdotique qu’autre chose, mais je trouvais le concept drôle et le système intéressant à développer. L’ESME Sudria m’a permis de le faire dans le cadre du projet d’innovation. Le drone fonctionnait, mais ses pièces étaient perfectibles car fabriquées avec ma première imprimante 3D. Récemment, j’ai donc décidé d’en proposer une seconde version plus robuste, stabilisée et puissante, sous la forme d’un hexacoptère. Ce drone est évidemment équipé d’une pince capable de transporter la boisson de façon stable et de la poser délicatement après l’atterrissage. Dans l’idéal, le tout pourrait être lié à une application.

David, un maker à l'ESME Sudria

Qu’est-ce qui fait l’âme d’un maker selon toi ?

Le partage ! Bien sûr, quand on a une très bonne idée, il ne faut pas forcément la partager, mais en ce qui concerne les connaissances, le partage est fondamental dans la communauté des makers. C’est pour ça que les Fab Labs existent, pour permettre aux gens de partager leur savoir et d’apprendre des autres. Moi, j’ai beaucoup appris grâce à cela et, dès que possible, je partage ça avec les personnes intéressées. Je trouve cet état d’esprit génial.

 

Partages-tu justement tes projets sur Internet ?

En ce qui concerne les projets que je modélise, je les partage sur Thingiverse, une base de données de projets à imprimer en 3D. Pour le code, je ne me suis pas encore inscrit sur GitHub, mais je pense le faire. J’ai aussi mon propre site Internet, Boccara3D, et mon compte Instagram qui me permettent de parler de mes différentes activités.

 

À quoi juges-tu qu’une de tes idées est bonne ?

Je ne le sais pas et, honnêtement, ce n’est pas ce qui m’importe en tant que maker. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de découvrir des technologies pour mieux les maîtriser plus tard. Prenons l’exemple des drones : je suis persuadé qu’ils peuvent encore évoluer et qu’on les retrouvera partout dans notre quotidien d’ici quelques années, pour différentes tâches. Mon postulat de départ, c’est souvent d’imaginer un service et de me demander si le projet est réalisable ou non. Et le plaisir vient aussi à la fin. Quand je présente mon drone livreur de boissons aux gens, certains vont trouver cela « gadget » quand d’autres se diront « pourquoi pas ! ». J’aime beaucoup voir les différentes réactions que ces projets peuvent susciter. Elles sont riches en enseignements.

David, un maker à l'ESME Sudria

« Votre café, avec ou sans drone ? »

David, un maker à l'ESME Sudria

Un aperçu des projets menés par David

Quel est le projet sur lequel tu travailles actuellement ?

C’est un projet qui s’éloigne de l’univers des drones. Son idée est née à la suite d’un stage réalisé au CNRS où j’ai pu travailler sur le retour sensoriel, un sujet particulièrement étudié par les chercheurs. L’idée du CNRS était alors de chercher à redonner des sensations à des personnes portant une prothèse après avoir perdu un bras. Bien sûr, la durée du stage d’un mois ne m’a pas permis d’aller au bout, mais j’ai tout de même décidé de poursuivre le projet en me rendant toutes les deux semaines au CNRS jusqu’à pouvoir leur livrer un prototype sur lequel leurs équipes continuent de travailler aujourd’hui. Ensuite, en discutant avec des membres de ma famille travaillant dans le milieu médical, on m’a suggéré l’idée d’adapter cette approche aux personnes souffrant de la maladie de Charcot ou d’un diabète très élevé. En effet, ces deux situations entraînent une perte de la sensibilité au niveau du pied chez les personnes concernées et cela a de grosses conséquences sur leur vie. Certaines d’entre elles me l’ont d’ailleurs confié : à cause de cette perte de sensibilité, elles posent mal leurs pieds sur le sol et sont obligées de les regarder pour marcher correctement. Surtout, le fait de poser mal le pied entraîne à terme des déformations. C’est donc sur ce projet que je travaille actuellement. Le but est de pouvoir leur donner suffisamment de sensations pour que ces personnes puissent correctement poser leurs pieds.

 

Comment fais-tu pour le développer ?

Je le teste déjà sur moi-même, en essayant de mettre à la place des futurs utilisateurs. Comme ce n’est pas forcément évident, je travaille sur différentes pistes avec un ami chirurgien. Ensemble, on a par exemple fait des simulations où je m’anesthésiais le pied à l’aide de patchs. Le résultat est intéressant, mais pas encore assez poussé car l’anesthésie agit uniquement en surface et les sensations musculaires sont encore bien présentes. Voilà pourquoi je cherche aujourd’hui d’autres personnes intéressées pour m’accompagner sur ce projet. Certes, le cerveau est très complexe et je ne sais pas encore s’il sera capable de comprendre certains signaux, mais j’espère encore pouvoir avancer. Et même si, à la fin, je me retrouve dans une impasse, cela n’aura pas été inutile : j’aurais appris de nouvelles choses qui me serviront potentiellement pour de nouveaux défis !

