INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Les études

Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

  • 26/05/2021
Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

En raison de la Covid-19, l’année scolaire sur le point de s’achever n’a pas été de tout repos, en particulier pour les élèves de Terminale qui, en plus de devoir s’adapter à la nouvelle formule du Baccalauréat, ont également dû faire face à des enseignements tantôt en présentiel, tantôt en distanciel. Consciente que ces conditions ne sont pas des plus optimales pour aborder sereinement le début des études supérieures (une période charnière, en particulier dans le domaine de l’ingénierie), l’ESME Sudria a souhaité donner un coup de pouce à ses futurs étudiants de 1re année en lançant dès septembre 2021 le dispositif Booster ! Son objectif ? Faciliter encore davantage l’intégration des nouveaux étudiants grâce à six semaines d’immersion progressive !

Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

À l’instar de la récente réforme du lycée, imaginée pour réduire le taux d’échec en première année d’études supérieures, le dispositif Booster de l’ESME Sudria a pour vocation de faciliter la mue des bacheliers en étudiant. Pour cela, chaque campus de l’école proposera un programme spécial de six semaines pensé pour « booster » aussi bien le moral que les vocations de sa nouvelle promotion !

 

Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

 

Booster : six semaines pour s’acclimater, se rassurer et se lancer !

Véritable sas d’entrée dans la vie étudiante, Booster démarrera ainsi par une semaine d’immersion en anglais pour permettre aux étudiants d’apprendre à se connaître et d’explorer la vie sur le campus. Viendront ensuite quatre semaines mêlant ateliers méthodologiques, cours de rappel et d’homogénéisation des connaissances, activités de cohésion et conférences. Une période idéale pour faire le point, se remettre à niveau et nourrir sa curiosité.

La sixième et dernière semaine emmènera les participants à la conquête d’un Créathon ayant comme objectif de « s’inspirer du vivant pour créer son projet étudiant à impact sociétal ». Organisé en partenariat avec l’association Makesense et le CEEBIOS (pour « Centre Européen d’Excellence en Biomimétisme de Senlis »), ce challenge lié au biomimétisme sera la parfaite conclusion à cette phase d’acclimatation inédite. Elle permettra également aux 1res années de se familiariser avec une nouvelle unité d’enseignement de l’ESME Sudria nommée « Méthodes de l’Ingénieur Responsable ».

 

Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

 

« Fini les devoirs surveillés et les épreuves de partiels »

En effet, pour donner les meilleures chances de réussite aux bacheliers, l’ESME Sudria n’a pas fait qu’imaginer Booster ni qu’ajuster les contenus des programmes de sciences fondamentales (maths et physique) : elle a aussi voulu aller plus loin avec l’implémentation de ces Méthodes de l’Ingénieur Responsable. « Elles ont pour objectif de développer chez les étudiants des compétences de compréhension, d’analyse et d’optimisation de systèmes technologiques et de leur impact, explique Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’école. Ainsi, les étudiants devront mobiliser des connaissances en sciences physiques, sciences du vivant, sciences de l’ingénieur et sciences et société en s’appuyant sur des cours dédiés, sur des ressources numériques et sur des séances de mise en situation. Pour l’évaluation, fini les devoirs surveillés et les épreuves de partiels traditionnels qui ne permettent « que » le contrôle de l’acquisition de connaissances, place à la valorisation des progressions dans l’acquisition d’une grille de compétences ! » Finalement, quoi de plus normal pour « l’école d’ingénieurs de tous les possibles » de faire justement tout son possible pour accueillir au mieux ses nouveaux apprenants ?

 

Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

Booster : l’atout des futurs étudiants de l’ESME Sudria pour réussir leur rentrée !

 

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Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

  • 04/05/2021
Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

Nicolas Felis et Thibault Masse (ESME Sudria promo Bachelors 2023) sont tous les deux étudiants du nouveau Bachelor cybersécurité des objets connectés proposé par le campus parisien de l’école et développé en partenariat avec l’EPITA. Actuellement en 1re année, ils expliquent ce qui les a poussés à suivre cette formation en trois ans pensée pour offrir à ses diplômés la capacité de répondre directement aux besoins des entreprises du fameux « Internet des Objets » (IoT). L’occasion de découvrir deux profils au parcours différent, mais réunis par l’envie d’explorer le monde de l’informatique.

 

Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

 

Que faisiez-vous avant de devenir étudiants à l’ESME Sudria ?

Nicolas : Au tout départ, j’avais pour projet de faire médecine afin de pouvoir aider les gens, mais j’ai vite été refroidi par le temps et la quantité de travail que ces études pouvaient représenter. Je me suis alors recentré sur mon intérêt pour l’informatique et la robotique en me disant qu’à défaut de devenir médecin, je pourrais toujours participer à la création de robots ou de prothèses. J’ai alors commencé mes études supérieures à la fac, en maths-info à Paris-Descartes, mais cela ne m’a pas plu. Il me fallait une autre forme d’apprentissage, moins centrée sur l’autonomie. C’est comme ça que j’ai décidé de rejoindre ce Bachelor proposé par l’ESME Sudria.

Thibault : Moi, je viens d’une Terminale STI2D et, comme j’ai toujours été dans une filière technologique, j’ai d’abord pensé à faire une prépa après le Bac. Mais voilà, comme la prépa allait me demander énormément de travail personnel et que je préférais être entouré pour mes études et avoir un cadre pour bien comprendre, j’ai préféré m’orienter vers ce Bachelor. Je savais qu’en l’intégrant, j’allais pouvoir avoir des professeurs auprès de moi pour m’accompagner et répondre à mes questions.

 

Pourquoi avoir choisi le Bachelor cybersécurité des objets connectés et pas un autre ?

Nicolas : Parce qu’il y a plus de coding et d’électronique que dans les deux autres Bachelors de l’ESME Sudria Paris, qui sont davantage centrés sur l’énergie – un domaine qui ne m’attire pas tellement.

Thibault : En STI2D, comme j’étais déjà pas mal axé sur la modélisation 3D et le développement durable, j’ai logiquement intégré le Bachelor optimisation des bâtiments intelligents à mon arrivée au sein de l’école. Cela dit, au fur et à mesure des cours, j’ai plutôt ressenti l’envie de goûter à de nouvelles choses et c’est pour cela que j’ai demandé à rejoindre finalement ce Bachelor en début du deuxième semestre. Et je ne regrette pas mon choix !

 

Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

Nicolas Felis

Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

 

Avant d’arriver à l’ESME Sudria, est-ce que la cybersécurité et l’Internet des Objets étaient des sujets qui vous parlaient ?

Nicolas : Pas mal, oui, notamment les objets connectés ! Je m’étais déjà intéressé aux drones, à la domotique… Pour la cybersécurité, j’ai commencé à regarder ça de plus près car le sujet apparaissait souvent dans des films au cinéma… Forcément, cela m’a donné envie de creuser et de lire des articles.

Thibault : Moi, pas tellement et c’est justement grâce à cette année que j’ai pu commencer à me plonger dedans.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pour le moment dans le cadre de votre formation ?

Nicolas : Pour ma part, c’est l’électronique. C’était la première fois que j’en faisais réellement – je ne compte pas les petits montages en physique réalisés au lycée. Au premier semestre par exemple, on a pu créer un projet de détecteur de présence humaine. C’est vraiment bien !

Thibault : C’est vrai qu’on était surtout sur de la théorie au lycée. Là, cette année, on peut vraiment toucher et faire les choses nous-mêmes. On a de la théorie aussi, bien sûr, mais surtout des projets à mener et c’est ça qui me plaît.

Nicolas : D’ailleurs, les projets sont réalisés en binôme et le binôme change à chaque semestre. Cela nous apprend à travailler en équipe et à bien séparer un projet pour le mener à bien.

 

Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

Thibault Masse

Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

 

Une autre composante importante du Bachelor, c’est le semestre à l’international qui intervient en début de 2e année et s’effectue à Prague en République Tchèque ou à Vilnius en Lituanie. Vous l’attendez avec impatience ?

Nicolas : J’ai hâte de partir ! Déjà parce que j’aime bien voyager, mais aussi pour découvrir une autre méthode d’apprentissage.

