INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
Diplôme d'Ingénieur habilité par la CTI
Membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE)
Membre de l'Union des Grandes Écoles Indépendantes (UGEI)

Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Evénements

L’Innovation Week 2020 de l’ESME Sudria en vidéo

  • 19/03/2020
Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

Pour sa première édition organisée en ce début d’année 2020, l’Innovation Week de l’ESME Sudria Paris lançait un grand défi aux étudiants de 3e année de l’école : imaginer des solutions d’ingénierie innovantes et durables répondant aux besoins d’une entreprise partenaire, à savoir Engie Solutions. Une semaine riche en projets et en idées qui a su séduire autant les futurs ingénieurs que les professionnels impliqués. L’école vous propose de revenir en vidéo sur cette belle expérience avec Emeline Omer, fondatrice de Génération Aventure et coach de l’Innovation Week, Marc Troulier (ESME Sudria promo 2012), responsable des études de prix chez Engie Solutions et deux participants : Caroline Michel de Chabannes et Thibault Wetter (ESME Sudria promo 2022).

Envie d’en savoir plus ? Retrouvez l’article consacré à l’Innovation Week 2020 !

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

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Juliette Schwartz (ESME Sudria promo 2022) en route pour la finale du Challenge InnovaTech !

  • 02/03/2020
Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

Organisée par l’association Elles Bougent à travers 17 villes de France, l’édition 2020 du Challenge InnovaTech posait ses valises à Lyon pour son étape Rhône Alpes le jeudi 6 février. Lors de ce défi pensé pour faire collaborer ensemble lycéennes, étudiantes et marraines sur un projet technologique, c’est finalement l’équipe de Juliette Schwartz (ESME Sudria promo 2022) qui est parvenue à atteindre la première place et ainsi obtenir le droit de participer à la grande finale qui se déroulera le mercredi 1er avril 2020 au Centre Pierre Mendès-France, dans l’enceinte du Ministère de l’Economie et des Finances à Paris. Avant de tenter de remporter l’ultime phase du challenge, l’étudiante en 3e année accepte de se prêter au jeu de l’interview.

Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

À la base, pourquoi as-tu souhaité rejoindre une école d’ingénieurs comme l’ESME Sudria ?

Juliette Schwartz : Au départ, je ne savais pas quoi faire après le bac. C’est mon père, lui-même ingénieur, qui m’a finalement un peu poussée à privilégier cette voie. Depuis, je réalise que c’est effectivement fait pour moi ! À mon arrivée à l’ESME Sudria, en 1re année, j’ai d’abord choisi le Parcours innovation, puis un autre semestre consacré au Parcours International avant de retourner dans le Parcours Innovation. Ce dernier me parle davantage car j’aime particulièrement créer et gérer des projets. Or, dans ce parcours, il n’y a pas vraiment de cours à proprement parler, mais des projets à mener. Il y a des grands thèmes à suivre, mais cela reste assez libre : on n’est pas formatés et on peut faire ce qu’on veut en fonction de ce qui nous plaît, en étant évidemment accompagné par les professeurs.

 

Comment t’es-tu retrouvée à participer au Challenge InnovaTech Rhône Alpes ?

C’est grâce aux Sudriettes, une association étudiante de l’école qui agit pour promouvoir la place des femmes dans les métiers de l’ingénierie. Quand je faisais partie de l’association, son président m’avait parlé de la nouvelle édition du challenge. Moi, j’en avais déjà entendu parler au lycée, à travers justement des membres d’Elles Bougent, et j’avais même déjà pu y participer lors que j’étais en classe de 1re, pour ce qui était la première édition de l’événement. J’avais trouvé l’InnovaTech bien fait et cela m’a donc intéressée d’y participer à nouveau via l’association pour éventuellement tenter de le remporter cette fois-ci !

Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

Juliette, au centre, en pleine phase de réflexion avec son équipe


Justement, peux-tu en dire plus sur le projet qui a permis à ton équipe de remporter cette étape ?

Malheureusement, je ne peux pas trop en dévoiler les spécificités… Tout ce que je peux dire, c’est qu’il est assez original et concerne un plateau connecté pour les cantines scolaires permettant aux enfants de mieux manger, de façon plus responsable et en faisant attention à l’écologie.

 

Selon toi, pourquoi votre projet a fait la différence ?

Je pense qu’il a séduit le jury car il touchait aux trois thématiques proposées lors du challenge, à savoir l’alimentation du futur, l’intelligence artificielle et la médecine du futur. Notre équipe était constituée de cinq personnes – nous étions deux étudiantes et trois lycéennes – et accompagnée par une marraine ingénieure en micro-électronique.

Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

La présentation du projet

 

Maintenant que tu as goûté à la victoire, est-ce que cela te donne envie de participer à d’autres challenges ?

Oui ! J’espère pouvoir tenter de relever d’autres défis à l’avenir… et re-goûter à la victoire ! (rires)

 

D’ailleurs, la prochaine étape, c’est la finale à Paris…

C’est vrai et j’ai hâte de pouvoir y participer ! Je n’ai pas tellement d’appréhension car je suis assez confiante dans le potentiel de notre projet. En plus, il y a une belle entente au sein de notre équipe.

Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

Challenge InnovaTech x Elles Bougent x ESME Sudria Lyon

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Innovation Week : les étudiants de l’ESME Sudria innovent avec Engie Solutions

  • 12/02/2020
Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

En ce début d’année 2020, les 1res années du Cycle Ingénieur de l’ESME Sudria Paris ont vécu une semaine entière tournée vers l’ingénierie au service du développement durable dans le cadre de la première édition de l’Innovation Week. Organisé sur le campus du lundi 3 au vendredi 7 février, cet événement s’articulait autour d’une variante des célèbres hackathons consistant à répondre en équipe à une problématique inédite. Cette première initiative réunissant l’ESME Sudria et l’entreprise Engie Solutions, partenaire de cette édition, proposait six thématiques aux étudiants de la promotion 2022 : Bilan Carbone – Interface Salariés, Bilan Carbone – Interface Projet, Besoin du Client RATP, Energies Renouvelables, Mobilité et Usages Informatiques.

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

Des étudiants motivés…

« On est toujours surpris quand on remporte un prix ! » Samantha Goncalves affiche un grand sourire et pour cause : avec ses coéquipiers Alexandre Bouygues, Caroline Michel de Chabannes, Valentin Jolly et Antoine Parayre, l’étudiante a pu soulever le trophée de cette Innovation Week 2020 en remportant les suffrages du jury. Son équipe a d’abord réussi à se hisser jusqu’en finale de sa catégorie avant de remporter la dernière étape suite à un ultime pitch présentant Ec(H)o +, un projet pensé pour permettre à « Engie Solutions d’embarquer ses collaborateurs dans la transition zéro carbone » à travers « une application collaborative donnant à tous les collaborateurs de l’entreprise la possibilité de partager leurs envies sous différentes thématiques : la mobilité, la communication et les activités externes. » Un sujet d’avenir qui a enchanté autant les professionnels que les membres de la formation, comme le souligne Antoine Parayre : « Quand on nous a annoncé le thème, sur le coup, nous n’étions pas très emballés. Mais plus on faisait des recherches dessus, plus on se laissait happer pour, au final, jouer le jeu à 100 % ! Plus la semaine avançait et plus nous nous sentions investis et motivés pour donner le maximum. » Un investissement récompensé par un trophée, des médailles et « des places pour Roland-Garros en loge VIP ainsi qu’une visite d’un site Engie. Cela fait plaisir ! »

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

La team Ec(H)o + lors du pitch final

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

Florian Brunet aussi est satisfait de cette semaine passionnante. « J’ai clairement trouvé ça très cool, lance l’étudiant. Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est la possibilité de rencontrer de nombreux experts et ingénieurs ainsi que d’avoir accès à énormément de données, parfois même beaucoup trop ! Nous avons dû faire le tri toute la semaine pour ce très long hackathon. Un hackathon classique dure normalement 48 h et là, c’était cinq jours pleins ! » Avec ses camarades Camille Guillot, Killian Serbie et Thibault Walter, Florian a quant à lui remporté le prix du public pour Eole, un projet axé sur les énergies renouvelables. « Nous avions pour but d’augmenter le degré d’énergies renouvelables dans les bâtiments tertiaires et, pour cela, nous avons ainsi imaginé créer une éolienne au-dessus d’une tour de bureaux. Au départ, en regardant le projet, on peut se dire qu’il n’est pas très réaliste. Mais en creusant un peu, on se rend compte qu’il est réalisable. C’est ce qui nous a poussé à le pousser aussi loin ! »

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

L’équipe d’Eole

… et des professionnels inspirés !

Du côté d’Engie Solutions, l’enthousiasme était aussi au rendez-vous à la fin de ce marathon de la création. Présente pour accompagner et aider les étudiants sur la thématique Bilan carbone – Interface salariés, Cindy Figueiredo, responsable d’affaires chez Engie Ineo, estime ainsi que le choix des finalistes était cornélien ! « J’ai trouvé que les étudiants étaient tous très constructifs et collaboraient bien entre eux. Au moment de sélectionner le projet pour la dernière phase du challenge, on a hésité, notamment entre deux projets, et nous avons finalement opté pour celui qui était le plus abouti en matière de prototypage, celui d’Ec(H)o +. » Un choix qui s’est avéré payant même si, au-delà des distinctions distribuées, l’apport de ce hackathon hors-norme ne pouvait pas se résumer aux seuls lauréats comme l’explique Yann Rolland, directeur général de la business unit chez Engie Solutions et président-directeur général d’Engie Ineo : « Cette grande première entre Engie Solutions et l’ESME Sudria traduit notre envie de créer une interaction forte entre une école d’ingénieurs pluridisciplinaire et notre entreprise qui, parce qu’elle est grande, a toujours besoin de forces vives et de nouvelles idées pour nous accompagner dans cette transition zéro carbone qui se trouvant au cœur de notre projet et de notre stratégie. Ce hackathon était donc l’occasion de pouvoir découvrir les idées innovantes d’une nouvelle génération qui pense justement à la planète. » 

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

Yann Rolland et Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria

Et parmi les nombreuses idées qui ont su séduire Yann Rolland se trouve notamment celle du projet Er@sor porté par Valentin Chevaillier, Elodie Edouard, Chloé Lhermitte, Hector Salathé, Louise Salaün et Pierre Wils qui permet de simplifier la suppression des mails en entreprise. C’est un projet majeur quand on connaît la nuisance énergétique des courriels. « Les projets des finalistes étaient tous vraiment intéressants et créatifs. Il n’a pas été facile de voter pour un seul d’entre eux, d’autant que plusieurs de ces idées étaient très concrètes et potentiellement faciles à mettre en œuvre par la suite. Pour ma part, mon vote est allé au projet Er@sor et, même s’il n’a pas gagné, j’ai demandé aux équipes informatiques d’Engie de voir comment l’on pourrait déployer cette idée chez nous. » Une façon pour Yann Rolland de réitérer la confiance accordée par l’entreprise aux futurs ingénieurs de l’ESME Sudria. « Je m’attendais à de bonnes choses et je n’ai pas été déçu. En effet, je suis convaincu que l’on a toujours plus d’idées collectivement que seul et que l’on trouve surtout des idées partout, y compris auprès des jeunes générations et pas uniquement en entreprise où, à force d’être au cœur des problématiques, on manque parfois de recul. Ces réponses sont très bénéfiques ! »