 

Retrouvez David sur son site Internet et Instagram

David, un maker à l'ESME Sudria

« Je te rends ta liberté ! »

David, un maker à l'ESME Sudria

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Le livestream va changer avec Livemotion.io, la start-up cofondée par Thibaut Billerot (ESME Sudria promo 2020)

  • 14/10/2019
Start-up Livemotion.io

Futur ingénieur, mais déjà entrepreneur, Thibaut Billerot (ESME Sudria promo 2020) est à l’origine de Livemotion.io, une solution qui compte bien renouveler le livestream. Entre ambitions et avancées technologiques, cet étudiant de la Majeure Intelligence Artificielle fait le point sur ce beau projet de start-up qui avance à grand pas depuis sa création en janvier 2019.


Start-up Livemotion.io

Thibaut Billerot


Depuis quand étais-tu attiré par l’entrepreneuriat ?

Thibaut Billerot : Cela a véritablement débuté en 2015. J’ai commencé par faire des prestations e-commerce, soit la réalisation de boutiques en ligne pour des clients. Lors de mon semestre à l’international effectué à Shanghai, j’ai fait la connaissance de Julien Sicard, un étudiant d’école de commerce avec qui je me suis ensuite associé pour poursuivre cette entreprise de services – elle existe d’ailleurs toujours aujourd’hui sous le nom de Genius Encel – en l’étoffant également d’autres options, comme l’accompagnements des clients afin de déployer leur activité sur les réseaux sociaux. Puis, à mon retour de Chine, j’ai voulu aller plus loin et me lancer dans un projet cette fois bien plus technique : la création d’une application. Une envie qui me trottait dans la tête depuis un certain temps.

 

Justement, ce désir d’application se concrétise aujourd’hui avec ta start-up Livemotion.io. Quel est son concept ?

Nous avons créé Livemotion.io en janvier 2019 pour faciliter le streaming sur les réseaux sociaux pour toutes les personnes souhaitant proposer des webinars ou vendre des produits ou services. Avec notre outil, nous leur permettons d’éditer graphiquement leurs vidéos en live pour les rendre plus attractives. C’est une nouveauté car, quand on souhaite faire une vidéo en live aujourd’hui, on n’a pas la possibilité de faire quelque-chose de différent, de plus qualitatif d’un point de vue visuel. L’outil permet aussi à l’utilisateur d’éditer et de séquencer la vidéo en amont, avant de lancer le live, et de streamer en même temps sur plusieurs réseaux sociaux à la fois, en l’occurrence Facebook, LinkedIn, YouTube et Twitch, ou sur un réseau privé via Livemotion.io. Il permet aussi la division de l’écran, avec jusqu’à quatre streamers en simultané.


Start-up Livemotion.io


Le service permet donc de préparer des visuels pour qu’ils apparaissent automatiquement à un moment précis du stream ?

Tout à fait. Admettons par exemple que vous êtes un enseignant de l’ESME Sudria et que vous souhaitez créer un MOOC pour le diffuser en direct à une classe ou sur les réseaux sociaux. Et bien notre plateforme vous permet d’abord de créer des visuels via notre éditeur intégré ou d’en importer. Ces visuels peuvent correspondre au logo de l’école, à des textes de sous-titres, des encarts ou textes de soutien, etc. Et, à la manière d’un diaporama PowerPoint, vous pouvez ensuite les lancer au fur et à mesure lors du live ou les associer à un indicateur de temps pour qu’ils apparaissent à un moment spécifique. L’ajout de visuels et textes adaptés représente une réelle plus-value pour l’attractivité de la vidéo. Et c’est pareil pour un Youtubeur, qui peut aussi envoyer des visuels de façon très spontanée en direct sur l’écran.

 

Où en est la start-up aujourd’hui ?

Nous développons actuellement la web application ainsi qu’une application desktop qui sera à télécharger. Nous serons aussi sur mobile, mais cette application-là ne pourra pas proposer toutes les options du fait de la limitation de l’écran. Elle servira d’application de complément, en vous permettant de récupérer ce que vous avez pu faire en amont sur votre ordinateur afin de streamer ensuite depuis votre mobile. La béta de la web application sera disponible d’ici la fin de l’année 2019, probablement à partir de la mi-novembre. Les personnes qui veulent devenir nos bêta-testeurs peuvent nous suivre via notre landing page ou nos réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook et Twitter) pour être au courant du lancement !

