INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
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Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Les études

« Le partage est fondamental dans la communauté des makers »

  • 22/11/2019
David, un maker à l'ESME Sudria

Étudiant en 4e année à l’ESME Sudria, David Boccara (promo 2021) est ce qu’on appelle plus communément un maker. Touche-à-tout, curieux et adepte du « Do It Yourself », il profite de son cursus et du Sudri’Lab pour mener différents projets avec toujours le même objectif : apprendre et créer tout en s’amusant. Une approche qui permet à ce futur ingénieur passionné de découvrir différents univers, des drones à l’impression 3D en passant par le monde de la santé.

David, un maker à l'ESME Sudria

David en pince pour le « Do It Yourself »

Depuis combien de temps souhaites-tu devenir ingénieur ?

David Boccara : Depuis tout petit ! En effet, mon grand-père était lui-même ingénieur et tout ce qu’il faisait me fascinait. J’aime aussi la médecine – hormis mon grand-père, toute ma famille travaille dans la santé –, mais c’est vraiment l’ingénierie qui m’a toujours attiré. De ce fait, après une Terminale S en spécialisation « Sciences de l’ingénieur », j’ai voulu réaliser ce rêve en rejoignant l’ESME Sudria. Cela n’a pas été tous les jours facile, notamment à cause de ma dyslexie, mais j’ai réussi à surmonter les difficultés.

 

Comment t’y es-tu pris pour surmonter ta dyslexie ?

Il m’a fallu beaucoup de détermination et, très souvent, travailler deux fois plus que les autres. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de nombreuses personnes. Sans elles et mon envie de m’en sortir et de me dépasser, je n’y serais probablement pas arrivé.

 

Quel métier souhaites-tu faire après ton cursus ?

J’avoue espérer pouvoir rejoindre des entreprises comme Thales ou Safran, c’est-à-dire des entreprises liées de près ou de loin au militaire. Pourquoi ? Parce que c’est un secteur très porté sur l’innovation et que je m’intéresse énormément à l’aérospatial. Certes, je n’y connais pas grand-chose pour le moment, mais c’est justement ce qui me donne envie. C’est ma façon de penser : quand je suis en face d’un sujet que je ne comprends pas bien ou que je ne maîtrise pas réellement, j’ai aussitôt besoin de creuser, de faire des recherches, d’en apprendre plus… En général, en tant qu’ingénieur, ce qui m’attire le plus, c’est ce que je ne connais pas encore ! J’ai besoin de ne plus être impressionné, de savoir.

 

C’est cette philosophie qui t’a fait devenir un maker ?

J’ai choppé le virus du « Do It Yourself » très jeune. Enfant, avec mon père, je faisais déjà pas mal de maquettes et j’adorais ça. C’était sans doute mon moment préféré chaque week-end. Mais mon engouement s’est accentué ces dernières années grâce à cette révolution qu’est la démocratisation du prototypage rapide et ultra-accessible. Il y a dix ans encore, si vous vouliez prototyper l’une de vos idées, c’était quasiment mission impossible : vous deviez alors faire appel à des usineurs et d’autres spécialistes, pour une démarche à la fois complexe et très coûteuse. Aujourd’hui, tout a changé, notamment grâce à l’impression 3D. D’ailleurs, quand je suis arrivé à l’ESME Sudria et que je suis tombé sur ses imprimantes 3D, cela m’a tout de suite donné envie de m’en procurer une afin de savoir comment cela fonctionnait. J’ai acheté des pièces détachées pour la monter moi-même. Bon, c’était assez chaotique, mais ça marchait quand même. Après ce premier essai, j’ai persévéré, en changeant d’imprimante et en poursuivant des tests, des expérimentations… Tout cela n’a fait que nourrir ma passion.

 

Qui t’a mis le pied à l’étrier au sein de l’école ?

C’est Romain Astouric, le responsable du Parcours Ingénierie & Innovation. Encore aujourd’hui, je le considère comme une personne très importante pour moi : c’est lui qui m’a fait choisir l’ESME Sudria et découvrir l’univers maker avec le Sudri’Lab. C’est aussi lui qui m’a ensuite permis de devenir encadrant du Sudri’Lab auprès des autres étudiants pendant deux ans afin d’aider celles et ceux qui le souhaitaient à utiliser les différentes machines, des imprimantes 3D à la découpe laser.

David, un maker à l'ESME Sudria

Au sein du Sudri’Lab, David fait forte impression (3D)

En tant que maker, quelle a été ta première fierté ?

La première qui me vient en tête est née après une discussion avec mon père sur notre maison de campagne et sur le fait qu’il y faisait forcément toujours froid à notre arrivée. Je me suis alors demandé comment pouvoir la réchauffer à distance. Mon père a émis l’idée d’une chaudière connectée et, grâce à un fablab de la région et le Sudri’Lab de l’école, j’ai créé un boitier branché sur la prise secteur pouvant ensuite être branché à n’importe quel appareil électrique, comme une lampe ou, en l’occurrence ici, une chaudière. Et via une application passant par un serveur en PHP, mon père était alors enfin en mesure de contrôler à distance la température de la maison.

 

Depuis tes débuts, tu as aussi développé une passion pour les drones.

C’est vrai ! Quand j’ai commencé à voir des vidéos de drones sur Internet, cela m’a directement donné envie d’en posséder un. J’ai demandé à mes parents s’ils pouvaient m’en offrir un, mais ils ont refusé. Alors, je leur ai proposé de le fabriquer par mes propres moyens et ils ont accepté. C’est comme ça que mon premier drone a vu le jour. Bon, il était plutôt pourri et a connu un nombre incalculable de crashs, y compris un dans la mer ! Par contre, chaque crash m’a permis de l’améliorer, de le bidouiller, de le modifier… et finalement d’en apprendre davantage. Par la suite, j’ai pu construire une seconde version bien plus performante, avec une stabilisation fonctionnant par GPS, gyroscope et magnétomètre. Depuis, je continue d’en créer régulièrement.

 

Quels genres de drones as-tu construit ?

En pensant à l’entreprise Thales, j’ai d’abord pris l’initiative de fabriquer un drone de surveillance capable de suivre un tracé donné d’un point A à un point B. J’ai ensuite voulu créer un drone « livreur de café ou de flûtes de champagne » en réaction aux nombreuses entreprises de livraison de nourriture apparues ces dernières années. Bien sûr, l’idée d’un drone livreur de boissons est plus anecdotique qu’autre chose, mais je trouvais le concept drôle et le système intéressant à développer. L’ESME Sudria m’a permis de le faire dans le cadre du projet d’innovation. Le drone fonctionnait, mais ses pièces étaient perfectibles car fabriquées avec ma première imprimante 3D. Récemment, j’ai donc décidé d’en proposer une seconde version plus robuste, stabilisée et puissante, sous la forme d’un hexacoptère. Ce drone est évidemment équipé d’une pince capable de transporter la boisson de façon stable et de la poser délicatement après l’atterrissage. Dans l’idéal, le tout pourrait être lié à une application.