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

Innovation Week x ESME Sudria x Engie Solutions

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Solène Muday (ESME Sudria promo 2021), lauréate de la première Nuit de l’Innovation Solidaire

  • 30/01/2020
Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020

Du 12 au 13 janvier 2020 a eu lieu la première édition de la Nuit de l’Innovation Solidaire, un grand hackathon étudiant destiné à répondre par des solutions innovantes, réalistes et économiques à différentes thématiques liées aux problématiques rencontrées par Handicap International sur le terrain. Un défi qu’a souhaité relever Solène Muday (ESME Sudria promo 2021), étudiante de 4e année du Parcours Biotech et Santé. Entourée des étudiants d’autres écoles (voir encadré) au sein de l’équipe Elevation Lab, la future ingénieure a remporté ce challenge !

Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI

Solène (en blanc au centre) et son équipe lors de la remise du prix © HI

Comment t’es-tu retrouvée à participer à ce hackathon ?

Solène Muday : Quand l’ESME Sudria a envoyé un email aux étudiants parlant de l’événement, cela m’a tout de suite intéressée car cela collait au Parcours Biotech et Santé et à la notion de handicap. Je me suis inscrite et, le jour J, je me suis retrouvée avec près de 70 autres étudiants. Nous étions repartis en neuf équipes et nous devions imaginer un projet selon l’un des quatre thèmes qui nous était attribué, le tout en 24 h avec seulement 4 h pour dormir ! En effet, le concours a commencé le dimanche à 18 h et devait se terminer le lendemain à la même heure.

 

Un challenge plutôt sportif donc !

Exactement. Pour ma part, je pense avoir dormi seulement trois heures, comme tous les membres de mon équipe. Nous avons vraiment travaillé dur pour développer notre projet autour de l’éducation inclusive qui consiste à pouvoir inclure correctement des élèves handicapés dans les écoles, pour leur permettre d’apprendre et ne pas être rejetés. La particularité du thème était de travailler sur l’éducation inclusive dans les camps de réfugiés, c’est-à-dire des zones défavorisées où les classes sont souvent surchargées, avec parfois près de 200 élèves. La problématique était alors de trouver un moyen d’utiliser ce surnombre des classes pour pérenniser les méthodes d’éducation inclusive, en sachant que dans ces camps, les méthodes sont rarement transmises entre les professeurs qui s’y relaient régulièrement. Cette instabilité pousse les membres de Handicap International à devoir former les enseignants, alors qu’ils ont souvent d’autres missions à devoir gérer à côté. Nous voulions imaginer une solution permettant au professeur de gagner du temps afin de pouvoir consacrer du temps à l’ensemble des élèves, qu’ils soient en situation de handicap ou non, pour qu’ils puissent tous apprendre correctement. C’est comme ça que nous avons eu l’idée d’appliquer la méthode Freinet en intégrant une boîte à outils très utile.

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI

© HI

Qu’est-ce que la méthode Freinet ?

Il s’agit d’une méthode d’apprentissage par les pairs. Pour faire simple, elle demande aux élèves de s’aider mutuellement. Un élève qui sait déjà faire des divisions ira les apprendre à ceux qui ne le savent pas encore. Et si cet élève ne sait pas contre pas lire correctement, peut-être que les autres pourront l’aider sur ce sujet. C’est un échange.

 

Que permet la boîte à laquelle vous avez pensée ?

Elle comporterait donc plusieurs outils pour aider aussi bien les professeurs que les élèves. Par exemple, on pourrait y trouver un livret dans lequel le professeur noterait toutes ses remarques – les points positifs et négatifs, ce qu’il conviendrait de modifier, les méthodes utilisées, etc. – permettant d’assurer une transmission au futur enseignant. Ce tableau de bord pourrait aussi servir pour prendre des notes sur les difficultés de chaque élève, notamment les élèves handicapés : chaque handicap étant différent, il est préférable de savoir quel exercice a pu fonctionner ou non avec tel ou tel élève. D’autres éléments pourraient se trouver dans la boîte, comme un tableau noir adapté, des outils pour faciliter l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques, etc.

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI / Manuka - E. Kiener

© HI / Manuka – E. Kiener

Comment se composait ton équipe ?

Nous avions une équipe très variée et complémentaire : même si une autre étudiante était issue d’une école d’ingénieurs comme moi, les autres membres faisaient partie d’une école de commerce ou d’une école de design.

 

Quelle a été ta réaction au moment de l’annonce de votre victoire ?

Cela m’a fait très plaisir car ce hackathon me tenait vraiment à cœur. Je sais qu’en France, on vit généralement assez bien – en tous cas, les étudiants en école d’ingénieurs vivent dans la majorité dans un certain confort. De ce fait, nous n’avons pas toujours conscience des difficultés que peuvent rencontrer d’autres personnes. Voilà pourquoi j’avais envie de pouvoir aider les gens se trouvant dans des camps de réfugiés, en particulier les enfants et ceux souffrant d’un handicap. J’ai donc trouvé ça génial de pouvoir participer à cet hackathon et de le remporter avec mon équipe.

 

Est-ce aussi pour « aider l’autre » que tu as choisi de rejoindre le Parcours Biotech et Santé ?