 

Que deviendront les streams réalisés avec Livemotion.io ?

Ils seront tous hébergés sur notre serveur. Pour celles et ceux qui connaissent l’entreprise brésilienne Hotmart, spécialisée quant à elle sur les fichiers pdf, nous procédons plus ou moins de la même façon, en constituant une importante base de données des contenus réalisés. Ainsi, les vidéos sont enregistrées par défaut sur le profil de l’utilisateur et ainsi disponibles comme sur une chaîne YouTube, ce qui permet aux personnes externes de les retrouver si besoin et à l’utilisateur de les consulter si besoin. Évidemment, l’utilisateur a aussi le choix de ne pas référencer ses réalisations.


Start-up Livemotion.io


Quand est née l’idée de cette start-up ?

Je m’en souviens très bien ! C’était fin 2018 et j’étais encore en plein dans mon activité e-commerce. Je venais alors de faire plusieurs interviews vidéo avec des personnes rencontrées à Shanghai, principalement des gens travaillant dans les domaines du e-commerce et de la blockchain. Malheureusement, le résultat ne me convenait jamais réellement : je trouvais mes vidéos assez moches – le rendu n’était pas très bon à cause de la piètre qualité de ma webcam, je ne pouvais pas ajouter des sous-titres rapidement, etc. Aucun outil ne me permettait d’améliorer le résultat, notamment pour une vidéo live. Je devais tourner la vidéo, la télécharger, l’éditer, l’uploader, rajouter des sous-titres… Des étapes parfois longues et fastidieuses. Je me suis dit qu’il fallait pouvoir faire ce travail en amont et de façon plus responsive, à la manière de canva.com. Et c’est lors d’un trajet en métro que l’idée m’est venue !

 

Combien de personnes travaillent sur Livemotion.io actuellement ?

Nous sommes deux cofondateurs-associés, Nassim Cheaib et moi-même. Mon rôle est davantage de m’occuper de la vision de l’entreprise, de veiller à la bonne avancée de la technique et de superviser la communication. Nassim s’occupe de la partie business et supervise encore plus largement que moi l’aspect technique. Autour de nous, il y a également d’autres personnes, comme Geoffroy Vincent (ESME Sudria promo 2020) qui travaille sur la partie développement Front-End, mais aussi un docteur en machine learning, deux UX designers ou encore une avocate. En tout, nous sommes huit personnes donc cinq à temps plein.



Quels sont les futurs projets de la start-up ?

Notre prototype est fonctionnel visuellement, mais on s’attarde désormais à renforcer notre architecture pour que notre service puisse supporter l’utilisation de nombreux utilisateurs, que cela soit fluide. Cela passe par la recherche de serveurs avec cartes graphiques intégrées pour supporter toutes les potentielles modifications en direct.
Du côté du financement, nous avançons également. Nous avons déjà un fonds de 25 000 euros grâce à l’apport de Nassim, qui est aussi business angel, et sommes en discussion avancée avec un important investisseur thaïlandais.
Enfin, le futur du projet se traduira également par la création d’algorithmes de recommandation nourri par l’intelligence artificielle. L’apport de l’IA sera multiple : elle permettra à l’utilisateur de trouver des vidéos qui lui correspondent dans la base de données et, par la suite, se muera en assistante pour l’interface graphique de la solution, aidant ainsi à la création de templates.

 

Enfin, en quoi être étudiant à l’ESME Sudria a pu t’être utile pour te lancer dans cette aventure ?

L’ESME Sudria m’a poussé à aller plus loin dès le cycle de prépa intégrée grâce à son approche labo-projets. En tant qu’étudiant au campus de Lyon et membre du club de robotique, j’ai pu très tôt me lancer dans des réalisations, constituer des équipes… Ce n’était pas que du théorique, il y avait aussi beaucoup de pratique et c’est ça que j’ai tout de suite aimé. Moi, je n’ai jamais été trop scolaire. Or, l’ESME Sudria m’a vraiment invité à faire les choses par moi-même, à oser. Si l’on voulait créer un robot par exemple, l’école nous soutenait et nous fournissait des pièces. L’environnement de l’école est très propice à l’innovation et cela correspond à ma vision de l’apprentissage. Pour moi, pour monter en compétences, il faut justement vivre une aventure, aller chercher ses propres compétences en fonction de ses objectifs. C’est ça ce que l’ESME Sudria m’a apporté.


Start-up Livemotion.io

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Un projet étudiant de l’ESME Sudria pour modéliser en 3D la crosse aortique !

  • 10/06/2019

Au sein de la Majeure Technologies émergentes, Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar (ESME Sudria promo 2019) ont travaillé sur un projet de fin d’études permettant de modéliser en 3D la crosse aortique. Après plusieurs mois d’efforts, le duo récompensé d’un prix lors de la 1re édition de l’ESME Speed revient sur cette innovation cruciale pour les professionnels de santé concernés.