David, un maker à l'ESME Sudria

Qu’est-ce qui fait l’âme d’un maker selon toi ?

Le partage ! Bien sûr, quand on a une très bonne idée, il ne faut pas forcément la partager, mais en ce qui concerne les connaissances, le partage est fondamental dans la communauté des makers. C’est pour ça que les Fab Labs existent, pour permettre aux gens de partager leur savoir et d’apprendre des autres. Moi, j’ai beaucoup appris grâce à cela et, dès que possible, je partage ça avec les personnes intéressées. Je trouve cet état d’esprit génial.

 

Partages-tu justement tes projets sur Internet ?

En ce qui concerne les projets que je modélise, je les partage sur Thingiverse, une base de données de projets à imprimer en 3D. Pour le code, je ne me suis pas encore inscrit sur GitHub, mais je pense le faire. J’ai aussi mon propre site Internet, Boccara3D, et mon compte Instagram qui me permettent de parler de mes différentes activités.

 

À quoi juges-tu qu’une de tes idées est bonne ?

Je ne le sais pas et, honnêtement, ce n’est pas ce qui m’importe en tant que maker. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de découvrir des technologies pour mieux les maîtriser plus tard. Prenons l’exemple des drones : je suis persuadé qu’ils peuvent encore évoluer et qu’on les retrouvera partout dans notre quotidien d’ici quelques années, pour différentes tâches. Mon postulat de départ, c’est souvent d’imaginer un service et de me demander si le projet est réalisable ou non. Et le plaisir vient aussi à la fin. Quand je présente mon drone livreur de boissons aux gens, certains vont trouver cela « gadget » quand d’autres se diront « pourquoi pas ! ». J’aime beaucoup voir les différentes réactions que ces projets peuvent susciter. Elles sont riches en enseignements.

David, un maker à l'ESME Sudria

« Votre café, avec ou sans drone ? »

David, un maker à l'ESME Sudria

Un aperçu des projets menés par David

Quel est le projet sur lequel tu travailles actuellement ?

C’est un projet qui s’éloigne de l’univers des drones. Son idée est née à la suite d’un stage réalisé au CNRS où j’ai pu travailler sur le retour sensoriel, un sujet particulièrement étudié par les chercheurs. L’idée du CNRS était alors de chercher à redonner des sensations à des personnes portant une prothèse après avoir perdu un bras. Bien sûr, la durée du stage d’un mois ne m’a pas permis d’aller au bout, mais j’ai tout de même décidé de poursuivre le projet en me rendant toutes les deux semaines au CNRS jusqu’à pouvoir leur livrer un prototype sur lequel leurs équipes continuent de travailler aujourd’hui. Ensuite, en discutant avec des membres de ma famille travaillant dans le milieu médical, on m’a suggéré l’idée d’adapter cette approche aux personnes souffrant de la maladie de Charcot ou d’un diabète très élevé. En effet, ces deux situations entraînent une perte de la sensibilité au niveau du pied chez les personnes concernées et cela a de grosses conséquences sur leur vie. Certaines d’entre elles me l’ont d’ailleurs confié : à cause de cette perte de sensibilité, elles posent mal leurs pieds sur le sol et sont obligées de les regarder pour marcher correctement. Surtout, le fait de poser mal le pied entraîne à terme des déformations. C’est donc sur ce projet que je travaille actuellement. Le but est de pouvoir leur donner suffisamment de sensations pour que ces personnes puissent correctement poser leurs pieds.

 

Comment fais-tu pour le développer ?

Je le teste déjà sur moi-même, en essayant de mettre à la place des futurs utilisateurs. Comme ce n’est pas forcément évident, je travaille sur différentes pistes avec un ami chirurgien. Ensemble, on a par exemple fait des simulations où je m’anesthésiais le pied à l’aide de patchs. Le résultat est intéressant, mais pas encore assez poussé car l’anesthésie agit uniquement en surface et les sensations musculaires sont encore bien présentes. Voilà pourquoi je cherche aujourd’hui d’autres personnes intéressées pour m’accompagner sur ce projet. Certes, le cerveau est très complexe et je ne sais pas encore s’il sera capable de comprendre certains signaux, mais j’espère encore pouvoir avancer. Et même si, à la fin, je me retrouve dans une impasse, cela n’aura pas été inutile : j’aurais appris de nouvelles choses qui me serviront potentiellement pour de nouveaux défis !

 

Retrouvez David sur son site Internet et Instagram

David, un maker à l'ESME Sudria

« Je te rends ta liberté ! »

David, un maker à l'ESME Sudria

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Le livestream va changer avec Livemotion.io, la start-up cofondée par Thibaut Billerot (ESME Sudria promo 2020)

  • 14/10/2019
Start-up Livemotion.io

Futur ingénieur, mais déjà entrepreneur, Thibaut Billerot (ESME Sudria promo 2020) est à l’origine de Livemotion.io, une solution qui compte bien renouveler le livestream. Entre ambitions et avancées technologiques, cet étudiant de la Majeure Intelligence Artificielle fait le point sur ce beau projet de start-up qui avance à grand pas depuis sa création en janvier 2019.


Start-up Livemotion.io

Thibaut Billerot


Depuis quand étais-tu attiré par l’entrepreneuriat ?

Thibaut Billerot : Cela a véritablement débuté en 2015. J’ai commencé par faire des prestations e-commerce, soit la réalisation de boutiques en ligne pour des clients. Lors de mon semestre à l’international effectué à Shanghai, j’ai fait la connaissance de Julien Sicard, un étudiant d’école de commerce avec qui je me suis ensuite associé pour poursuivre cette entreprise de services – elle existe d’ailleurs toujours aujourd’hui sous le nom de Genius Encel – en l’étoffant également d’autres options, comme l’accompagnements des clients afin de déployer leur activité sur les réseaux sociaux. Puis, à mon retour de Chine, j’ai voulu aller plus loin et me lancer dans un projet cette fois bien plus technique : la création d’une application. Une envie qui me trottait dans la tête depuis un certain temps.

 

Justement, ce désir d’application se concrétise aujourd’hui avec ta start-up Livemotion.io. Quel est son concept ?

Nous avons créé Livemotion.io en janvier 2019 pour faciliter le streaming sur les réseaux sociaux pour toutes les personnes souhaitant proposer des webinars ou vendre des produits ou services. Avec notre outil, nous leur permettons d’éditer graphiquement leurs vidéos en live pour les rendre plus attractives. C’est une nouveauté car, quand on souhaite faire une vidéo en live aujourd’hui, on n’a pas la possibilité de faire quelque-chose de différent, de plus qualitatif d’un point de vue visuel. L’outil permet aussi à l’utilisateur d’éditer et de séquencer la vidéo en amont, avant de lancer le live, et de streamer en même temps sur plusieurs réseaux sociaux à la fois, en l’occurrence Facebook, LinkedIn, YouTube et Twitch, ou sur un réseau privé via Livemotion.io. Il permet aussi la division de l’écran, avec jusqu’à quatre streamers en simultané.