Thibault : On va dire que j’appréhende un peu plus ce moment car je ne suis jamais parti seul à l’étranger jusqu’à présent et que je n’ai pas un excellent niveau d’anglais. Mais bon, ce sera l’occasion de pouvoir m’améliorer à ce niveau. C’est du bon stress !

 

Le Bachelor se veut aussi très professionnalisant, avec notamment le rôle joué par les stages. Avez-vous déjà trouvé le vôtre ?

Nicolas : Oui ! Je vais effectuer le mien dans une entreprise de services informatiques, EGA Services. Là-bas, je vais faire du codage en Python pour développer une plateforme. Pour la petite histoire, c’est un de mes professeurs qui m’a aidé à le trouver.

Thibault : Moi aussi. Ce sera un stage dans le domaine de la cybersécurité au sein d’une entité du Groupe Covéa. Durant celui-ci, je vais travailler aux côtés d’alternants pour les accompagner durant les deux mois sur un projet qu’ils ont à mener au sein de l’entreprise. Cela va me permettre de découvrir des facettes que je ne connais pas encore.

 

Le Bachelor cybersécurité des objets connectés de l’ESME Sudria vu par ses étudiants

 

Dès la 2e année, en plus du semestre à l’international, vous allez aussi pouvoir travailler en collaboration avec des entreprises durant le cursus, comme par exemple Bouygues Telecom sur l’aspect cybersécurité. Cela vous intéresse ?

Nicolas : Je pense que cela ne peut être que positif car qui dit collaboration dit travail d’équipe. Ça va nous mettre dans le bain !

Thibault : Et cela sera aussi une expérience supplémentaire et une ligne de plus à ajouter sur notre CV.

 

Enfin, même si vous n’en êtes qu’au début, avez-vous déjà une idée de ce que vous souhaitez faire plus tard ?

Nicolas : J’aimerais créer ma propre entreprise, mais cela ne sera pas pour tout de suite car, après le Bachelor, j’espère pouvoir poursuivre mes études en intégrant le Cycle Ingénieur de l’école, histoire de me spécialiser encore davantage. Ensuite, je pense d’abord travailler un temps en entreprise, toujours dans le domaine des prothèses robotiques, avant de me lancer dans l’entrepreneuriat.

Thibault : Comme Nicolas, j’aspire à poursuivre avec le Cycle Ingénieur après le Bachelor. Par contre, je ne suis pas sûr de vouloir monter mon entreprise ! Je suis plus attiré par l’idée d’en rejoindre une pour travailler dans la cybersécurité. Une entreprise comme Thales m’intéresse beaucoup par exemple !

 

Vous avez envie d’en savoir plus sur le Bachelor cybersécurité des objets connectés ? Ou vous souhaitez découvrir le Bachelor en ingénierie des transports éco-intelligents et le Bachelor optimisation des bâtiments intelligents également proposés à l’ESME Sudria Paris ? Rendez-vous sur la page dédiée !


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Femmes & sciences : « Pas de raison qu’il n’y ait pas autant d’ingénieures que d’ingénieurs »

  • 13/04/2021
Zehira Haddad-Boussekou, responsable des enseignements en informatique du Cycle Préparatoire à l’ESME Sudria : « Pas de raison qu’il n’y ait pas autant d’ingénieures que d’ingénieurs »

Qu’elle concerne l’informatique, les sciences, l’ingénierie et bien plus encore, la « tech » constitue un formidable univers et offre de nombreuses opportunités de carrière. Pourtant ces secteurs, si riches et passionnants, peinent encore à attirer les filles et les jeunes femmes. Que ce soit dans le numérique ou dans les écoles d’ingénieurs, leur nombre dépasse péniblement les 25 % depuis de nombreuses années. Une anomalie issue d’aprioris et de clichés encore tenaces qui veulent que, dès leur plus jeune âge, les garçons soient prédestinés à la technologie, mais pas les filles. Dans son dernier dossier en date, le IONIS Mag publiait justement une série de portraits de femmes qui « font la tech » au quotidien au sein des écoles et entités du Groupe IONIS et partagent l’envie de faire bouger les lignes. Parmi elles se trouve Zehira Haddad-Boussekou, responsable des enseignements en informatique du Cycle Préparatoire à l’ESME Sudria.

 

Zehira Haddad-Boussekou, responsable des enseignements en informatique du Cycle Préparatoire à l’ESME Sudria : « Pas de raison qu’il n’y ait pas autant d’ingénieures que d’ingénieurs »

 

Que faites-vous à l’ESME Sudria ?

Zehira Haddad-Boussekou : Je suis responsable des enseignements en informatique du Cycle Préparatoire : je m’occupe de coordonner ces enseignements sur les différents campus de l’école. J’enseigne ainsi six modules d’informatique aux deux premières années. En parallèle, j’enseigne le Machine Learning et l’intelligence artificielle dans les parcours Biotech & Santé et  Énergie & Environnement.

 

Dans vos enseignements en informatique, vous déployez à l’école un nouveau type de pédagogie basée sur l’apprentissage par problème. En quoi consiste-t-elle ?

On n’enseigne plus l’informatique via des cours classiques, magistraux ou avec des travaux dirigés, mais via des problèmes à résoudre. Au début du semestre, nous créons des groupes de 6 à 7 étudiants. Ensemble, ils vont travailler sur une problématique à résoudre ; il s’agit de questions concrètes pour lesquels ils ont intérêt, comme la programmation de jeux – car c’est un domaine qui les intéresse beaucoup. Pour cela, nous leur donnons un fascicule détaillant la question, accompagné de ressources bibliographiques. En essayant de la résoudre par eux-mêmes, ils vont acquérir des compétences. C’est avant tout un travail de groupe dans lequel ils ont chacun leur rôle : l’activateur qui va faire en sorte que tout le monde participe et contribue activement aux travaux, le gardien du temps qui va surveiller le calendrier, le barreur qui va superviser l’avancement… C’est très important de les initier le plus tôt possible au fait de travailler en groupe : les ingénieurs ne travaillent jamais seuls dans leur coin. Ils doivent apprendre à avancer par eux-mêmes et échanger avec les autres, pour faire progresser le groupe. L’enseignant est là pour les guider et les accompagner vers le meilleur chemin, tout en les laissant décider des orientations. informatiques, où les hommes sont sur-représentés. Quand on prend les chiffres de créations d’entreprises en France, toutes activités, les femmes représentent presque la moitié des créateurs. Or dans l’univers des startups, qui demande aux jeunes pousses d’être innovantes et disruptives, cela passe par de la technologie pure et dure, avec de l’algorithmie, de l’informatique…Ce sont des univers très masculins, avec très peu femmes.

 

Au fond, c’est une manière de les plonger dans leur future vie professionnelle.

Oui, exactement. En travaillant et en cherchant par eux-mêmes, ils deviennent acteurs de ce qu’ils font, contrairement aux cours classiques où les étudiants ne sont pas forcément concernés, ni concentrés. Mais s’ils cherchent par eux-mêmes, avancent et découvrent de nouvelles choses, ils sont beaucoup plus impliqués et retiennent mieux.

 

Comment peut-on encourager plus de jeunes femmes à s’orienter vers des études d’ingénieurs et scientifiques ?

Le premier point est de leur donner un peu plus confiance en elles et les motiver. Elles ont tendance à jouer la carte de l’assurance et la sécurité : elles privilégient des parcours et des carrières dans lesquels elles ne prennent pas trop de risques. Elles doivent oser et aller vers des terrains inconnus. En informatique, les filles s’occupent encore trop souvent des présentations ou des comptes-rendus des travaux de groupes : elles ne se mouillent pas assez dans la partie programmation ou ingénierie.

 

En informatique ou en ingénierie, voyez-vous néanmoins une évolution ?

Ce sont des univers qui restent très masculins. Mais depuis quelques années, le taux de filles, en particulier à l’ESME Sudria, augmente : nous sommes à plus de 20 % – ce qui est une belle avancée ! J’en suis ravie mais mon but est qu’on arrive rapidement à une vraie parité. Il n’y pas de raison qu’il n’y ait pas autant d’ingénieures que d’ingénieurs.