Sylvain et Thomas


Votre projet porte le nom de « Modélisation 3D de la crosse aortique pour l’aide à la planification préopératoire en neurologie interventionnelle ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Thomas : Pour faire simple, ce projet nous demandait de modéliser en 3D une artère, la crosse aortique qui se trouve juste au-dessus du cœur, pour aider les neuro-radiologues à mieux préparer leur intervention en neurologie interventionnelle permettant de traiter des pathologies comme l’AVC et les ruptures d’anévrisme ou juste d’observer les vaisseaux du cerveau. Pour ces actes médicaux, il faut introduire un cathéter – une petite caméra dans un tube – dans l’artère fémorale, au niveau de la cuisse, pour le faire ensuite remonter le long de l’artère jusqu’aux veines qui nous intéressent, dans le cerveau. Sauf que, sur ce « trajet », il y a un passage un peu complexe à prendre, justement au niveau de la crosse aortique. Et donc, à partir d’images IRM, les chirurgiens font des calculs en amont pour caractériser cette artère et ainsi choisir quel type de cathéter utiliser et quelle manipulation réaliser. C’est là que nous intervenons : comme cette préparation « classique » prend du temps et peut parfois être faussée par le contexte d’urgence dans lequel peuvent parfois être les chirurgiens, contexte pouvant donner lieu à des données erronées. De ce fait, pendant l’intervention, alors que le patient est sous anesthésie générale et sous rayons X pour pouvoir situer le cathéter en temps réel, un temps précieux peut être perdu, d’autant plus dans un contexte d’urgence pouvant engendrer davantage de séquelles pour le patient. C’est donc en amont que nous intervenons, pour mener à bien à cette intervention.



Comment vous y êtes-vous pris pour cela ?

Sylvain : Il faut savoir que l’an passé, notre professeure encadrante Yasmina Chenoune avait supervisé un projet de fin d’études de suivi du tracé d’un cathéter, servant de genèse à nos travaux. Ainsi, dès le début de notre projet, elle nous a transmis un ensemble d’images IRM prises par des scanners. Notre but était d’empiler ces images, d’en extraire la partie qui nous intéressent, à savoir l’aorte et d’effectuer plein de mesures pour permettre aux médecins de faire une meilleure planification via cette modélisation 3D.

Thomas : Nous n’étions pas seuls sur le projet car nous avons travaillé avec une start-up, Basecamp Vascular, en train de mettre au point un cathéter actif. En effet, les cathéters sont normalement passifs : on les fait avancer à la main. L’avantage d’un cathéter actif est que l’on pourra faciliter la navigation via un joystick. Nous avons également travaillé avec la Fondation Rothschild, spécialisée en neurologie et ophtalmologie.

 

Et comment l’outil fonctionne pour le médecin ?

Thomas : Il a tout simplement à positionner quelques curseurs, mettre un seuil de segmentation pour récupérer la partie souhaitée et cela prend ensuite 5 à 10 minutes pour obtenir la modélisation. Ça, c’est si l’on suit la procédure sur un PC standard comme celui que nous avons utilisé. Mais si la machine utilisée est plus puissante, cela peut aller encore plus vite, de l’ordre de quelques minutes seulement. C’est un vrai gain de temps.



Qu’est-ce qui vous a le plu en travaillant sur un tel projet ?

Thomas : Le fait de pouvoir mettre en lien notre domaine d’expertise avec un domaine réel, concret, passionnant et utile à la société : le domaine médical. Développer un projet fonctionnel capable d’aider les professionnels de santé, c’est très gratifiant.

Sylvain : Cela nous a aussi permis de rencontrer des médecins, notamment ceux de la Fondation Rothschild, afin de mieux comprendre ce qu’ils pouvaient vivre lors de ces interventions, du stress et du temps que cela pouvait représenter.

 

Et quel a été le plus gros défi ?

Thomas : De structurer ! En partant de photos, on essaye d’imaginer un logiciel qui soit ensuite facile d’utilisation pour les médecins. Au final, c’est comme expliquer ce projet à des gens qui ne sont ni ingénieurs, ni médecins : il faut réussir à s’adapter à l’utilisateur final.


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LiFyre, un projet étudiant de l’ESME Sudria pour accompagner les sapeurs-pompiers

  • 04/06/2019

Récompensé lors de l’ESME Speed dans la catégorie Systèmes Embarqués, le projet LiFyre s’adresse aux soldats du feu et espère bien leur permettre d’améliorer les conditions de leurs interventions. Derrière ce concept innovant et salutaire se trouvent trois étudiants de 5e année, Mohamed Bourguiba, Hasna Doghri et Camille Gendreau (ESME Sudria promo 2019). Ces futurs ingénieurs reviennent sur ce beau projet.