Start-up Livemotion.io


Le service permet donc de préparer des visuels pour qu’ils apparaissent automatiquement à un moment précis du stream ?

Tout à fait. Admettons par exemple que vous êtes un enseignant de l’ESME Sudria et que vous souhaitez créer un MOOC pour le diffuser en direct à une classe ou sur les réseaux sociaux. Et bien notre plateforme vous permet d’abord de créer des visuels via notre éditeur intégré ou d’en importer. Ces visuels peuvent correspondre au logo de l’école, à des textes de sous-titres, des encarts ou textes de soutien, etc. Et, à la manière d’un diaporama PowerPoint, vous pouvez ensuite les lancer au fur et à mesure lors du live ou les associer à un indicateur de temps pour qu’ils apparaissent à un moment spécifique. L’ajout de visuels et textes adaptés représente une réelle plus-value pour l’attractivité de la vidéo. Et c’est pareil pour un Youtubeur, qui peut aussi envoyer des visuels de façon très spontanée en direct sur l’écran.

 

Où en est la start-up aujourd’hui ?

Nous développons actuellement la web application ainsi qu’une application desktop qui sera à télécharger. Nous serons aussi sur mobile, mais cette application-là ne pourra pas proposer toutes les options du fait de la limitation de l’écran. Elle servira d’application de complément, en vous permettant de récupérer ce que vous avez pu faire en amont sur votre ordinateur afin de streamer ensuite depuis votre mobile. La béta de la web application sera disponible d’ici la fin de l’année 2019, probablement à partir de la mi-novembre. Les personnes qui veulent devenir nos bêta-testeurs peuvent nous suivre via notre landing page ou nos réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook et Twitter) pour être au courant du lancement !

 

Que deviendront les streams réalisés avec Livemotion.io ?

Ils seront tous hébergés sur notre serveur. Pour celles et ceux qui connaissent l’entreprise brésilienne Hotmart, spécialisée quant à elle sur les fichiers pdf, nous procédons plus ou moins de la même façon, en constituant une importante base de données des contenus réalisés. Ainsi, les vidéos sont enregistrées par défaut sur le profil de l’utilisateur et ainsi disponibles comme sur une chaîne YouTube, ce qui permet aux personnes externes de les retrouver si besoin et à l’utilisateur de les consulter si besoin. Évidemment, l’utilisateur a aussi le choix de ne pas référencer ses réalisations.


Start-up Livemotion.io


Quand est née l’idée de cette start-up ?

Je m’en souviens très bien ! C’était fin 2018 et j’étais encore en plein dans mon activité e-commerce. Je venais alors de faire plusieurs interviews vidéo avec des personnes rencontrées à Shanghai, principalement des gens travaillant dans les domaines du e-commerce et de la blockchain. Malheureusement, le résultat ne me convenait jamais réellement : je trouvais mes vidéos assez moches – le rendu n’était pas très bon à cause de la piètre qualité de ma webcam, je ne pouvais pas ajouter des sous-titres rapidement, etc. Aucun outil ne me permettait d’améliorer le résultat, notamment pour une vidéo live. Je devais tourner la vidéo, la télécharger, l’éditer, l’uploader, rajouter des sous-titres… Des étapes parfois longues et fastidieuses. Je me suis dit qu’il fallait pouvoir faire ce travail en amont et de façon plus responsive, à la manière de canva.com. Et c’est lors d’un trajet en métro que l’idée m’est venue !

 

Combien de personnes travaillent sur Livemotion.io actuellement ?

Nous sommes deux cofondateurs-associés, Nassim Cheaib et moi-même. Mon rôle est davantage de m’occuper de la vision de l’entreprise, de veiller à la bonne avancée de la technique et de superviser la communication. Nassim s’occupe de la partie business et supervise encore plus largement que moi l’aspect technique. Autour de nous, il y a également d’autres personnes, comme Geoffroy Vincent (ESME Sudria promo 2020) qui travaille sur la partie développement Front-End, mais aussi un docteur en machine learning, deux UX designers ou encore une avocate. En tout, nous sommes huit personnes donc cinq à temps plein.



Quels sont les futurs projets de la start-up ?

Notre prototype est fonctionnel visuellement, mais on s’attarde désormais à renforcer notre architecture pour que notre service puisse supporter l’utilisation de nombreux utilisateurs, que cela soit fluide. Cela passe par la recherche de serveurs avec cartes graphiques intégrées pour supporter toutes les potentielles modifications en direct.
Du côté du financement, nous avançons également. Nous avons déjà un fonds de 25 000 euros grâce à l’apport de Nassim, qui est aussi business angel, et sommes en discussion avancée avec un important investisseur thaïlandais.
Enfin, le futur du projet se traduira également par la création d’algorithmes de recommandation nourri par l’intelligence artificielle. L’apport de l’IA sera multiple : elle permettra à l’utilisateur de trouver des vidéos qui lui correspondent dans la base de données et, par la suite, se muera en assistante pour l’interface graphique de la solution, aidant ainsi à la création de templates.

 

Enfin, en quoi être étudiant à l’ESME Sudria a pu t’être utile pour te lancer dans cette aventure ?

L’ESME Sudria m’a poussé à aller plus loin dès le cycle de prépa intégrée grâce à son approche labo-projets. En tant qu’étudiant au campus de Lyon et membre du club de robotique, j’ai pu très tôt me lancer dans des réalisations, constituer des équipes… Ce n’était pas que du théorique, il y avait aussi beaucoup de pratique et c’est ça que j’ai tout de suite aimé. Moi, je n’ai jamais été trop scolaire. Or, l’ESME Sudria m’a vraiment invité à faire les choses par moi-même, à oser. Si l’on voulait créer un robot par exemple, l’école nous soutenait et nous fournissait des pièces. L’environnement de l’école est très propice à l’innovation et cela correspond à ma vision de l’apprentissage. Pour moi, pour monter en compétences, il faut justement vivre une aventure, aller chercher ses propres compétences en fonction de ses objectifs. C’est ça ce que l’ESME Sudria m’a apporté.


Start-up Livemotion.io

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Un projet étudiant de l’ESME Sudria pour modéliser en 3D la crosse aortique !

  • 10/06/2019

Au sein de la Majeure Technologies émergentes, Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar (ESME Sudria promo 2019) ont travaillé sur un projet de fin d’études permettant de modéliser en 3D la crosse aortique. Après plusieurs mois d’efforts, le duo récompensé d’un prix lors de la 1re édition de l’ESME Speed revient sur cette innovation cruciale pour les professionnels de santé concernés.