 

Article initialement paru dans le IONIS Mag #49

 

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Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

  • 25/03/2021
Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Du 8 au 10 mars 2021, les étudiants de 5e année de la Majeure Intelligence Artificielle de l’ESME Sudria avaient rendez-vous avec L’Oréal pour un hackathon spécial. L’objectif ? Appliquer leurs compétences de futurs ingénieurs de la donnée en relevant le défi lancé par la célèbre marque de cosmétiques.

 

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Rémi Ferreira

 

Quand on pense IA et Big Data, on ne pense pas forcément à L’Oréal. Pourtant, ce géant de la cosmétique se positionne également comme une entreprise axée sur les nouvelles tendances technologiques. C’est ce qu’explique Rémi Ferreira, Ancien de l’ESME Sudria (promo 2017), mais surtout Data Scientist au sein de L’Oréal et référant de cet hackathon : « Si le Big Data n’est évidemment pas le cœur d’activité du groupe, nos dirigeants savent que cela va en devenir une composante de plus en plus importante dans les années à venir. C’est pour cela qu’a été lancé le programme « Beauty Tech« , pour donner une place plus essentielle à la « tech »,  attirer de nouveaux profils comme le mien et faire en sorte que L’Oréal devienne justement la première entreprise de la Beauty Tech. En tant que Data Scientist, mon travail consiste à rajouter de l’intelligence sur la donnée pour la rendre plus actionnable d’un point de vue business. » Une approche qu’ont pu expérimenter en équipes les étudiants de l’ESME Sudria durant ces trois jours de challenge.

 

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria
Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Rémi aux côtés des étudiants lors du hackathon

 

La data et l’IA pour déchiffrer les tendances

En effet, ce hackathon a permis aux futurs ingénieurs de se glisser dans la peau des Data Scientists de L’Oréal en reprenant les codes du projet TrendSpotter mené par l’entreprise. « Dans ce projet-là, on « écoute » plein de données issues des réseaux sociaux afin de détecter les nouvelles tendances et ainsi prédire leurs évolutions, détaille Rémi. Les gens postent énormément de choses sur les différents réseaux, mais tout ne nous intéresse pas forcément : dans le cadre de TrendSpotter, on s’attarde uniquement sur les posts relatifs à certains domaines en rapport avec notre activité – le « skincare », le make-up/maquillage et le « haircare ». De ce fait, nous avons cherché à mettre en place un modèle capable d’analyser n’importe quel post de réseau social pour identifier ces posts en particulier. Lors de ce hackathon, nous avons demandé aux étudiants de suivre le même raisonnement, pour voir s’ils arrivaient au même modèle que le nôtre, s’ils faisaient mieux que nous ou s’ils avaient des approches et des idées différentes. »

 

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Felix, Carole et Yohan, les lauréats du hackathon, lors de leur présentation

 

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

 

« Cela donne des perspectives pour la suite ! »

Au final, de l’avis des professionnels comme des enseignants présents dans le jury, les équipes ont su parfaitement répondre aux espoirs placés en eux. « Face à cette problématique, les étudiants ont majoritairement convergé vers des approches similaires à la nôtre et c’est très satisfaisant, juge le Data Scientist. Nous avons aussi eu droit à de belles surprises, comme un modèle plutôt différent des autres ayant obtenu de bonnes performances. Les étudiants se sont tous montrés très inventifs, notamment dans leur façon d’aborder le nettoyage les données textuelles issues des réseaux sociaux. » Un bilan très positif pour L’Oréal, mais aussi pour les participants, à l’imagine du trio vainqueur de ce hackathon, composé de Yohan Arnoux, Felix Capuano et Carole Ravel (ESME Sudria promo 2021). Tous passionnés par le fait de « pouvoir faire parler la donnée », les trois lauréats ont apprécié l’aspect très professionnel de l’événement. « C’était une belle opportunité que de travailler avec une entreprise pour un projet pouvant avoir un impact concret, le tout avec un gros data set (ou « jeu de données ») provenant de sources variées comme Instagram, YouTube et Twitter », souligne Carole tout sourire. « Monter en compétences sur un temps assez court, c’est très stimulant, affirme pour sa part Yohan. Et comme tout le monde était en compétition, cela rendait l’exercice encore plus cool ! » Felix lui retient l’apport pédagogique et l’expérience engrangée à quelques mois de la fin de son cursus à l’ESME Sudria : « Ce challenge nous a clairement permis d’approfondir encore nos connaissances autour du Machine Learning et du Deep Learning, se réjouit-il. Surtout, cela donne des perspectives pour la suite ! »

 

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

 

La cohésion, le facteur X

Quant à savoir comment il a pu se frayer un chemin jusqu’à la première place du podium malgré une lutte très serrée, le trio victorieux vante avant tout les mérites de l’esprit régnant au sein de l’équipe. « On travaille ensemble pour tous les projets de groupe depuis deux ans maintenant, raconte Yohan. Forcément, on connaît maintenant bien les qualités et défauts de chacun, mais aussi comment s’organiser entre nous. » Un avis partagé par ses deux coéquipiers. « Dès qu’il y a un projet sur lequel travailler, on sait que l’on peut compter les uns sur les autres : notre cohésion, c’est notre force », poursuit Carole. « On est à 100 % et c’est pour ça que l’on a bien su se répartir les tâches et le travail sur les données », conclue Felix. Des « soft skills » qui seront également très appréciés dans le monde de l’entreprise !

 

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Intelligence artificielle : quand L’Oréal met au défi les étudiants de l’ESME Sudria

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

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Bachelor : l’ESME Sudria Bordeaux prépare le futur de l’aéronautique

  • 25/02/2021
Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

 

En plus de futurs ingénieurs, le campus bordelais de l’ESME Sudria accueille également de nouveaux étudiants dans le cadre de son Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques, inauguré à la rentrée 2020. D’une durée de trois ans, ce cursus professionnalisant s’adresse à des profils scientifiques souhaitant participer au plus vite à la grande transformation de l’industrie aéronautique très active dans la région bordelaise comme l’explique Rodolphe Riviere, son responsable pédagogique.

 

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

Rodolphe Riviere

 

Quand on parle de l’aéronautique en France, on pense évidemment à Toulouse et Paris, mais pas forcément à Bordeaux. Pourtant, la Gironde, ça compte !

Rodolphe Riviere : L’activité de la région est effectivement très riche en la matière ! À Bordeaux, on retrouve déjà deux très grands noms du secteur, avec Dassault Aviation et ArianeGroup. Ainsi, les principales usines de fabrication des célèbres lanceurs Ariane se trouvent à Saint-Médard-en-Jalles, à quelques kilomètres seulement du campus de l’ESME Sudria. Même chose pour Dassault Aviation, installé depuis très longtemps en Nouvelle-Aquitaine, à Mérignac : c’est d’ici que sortent les Rafales et les Falcons. Mais il n’y a pas que ces deux acteurs : il y a également tout un écosystème lié à la sous-traitance et la Supply Chain (ou chaîne logistique) de l’aéronautique, avec des entreprises telles que Safran, Thales, Daher ou encore Stelia Aerospace, filiale du Groupe Airbus. Et si l’on va aussi un peu plus loin, à La Teste-de-Buch, on peut aussi retrouver Zodiac Aerospace, un autre acteur important du spatial français. Enfin, le monde des transports au sens large est également bien implanté ici. Ce n’est d‘ailleurs pas pour rien que Naval Group ou d’autres grands équipementiers mécaniques et fabricants de moteurs font partie du paysage local.

 

 

Qu’est-ce que c’est, un « transport éco-intelligent » ?