Exactement. La découverte du Parcours Biotech et Santé m’a donné envie de trouver de nouvelles solutions pour aider les personnes amputées en créant des prothèses et orthèses utilisant les nouvelles technologies. C’est pour cela que, pour mon stage, j’ai choisi de rejoindre l’entreprise Armstrong Robotic. L’histoire a débuté sur LinkedIn : je n’avais pas encore trouvé de stage et la personne de cette entreprise m’a contactée pour m’expliquer son projet. Elle souhaitait développer un prototype de bras robotisé pour enfant myopathe afin de répondre au besoin de son neveu souffrant de cette maladie, afin qu’il puisse réaliser des tâches simples, comme saisir un objet. Au-delà de cet aspect, j’aime beaucoup ce secteur car il permet d’allier différentes compétences. On en apprend chaque jour sur le corps humain tout en étudiant des domaines technologiques très variés, de l’informatique à l’électronique.

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020


L’équipe Elevation Lab :

Louise Le Roux (Paris I Panthéon Sorbonne), Nataly Navaridas (IRIIG), Solène Muday (ESME Sudria), Alice Abadia (EDHEC Business School), Etienne Tregaro (Audencia Business School) et Anna Loaec (Centrale Supélec).

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Hackathon & Data Science : les étudiants de la Majeure IA ont relevé le défi de Chronopost !

  • 21/01/2020
Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Depuis le début de l’année 2019-2020, l’ESME Sudria a choisi de faire évoluer sa pédagogie en intégrant des hackathons au cursus de ses futurs ingénieurs. Réalisés en partenariat avec des professionnels et notés comme des examens classiques, ces défis permettent aux étudiants de confronter leurs compétences à des problématiques réelles au plus près de l’innovation technologique.

Ainsi, après une première expérience réussie axée sur la cybersécurité aux côtés de la société de conseils Mazars, l’ESME Sudria Paris accueillait un second hackathon les 6 et 7 janvier à destination des 5es années de la Majeure Intelligence Artificielle (IA) avec pour partenaire l’entreprise Chronopost. L’objectif ? Définir le meilleur modèle de Machine Learning pour prédire le nombre de colis par jour et par agence Chronopost sur un mois afin de préparer les meilleurs moyens de transport et respecter le planning !

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

 

Des résultats bluffants

Pour relever le challenge, les étudiants étaient répartis en binômes et coachés par les enseignants de l’ESME Sudria, la start-up fondée par Raphael Presberg (ESME Sudria promotion 2018) ainsi que les équipes de Chronopost à l’instar de Stéphane Ureña, Data Scientist chez Chronopost. « Obtenir des résultats en Data Science demande généralement du temps, avec beaucoup de travaux préparatoires très chronophages à faire sur les données en amont pour ensuite obtenir des algorithmes de Machine Learning pertinents, explique le professionnel. Là, l’objectif du hackathon était de pouvoir prédire le nombre de colis à transporter chaque jour – une problématique métier très importante –, et les étudiants ont eu moins de 48 h pour tester différents types d’approches et créer de nouvelles variables avec le jeu de données communiqué qui comportait des données de janvier 2016 à novembre 2019. Malgré cette difficulté, ils ont été très performants ! En effet, ils ont créé un système prédictif qui prédit sur un mois l’ensemble des colis. Ce système est aussi performant que celui de l’analyste qui fait des prédictions hebdomadaires. C’est assez bluffant de réussir à faire cela sur ce court laps de temps… » Des résultats qui viennent récompenser la formation proposée par l’ESME Sudria. « Le taux d’erreur idéal que nous avions prévu avec les data scientists de Chronopost était de 10 % et les deux meilleures équipes sont parvenues à un taux d’erreur de 10,2 et 10,5 %, souligne Abdulhalim Dandoush, directeur de département et responsable de la Majeure IA. Obtenir une telle précision en seulement deux jours et sur un tel jeu de données, c’est très prometteur pour eux et ils ont pu envoyer un message fort : ils sont bien formés et capables d’aller très loin ! »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Des talents repérés

Dixit l’enseignant-chercheur, le format même de hackathon (qui se veut un complément des TP, TD et cours habituels) est d’ailleurs aussi bien bénéfique pour les étudiants que pour les entreprises associées. « Les buts sont multiples ! Cela permet d’abord de mettre les étudiants dans un véritable contexte industriel pour répondre aux vrais besoins des entreprises. Pour ce challenge par exemple, les étudiants ont pu fouiller dans les données de Chronopost pour trouver comment optimiser les trajets, notamment d’un point de vue d’économie d’énergie, en prédisant les livraisons sur des périodes et jours spécifiques, comme le Black Friday, le Cyber Monday, la période des fêtes de fin d’année, etc. Ce genre d’exercice leur permet de gagner encore en confiance avant de partir en stage au mois d’avril. Et cela est très positif pour les entreprises ! À la fin, Grégoire Perret, le directeur des systèmes d’information de Chronopost, et les autres professionnels ont pu observer les résultats, voir quelles pistes étaient les plus intéressantes et prometteuses, celles qu’il fallait poursuivre, la pertinence de tel algorithme, ceux qu’il convient d’améliorer, etc. L’entreprise a évidemment les compétences en interne pour œuvrer sur ces sujets, mais cela prend tout de même beaucoup de temps d’explorer toutes les pistes, chercher à faire varier toutes les variables, ajouter ou retirer tel ou tel metric. Ces larges spectres d’analyses proposées par les étudiants leur seront donc très utiles ! » Un avis partagé par Stéphane Ureña qui a profité de l’événement pour également présenter la Chrono-dev Academy aux néo-ingénieurs présents. « Il s’agit d’un nouveau dispositif créé récemment par notre Directeur des Systèmes d’Information, Grégoire Perret, et porté par David Malka afin de détecter, recruter, former et accompagner les talents de manière à intégrer des jeunes à fort potentiel dans l’entreprise et ainsi rester à la pointe technologique. En plus d’être l’occasion de travailler sur un nouveau sujet de manière expérimentale et exploratoire, ce hackathon avait également comme objectif de pouvoir commencer à aller dans ce sens, en travaillant avec des étudiants. Tous les étudiants de l’ESME Sudria ont très bien travaillé, mais certains plus que d’autres. Nous souhaitons nous appuyer sur ces types de compétitions pour révéler des talents, et ce, afin de les recruter dans nos équipes pour travailler sur de nouveaux problèmes de data science. »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Une compétition en conditions réelles