Sylvain et Thomas


Votre projet porte le nom de « Modélisation 3D de la crosse aortique pour l’aide à la planification préopératoire en neurologie interventionnelle ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Thomas : Pour faire simple, ce projet nous demandait de modéliser en 3D une artère, la crosse aortique qui se trouve juste au-dessus du cœur, pour aider les neuro-radiologues à mieux préparer leur intervention en neurologie interventionnelle permettant de traiter des pathologies comme l’AVC et les ruptures d’anévrisme ou juste d’observer les vaisseaux du cerveau. Pour ces actes médicaux, il faut introduire un cathéter – une petite caméra dans un tube – dans l’artère fémorale, au niveau de la cuisse, pour le faire ensuite remonter le long de l’artère jusqu’aux veines qui nous intéressent, dans le cerveau. Sauf que, sur ce « trajet », il y a un passage un peu complexe à prendre, justement au niveau de la crosse aortique. Et donc, à partir d’images IRM, les chirurgiens font des calculs en amont pour caractériser cette artère et ainsi choisir quel type de cathéter utiliser et quelle manipulation réaliser. C’est là que nous intervenons : comme cette préparation « classique » prend du temps et peut parfois être faussée par le contexte d’urgence dans lequel peuvent parfois être les chirurgiens, contexte pouvant donner lieu à des données erronées. De ce fait, pendant l’intervention, alors que le patient est sous anesthésie générale et sous rayons X pour pouvoir situer le cathéter en temps réel, un temps précieux peut être perdu, d’autant plus dans un contexte d’urgence pouvant engendrer davantage de séquelles pour le patient. C’est donc en amont que nous intervenons, pour mener à bien à cette intervention.



Comment vous y êtes-vous pris pour cela ?

Sylvain : Il faut savoir que l’an passé, notre professeure encadrante Yasmina Chenoune avait supervisé un projet de fin d’études de suivi du tracé d’un cathéter, servant de genèse à nos travaux. Ainsi, dès le début de notre projet, elle nous a transmis un ensemble d’images IRM prises par des scanners. Notre but était d’empiler ces images, d’en extraire la partie qui nous intéressent, à savoir l’aorte et d’effectuer plein de mesures pour permettre aux médecins de faire une meilleure planification via cette modélisation 3D.

Thomas : Nous n’étions pas seuls sur le projet car nous avons travaillé avec une start-up, Basecamp Vascular, en train de mettre au point un cathéter actif. En effet, les cathéters sont normalement passifs : on les fait avancer à la main. L’avantage d’un cathéter actif est que l’on pourra faciliter la navigation via un joystick. Nous avons également travaillé avec la Fondation Rothschild, spécialisée en neurologie et ophtalmologie.

 

Et comment l’outil fonctionne pour le médecin ?

Thomas : Il a tout simplement à positionner quelques curseurs, mettre un seuil de segmentation pour récupérer la partie souhaitée et cela prend ensuite 5 à 10 minutes pour obtenir la modélisation. Ça, c’est si l’on suit la procédure sur un PC standard comme celui que nous avons utilisé. Mais si la machine utilisée est plus puissante, cela peut aller encore plus vite, de l’ordre de quelques minutes seulement. C’est un vrai gain de temps.



Qu’est-ce qui vous a le plu en travaillant sur un tel projet ?

Thomas : Le fait de pouvoir mettre en lien notre domaine d’expertise avec un domaine réel, concret, passionnant et utile à la société : le domaine médical. Développer un projet fonctionnel capable d’aider les professionnels de santé, c’est très gratifiant.

Sylvain : Cela nous a aussi permis de rencontrer des médecins, notamment ceux de la Fondation Rothschild, afin de mieux comprendre ce qu’ils pouvaient vivre lors de ces interventions, du stress et du temps que cela pouvait représenter.

 

Et quel a été le plus gros défi ?

Thomas : De structurer ! En partant de photos, on essaye d’imaginer un logiciel qui soit ensuite facile d’utilisation pour les médecins. Au final, c’est comme expliquer ce projet à des gens qui ne sont ni ingénieurs, ni médecins : il faut réussir à s’adapter à l’utilisateur final.


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LiFyre, un projet étudiant de l’ESME Sudria pour accompagner les sapeurs-pompiers

  • 04/06/2019

Récompensé lors de l’ESME Speed dans la catégorie Systèmes Embarqués, le projet LiFyre s’adresse aux soldats du feu et espère bien leur permettre d’améliorer les conditions de leurs interventions. Derrière ce concept innovant et salutaire se trouvent trois étudiants de 5e année, Mohamed Bourguiba, Hasna Doghri et Camille Gendreau (ESME Sudria promo 2019). Ces futurs ingénieurs reviennent sur ce beau projet.


Hasna, Camille et Mohamed


Quel est le concept ?

Camille : LiFyre est un garde du corps électronique pour sapeurs-pompiers. Il s’agit d’un module qui va être porté par les pompiers durant les interventions incendie. Il permet de recueillir plusieurs données, sur le pompier en lui-même et sur son environnement.

 

Quels genres de données ?

Mohamed : LiFyre récupère les données concernant la température corporelle, soit la température à l’intérieur de la combinaison, ainsi que la température extérieure, détecte la présence de gaz explosifs et quantifie le taux de monoxyde de carbone, suit le rythme cardiaque du pompier et enfin prend en compte le niveau d’air restant dans les bouteilles d’oxygène du pompier. Via un module Bluetooth, toutes ces informations sont envoyées en temps réel au chef de l’opération sur une application disponible sur tablette.

 

Comment est né LiFyre ?

Hasna : Lors d’une intervention, les pompiers n’ont actuellement aucun moyen de communication avec leur chef à l’extérieur du bâtiment en feu. De ce fait, ils n’ont aucune solution pour échanger en cas de problème ! C’est là qu’est née l’idée de LiFyre, pour alerter leur responsable en cas de souci de santé ou de chute, mais aussi permettre de mieux analyser les situations depuis l’extérieur.

 

Qu’est-ce qui vous a plu dans le fait de travailler sur ce projet ?

Mohamed : Son côté innovant !

Camille : Oui ! C’est un projet qui n’avait jamais été réalisé par le passé et aussi un projet qui nous concerne tous : les pompiers sont là pour nous au quotidien et travailler sur LiFyre nous a permis à notre tour de leur venir en aide. C’est un projet vraiment utile !

Hasna : Je suis d’accord. Nous ne voulions pas faire uniquement un projet pour terminer nos études, mais quelque-chose pouvant avoir une application concrète par la suite pour aider les gens.


Le prototype de LiFyre, destiné à être miniaturisé par la suite


Vous êtes-vous rapprochés de pompiers pour le développement du projet ?

Mohamed : Notre encadrant sur ce projet, Philippe Debadier, est pompier volontaire en parallèle de son poste de responsable de la Majeure Systèmes Embarqués au sein de l’ESME Sudria. C’est lui qui nous a proposé de travailler sur ce sujet et a permis à Camille et Hasna de visiter sa caserne à Argenteuil.