C’est un transport qui, justement, doit encore se définir ! En effet, l’industrie aéronautique se trouve face à une réelle transition aujourd’hui, en matière de consommation d’énergie, de façons de fabriquer, de gérer les entreprises, d’optimiser les Supply Chains… Et quand on parle de « transport éco-intelligent », on aborde tous ces sujets. Il est important de pouvoir apporter des spécialistes dans ce secteur du transport, pointé souvent du doigt pour être un gros consommateur d’énergie et un gros pourvoyeur de gaz à effet de serre, pour justement intégrer une dimension écologique et de développement durable dans la façon d’aborder les problèmes techniques. Cela, c’est pour la partie « éco ». Quant à l’aspect « intelligent », il fait référence à une réalité : celle au développement d’écosystèmes interconnectés qui veulent s’appuyer de plus en plus sur de l’automatique et de l’informatique pour réaliser leurs travaux. Si, par exemple, vous visitez aujourd’hui les dernières usines de Safran, vous verrez qu’elles font partie de ce qu’on appelle « l’industrie 4.0 ». Dans ce type d’usines, il n’est aujourd’hui pas rare de trouver un responsable de ligne capable, à l’aide de son smartphone, de savoir combien d’unités vont être produites et le taux de défauts remonté ! Mais pour rendre possible cet industrie 4.0, il faut de l’intelligence dans l’unité de production. D’où l’intérêt de former des professionnels capables de travailler sur ces systèmes, chez les donneurs d’ordre, bien sûr, mais aussi les fournisseurs.

 

Justement, vers quels métiers se dirigent les futurs diplômés de ce Bachelor bordelais ?

Les métiers vers lesquels se destinent les spécialistes sortant de notre formation sont pour partie des nouveaux métiers – spécialistes IoT pour les transports ou spécialiste maintenance industrie 4.0 pour ne donner que deux exemples – mais aussi des métiers qui existent déjà mais qui sont aujourd’hui occupés à défaut de profils adéquats, soit par des techniciens avec une très forte expérience, soit par des ingénieurs débutants. Cela présente des inconvénients qui ne rendent pas pérenne la gestion du poste en question. De ce fait, l’industrie se retrouve trop souvent dans une position qui la voit pourvoir ces postes de spécialité – mais cruciaux – sur des durées trop courtes, d’un à deux ans seulement. Le turn-over étant alors trop important, il implique une perte régulière de compétences clés… C’est un problème car ces postes sont vraiment des maillons importants dans la chaîne de fabrication, que ce soit sur du test ou de la conception/implémentation de solutions techniques.

 

 

L’idée est donc de contribuer à l’essor de l’industrie 4.0 autant qu’à l’amélioration des technologies du transport en soit ?

Oui et cela se traduira de deux façons. Certains de nos diplômés vont arriver dans un grand groupe déjà en train d’avancer sur ces nouvelles technologies dans le respect des règles du développement durables : ils devront alors être immédiatement opérationnels afin de s’intégrer dans cette démarche et la cultiver. D’autres rejoindront des PME ne baignant pas forcément dans cette démarche, mais devant faire face à un certain nombre d’exigences de la part de commanditaires qui, eux, sont déjà impliqués : nos diplômés seront alors aptes à répondre à ces attentes, en sachant ce qu’impliquent ces systèmes connectés, les MES (logiciels de pilotage de la production dit « Manufacturing execution systems »), ces logiciels qui permettent d’apporter de l’intelligence sur les sites de production, et les logiciels qui apportent à leur tour de l’intelligence dans les moyens de transport.

 

À qui s’adresse en priorité ce Bachelor ?

Ce Bachelor concerne principalement des personnes intéressées par l’aéronautique et qui sont en recherche d’une formations professionnalisante, orientée sur les projets, la pratique et sur la rapide mise en application des connaissances. Nous ne sommes pas une prépa, nous ne faisons pas  que de l’abstraction et de la théorie : nous ciblons des compétences à acquérir en nous basant sur la pratique et des cas inspirés de ce que vit réellement l’industrie. Nous avons des étudiants venant directement de Terminale STI2D ou de Terminale générale avec une culture scientifique, qui ont fait beaucoup de maths ou non, mais qui sont attirés par le fait de pouvoir faire à la fois de l’informatique, de l’électronique et de la gestion de projets. Le Bachelor est aussi pensé, à travers les admissions parallèles, pour les personnes souhaitant se réorienter. Nous avons, par exemple, des étudiants qui s’étaient d’abord dirigés vers des études de pilotage avant de finalement se dire qu’il valait mieux d’abord acquérir un bagage technique avant de prendre le chemin des cockpits. On ne propose pas qu’un contenu pratico-pratique car le but de ce Bachelor n’est pas uniquement de former des professionnels opérationnels à la sortie de l’école : c’est aussi de permettre à celles et ceux qui le souhaitent de poursuivre leurs études après ces trois années, en intégrant une école d’ingénieurs par exemple. Or, pour cela, il faut avoir des bases scientifiques solides. De ce fait, notre Bachelor se veut être le juste milieu entre un cursus scientifique, avec des sciences fondamentales et théoriques suffisamment solides, et un aspect pratique et appliqué.

 

 

Est-ce que l’on retrouve les acteurs de l’écosystème dans la formation ?

Cela se traduit essentiellement par les projets menés. Ainsi, lors de la 1re année, les projets pédagogiques mis en place sont proposés par des enseignants très souvent issus de l’aéronautique et d’entreprises connexes, ce qui permet d’avoir des sujets très pertinents. En 2e et 3e années, le Bachelor passe à la vitesse supérieure et devient alors plus concret, avec davantage de projets apportés directement par des entreprises. Les acteurs de l’écosystème régional sont aussi régulièrement présents sur notre campus grâce à nos événements et, en particulier, nos cycles de conférences, afin d’offrir à nos étudiants un regard sur la vie des entreprises en présence d’interlocuteurs importants. Par exemple, en début d’année, nous avons pu recevoir Marie Gaudré, directrice d’établissements chez ArianeGroup, pour présenter aux étudiants les futurs lanceurs Ariane 6.

 

Quelle place occupent les stages ?

Les stages sont essentiels. On estime que pour avoir une formation professionnalisante crédible, les étudiants du Bachelor doivent, sur les trois ans de formation, passer au minimum 22 semaines en entreprise. Ainsi, en fin de 1re année, les étudiants effectuent déjà un stage professionnel de 6 à 8 semaines : c’est une étape importante de découverte, pour apprendre des coulisses de l’industrie, des fonctions de chaque opérateur et de l’organisation de ces structures. Le point d’orgue intervient en 3e année avec un enseignement en alternance école-entreprise, afin d’avoir déjà un pied dans le monde professionnel avant l’obtention de son diplôme. Et comme l’aéronautique est aussi un secteur à forte vocation internationale, nous avons également souhaité que nos étudiants puissent expérimenter cet aspect. Ainsi, durant le premier semestre de 2e année, ils partent étudier en Lituanie, à la Vilnius Gediminas Technical University, dite « Vilnius Tech », une faculté réputée en aéronautique, pour améliorer leur pratique de l’anglais, s’ouvrir à une autre culture et compléter leur formation en allant plus loin avec des cours d’aérodynamisme ou encore d’étude de mécanique du vol !

 

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

Le campus de l’ESME Sudria à Bordeaux

 


Le Bachelor Transports éco-intelligents vue par deux de ses étudiantes

 

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

« Je me suis découverte une passion pour la physique en PASS, mais je ne voulais pas aller dans un cursus trop généraliste. L’aéronautique m’ayant toujours attirée, cette formation était faite pour moi ! »

Constance, étudiante en 1re année

« Le point fort du Bachelor, c’est le suivi et l’écoute des professeurs ! »

Julie, étudiante en 1re année

Focus sur le Bachelor Transports éco-intelligents, spécialité Systèmes Aéronautiques proposé par l'ESME Sudria Bordeaux

Classement L'Usine Nouvelle 2021 : l'ESME Sudria, 4e école d'ingénieurs sur l'insertion professionnelle

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L’ESME Sudria en apprentissage, c’est maintenant possible à Lille !

  • 05/02/2021
À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique.

À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique. Une nouveauté qui répond à la fois aux besoins des entreprises des Hauts-de-France et aux aspirations des futurs ingénieurs comme l’explique Johan Verstraete, directeur de l’ESME Sudria Lille.

 

À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique.

Johan Verstraete

 

Pourquoi avoir décidé d’ouvrir le Cycle ingénieur à l’apprentissage ?