Hasna, Camille et Mohamed


Quel est le concept ?

Camille : LiFyre est un garde du corps électronique pour sapeurs-pompiers. Il s’agit d’un module qui va être porté par les pompiers durant les interventions incendie. Il permet de recueillir plusieurs données, sur le pompier en lui-même et sur son environnement.

 

Quels genres de données ?

Mohamed : LiFyre récupère les données concernant la température corporelle, soit la température à l’intérieur de la combinaison, ainsi que la température extérieure, détecte la présence de gaz explosifs et quantifie le taux de monoxyde de carbone, suit le rythme cardiaque du pompier et enfin prend en compte le niveau d’air restant dans les bouteilles d’oxygène du pompier. Via un module Bluetooth, toutes ces informations sont envoyées en temps réel au chef de l’opération sur une application disponible sur tablette.

 

Comment est né LiFyre ?

Hasna : Lors d’une intervention, les pompiers n’ont actuellement aucun moyen de communication avec leur chef à l’extérieur du bâtiment en feu. De ce fait, ils n’ont aucune solution pour échanger en cas de problème ! C’est là qu’est née l’idée de LiFyre, pour alerter leur responsable en cas de souci de santé ou de chute, mais aussi permettre de mieux analyser les situations depuis l’extérieur.

 

Qu’est-ce qui vous a plu dans le fait de travailler sur ce projet ?

Mohamed : Son côté innovant !

Camille : Oui ! C’est un projet qui n’avait jamais été réalisé par le passé et aussi un projet qui nous concerne tous : les pompiers sont là pour nous au quotidien et travailler sur LiFyre nous a permis à notre tour de leur venir en aide. C’est un projet vraiment utile !

Hasna : Je suis d’accord. Nous ne voulions pas faire uniquement un projet pour terminer nos études, mais quelque-chose pouvant avoir une application concrète par la suite pour aider les gens.


Le prototype de LiFyre, destiné à être miniaturisé par la suite


Vous êtes-vous rapprochés de pompiers pour le développement du projet ?

Mohamed : Notre encadrant sur ce projet, Philippe Debadier, est pompier volontaire en parallèle de son poste de responsable de la Majeure Systèmes Embarqués au sein de l’ESME Sudria. C’est lui qui nous a proposé de travailler sur ce sujet et a permis à Camille et Hasna de visiter sa caserne à Argenteuil.

Camille : Nous avons pu voir les camions de pompier et leurs équipements, mais aussi tester par nous-mêmes leur combinaison pour savoir si notre module pouvait être porté ou non. Nous avons également pu échanger avec les pompiers et voir si cette solution pouvait leur être utile.

 

Où en est le projet aujourd’hui ?

Hasna : Le prototype est fonctionnel et nous avons également commencé à développer une application avec une base de données permettant de rentrer le nom du chef ainsi que le nom, l’âge et la formation des personnes en intervention. Une autre interface est également prévue pour permettre au chef de placer tel pompier sur tel poste afin d’avoir un suivi précis de chaque personne.

 

Sera-t-il poursuivi ?

Camille : C’est prévu, oui. Il sera repris par les futurs 5es années pour le développer et sans doute l’industrialiser, tout en rajoutant de nouvelles fonctions comme la possibilité d’inclure une option de communication vocale entre le chef et ses pompiers.

 

Quel a été pour vous le plus gros défi à relever sur LiFyre ?

Hasna : Pour moi, c’était de devoir respecter un cahier des charges très précis. Il fallait notamment utiliser des composants capables de résister aux fortes chaleurs auxquelles peuvent être confrontés les pompiers sur le terrain. Il a aussi fallu réunir énormément de composants en cinq mois seulement.

Camille : Surtout, ces composants reposent sur des technologies différentes. Dans ce court laps de temps, il a donc fallu maîtriser ces technologies nouvelles pour nous. Enfin, LiFyre nous a aussi permis de travailler sur différents domaines, du hardware avec la création de la carte électronique à la partie logicielle se trouvant derrière. Cela demandait d’être vraiment pluridisciplinaire, ce qui correspond bien finalement à ce qu’est l’enseignement de l’ESME Sudria !


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Quand les Anciens de l’ESME Sudria apportent un soutien financier aux étudiants actuels

  • 17/04/2019

Forte de plus d’un siècle d’existence, l’ESME Sudria peut se targuer d’avoir construit au fil des années un important réseau d’Anciens à travers la France et le monde. Ces derniers, via notamment l’association AIESME qui les regroupe, viennent régulièrement à la rencontre des étudiants actuels lors de différents événements (conférences, rencontres, forum entreprises) pour partager leur expérience et prodiguer de précieux conseils. Et depuis quelques mois, ces professionnels aguerris peuvent aussi soutenir les futurs ingénieurs en leur permettant de financer des projets spécifiques à leurs études.