Et si, du côté des organisateurs, le dispositif est considéré comme plus que réussi, c’est aussi le cas chez les étudiants. Léo Le Henaff (ESME Sudria promo 2020) peut en témoigner, lui qui a vu son duo se hisser à la première place du classement. Heureux d’avoir pu se faire la main sur un tel jeu de données (« Chronopost est une société importante qui pouvait nous fournir des données de qualité »), il se souviendra longtemps de ce hackathon, le premier auquel il ait pu participer ! « J’étais assez impatient de le faire et, au final, j’ai beaucoup apprécié, assure Léo. En effet, quand on fait du Machine Learning en IA, un hackathon représente un bon moyen de s’entraîner en conditions réelles, avec le stress et l’intensité que cela représente, et de se confronter aux autres dans un esprit très sympa même si compétitif. » Confiant lors de l’événement malgré le rush et la complexité de l’épreuve, Léo avoue être parvenu à se surpasser dans les derniers instants. « Pour l’anecdote, nous étions dans la moyenne peu avant la fin du hackathon. Nous devions rendre nos résultats à 17 h et, à 16 h 55, nous avons réalisé un ultime modèle qui nous a propulsés à la première place ! »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Faire parler les maths

Aujourd’hui, le lauréat espère pouvoir participer à nouveau à un prochain hackathon et savoure d’autant plus d’avoir rejoint la Majeure IA, un choix de formation pas si évident que ça pour lui au départ. « Pour être honnête, au moment de choisir la Majeure, je ne savais pas du tout vers quoi m’orienter ! Je me suis alors renseigné sur les différents cursus et je me suis dit pourquoi pas essayer l’intelligence artificielle. En fin de compte, cela me plaît énormément et je pense avoir trouvé ma voie là-dedans. Le Machine Learning et la Data Science, c’est prédire des comportements, des choses, à l’aide des données et cela revient à « faire parler les maths ». C’est super intéressant et cela me donne envie de continuer là-dedans. » Léo songe même déjà à l’après-ESME Sudria. « À la sortie de l’école, je me vois bien occuper le poste de Data Scientist, idéalement dans une société de services et plutôt dans une start-up. Par le passé, j’ai déjà pu expérimenter le fait de travailler sur les data sciences dans des grands groupes et je souhaite à présent découvrir cette autre facette. »

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

Hackathon Chronopost x ESME Sudria

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Journée du Biomimétisme : quand l’ESME Sudria Lille se tourne vers le vivant pour innover !

  • 20/11/2019
Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

L’année 2019 marque l’anniversaire des 500 ans de la mort de Leonard de Vinci. Génie intemporel et touche-à-tout, ce dernier est régulièrement présenté comme le premier à avoir théorisé le biomimétisme, cette approche visant à étudier la nature pour s’inspirer des systèmes vivants et tenter de les répliquer, en totalité ou en partie, pour engendrer de l’innovation. C’est justement sur cette thématique que les campus lillois de l’ESME Sudria et l’ISG se sont associés pour organiser une grande journée de conférences et d’ateliers, le mercredi 13 novembre. Le nom de cet événement ? « Journée du Biomimétisme : Innovation responsable ».

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Professionnels, curieux et étudiants avaient donc rendez-vous au 60 Boulevard de la Liberté pour faire le plein de connaissances, s’ouvrir au monde du vivant et découvrir de nouvelles solutions prometteuses. « Aujourd’hui, vis-à-vis des enjeux climatiques, l’ESME Sudria se place comme une école capable d’innover dans des systèmes respectueux de la biodiversité ou dans la frugalité, de vrais enjeux qui seront omniprésents demain dans les institutions comme les entreprises, précisait Johan Verstraete, directeur du campus de Lille. Dans son histoire, l’école a toujours voulu former des ingénieurs avant-gardistes et c’est pourquoi nous voulons que nos futurs diplômés possèdent des connaissances liées à ces nouveaux enjeux. Cette journée s’inscrit dans cette volonté de renforcer la culture de nos étudiants pour que, plus tard, ils puissent logiquement et facilement se tourner vers le vivant au moment d’imaginer de nouveaux projets. »

Pour développeur leur culture, les néo-ingénieurs pouvaient notamment compter sur la présence de deux représentants du Ceebios, le Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis : Hugo Bachellier, chargé de mission formation & stratégie régionale et Bertrand Monfort, correspondant de l’organisme en Occitanie. Le premier a profité de l’événement pour présenter l’activité du Ceebios (« un réseau de compétences autour du biomimétisme en France qui essaye d’accompagner la transition sociétale par la démarche d’innovation en regardant le vivant ») ainsi que la série vidéo « Nature = Futur », mais aussi insister sur le potentiel du vivant, capable de « créer, stocker et traiter de la donnée » et de donner de plus en plus naissance à des Low Tech, autrement dit des technologies « utiles, accessibles et durables ».