Johan Verstraete : Pour deux raisons. Tout d’abord, il y a l’écosystème tourné vers l’énergie qui fait partie des trois grands moteurs de la région avec l’intelligence artificielle/les objets connectés et la robotique industrielle. Pour rappel, l’énergie est l’une des spécialisations historiques de l’ESME Sudria et c’est même avec l’énergie que le campus parisien a ouvert pour la première fois son cycle en apprentissage il y a quelques années. Il semblait donc logique que Lille s’y prête à son tour. Quant à la deuxième raison, elle concerne tout simplement les étudiants eux-mêmes : nombreux sont ceux qui, dans le bassin lillois, nous ont régulièrement émis le souhait de pouvoir se lancer dans l’apprentissage. Nous avons donc travaillé sur le sujet afin de pouvoir enfin monter cette formation.

 

Quel est le profil des étudiants qui souhaitent se tourner vers l’apprentissage ?

L’apprentissage s’adresse avant tout à des élèves plutôt posés et concernés, disposant d’une certaine maturité et ayant envie d’aller à la rencontre du monde professionnel, d’imaginer le futur en s’y frottant concrètement. D’ailleurs, ils ont souvent déjà des projets et des entreprises en tête ! Ils préfèrent privilégier le rythme de l’alternance à celui d’une vie étudiante classique nourrie par les associations, pour se confronter au plus tôt au métier d’ingénieur. Evidemment, de par ce profil, ces élèves se doivent également d’avoir une importante capacité de travail car, en plus de suivre les mêmes cours que leurs camarades du cursus initial, ils devront assimiler les connaissances transmises par l’entreprise et répondre aux demandes de cette dernière. Ce mélange fait la force de l’apprentissage, mais il n’est pas forcément fait pour tout le monde.

 

 

Un des avantages pour le futur apprenti lillois, c’est qu’il pourra emmagasiner trois années d’expérience professionnelle en parallèle de ses études : il n’aura ainsi pas de phase de transition entre les études et l’entreprise pour être tout de suite opérationnel à la fin du cursus, voire apte à relever des défis plus conséquents.

Cela se vérifie très souvent à travers l’évolution des missions que l’entreprise propose à l’apprenti au fur et à mesure. Généralement, plus l’étudiant est impliqué, plus l’employeur lui confie des missions intéressantes à mener avant même l’obtention du diplôme. C’est d’ailleurs pour cette raison que les périodes en entreprise deviennent de plus en plus longues au cours du cursus. C’est un souhait partagé par l’élève et l’entreprise !

 

Comment s’organisent ces périodes justement ?

Au début de la formation, les étudiants alterneront entre quelques semaines à l’école et quelques semaines dans leur entreprise. Puis les périodes s’allongeront au fur et à mesure du cursus. Ainsi, et même si les acteurs de l’énergie dans les Hauts-de-France sont nombreux à être à l’affut de jeunes talents, un étudiant pourra aussi travailler dans une autre région s’il en a l’envie, voire se déplacer dans le cadre de l’une de ses missions. C’est l’avantage de ne pas venir à l’école uniquement un jour par-ci, par-là, mais sur des périodes définies en amont.

 

Avec cette ouverture, l’étudiant apprenti de la Majeure Management de la transition énergétique pourra également réaliser toute sa scolarité à Lille, sans faire les traditionnelles 4e et 5e années à Paris.

C’est vrai. Normalement, nos étudiants lillois effectuent les deux années du Cycle préparatoire puis la première année du Cycle ingénieur avant de s’envoler pour le semestre à l’International puis de terminer leur cursus à Paris. Cela sera désormais différent pour ceux qui auront fait le choix de cette formation par l’apprentissage. Pour nous, c’est aussi une satisfaction car cela récompense notre travail avec les acteurs locaux de l’énergie. Nous sommes intégrés au pôle de compétitivité MEDEE (maîtrise énergétique des entraînements électriques), avons signé plusieurs partenariats, notamment avec des entreprises labellisées « Rev3 » (pour la 3ème révolution industrielle) et collaborons déjà avec de grands noms tels qu’Engie, EDF… Comme le montre la future création du pôle d’excellence EuraEnergie de Dunkerque, la région des Hauts-de-France veut répondre aux enjeux de la maîtrise et de la transition énergétiques. Et bien nous, à l’ESME Sudria Lille, nous sommes là pour l’y aider !

 

EuraEnergie / Photo Snøhetta / Santer VanHoof Architectes

Le futur pôle EuraEnergie sera situé à Dunkerque
Photo Snøhetta / Santer VanHoof Architectes

 

Un autre avantage de l’apprentissage, c’est l’aspect financier pour l’étudiant, non ?

Oui. Dans le cadre de cette formation, l’entreprise s’engage à prendre 100 % des frais de la scolarité à l’ESME Sudria. L’étudiant aura alors la possibilité de bénéficier de l’important réseau de l’école, mais aussi d’être rémunéré durant sa formation. Les entreprises investissent dans ces profils pour les former et, très souvent, les recruter en fin de cursus. À ce sujet, nous allons organiser trois premiers forums dédiés à l’apprentissage sur notre campus lillois afin de permettre aux étudiants et aux entreprises de se rencontrer. Ils auront lieu le jeudi 18 mars, le jeudi 6 mai et le mardi 15 juin !

 

Qui sont les étudiants qui peuvent prétendre à cette formation ?

Il y a d’abord les étudiants CPGE et de DUT ou BTS en lien avec l’énergie qui souhaitent nous rejoindre. Il y a aussi les étudiants actuels de 2e année de l’ESME Sudria, tous campus confondus, qui peuvent en faire la demande. Ensuite, Pour l’ensemble des candidats, nous allons faire passer des entretiens et des tests permettant de définir s’ils sont admissibles ou non. On évalue les compétences, mais aussi le savoir-être, la capacité de travail et d’adaptation en rapport avec l’exigence du monde professionnel. Pour autant, admissibilité ne signifie pas inscription car, en apprentissage, l’inscription ne se fait qu’avec la signature de trois parties : l’école, l’entreprise et le Centre de formation d’apprentis (CFA). Il y a donc un double parcours de recrutement, par l’école et l’entreprise.

 

 


L’apprentissage à l’ESME Sudria : une réussite en progression constante

La possibilité pour les étudiants de suivre le Cycle ingénieur via l’apprentissage à l’ESME Sudria a démarré dès 2002 sur le campus parisien, avec une dizaine d’étudiants séduits par cette approche alliant temps passé à l’école et temps passé en entreprise. Depuis cette première promotion, de plus en plus d’étudiants de l’école ont opté à leur tour pour l’apprentissage. Ainsi, le nombre d’apprentis ne cesse de grandir chaque année. En 2020, ils étaient près de 70 à vouloir appliquer aussitôt leurs connaissances en énergie, système embarqués ou en réseaux dans le monde professionnel !


À partir de la rentrée 2021, le campus lillois de l’ESME Sudria ouvrira son Cycle ingénieur en apprentissage dans la Majeure Management de la transition énergétique.

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« Le code est un art en soi »

  • 18/11/2020
Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l’ESME Sudria Paris, Romain Astouric est avant tout un passionné d’arts numériques. Une passion et une culture, nourries par ses recherches et ses expérimentations, qu’il partage à travers ses œuvres et ses enseignements.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Romain Astouric, un ingénieur passionné d’arts numériques


Que fais-tu à l’ESME Sudria ?

Romain Astouric : Depuis 5 ans, je suis responsable de l’e-Smart Lab parisien, notre atelier de fabrication numérique collaboratif. Son but est que les étudiants puissent découvrir la création numérique et le prototypage rapide – en somme qu’ils comprennent comment on passe de l’idée au concept, puis du concept au prototype pour mettre en action leurs idées. Je bénéficie pour cela de l’aide précieuse d’étudiants notamment via l’association E.S.Makers. Je m’occupe aussi du Parcours Innovation à Paris, qui depuis cette année va développer des projets communs avec le nouveau Parcours Ingénieur-Designer dirigé par ma collègue Capucine Thery, en s’intéressant avant tout à la modélisation, la technique et la fabrication. Nous commençons par transmettre les bases puis invitons les étudiants à s’investir dans des projets collaboratifs avec différentes structures comme l’Électrolab ou le WoMa. Enfin, je suis responsable pédagogique de la Summer School : nous recevons chaque été une quinzaine d’étudiants étrangers à qui nous faisons suivre un parcours autour de la robotique et des arts numériques.  