Camille : Nous avons pu voir les camions de pompier et leurs équipements, mais aussi tester par nous-mêmes leur combinaison pour savoir si notre module pouvait être porté ou non. Nous avons également pu échanger avec les pompiers et voir si cette solution pouvait leur être utile.

 

Où en est le projet aujourd’hui ?

Hasna : Le prototype est fonctionnel et nous avons également commencé à développer une application avec une base de données permettant de rentrer le nom du chef ainsi que le nom, l’âge et la formation des personnes en intervention. Une autre interface est également prévue pour permettre au chef de placer tel pompier sur tel poste afin d’avoir un suivi précis de chaque personne.

 

Sera-t-il poursuivi ?

Camille : C’est prévu, oui. Il sera repris par les futurs 5es années pour le développer et sans doute l’industrialiser, tout en rajoutant de nouvelles fonctions comme la possibilité d’inclure une option de communication vocale entre le chef et ses pompiers.

 

Quel a été pour vous le plus gros défi à relever sur LiFyre ?

Hasna : Pour moi, c’était de devoir respecter un cahier des charges très précis. Il fallait notamment utiliser des composants capables de résister aux fortes chaleurs auxquelles peuvent être confrontés les pompiers sur le terrain. Il a aussi fallu réunir énormément de composants en cinq mois seulement.

Camille : Surtout, ces composants reposent sur des technologies différentes. Dans ce court laps de temps, il a donc fallu maîtriser ces technologies nouvelles pour nous. Enfin, LiFyre nous a aussi permis de travailler sur différents domaines, du hardware avec la création de la carte électronique à la partie logicielle se trouvant derrière. Cela demandait d’être vraiment pluridisciplinaire, ce qui correspond bien finalement à ce qu’est l’enseignement de l’ESME Sudria !


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Quand les Anciens de l’ESME Sudria apportent un soutien financier aux étudiants actuels

  • 17/04/2019

Forte de plus d’un siècle d’existence, l’ESME Sudria peut se targuer d’avoir construit au fil des années un important réseau d’Anciens à travers la France et le monde. Ces derniers, via notamment l’association AIESME qui les regroupe, viennent régulièrement à la rencontre des étudiants actuels lors de différents événements (conférences, rencontres, forum entreprises) pour partager leur expérience et prodiguer de précieux conseils. Et depuis quelques mois, ces professionnels aguerris peuvent aussi soutenir les futurs ingénieurs en leur permettant de financer des projets spécifiques à leurs études.



Claire, Jean-Baptiste et Axel (ESME Sudria promo 2021) sont étudiants en 3e année. La première fréquente le campus de Lille tandis que ses deux camarades évoluent sur celui de Paris. Tous trois cherchaient des financements pour un projet bien spécifique lié à la poursuite de leurs cursus. Claire voulait trouver un prêt de 3 000 euros pour suivre le parcours management permettant un double diplôme d’ingénieur-manageur entre l’ESME Sudria et l’ISG, tandis que Jean-Baptiste souhaitait 2 300 euros pour finaliser le paiement de ses frais de scolarité et qu’Axel espérait 3 000 euros pour financer son logement et ses frais de vie lors de son semestre à l’International en Irlande sans avoir à se séparer de son logement parisien.

Chacun a pu réussir à trouver une solution grâce à la première campagne de financement des étudiants par 35 Anciens qui vient de s’achever via StudyLink, la plateforme innovante de la jeune start-up française Unly, agrée ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale). Une initiative de financement participatif entre différentes générations de « Sussus » qui permet ainsi aux trois étudiants de construire plus sereinement leur avenir sans à avoir recours au circuit bancaire et en bénéficiant de taux bien plus avantageux (0,14 %, 0,20 % et 0,89 %) que ceux pratiqués par les établissements de crédit traditionnels. Le tout pour des prêts remboursables sur une durée allant de 36 à 79 mois. « Ce prêt représente pour moi un réel tremplin pour réussir ma carrière dans l’ingénierie et je peux enfin me concentrer sur le contenu de mes études et non sur comment je vais subvenir à mes besoins », explique pour sa part Claire, ravie et soulagée comme Jean-Baptiste et Axel.

Pour Olivier Destang (ESME Sudria promo 1975), président de l’AIESME, cette première réussite synthétise l’essence même de l’association : « Les étudiants, dès leur entrée à l’ESME Sudria, sont membres de fait de notre communauté. Entraide et Solidarité font partie des valeurs prônées par l’association et mises en pratique chaque jour par tous les Sussus. C’est pourquoi il nous est apparu essentiel de proposer ce nouveau service pour aider les étudiants qui en ont besoin, pour renforcer les liens entre les générations d’Ingénieurs et rendre encore plus vrai notre slogan : « Soyons Forts Ensemble ». »

Pour en savoir plus, découvrez la page spéciale StudyLink développée pour l’AIESME et les étudiants de l’ESME Sudria


 

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Remise des titres : la promotion 2018 de l’ESME Sudria célébrée au Palais des Congrès !

  • 16/04/2019

La vie d’un(e) étudiant(e) à l’ESME Sudria n’est pas des plus reposantes car, pour être capable de comprendre le monde actuel et celui de demain, les futurs ingénieurs doivent sans cesse acquérir de nouvelles connaissances et vouloir un peu plus comprendre chaque jour ce qui se passe. Mais à la fin de ce parcours où se croisent innovations et hautes technologies, celles et ceux qui ont fait le choix de suivre son enseignement généraliste savent qu’ils seront en mesure d’embrasser une belle carrière dans des secteurs aussi passionnants que complexes, en France comme à l’international.

Et ce grand départ pour le monde professionnel, il a officiellement eu lieu lors de la traditionnelle cérémonie de remise des titres. Organisée le samedi 13 avril dans l’enceinte du Palais des Congrès de Paris celle de la promotion 2018 de l’école a ainsi marqué la fin de plusieurs années d’études pour près de 260 jeunes diplômés prêts à conquérir le monde et à fêter cela en présence de leurs proches, leur parrain de promotion, les équipes de l’école, de nombreux Anciens et de la direction du Groupe IONIS. Un grand moment qu’ils n’oublieront jamais !



De nouveaux défis à relever

« N’ayez jamais peur de vous lancer, n’ayez jamais peur d’oser ! » Tel a été le message adressé par Marc Sellam, président-directeur général du Groupe IONIS, à cette nouvelle génération de jeunes professionnels promise à un bel avenir. Tous sont désormais aptes à relever tous les défis qui se présenteront face à eux et à mener de front des projets d’envergure. Un message qu’a également rappelé Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria : « Ces années passées chez nous vous donnent, chers diplômés, l’opportunité de réaliser toutes vos ambitions ! »

De l’ambition, il en faudra évidemment pour ces ingénieurs amenés à travailler sur de nombreux sujets, du Big Data à l’énergie, de l’environnement à la finance… Et selon leur parrain de promotion, Yann Rolland, président-directeur général d’Engie Ineo, ils pourront compter en cela sur la confiance accordée par leurs futurs employeurs : « Aujourd’hui plus que jamais les entreprises ont besoin de jeunes ingénieurs comme vous, alors osez et n’oubliez pas d’être agiles, entrepreneurs et créatifs ! »


Marc Sellam et Yann Rolland


Un grand bravo à la promo 2018 !