« Chaque espèce est un livre »

Selon Hugo Bachellier, le biomimétisme et la bio inspirations peuvent donner lieu à des systèmes complexes qui donnent des résultats simples ou des systèmes simples capables de résoudre des problèmes complexes, à l’image de la permaculture. « Je suis ingénieur de formation et suis arrivé dans le biomimétisme après une conférence de la scientifique américaine Janine Benyus connue pour avoir formalisé ce concept. Cela m’a poussé à créer une association, aujourd’hui nommée Chrysalide, dans mon université puis à rejoindre le Ceebios. Une journée comme celle proposée par l’ISG et l’ESME Sudria, c’est une super initiative car on sent que ces écoles veulent vraiment s’investir sur le sujet. En intervenant, j’ai voulu poser un cadre et ne surtout pas techno-centrer le débat, afin de montrer comment le biomimétisme pouvait permettre à tout le monde de se reconnecter aux enjeux de la biosphère. »

Quant à Bertrand Monfort, il a souhaité axer son intervention sur l’infinie richesse de la nature, rappelant notamment que l’approche du vivant se divisait en trois niveaux pour résoudre les problèmes : la forme (quel design), le matériau (quel procédé) et l’écosystème (quelles relations). L’occasion aussi de citer de nombreux exemples d’êtres vivants aux capacités parfois incroyables, de « l’araignée créant des toiles aussi robustes que l’acier » à la « vigne vierge dotée de pattes végétales capables de se coller fortement aux murs » en passant par « les moules qui sécrètent le byssus, une colle extraordinaire fonctionnant aussi bien dans l’eau que dans l’air ». Pour le spécialiste, il est temps d’ouvrir les yeux pour mieux penser demain : « Chaque espèce est un livre et la biodiversité est une bibliothèque. Pourtant, l’Homme ignore assez généralement la richesse d’informations du vivant. Cela nécessite une remise en question ! »

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Hugo Bachellier

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Bernard Monfort

« La nature, c’est 3,8 milliards d’années de R&D »

Un avis partagé par Alain Renaudin, président de l’agence de conseil NewCorp et fondateur de Biomim’Expo, un événement annuel majeur du biomimétisme. « On s’est déconnecté du vivant, notamment à cause de l’urbanisation croissante, et l’on a perdu un certain bon sens. On a oublié la résilience de la nature, sa capacité à nous apporter des enseignements. Le biomimétisme, c’est donc une invitation à réapprendre. Et quand on apprend, on aime et l’on s’émerveille à nouveau ! Nous, les Homo Sapiens, les derniers arrivés, nous devons apprendre de la méduse, du requin, des plantes… des organismes plus anciens que nous et qui ont parfois survécu à de nombreuses extinctions massives. La nature, c’est 3,8 milliards d’années de R&D. Ce qui est nouveau, ce n’est donc pas le biomimétisme, mais le contexte. Avec lui, on passe de la pédagogie du pourquoi on doit changer, au comment on doit changer. Ce n’est pas l’homme qui va sauver la planète mais la planète qui va sauver l’homme ! De ce fait, il faut reconsidérer le vivant pour nous aider à aller mieux. C’est un changement de regard à 180° et si cela accélère aujourd’hui, c’est que l’on a de nouveaux outils pour observer le vivant et pour l’imiter. »

Cette notion d’urgence à agir à travers une nouvelle forme de retour à la nature se retrouvait également dans le discours de Stephan Hoornaert, biomimicry consultant chez Morpho-Biomimicry. « Le « sapiens » dans « Homo Sapiens » signifie « sage », mais le sommes-nous vraiment ? », demandait ainsi l’expert, alertant l’auditoire sur le danger de la situation actuelle. « Nous avons dépassé un certain nombre de limites aujourd’hui : nous sommes au début de la 6e extinction massive, 60 à 70% d’insectes ont disparu depuis quelques années, les paysages changent et le point de bascule sera bientôt atteint. Va-t-on encore attendre ? »

Citant Leonard de Vinci (« Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur »), Stephan Hoornaert appelait de ses vœux à un changement global et profond de notre façon de penser le monde. « Nous résolvons nos problèmes grâce aux technologies et, pour cela, nous allons essentiellement utiliser de l’énergie et de la matière. Or, la nature fait autrement : elle se base sur l’information et la structuration. » Reste que, pour que le biomimétisme soit une réelle solution, il convient de ne jamais oublier ses trois piliers fondamentaux : l’éthique, la (re)connexion et l’ethos. « Sans éthique, ce n’est que du green washing. La connexion est aussi essentielle : nous sommes des animaux déconnectés de la nature et de ce qu’il se passe à l’intérieur de nous. Il faut changer cela, apprendre à s’écouter. Enfin, il faut aussi arrêter l’hyper spécialisation, la segmentation, le fait d’agir en caste insensible et inconsciente. On a oublié de collaborer. Les ingénieurs et biologistes ne sont pas câblés pareils, mais ils doivent parler entre eux, apprendre les uns de l’autres, échanger leurs visions. »