 

Justement, les arts numériques font partie de ta formation et de tes passions, puisque tu réalises de nombreuses œuvres sous ton pseudo « Data Flaw »

Ingénieur diplômé d’un Master de Recherche « Art, Science et Technologie », j’ai réalisé plusieurs installations interactives avec lesquelles le spectateur peut jouer. Ma plus importante permettait au visiteur d’en prendre le contrôle via des manettes de console de jeu. Elle mêlait vidéo-mapping et effets sonores. Plus récemment, je travaille avec Verlatour, un producteur amiénois avec qui nous développons un spectacle musical interactif. Je m’intéresse beaucoup à l’outil Processing, un langage et un environnement très utilisé dans les arts numériques. Il me permet notamment d’utiliser une machine qui m’a servi pour réaliser mes dernières œuvres : un robot à deux axes équipé d’un stylo dessinant des lignes et des points. L’e-Smart Lab s’est doté de cette machine et je me suis formé à son utilisation avec l’artiste Julien Gachadoat qui réalise des œuvres très intéressantes. Cette formation et le premier confinement m’ont permis de pousser un peu plus loin mes recherches. En septembre, j’ai ainsi pu exposer des œuvres au Café à Amiens. Une première série d’œuvres s’inspirait de motifs géométriques classiques et de différents algorithmes. La seconde se basait sur des relevés topographiques. J’ai ainsi récupéré des données de la Nasa auxquelles j’ai ajouté différents relevés GPS, comme les randonnées les plus célèbres de France.



Tu donnes également des cours à Sciences Po. En quoi consistent-ils ?

J’interviens depuis trois ans dans le programme Culture Numérique, initialement à travers toute la France et plus récemment sur le campus rémois, pour initier les étudiants à ce sujet. Je leur montre comment utiliser le code comme outil artistique ou outil de visualisation, et qu’il peut contenir des messages artistiques voire politiques. Le code n’est pas qu’un outil, c’est un art en soi et on ne le remarque pas forcément dans la vie de tous les jours. Il ne doit pas rester caché et cantonné aux mains des développeurs et des ingénieurs. Il peut transmettre des émotions.  

 

Où se situe le développement de la culture numérique ?

Le monde numérique et réel ne sont plus séparés. Le numérique occupe une place de plus en plus importante au sein du monde dans lequel nous vivons. Le grand public connaît assez mal son histoire, assez peu enseignée, notamment en école d’ingénieurs. On se demande rarement d’où viennent l’ordinateur et le web… À cela s’ajoute aujourd’hui les enjeux liés à l’encadrement des GAFAM ou à la démocratie. On vit dans un monde numérique et cela a des conséquences. La question n’est pas de savoir si ces technologies sont bonnes ou mauvaises, mais de savoir ce qu’on en fait ! C’est pourquoi, dans mes cours, quand je le peux, je m’attache à aborder leur histoire, leurs enjeux passés et actuels.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

Un aperçu de la récente exposition organisée au Café à Amiens

Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.


Que t’apportes l’échange avec les étudiants ?

En travaillant avec les étudiants et en préparant mes cours, je suis amené à découvrir de nouvelles choses. Cela me permet de réaliser une veille technologique (et donc aussi artistique) : j’essaie de me tenir tout le temps informé des dernières nouveautés pour pourvoir les transmettre aux élèves. C’est un milieu où l’open source est très utilisé et le partage d’informations très répandu. Cela me permet de découvrir de nouveaux outils, tout en restant à niveau. Chaque année, je progresse !  

 

Te considères-tu plus comme ingénieur ou comme un artiste ?

Les deux, mais plus comme un artiste dans la mesure où, ces dernières années, j’ai fait de nombreux essais et tests. Je tâtonne beaucoup et en ce sens, c’est une démarche plus artistique que relevant de l’ingénierie. Je fais des erreurs qui me servent et parfois donnent de très beaux résultats.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.


Quels sont tes futurs projets ?

Je souhaiterai aller plus loin dans mes œuvres se basant sur les relevés topographiques. N’importe qui peut m’envoyer des données, aussi bien sur son jogging du week-end que de sa sortie à vélo… L’idée est de créer des œuvres personnalisées uniques. Avec l’ESME Sudria, nous allons former une dizaine d’étudiants aux arts numériques pour réaliser une exposition dans nos nouveaux locaux l’année prochaine.

 

Découvrez l’univers de Romain Astouric sur son site Internet ainsi que sur Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter et Vimeo.


Responsable de l’e-Smart Lab et du Parcours Innovation à l'ESME Sudria Paris, Romain Astouric est aussi un artiste numérique connu sous le nom de Data Flaw.

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Exit l’épreuve écrite : le Concours Advance évolue !

  • 13/11/2020
Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

De janvier à mars 2021, les futurs bacheliers pourront à nouveau effectuer leurs vœux sur Parcoursup afin de préparer leurs études supérieures. Et nombreux seront encore celles et ceux qui opteront pour le vœu du Concours Advance, le seul donnant accès au 15 campus des 4 écoles d’ingénieurs réputées du Groupe IONIS : l’EPITA (informatique), l’ESME Sudria (école d’ingénieurs pluridisciplinaire), l’IPSA (aéronautique et spatial) et Sup’Biotech (biotechnologies). Ils pourront alors découvrir la nouvelle formule du Concours Advance, adaptée à la récente réforme du Bac et encore davantage centrée sur la personnalité des candidats !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance ! Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

Désormais, le Concours Advance change en abandonnant son épreuve écrite. Pourquoi ? Parce que le Bac a lui aussi changé, laissant désormais aux élèves le choix de se spécialiser à leur guise, et qu’il devient alors évident de donner encore plus d’importance aux notions de personnalité, aux aspirations et motivations, ainsi qu’à l’évaluation des projets et des performances dans la durée, grâce à un échange direct entre le candidat et l’école. Ainsi, l’écrit disparaît à la faveur d’entretiens oraux systématisés (contrôle de niveaux sur des oraux de matières – mathématiques, anglais – et entretien de motivation) et d’une étude approfondie des dossiers scolaires et non-scolaires, de plus en plus riches en informations et accessibles sur Parcoursup.


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Après l’inscription sur Parcoursup puis la validation de sa candidature, le candidat se verra attribuer une Note de Dossier en fonction des dossiers scolaires (notes de Première, notes des épreuves anticipées du Bac de français écrit et oral, d’anglais, de spécialité de Première, ainsi que les notes de Terminale). Cette Note de Dossier permettra d’établir une liste des Grands Classés qui seront dispensés des épreuves orales de mathématiques et d’anglais du concours qui se dérouleront pour l’ensemble des candidats au mois d’avril et mai 2021. Cette même période verra tous les candidats passer également un entretien de synthèse et de motivation. Cet entretien représente le plus haut coefficient des épreuves orales du Concours Advance.

Enfin, les éléments disponibles sur Parcoursup (projet de formation, sens de l’engagement, centres d’intérêt et activités, lettre de motivation, fiche avenir…) donneront lieu à une Note Profil / École qui permettra à chaque école de mieux cerner la passion, la motivation et la personnalité du candidat avant la publication des résultats au mois de mai 2021.

En résumé, la nouvelle formule Concours Advance place encore davantage l’humain au cœur de son processus et permet plus que jamais aux futurs ingénieurs de sélectionner l’école qui leur correspondra le plus… et vice-versa !


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !


Pour mieux connaître l’ensemble des étapes du Concours Advance, rendez-vous sur le site officiel du concours.

Vous pouvez également suivre les actualités des écoles d’ingénieurs et du concours sur Facebook et Twitter.

Vous avez des questions ? N’hésitez pas à contacter le Concours Advance ou les quatre écoles d’ingénieurs : tous les contacts sont disponibles sur la page dédiée.


Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

Plus de passion et plus de clarté : découvrez les nouvelles modalités du Concours Advance !

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Le double diplôme CentraleSupélec vu par Fanny Pan (ESME Sudria promo 2020)

  • 05/08/2020
Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Passionnée de santé et de technologies, Fanny Pan (ESME Sudria promo 2020) a profité de sa dernière année d’études pour effectuer un double diplôme avec CentraleSupélec, à l’image de son camarade de promotion Aymeric. La future ingénieure revient sur son parcours et cette expérience qui l’a vu évoluer sur le campus Paris-Saclay afin de suivre le cursus Circuits et Systèmes Électroniques Intégrés.

 

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Fanny Pan

 

Pourquoi avoir choisi des études d’ingénierie ?

Fanny Pan : J’ai longtemps hésité avant de me lancer. Au final, comme j’ai toujours aimé construire des choses, je me suis dit que devenir ingénieure allait me permettre de continuer en ce sens. D’une certaine façon, c’est aussi cette hésitation qui m’a fait choisir une école généraliste comme l’ESME Sudria, pour me laisser suffisamment de temps avant de décider dans quel domaine me spécialiser par la suite. Je voulais pouvoir toucher à différentes disciplines avant de choisir !

 

Quelle spécialisation as-tu finalement choisie ?

J’ai opté pour la Majeure Mécatronique car j’avais pour ambition de produire des prothèses. En effet, au fil des années, j’ai davantage eu l’envie de me tourner vers le médical et le biomédical. Souhaitant pouvoir faire des prothèses sensitives, cette Majeure assez large me permettait de voir ce projet dans son ensemble, de la robotique à l’électronique.

 

D’où te venait cette ambition de créer des prothèses ?

J’ai toujours eu envie d’aider les gens et j’avais même pensé un temps faire des études de médecine. Travailler dans le biomédical à travers l’ingénierie représentait donc la combinaison idéale pour moi ! Quant aux prothèses, j’ai commencé à m’y intéresser après avoir vu une émission de télévision consacrée au sujet. Je trouve ça beau de pouvoir aider les personnes souffrant d’un handicap de retrouver une certaine autonomie. Et dorénavant, j’aspire plutôt à travailler dans la nano médecine !

 

Pour ta dernière année, tu as opté pour un double diplôme avec CentraleSupélec. Pour quelle raison as-tu opté pour ce cursus ?

Je voyais ce double diplôme non seulement comme une bonne opportunité de découvrir de l’intérieur une école prestigieuse comme CentraleSupélec, mais aussi comme un bon moyen d’acquérir des compétences complémentaires à celles de l’ESME Sudria, notamment pour mon projet autour de la santé. J’avais hésité avec le double diplôme en lien avec les biotechnologies, plus orienté modélisation et statistiques, mais j’ai finalement privilégié celui-ci pour approfondir mes connaissances dans le domaine des micro-technologies.

 

 

Qu’as-tu le plus apprécié à CentraleSupélec ?

J’ai énormément apprécié le fait que tous les cours reçus lors du premier semestre nourrissaient un projet « fil rouge » : la création d’un amplificateur audio. Chaque fois que l’on voyait quelque chose, on le mettait ensuite en application. Ce n’était pas le format « un cours, un examen », mais une approche très concrète et très intéressante.

 

Quel a été ton meilleur cours ?

Probablement le cours More than Moore (en référence à Gordon E. Moore, à l’origine de la célèbre loi éponyme sur l’évolution de la puissance de calcul en informatique). À chaque cours, nous avions face à nous un intervenant qui parlait de son domaine en lien avec les microsystèmes. L’un de ces cours portait sur l’application dans le domaine biomédical, ce qui m’a permis de découvrir comment les microsystèmes étaient utilisés par exemple dans les pacemakers et d’autres dispositifs médicaux.

 

Où effectues-tu ton stage de fin de cursus ?

J’ai commencé mon stage fin avril, en télétravail à cause du confinement. Il va durer cinq mois et fait suite à mon projet de fin d’études dans le cadre du double diplôme, projet que j’ai développé durant la dernière séquence – à CentraleSupélec, on ne compte pas en semestre, mais en séquences équivalentes à des trimestres ; pour la dernière année, il y en a trois : une de septembre à novembre, une deuxième de novembre à janvier et une dernière, de janvier à mars. Mon projet est en lien avec le biomédical puisqu’il concerne le développement d’un pacemaker pour la recherche animale. Tous les projets sont menés en partenariat avec des entreprises ou des établissements de recherche. En l’occurrence, le mien se déroule en partenariat avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), même si j’effectue mon stage dans le laboratoire du GeePS (pour « Génie électrique et électronique de Paris »), basé sur le campus Paris-Saclay. Cela me permet d’avoir accès à des logiciels spécifiques.

 

Et une fois la fin du stage, sais-tu déjà ce que tu comptes faire ?

Dans la continuité du stage, j’ai prévu de faire une thèse qui reprendra directement le sujet traité !

 

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Témoignage étudiante de l'ESME Sudria, double diplôme avec CentraleSupélec à Paris-Saclay

Un aperçu du projet de création d’un amplificateur audio mené par Fanny

 


Le double diplôme, une porte ouverte vers de nouveaux mondes

En dernière année du Cycle Ingénieur, les étudiants de l’ESME Sudria ont la possibilité d’effectuer un double diplôme dans l’un des établissements partenaires de l’école. L’occasion de découvrir d’autres domaines, y compris éloignés du monde de l’ingénierie, de se confronter à d’autres approches et d’acquérir des compétences essentielles avant de quitter le monde des études pour le monde professionnel.

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

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« Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger »

  • 01/07/2020
Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

 


En plus d’apporter de nouvelles compétences, un double diplôme est aussi l’occasion de vivre une nouvelle expérience enrichissante à l’étranger. Actuellement au Québec pour justement suivre les cours du double diplôme de l’ESME Sudria en partenariat avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, Benjamin Samet (ESME Sudria promo 2020) partage ses impressions et retrace soin parcours étudiant, de son envie d’en apprendre toujours plus à son appétence pour l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Benjamin Samet


Pourquoi t’es-tu tourné vers le monde de l’ingénierie ?

Après le Bac, je ne savais pas trop quoi faire : je voulais juste continuer à apprendre et n’avais pas envie de partir vers des études courtes pour entrer rapidement dans le monde du travail. Étant curieux de nature, je souhaitais d’abord acquérir un maximum de nouvelles connaissances ! On m’a alors suggéré de suivre une formation d’ingénieur. J’ai choisi presque aléatoirement une première école d’ingénieurs, mais au bout de quelques mois, j’ai compris qu’elle n’était pas faite pour moi. C’était une école spécialisée dans les domaines des transports et je ne me sentais pas encore prêt à me spécialiser tout de suite. J’ai ensuite visité le campus Paris-Montparnasse de l’ESME Sudria lors d’une Journée Portes Ouvertes et cela m’a plu. Je me sentais à l’aise avec cette école plus généraliste et avec le fait que la spécialisation intervenait à la fin du cursus. Je me disais que j’allais pouvoir toucher à plus de domaines.

 

Aujourd’hui, tu arrives justement à la fin du cursus. Comment juges-tu ces années passées à l’ESME Sudria ?

Cela fait peut-être cliché de dire ça car on entend souvent cette formule, mais l’ESME Sudria m’a vraiment permis d’apprendre à apprendre. À force de toucher à plein de domaines, on peut appréhender et s’approprier une technologie ou des sciences plus rapidement. D’ailleurs, ça ne concerne pas forcément que les sciences : il y a aussi la gestion, aux composantes business… Ces années d’études à l’ESME Sudria nous permettent d’acquérir une certaine rigueur et une méthodologie qui font que nous sommes aptes à apprendre plus facilement. On voit aussi le monde d’une autre manière. Quand on observe un objet, on essaye aussitôt de savoir son utilité, ses usages, son mode de fonctionnement, etc. On est toujours poussés à réfléchir et à ne jamais rester passifs devant les choses.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Vers quel domaine t’es-tu dirigé ?