Après quelques mots d’Olivier Destang, président de l’AIESME, l’association des Anciens, qui permet à chaque promotion de garder un lien avec l’ensemble des ingénieurs passés par l’école, tous les membres de « ce cru 2018 de l’ESME Sudria » sont montés sur scène afin de recevoir leur diplôme. L’occasion pour l’auditoire de redoubler d’applaudissements, notamment pour celles et ceux qui, avec brio, ont terminé Majors : Flavian Bonnet (Département Images et Sons), Quentin Hilpert (Département Energie et Systèmes), Jordan Meissburger (Département Systèmes Embarqués), Guillaume Robin (Apprentissage) et Chloé Vanacker (Département Intelligence Numérique et Data). Bravo à eux ainsi qu’à toute la promotion 2018 !


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Ligue des Champions : deux étudiants de l’ESME Sudria connaissent déjà le futur vainqueur

  • 12/04/2019

 


Présents lors de l’ESME Speed, Cyril Tso et Tsiory Razafindrazaka (ESME Sudria promo 2019) font partie de la Majeure Big Data & IoT (pour « Internet of Things). Encadré par l’enseignante-chercheuse Francesca Bassi, ils ont travaillé ensemble durant plusieurs mois sur un projet autour des données pour tenter de prédire l’identité du club de football qui, en juin prochain, soulèvera le trophée de la Ligue des Champions, l’une des compétions sportives les plus populaires au monde. L’ESME Sudria a voulu en savoir plus en compagnie de ces deux futurs ingénieurs prometteurs.


Tsiory et Cyril


Quel est le concept de votre projet ?

Tsiory : Nous voulions simplement utiliser la data science pour prédire le vainqueur de la Ligue des Champions de la saison 2018-2019. Pourquoi ce sujet ? Parce que nous sommes des passionnés de foot qui avions envie de travailler sur un projet de fin d’études mêlant cette passion aux compétences acquises via notre Majeure Big Data & IoT. Et ce fut aussi un défi particulièrement amusant à relever !

 

Quel est le background technique de votre solution ?

Cyril : Tout d’abord, nous avons choisi de ne pas utiliser de datasets – autrement dit des bases de données – existants. Ainsi, nous avons préféré utiliser le langage Python, le principal langage pour la data science aujourd’hui, et une technique nommée web scraping, soit une forme de data mining qui permet d’extraire des données issues de sites Internet. Nous avons ensuite transformé et stocké ces données dans ce qu’on appelle une dataframe, c’est-à-dire notre base de données Python. Une fois cette étape réalisée, nous avons procédé à une phase de nettoyage des données ce qui, aujourd’hui, représente bien souvent 80% du travail des data scientists. En effet, récupérer les données ne suffit pas. Ainsi, dans nos données initiales, il y avait pas mal d’anomalies, des valeurs manquantes ou encore le nom de certaines équipes qui n’était pas normalisé du fait que nous avions scrapé des sites différents, français comme anglais. Après ce travail, nous sommes passés à l’exploration des données pour voir comment était distribuée chaque variable et savoir quels types de corrélations il y avait entre deux variables afin de pouvoir déjà recueillir un certain nombre d’informations. Et enfin, pour l’étape liée à la prédiction, nous avons utilisé le machine learning, un sous-domaine de l’intelligence artificielle, et la classification pour la simple et bonne raison que nous avions des données labellisées et que nous savions quel type de prédiction nous voulions. Evidemment, comme nous avions déjà les données des précédentes éditions de la compétition, nous avons aussi pu entraîner notre solution en ce sens. Nous avons aussi testé différents modèles, comme le KNN (pour k-nearest neighbors), Random Forest, EdgeBoost… Et, au final, nous avons pu obtenir un résultat cohérent.

 

Justement, quel sera selon vous le futur gagnant ?

Cyril : Notre prédiction concerne l’équipe de Manchester City. Ce qui est drôle, c’est que, lors de l’ESME Speed, une personne nous a dit que cette même équipe était également la favorite des pronostiqueurs, ce que nous ne savions pas. Du coup, on ne peut que vous conseiller de suivre la finale du 1er juin pour voir si nous avons raison ou non ! D’ailleurs, selon nous, son adversaire devrait être le FC Barcelone. Même si je suis un fan du Real Madrid et que cela ne me fait pas forcément plaisir de voir ce club en finale, ce résultat semble crédible. Par contre, cela ne me déplairait pas de voir Pep Guardiola, l’entraîneur actuel de City, gagner contre Barcelone chez qui il avait déjà tout gagné par le passé ! Même si je ne l’aime pas non plus !



Quels sites avez-vous « scrapés » ?

Tsiory : Nous en avons utilisé trois : WhoScored.com, FootyStats.org et ESPN.com. WhoScored nous a permis notamment d’obtenir de nombreuses statistiques plutôt générales, comme le nombre de buts marqués, le nombre de matchs joués, la possession de balle, etc.

Cyril : FootyStats nous a surtout permis d’obtenir les statistiques des équipes sur les phases éliminatoires – différences de buts, nombre de clean sheets… – et le team rating, soit une valeur attribuée par les pronostiqueurs en début de saison. L’équivalent d’une cote pour les parieurs. Enfin, ESPN nous a surtout servi à recueillir des données concernant les joueurs, notamment les meilleurs passeurs et buteurs, des années précédentes.

 

Quel a été le plus gros défi sur ce projet ?

Tsiory : Il y en a eu plusieurs d’un point de vue technique, comme la partie relative à la normalisation. L’acquisition des données n’a pas été évidente non plus car les données sur le football sont bien précises et disponibles que celles du basket auquel nous avions pensé nous intéresser au départ. En effet, pour le basket, il suffit de se rendre sur le site de la NBA pour toutes les données possibles, qu’elles portent sur les équipes ou les performances individuelles de chaque joueur. Pour le foot, c’est plus compliqué de trouver des données claires, réelles et accessibles, qui plus est sur les 20 dernières années de la compétition visée.

Cyril : Tsiory a raison. Avant 2011-2012, le football n’était pas vraiment data-driven. Cela signifie que les clubs et entraîneurs ne s’intéressaient pas vraiment aux statistiques pour gérer leur style des équipes alors que, en NBA et plus généralement dans le monde du sport aux Etats-Unis, les statistiques jouent un rôle majeur depuis de nombreuses années. En NBA, on peut trouver toutes les statistiques possibles : le pourcentage de tirs réels, les tirs réalisés à droite ou à gauche du terrain, etc. Au foot, les choses commencent à peine à évoluer.