Claire, Jean-Baptiste et Axel (ESME Sudria promo 2021) sont étudiants en 3e année. La première fréquente le campus de Lille tandis que ses deux camarades évoluent sur celui de Paris. Tous trois cherchaient des financements pour un projet bien spécifique lié à la poursuite de leurs cursus. Claire voulait trouver un prêt de 3 000 euros pour suivre le parcours management permettant un double diplôme d’ingénieur-manageur entre l’ESME Sudria et l’ISG, tandis que Jean-Baptiste souhaitait 2 300 euros pour finaliser le paiement de ses frais de scolarité et qu’Axel espérait 3 000 euros pour financer son logement et ses frais de vie lors de son semestre à l’International en Irlande sans avoir à se séparer de son logement parisien.

Chacun a pu réussir à trouver une solution grâce à la première campagne de financement des étudiants par 35 Anciens qui vient de s’achever via StudyLink, la plateforme innovante de la jeune start-up française Unly, agrée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale). Une initiative de financement participatif entre différentes générations de « Sussus » qui permet ainsi aux trois étudiants de construire plus sereinement leur avenir sans à avoir recours au circuit bancaire et en bénéficiant de taux bien plus avantageux (0,14 %, 0,20 % et 0,89 %) que ceux pratiqués par les établissements de crédit traditionnels. Le tout pour des prêts remboursables sur une durée allant de 36 à 79 mois. « Ce prêt représente pour moi un réel tremplin pour réussir ma carrière dans l’ingénierie et je peux enfin me concentrer sur le contenu de mes études et non sur comment je vais subvenir à mes besoins », explique pour sa part Claire, ravie et soulagée comme Jean-Baptiste et Axel.

Pour Olivier Destang (ESME Sudria promo 1975), président de l’AIESME, cette première réussite synthétise l’essence même de l’association : « Les étudiants, dès leur entrée à l’ESME Sudria, sont membres de fait de notre communauté. Entraide et Solidarité font partie des valeurs prônées par l’association et mises en pratique chaque jour par tous les Sussus. C’est pourquoi il nous est apparu essentiel de proposer ce nouveau service pour aider les étudiants qui en ont besoin, pour renforcer les liens entre les générations d’Ingénieurs et rendre encore plus vrai notre slogan : « Soyons Forts Ensemble ». »

Pour en savoir plus, découvrez la page spéciale StudyLink développée pour l’AIESME et les étudiants de l’ESME Sudria


 

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Remise des titres : la promotion 2018 de l’ESME Sudria célébrée au Palais des Congrès !

  • 16/04/2019

La vie d’un(e) étudiant(e) à l’ESME Sudria n’est pas des plus reposantes car, pour être capable de comprendre le monde actuel et celui de demain, les futurs ingénieurs doivent sans cesse acquérir de nouvelles connaissances et vouloir un peu plus comprendre chaque jour ce qui se passe. Mais à la fin de ce parcours où se croisent innovations et hautes technologies, celles et ceux qui ont fait le choix de suivre son enseignement généraliste savent qu’ils seront en mesure d’embrasser une belle carrière dans des secteurs aussi passionnants que complexes, en France comme à l’international.

Et ce grand départ pour le monde professionnel, il a officiellement eu lieu lors de la traditionnelle cérémonie de remise des titres. Organisée le samedi 13 avril dans l’enceinte du Palais des Congrès de Paris celle de la promotion 2018 de l’école a ainsi marqué la fin de plusieurs années d’études pour près de 260 jeunes diplômés prêts à conquérir le monde et à fêter cela en présence de leurs proches, leur parrain de promotion, les équipes de l’école, de nombreux Anciens et de la direction du Groupe IONIS. Un grand moment qu’ils n’oublieront jamais !



De nouveaux défis à relever

« N’ayez jamais peur de vous lancer, n’ayez jamais peur d’oser ! » Tel a été le message adressé par Marc Sellam, président-directeur général du Groupe IONIS, à cette nouvelle génération de jeunes professionnels promise à un bel avenir. Tous sont désormais aptes à relever tous les défis qui se présenteront face à eux et à mener de front des projets d’envergure. Un message qu’a également rappelé Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria : « Ces années passées chez nous vous donnent, chers diplômés, l’opportunité de réaliser toutes vos ambitions ! »

De l’ambition, il en faudra évidemment pour ces ingénieurs amenés à travailler sur de nombreux sujets, du Big Data à l’énergie, de l’environnement à la finance… Et selon leur parrain de promotion, Yann Rolland, président-directeur général d’Engie Ineo, ils pourront compter en cela sur la confiance accordée par leurs futurs employeurs : « Aujourd’hui plus que jamais les entreprises ont besoin de jeunes ingénieurs comme vous, alors osez et n’oubliez pas d’être agiles, entrepreneurs et créatifs ! »


Marc Sellam et Yann Rolland


Un grand bravo à la promo 2018 !