Je me suis orienté vers la Mécatronique. Ce choix tient encore une fois à mon envie d’explorer différents sujets, la mécatronique englobant l’électricité, la mécanique, l’informatique

 

Pourquoi as-tu envie de faire un double diplôme ?

À l’ESME Sudria, j’ai très tôt opté pour le Parcours Ingénieur-Manager proposé par l’école en partenariat avec l’ISG (l’école de commerce du Groupe IONIS). J’aimais l’idée de pouvoir développer une double compétence permettant de connaître l’aspect technique d’un côté et, de l’autre, le fonctionnement de l’entreprise et des marchés. J’ai beaucoup aimé cette approche, mais comme je n’ai pas voulu m’orienter vers l’ingénierie financière en fin de cursus, j’ai opté pour la Mécatronique en gardant en tête l’idée de réaliser ensuite un double diplôme en gestion et management, pourquoi pas à l’international.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal

Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Pourquoi as-tu choisi le double diplôme proposé par l’ÉTS de Montréal ?

Lors de notre 4e année, l’ESME Sudria nous a expliqué comment nous pouvions personnaliser notre cursus via le choix des Majeures ou encore la possibilité de justement faire un double diplôme en France ou à l’étranger. Personnellement, j’avais envie de regoutter à l’international. En effet, j’avais adoré l’expérience du semestre de 3e année que j’avais passé à Taïwan. Ayant donc connu l’Asie et connaissant déjà l’Europe, je me suis dit que partir pour le Canada à travers ce double diplôme pouvait être une belle opportunité de découvrir l’Amérique du Nord, l’état d’esprit sur place, etc. Un autre avantage de ces deux doubles diplômes au Canada – il y en a aussi un avec l’Université du Québec à Chicoutimi –, c’est leur coût moins élevé. Financièrement, ils me convenaient davantage. Enfin, le dernier point qui m’a conforté dans ma décision, c’est le programme de la formation. L’ÉTS propose de nombreuses « maîtrises » très variées. Or, comme je voulais cultiver une double compétence technique et gestion, j’ai choisi la Maîtrise en génie, projets internationaux et ingénierie globale.

 

Comment se passent tes études outre-Atlantique ?

Très bien ! Ici, on ne compte pas en semestres, mais en sessions qui durent environ quatre mois chacune. J’en ai cinq en tout à réaliser et j’en suis actuellement à la troisième. En ce qui concerne la Maîtrise en elle-même, c’est une espèce de Bac+7. Le cursus est donc plus long que celui en cinq ans pour devenir ingénieur et n’intéresse donc pas forcément tous les Québécois, qui le voient plus comme un « supplément ». De ce fait, il attire surtout les étudiants étrangers – des Français, des Belges, des Africains originaires de pays francophones… Un point important dans la Maîtrise, c’est les travaux en groupes. Cela m’a permis de sympathiser avec des Algériens, des Rwandais… et de découvrir d’autres mentalités, d’autres cultures et d’autres façons d’appréhender les projets et les problèmes. C’est très enrichissant.


Témoignage double diplôme ESME Sudria - École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal


Quels cours affectionnes-tu en particulier ?

Dans ma Maîtrise, je n’ai que des cours de gestion. Tous les cours que j’ai suivi pour le moment sont très intéressants. À l’ÉTS, l’enseignement se fait à la carte : on nous propose une liste et on choisit les cours que l’on souhaite avant chaque de début de session. L’ÉTS nous permet aussi de les tester durant une à deux semaines en début de session. Ainsi, si certains ne nous conviennent pas, on peut les retirer de notre liste et les remplacer par d’autres.

Pour le moment, les cours que j’ai le plus appréciés sont ceux qui touchent à la stratégie d’entreprise. J’aime pouvoir explorer la conception d’un produit, la proposition de valeurs, le ciblage d’un marché… Ces cours m’ont appris une notion importante : on peut très bien faire un produit technologique très performant, une merveille scientifique dernier cri, sans pour autant que cela devienne une réussite. Il n’y a pas que le produit en lui-même qui compte et il faut se demander s’il va pouvoir rencontrer le client, trouver le bon marché. Parfois, il convient d’abord de partir du problème du client pour ensuite trouver le produit adapté. Cette approche peut parfois être contraire à celle d’un ingénieur, qui serait plutôt tenté de créer le meilleur produit possible avant d’ensuite savoir comment le vendre. Actuellement, j’ai aussi un cours sur la sous-traitance en projets internationaux, ce qui me permet de découvrir les différents types de sous-traitance, comment et surtout pourquoi les appliquer. J’aime beaucoup les sujets d’externalisation de production ou d’internalisation d’entreprises.

 

Quid du confinement ?

Le confinement a été annoncé ici à peu près au même moment que celui en France mais il n’était pas aussi strict car nous n’avions pas besoin d’attestation pour sortir par exemple. Des cours en ligne ont été organisés pour toute la session qui se finira en août. Cela va aussi continuer pour la prochaine session, je vais avoir principalement des cours en ligne car l’école ne rouvrira que partiellement. Après, c’est vrai que l’isolement n’a pas été facile à vivre tous les jours. Heureusement, les rassemblements de plus de 10 personnes sont maintenant ré-autorisés et les magasins rouvrent !


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As-tu pu explorer les environs ?

Pour le moment, je suis surtout resté dans la région de Montréal. Il faut savoir que les villes les plus proches sont, finalement, assez éloignées. La ville de Québec est ainsi à deux heures et demie de route. Les distances sont importantes et, si l’on veut voyager, il vaut mieux s’organiser en amont : on ne peut pas tellement partir visiter un endroit sur un coup de tête le matin et rentrer le soir. Par contre, il suffit de sortir de Montréal pour se retrouver très vite en pleine nature. Cela m’a permis de visiter quelques parcs naturels et de profiter de magnifiques paysages. Un même endroit peut changer du tout au tout si vous vous y rendez en hiver, en été ou en automne. Si l’on aime la nature et le grand air, c’est une destination géniale.

 

La mentalité est-elle différente là-bas ?

La mentalité au Québec est tout de même plus proche de celle de la France que de celle de Taïwan. Quand je suis arrivé à Taïwan, j’étais totalement dépaysé. La France et le Québec étant deux cultures occidentales, les changements sont moindres. Toutefois, il y a des différences. Par exemple, pour devenir ami avec un Français, on a parfois l’impression qu’il faut d’abord « percer » une sorte de bulle de sécurité : il faut du temps pour apprendre à se connaître et faire tomber la méfiance. Après, on peut se dire amis. Au Québec, c’est un peu le contraire. Les Québécois sont généralement assez chaleureux et on devient « ami » bien plus facilement. Mais si l’on veut construire une relation plus profonde, cela demande plus de temps.


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Que comptes-tu faire après ce double diplôme ?

Aujourd’hui, je me vois plus continuer dans la gestion de projets ou la stratégie d’entreprise. Toutefois, je ne pense pas forcément travailler au Canada par la suite. Même si j’aime beaucoup ce pays, ce n’est pas un endroit où je me vois vivre sur le long terme, mais je ne suis pas contre à l’idée de me lancer dans une carrière internationale en Europe ou en Asie. Je n’ai également pas un secteur particulier en tête. J’avoue simplement vouloir privilégier une entreprise ayant des projets et une vision en accord avec mes valeurs, notamment autour du développement durable, de l’écologie et du social.

 

Enfin, aurais-tu un conseil à donner à un étudiant de l’ESME Sudria intéressé par ce double diplôme ?

Si cette personne envisage un double diplôme à l’international, j’imagine qu’elle est déjà assez ouverte d’esprit et c’est sûrement le plus important. Quand on va dans un autre pays, on devient l’étranger. C’est à nous de nous approprier la culture de l’autre. Par exemple, au Québec, cela serait plutôt malvenu de reprendre les gens sur leur façon de parler français ! Ici, c’est chez eux : ce sont notre accent et nos expressions qui détonnent, par les leurs. Je pense qu’il faut chercher à rester curieux et à voir par soi-même comment cela se passe ailleurs que chez soi !


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