Tsiory : Oui. Par exemple, le PSG et l’école Polytechnique viennent récemment de s’associer pour une mission de data science avec, à la clé pour l’étudiant ayant trouvé le meilleur algorithme, un contrat de trois ans et 100 000 euros d’aide.

Cyril : Sinon, pour revenir aux défis, l’autre grosse difficulté a été de gérer le tirage au sort de la Ligue des Champions qui intervient lors de la phase de groupe, lors des huitièmes de finale et lors des quarts. Cette partie aléatoire est difficile à gérer. De ce fait, nous n’avons pas forcément pu tirer les bons arbres de rencontres, simplement les vainqueurs.

 

Comptez-vous poursuivre le projet ?

Cyril : Tout dépendra du résultat le 1er juin !

 

Enfin, qu’est-ce qui vous plaît autant dans l’univers du Big Data ?

Cyril : Pour être honnête, j’ai vraiment découvert cet univers au moment de choisir cette Majeure. Ce qui me fascine dans ce domaine, c’est qu’il mélange parfaitement l’informatique, que j’ai commencé à apprécier au lycée, et les mathématiques, une matière que j’adore depuis le collège. Surtout, le fait de prendre données sans trop savoir où cela va nous mener pour, au final, en tirer des informations très pertinentes et établir des prédictions très fiables, je trouve ça vraiment cool et intéressant. Cela peut-être très utile dans de nombreux secteurs, comme par exemple pour aider la prise de décision au sein des entreprises. D’ailleurs, de plus en plus d’entre elles font désormais le choix de se tourner vers la data, non pour se spécialiser dedans, mais pour accorder une plus grande importance au rôle du data scientist.

Tsiory : Contrairement à Cyril, je ne souhaite pas devenir data scientist, mais ingénieur en cybersécurité. De ce fait, je m’intéresse surtout à comment protéger les données, notamment les données sensibles, et les structures par lesquelles elles transitent. C’est un enjeu majeur car, régulièrement dans les actualités, on découvre de nouvelles failles et brèches dans les systèmes d’information d’entreprises, qu’elles soient petites, moyennes ou des grands groupes. La donnée est, aujourd’hui, un important vecteur de valeur – il n’y a qu’à voir le nombre de sites ou applications qui proposent gratuitement leurs services et qui, en parallèle, vivent de ces données, comme Facebook ou Google. Les protéger est donc plus que nécessaire.


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ESME Speed : l’innovation des 5es années à l’honneur du campus de Paris !

  • 02/04/2019

36 projets sélectionnés, plus d’une centaine d’étudiants impliqués et 7 grands domaines explorés : organisée le vendredi 29 mars 2019 sur le Campus Paris Ivry, la première édition de l’ESME Speed a tenu toutes ses promesses. Succédant au Symposium, ce nouveau format de présentation des projets de fin d’études a ainsi permis aux professionnels, Anciens et étudiants actuels de découvrir les meilleures innovations portées par les 5es années de l’ESME Sudria autour du numérique, de l’IoT, de la robotique, de l’électronique, de la santé, des télécommunications, de l’énergie, du Big Data ou encore de la finance.



Durant toute la journée, les équipes des étudiants se sont relayées dans le grand amphithéâtre de l’ESME Sudria pour pitcher en quelques minutes leur projet et présenter les technologies utilisées ces derniers mois pour concrétiser leur projet. Leur objectif ? Séduire et convaincre les membres d’un jury composé de professionnels aguerris, tous issus des domaines concernés, et présidés par un membre de l’AIESME, l’association des Anciens de l’école. En parallèle, chaque équipe disposait également d’un stand sur le campus pour, quand elle n’était pas en plein oral, échanger avec les visiteurs et les étudiants actuels autour de leur innovation. L’occasion pour les futurs ingénieurs de réaliser parfois des démonstrations via des prototypes fonctionnels et de challenger celles et ceux qui, dans un an ou plus, se retrouveront à leur place. Certains seront d’ailleurs potentiellement amenés à poursuivre ces projets prometteurs au sein des différents laboratoires de l’école.

Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria, Karim Aït Abderrahim, enseignant et responsable du Laboratoire Energie, Systèmes et Environnement, Olivier Destang, président de l’AIESME et Sonia Jeanson, directrice du Cycle Ingénieur

À l’issue de cette journée, une fois toutes les délibérations faites par le jury, l’ensemble de la promotion 2019 pouvait enfin se réunir dans l’amphithéâtre pour le moment le plus important de ce premier ESME Speed : la remise des prix ! L’ESME Sudria vous présente en image chacun des lauréats avant de revenir sur chaque projet dans les semaines et mois à venir !


Prix Mécatronique :
Harry Fortis, Christophe Sysaath et Sébastien Fortis ont développé un projet portant sur l’étude et la réalisation d’un capteur de force multiaxes.


Prix Systèmes Embarqués :
Hasna Doghri, Mohamed Bourguiba et Camille Gendreau ont imaginé et conçu LiFyre, un projet de combinaison connectée pour sauver la vie des sapeurs-pompiers.


Prix Systèmes Embarqués – Apprentissage :
Etienne de Dauksza, Quentin Melchior et Victor Ducros sont à l’origine d’un drone qui, stationné sur les toits de Paris et équipé d’une caméra, permettra d’assister les équipes d’intervention d’urgence. Ils sont accompagnés par Abdussalam Gemal, responsable pédagogique formation par l’apprentissage.


Prix Télécommunications et Réseaux :
Thibault Cambon et Quentin Boidin ont étudié la réalité des besoins impliquant le futur passage de la 4G à la 5G.


Prix Réseaux et Informatique – Apprentissage :
Jérémy Jacques, Victor Duteurtre et Matteo Polo ont développé LaChouetteAppli, une application mobile simple d’utilisation réunissant de nombreuses fonctionnalités à destination des étudiants comme des professionnels.


Prix Réseaux et Sécurité :
Anaïs Ratanavanh, Bryan Duchemin et Solenn Premet ont imaginé un scanner de sécurité, notamment destiné aux entreprises, entièrement dédié aux objets connectés. Ils sont accompagnés par Sébastien Maizy, responsable du Département « Technologies de l’Innovation, Socle Commun de l’Ingénieur », du Parcours Innovation et de la « Majeure Virtualisation et Réseaux Intelligent ».


Prix Technologies Émergentes :
Thomas Brasey et Sylvain Rajkoumar ont travaillé avec la start-up Basecamp Vascular pour développer la modélisation 3D de la crosse aortique et ainsi aider grandement les chirurgiens pour leur planification préopératoire. Ils sont accompagnés par Abdulhalim Dandoush, enseignant-chercheur, responsable du département « Calculs, modélisations et technologies du numérique ».


Prix Systèmes d’Information :
Aux côtés de leur camarade Raphaël Champeaud, Alexandre Cruel et Baptiste Chevallier ont travaillé avec la start-up Swapcard pour développer un système de recommandation sur un problème de type « départ à froid ».