Après quelques mots d’Olivier Destang, président de l’AIESME, l’association des Anciens, qui permet à chaque promotion de garder un lien avec l’ensemble des ingénieurs passés par l’école, tous les membres de « ce cru 2018 de l’ESME Sudria » sont montés sur scène afin de recevoir leur diplôme. L’occasion pour l’auditoire de redoubler d’applaudissements, notamment pour celles et ceux qui, avec brio, ont terminé Majors : Flavian Bonnet (Département Images et Sons), Quentin Hilpert (Département Energie et Systèmes), Jordan Meissburger (Département Systèmes Embarqués), Guillaume Robin (Apprentissage) et Chloé Vanacker (Département Intelligence Numérique et Data). Bravo à eux ainsi qu’à toute la promotion 2018 !


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Ligue des Champions : deux étudiants de l’ESME Sudria connaissent déjà le futur vainqueur

  • 12/04/2019

 


Présents lors de l’ESME Speed, Cyril Tso et Tsiory Razafindrazaka (ESME Sudria promo 2019) font partie de la Majeure Big Data & IoT (pour « Internet of Things). Encadré par l’enseignante-chercheuse Francesca Bassi, ils ont travaillé ensemble durant plusieurs mois sur un projet autour des données pour tenter de prédire l’identité du club de football qui, en juin prochain, soulèvera le trophée de la Ligue des Champions, l’une des compétions sportives les plus populaires au monde. L’ESME Sudria a voulu en savoir plus en compagnie de ces deux futurs ingénieurs prometteurs.


Tsiory et Cyril


Quel est le concept de votre projet ?

Tsiory : Nous voulions simplement utiliser la data science pour prédire le vainqueur de la Ligue des Champions de la saison 2018-2019. Pourquoi ce sujet ? Parce que nous sommes des passionnés de foot qui avions envie de travailler sur un projet de fin d’études mêlant cette passion aux compétences acquises via notre Majeure Big Data & IoT. Et ce fut aussi un défi particulièrement amusant à relever !

 

Quel est le background technique de votre solution ?

Cyril : Tout d’abord, nous avons choisi de ne pas utiliser de datasets – autrement dit des bases de données – existants. Ainsi, nous avons préféré utiliser le langage Python, le principal langage pour la data science aujourd’hui, et une technique nommée web scraping, soit une forme de data mining qui permet d’extraire des données issues de sites Internet. Nous avons ensuite transformé et stocké ces données dans ce qu’on appelle une dataframe, c’est-à-dire notre base de données Python. Une fois cette étape réalisée, nous avons procédé à une phase de nettoyage des données ce qui, aujourd’hui, représente bien souvent 80% du travail des data scientists. En effet, récupérer les données ne suffit pas. Ainsi, dans nos données initiales, il y avait pas mal d’anomalies, des valeurs manquantes ou encore le nom de certaines équipes qui n’était pas normalisé du fait que nous avions scrapé des sites différents, français comme anglais. Après ce travail, nous sommes passés à l’exploration des données pour voir comment était distribuée chaque variable et savoir quels types de corrélations il y avait entre deux variables afin de pouvoir déjà recueillir un certain nombre d’informations. Et enfin, pour l’étape liée à la prédiction, nous avons utilisé le machine learning, un sous-domaine de l’intelligence artificielle, et la classification pour la simple et bonne raison que nous avions des données labellisées et que nous savions quel type de prédiction nous voulions. Evidemment, comme nous avions déjà les données des précédentes éditions de la compétition, nous avons aussi pu entraîner notre solution en ce sens. Nous avons aussi testé différents modèles, comme le KNN (pour k-nearest neighbors), Random Forest, EdgeBoost… Et, au final, nous avons pu obtenir un résultat cohérent.

 

Justement, quel sera selon vous le futur gagnant ?

Cyril : Notre prédiction concerne l’équipe de Manchester City. Ce qui est drôle, c’est que, lors de l’ESME Speed, une personne nous a dit que cette même équipe était également la favorite des pronostiqueurs, ce que nous ne savions pas. Du coup, on ne peut que vous conseiller de suivre la finale du 1er juin pour voir si nous avons raison ou non ! D’ailleurs, selon nous, son adversaire devrait être le FC Barcelone. Même si je suis un fan du Real Madrid et que cela ne me fait pas forcément plaisir de voir ce club en finale, ce résultat semble crédible. Par contre, cela ne me déplairait pas de voir Pep Guardiola, l’entraîneur actuel de City, gagner contre Barcelone chez qui il avait déjà tout gagné par le passé ! Même si je ne l’aime pas non plus !