Prix Big Data & IoT :
Robin Gueux et Constantin Levet ont puisé dans toutes leurs connaissances autour de la data pour créer un outil capable de classer les recettes de cuisine selon leurs ingrédients.


Prix Conversion d’énergie :
Maxence Bekima, Clément Angays et Guillaume Deshayes ont travaillé sur l’asservissement en position et en vitesse d’un boitier émetteur pour la recherche à induction d’une voiture électrique.


Prix Energie – Apprentissage :
Guillaume Arondel, Alexandra Llorit et Quôc-Thông Mai ont recréé un système de tri automatique normalisé.


Prix Ingénierie financière et statistique :
Pierre Vignoles, Selma Sennoune et Amélie Arias ont planché sur une solution permettant de quantifier et couvrir les risques indirects d’un portefeuille d’actifs. Ils sont accompagnés par Nicolas Marie, enseignant-chercheur et responsable de la Majeure Ingénierie financière et statistique.


Prix Coup de Coeur des étudiants :
Antoine Maraux, Thibault Riou et Erwan Ikeni ont pensé un outil d’authentification de chèques grâce à la blockchain.

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Replay : revivez l’émission de Campus Channel dédiée à l’ESME Sudria !

  • 12/03/2019

Vous êtes un(e) lycéen(ne) et souhaitez en savoir plus sur les conditions d’admission et conseils pour réussir intégrer l’ESME Sudria ? La pratique lors du Cycle préparatoire et les spécificités de chaque campus ? La richesse de la vie associative et comment l’école forme ses ingénieurs à une carrière internationale ? Les possibilités de double-diplôme ? Le rôle de l’apprentissage et de l’alternance ? Les métiers et débouchés après le cursus ?

Cela tombe bien : au mois de février 2019, l’école était justement l’invitée de la plateforme Campus Channel pour une émission spéciale permettant de répondre à toutes ces questions !



Pensée pour aider les lycéens et étudiants comme leurs parents à choisir la meilleure orientation possible dans l’enseignement supérieur, la plateforme Campus Channel organise régulièrement des émissions en compagnie de Grandes Écoles et universités. Le jeudi 14 février, c’était donc au tour de l’ESME Sudria de se livrer à cet exercice diffusé en live sur le site de Campus Channel et sur Facbook.

Lors de cette émission, les internautes ont ainsi eu la possibilité de poser en direct toutes les questions qu’ils souhaitaient depuis le site de Campus Channel afin d’être relayés en plateau par la journaliste Clémence Peyron. Pour apporter une réponse à toutes ces interrogations, ils pouvaient compter sur la présence dans un premier temps de Johan Verstraete, directeur du campus de Lille et de l’innovation pédagogique du cycle et Sarah Vaflard (ESME Sudria promo 2022), étudiante en 2e année et présidente de l’association Sudri’Additive. Ensuite, lors de la seconde partie de l’émission, ce fut au tour de Sonia Jeanson, directrice du Cycle Ingénieur et Louis-Adrien Barre (promo 2020), étudiant en 4e année de la Majeure Virtualisation et Réseaux Intelligents de parler de nombreux sujets.

Revivez dès présent l’émission en vidéo ci-dessous ou sur le site de Campus Channel !


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Classement L’Usine Nouvelle 2019 des meilleures écoles d’ingénieurs : l’ESME Sudria continue de grimper !

  • 19/02/2019

Les différents classements et palmarès des meilleures écoles d’ingénieurs françaises sont toujours très attendus par les futurs bacheliers et les étudiants attirés par le monde de l’ingénierie et des hautes technologies. Parmi les plus consultés, celui du magazine L’Usine Nouvelle vient de dévoiler ses résultats pour l’année 2019 : un classement qui met en avant l’ESME Sudria sur de nombreux critères !



L’ESME Sudria, une école en constante progression…

Cette année, « l’école d’ingénieurs de tous les possibles » se hisse à la 34e place du classement général. Une performance qui traduit ainsi une progression de 33 places en 4 ans récompensant son dynamisme, son développement et ses innovations !



et parmi les meilleures sur le critère de l’insertion professionnelle !

Critère fondamental pour les futurs ingénieurs, l’insertion professionnelle tient à cœur à l’ESME Sudria. Cultivée par une pédagogie faisant la part belle à la réalisation de projets innovants (souvent en partenariat avec des acteurs externes) et aux stages en entreprises, cette dimension professionnalisante recherchée par les recruteurs permet à l’école d’accéder à 2e place des écoles d’ingénieurs généralistes en se basant sur quatre sous-critères essentiels : la durée obligatoire des stages sur l’ensemble du cursus (49 semaines cumulées), la capacité de ses diplômés à trouver un emploi en moins de deux mois après l’obtention de leur titre d’ingénieur (97,2 %), le salaire annuel brut à la sortie de l’école (42 333 euros) et le pourcentage de CDI décrochés par les jeunes diplômés dans les 18 mois suivant la fin de leurs études (99 %). Oui, l’ingénieur « Made in ESME Sudria » séduit toujours autant !



L’entrepreneuriat, la recherche, l’international, l’alternance, la mixité… d’autres atouts soulignés par L’Usine Nouvelle

Cette année, l’ESME Sudria occupe également la 4e place dans la catégorie des écoles d’ingénieurs généralistes privées et en se basant sur des critères majeurs tels que le salaire annuel à la sortie, le nombre d’Anciens ayant trouvé un premier emploi à l’étranger, le pourcentage d’enseignantschercheurs, le nombre d’étudiants ayant opté pour l’alternance, le nombre d’étudiantes présentes (l’ESME Sudria est d’ailleurs partenaire de l’association Elles Bougent pour changer le regard des filles sur l’ingénierie) et la quantité de diplômés ayant choisi de se lancer dans l’aventure start-up.

Développée depuis de nombreuses années au sein de l’école, cette fibre entrepreneuriale se déploie notamment au sein de l’incubateur Sudri’Cub, situé dans les locaux de l’ESME Sudria Paris et pensé pour accompagner les futurs ingénieurs dans leur création d’entreprise, de l’idée au lancement sur le marché, mais aussi à travers l’activité de l’e-Smart Lab, sa propre « fabrique à Makers » équipée de nombreux outils de pointe et présente sur l’ensemble de ses campus !


 


Une réputation en régions également reconnue

Toujours sur les mêmes critères, ce dernier classement de L’Usine Nouvelle n’oublie pas non plus de distinguer l’importance accordée par l’ESME Sudria à ses campus en dehors de Paris, plaçant ainsi l’école dans le top 3 de toutes les régions ou elle est implantée. Présente depuis 2016 en Nouvelle Aquitaine via son campus bordelais, l’ESME Sudria se retrouve ainsi en tête du classement local. Quant aux régions des Hauts-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes où l’école a installé ses campus à Lille et Lyon dès 2012, l’ESME Sudria arrive respectivement à la 2e et 3e place.


 

 

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