Quels sites avez-vous « scrapés » ?

Tsiory : Nous en avons utilisé trois : WhoScored.com, FootyStats.org et ESPN.com. WhoScored nous a permis notamment d’obtenir de nombreuses statistiques plutôt générales, comme le nombre de buts marqués, le nombre de matchs joués, la possession de balle, etc.

Cyril : FootyStats nous a surtout permis d’obtenir les statistiques des équipes sur les phases éliminatoires – différences de buts, nombre de clean sheets… – et le team rating, soit une valeur attribuée par les pronostiqueurs en début de saison. L’équivalent d’une cote pour les parieurs. Enfin, ESPN nous a surtout servi à recueillir des données concernant les joueurs, notamment les meilleurs passeurs et buteurs, des années précédentes.

 

Quel a été le plus gros défi sur ce projet ?

Tsiory : Il y en a eu plusieurs d’un point de vue technique, comme la partie relative à la normalisation. L’acquisition des données n’a pas été évidente non plus car les données sur le football sont bien précises et disponibles que celles du basket auquel nous avions pensé nous intéresser au départ. En effet, pour le basket, il suffit de se rendre sur le site de la NBA pour toutes les données possibles, qu’elles portent sur les équipes ou les performances individuelles de chaque joueur. Pour le foot, c’est plus compliqué de trouver des données claires, réelles et accessibles, qui plus est sur les 20 dernières années de la compétition visée.

Cyril : Tsiory a raison. Avant 2011-2012, le football n’était pas vraiment data-driven. Cela signifie que les clubs et entraîneurs ne s’intéressaient pas vraiment aux statistiques pour gérer leur style des équipes alors que, en NBA et plus généralement dans le monde du sport aux Etats-Unis, les statistiques jouent un rôle majeur depuis de nombreuses années. En NBA, on peut trouver toutes les statistiques possibles : le pourcentage de tirs réels, les tirs réalisés à droite ou à gauche du terrain, etc. Au foot, les choses commencent à peine à évoluer.

Tsiory : Oui. Par exemple, le PSG et l’école Polytechnique viennent récemment de s’associer pour une mission de data science avec, à la clé pour l’étudiant ayant trouvé le meilleur algorithme, un contrat de trois ans et 100 000 euros d’aide.

Cyril : Sinon, pour revenir aux défis, l’autre grosse difficulté a été de gérer le tirage au sort de la Ligue des Champions qui intervient lors de la phase de groupe, lors des huitièmes de finale et lors des quarts. Cette partie aléatoire est difficile à gérer. De ce fait, nous n’avons pas forcément pu tirer les bons arbres de rencontres, simplement les vainqueurs.

 

Comptez-vous poursuivre le projet ?

Cyril : Tout dépendra du résultat le 1er juin !

 

Enfin, qu’est-ce qui vous plaît autant dans l’univers du Big Data ?

Cyril : Pour être honnête, j’ai vraiment découvert cet univers au moment de choisir cette Majeure. Ce qui me fascine dans ce domaine, c’est qu’il mélange parfaitement l’informatique, que j’ai commencé à apprécier au lycée, et les mathématiques, une matière que j’adore depuis le collège. Surtout, le fait de prendre données sans trop savoir où cela va nous mener pour, au final, en tirer des informations très pertinentes et établir des prédictions très fiables, je trouve ça vraiment cool et intéressant. Cela peut-être très utile dans de nombreux secteurs, comme par exemple pour aider la prise de décision au sein des entreprises. D’ailleurs, de plus en plus d’entre elles font désormais le choix de se tourner vers la data, non pour se spécialiser dedans, mais pour accorder une plus grande importance au rôle du data scientist.

Tsiory : Contrairement à Cyril, je ne souhaite pas devenir data scientist, mais ingénieur en cybersécurité. De ce fait, je m’intéresse surtout à comment protéger les données, notamment les données sensibles, et les structures par lesquelles elles transitent. C’est un enjeu majeur car, régulièrement dans les actualités, on découvre de nouvelles failles et brèches dans les systèmes d’information d’entreprises, qu’elles soient petites, moyennes ou des grands groupes. La donnée est, aujourd’hui, un important vecteur de valeur – il n’y a qu’à voir le nombre de sites ou applications qui proposent gratuitement leurs services et qui, en parallèle, vivent de ces données, comme Facebook ou Google. Les protéger est donc plus que nécessaire.


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