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Alain Renaudin

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Stephan Hoornaert

Des entreprises déjà impliquées

Parmi les intervenants figuraient également des représentants d’entreprises ayant déjà fait le pari du biomimétisme, à l’instar de Blue Lingua (radar bio-inspiré), Decathlon (serviette inspirée du diable cornu pour sécher plus vite, ballon de basket s’autoréparant en délivrant un gel de l’intérieur en cas de crevaison…) et Eel Energy. Depuis sa création en 2012, cette dernière développe une hydrolienne à membrane ondulante qui imite la nage des poissons pour que l’énergie de l’ondulation soit récupérée dans des générateurs linéaire. « Notre entreprise étant basée à Boulogne-sur-Mer, nous privilégions dès que possible les rencontres dans les Hauts-de-France, expliquait son CEO, Franck Sylvain. Surtout, il nous semblait particulièrement intéressant de pouvoir venir à la rencontre d’étudiants. Ceux de cette journée ont posé beaucoup de questions et c’est tant mieux car être curieux est une qualité importante. Cette curiosité pousse à regarder ce qu’il se fait à côté pour mieux créer ensuite. Finalement, c’est l’essence même du biomimétisme ! »

D’autres professionnels étaient aussi présents dans l’espace ateliers pour présenter leurs innovations ou leurs activités. C’est ce qu’a fait Erik Guillemin, président de la start-up AMS R&D à l’origine de la technologie Wavera de membrane ondulante adaptable à tous types de pompes. « Dès l’instant où l’on peut voir de futurs ingénieurs, on aime pouvoir leur montrer notre technologie innovante et ce qu’elle permet de faire. Pour nous, c’est un tremplin pour demain. D’une certaine façon, on plante une graine : certains vont être frappés par notre technologie et la garder en mémoire, d’autres s’inspireront de la démarche dans d’autres domaines. Il en restera toujours quelque chose de positif et d’intéressant ! » De quoi inspirer plus d’un étudiant, à l’image de Louis Trousson (ESME Sudria promo 2022), membre de BiomimTech, la nouvelle association étudiante de l’école qui, comme son nom l’indique, se veut entièrement consacrée au biomimétisme : « Une journée comme cela, avec plusieurs intervenants que l’on peut voir et contacter, ça nous permet de nous imprégner encore davantage de cette approche. Cela nous permet de tisser de futures relations pour le développement de l’association ! »

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Blue Lingua présentée par Pascal Bétrémieux

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Lucie Bailleul, Life-inspired Innovation leader chez Decathlon

Journée consacrée au biomimétisme à l'ESME Sudria Lille / Novembre 2019

Franck Sylvain

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Réchauffement climatique et ingénierie : retour sur le Serious Game de l’ESME Sudria Paris !

  • 12/11/2019
Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

Le mardi 28 octobre, à l’occasion d’une Journée de Découverte des Métiers de l’Ingénieur (JDMI) organisée sur son campus de Montparnasse, l’ESME Sudria a permis à une centaine de lycéens de 1re et Terminale de prendre part à un serious game inédit. Le but de cette initiative ? Leur permettre de se glisser dans la peau de celles et ceux qui, grâce aux différents domaines de l’ingénierie, réussiront bientôt à résoudre le problème du réchauffement climatique.

Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

Pensé comme une suite officieuse à Mission ESMERIUM, l’Escape Game initié par l’ESME Sudria en 2018, ce Serious Game a visiblement conquis les lycéens présents, heureux de vivre un jeu de rôle d’actualité tout en enchaînant plusieurs épreuves autour de quatre grandes thématiques – l’énergie, la mobilité intelligente, la smart city et les biotechnologies – associées aux domaines de l’école. Réunis en équipes, ils devaient ainsi résoudre différentes énigmes et se creuser les méninges pour, en deux heures seulement, parvenir à freiner la hausse de la température mondiale… Un défi qu’a relevé brillamment Elsa, lycéenne en 1re qui aspire à travailler plus tard dans l’ingénierie financière : « C’était super bien ! Pour moi, c’était une façon très concrète de découvrir les métiers de l’ingénieur : ce n’était pas une simple présentation. C’était surtout un bon moyen de connaître les opportunités que l’on pouvait avoir après nos études et en quoi cela pouvait nous permettre de changer le monde de demain. Et à titre personnel, j’ai particulièrement adoré le fait de pouvoir découvrir comment fonctionner une découpe laser, la partie axée sur la programmation ainsi que la découverte du biomimétisme, un principe très intéressant. »

Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

 Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

Apprendre en s’amusant

L’épreuve dédiée au biomimétisme a aussi séduit Virgile, élève de Terminale S se projetant davantage dans un rôle d’ingénieur électronique ou mécanique : « J’ai bien aimé l’idée de devoir fabriquer une sorte d’iguane ! En effet, nous devions reproduire le système des écailles des iguanes afin de condenser l’eau présente dans l’atmosphère pour en faire de l’eau liquide. » Également élève de Terminale S, Victor a voulu participer à la JDMI de l’ESME Sudria essentiellement pour s’amuser tout en apprenant de nouvelles choses : « Le Serious Game était très ludique et je ne regrette pas d’être venu ! J’ai notamment pu découvrir l’impression 3D et cela m’a autant surpris qu’intéressé. En jouant, nous avons pu apprendre en quoi les ingénieurs pouvaient changer notre quotidien et donc comprendre ce qui pourrait nous attendre une fois étudiant dans une école comme l’ESME Sudria par exemple. »

Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

Une première réussie

Ces réactions enthousiastes ne peuvent que réjouir les responsables et enseignants qui se sont aussi prêtés au jeu, à l’instar de Sonia Jeanson, directrice adjointe de l’ESME Sudria. « Pour cette journée, nous voulions aborder un enjeu majeur, l’énergie, auquel devront se confrontés les futurs ingénieurs que nous sommes en train de former. À travers des expérimentations et des jeux, nous avons donc essayé de faire comprendre aux participants l’impact qu’ils pourront avoir sur la question énergétique ! »

Envie de participer à une future Journée de Découverte des Métiers de l’Ingénieur sur les différents campus de l’ESME Sudria ? Retrouvez toutes les informations sur la page dédiée !

Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

Serious Game de l'ESME Sudria / JDMI

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Objectif réussi pour l’opération « Elles Bougent pour l’Energie » à l’ESME Sudria Paris !

  • 22/10/2019
« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Organisée le jeudi 10 octobre 2019 par l’association Elles Bougent et ses partenaires dans 14 régions de France, l’opération « Elles Bougent pour l’Energie » avait pour objectif de faire découvrir à plus de 2 000 participantes les métiers et enjeux de ce secteur en pleine mutation. À Paris, après une matinée consacrée à des visites d’entreprises, plus de 250 collégiennes et lycéennes se sont ensuite retrouvées au campus Paris Ivry de l’ESME Sudria pour rencontrer des professionnelles et découvrir des métiers passionnants comme des nouvelles technologies. Une après-midi haute en couleurs et en sourires qui a surtout permis aux jeunes filles présentes de ne plus avoir peur d’oser rêver à une carrière dans le monde de l’ingénierie !

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

En cette fin de journée, Bintou est radieuse. Parce que sa classe du Collège Paul Eluard de Garges-lès-Gonesse a remporté le concours photo initié par Elles Bougent, bien sûr, mais aussi parce que ce jeudi lui a permis de gagner encore davantage confiance en elle pour les années à venir. « J’ai beaucoup aimé cette journée car cela m’a permis de découvrir plein de métiers de femmes que je ne connaissais pas, comme le métier d’ingénieur en digital marketing par exemple, se réjouit la collégienne. Avant de venir, je n’hésitais pas à me lancer dans des études comme ça, mais là, ça me donne encore plus de force ! » Un enthousiasme qui se ressent aussi dans le discours de Clarisse, pensionnaire du Collège Jean Perrin à Paris : « Souvent, quand on voit que les femmes et les hommes n’ont pas l’air d’avoir les mêmes droits, ça casse le moral. Alors, quand on nous explique qu’une femme peut faire le même métier qu’un homme, cela nous permet de garder espoir ! Moi, cette journée m’a fait plaisir et m’a montré que je pouvais croire en mes chances de devenir architecte. D’ailleurs, durant la visite de l’entreprise du matin, on a un peu parlé d’architecture. J’ai reçu quelques idées et des conseils utiles pour la suite ! »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

L’importance de l’exemple

Rien que pour ces mots, cette 3e édition de l’opération « Elles Bougent pour l’Energie » valait le coup. C’est en tout cas l’avis de l’ensemble des entreprises ayant participé à l’événement hébergé par l’ESME Sudria, à l’image de Siemens Gamesa. « Il est important pour nous de promouvoir nos activités auprès d’un public féminin et de pouvoir ainsi peser dans leur choix d’orientation professionnelle, assure Delphine Lavergne, HR manager au sein de l’entreprise. Pour cela, nous mettons également en avant nos collaboratrices, comme les deux marraines Elles Bougent de cette journée. Dans notre entreprise, nous avons un ratio de femmes encore trop faible malheureusement, aux alentours de 10 % des effectifs. Mais pour changer cela, nous faisons la promotion du développement des métiers techniques auprès des femmes. D’ailleurs, trois nouvelles femmes ingénieures ont rejoint nos équipes en 2019 et nous souhaitons continuer sur cette lancée ! Avoir des femmes dans ces métiers, c’est important pour peser dans un choix encore assez fermé sociétalement et ouvrir la porte à d’autres minorités ! »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Au cœur d’un grand nombre d’événements soutenus par Elles Bougent, la promotion des métiers de l’ingénierie par les femmes est loin d’être accessoire. En effet, la multiplication de ces initiatives aide à faire bouger les lignes et ce n’est pas Omer Ogren, professeur de technologie au Collège Robespierre d’Épinay-sur-Seine, qui dira le contraire : « Même si j’ai changé de métier depuis, je suis issu d’une formation d’ingénieurs. Malheureusement, c’est un domaine où l’on ne compte que très peu de filles. Faire participer mes élèves aux événements d’Elles Bougent est donc important pour moi car cela leur permet de casser des stéréotypes et balayer certaines idées reçues sur les métiers scientifiques. Il s’agit de stéréotypes qu’elles cultivent parfois elles-mêmes, en pensant que le travail dans le bâtiment, l’électronique ou l’informatique est seulement fait pour les garçons. Elles s’imaginent souvent ces métiers comme de la manutention, ce qui n’est pas le cas. Cela fait quatre ans que je travaille avec l’association et je suis content car cela donne déjà des résultats positifs. Par exemple, j’ai revu récemment des élèves qui avaient participé à un événement Elles Bougent consacré au domaine du transport il y a 3-4 ans : elles ont aujourd’hui pris la voie de l’ingénierie. Ça me fait plaisir ! »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Continuer à motiver et à faire bouger les lignes

Elles Bougent n’a pourtant pas uniquement vocation… à créer des vocations, justement. L’action de l’association permet aussi aux jeunes filles de gagner en expérience avant même d’obtenir le baccalauréat pour, peut-être, accomplir de grandes choses dans le futur. Actuellement en terminale au Lycée Saint-Érembert de Saint-Germain-en-Laye, Alia ne manque d’ailleurs pas d’ambition et espère bien contribuer à changer le monde : « Durant la matinée, on a découvert le monde du travail en visitant les coulisses de l’aéroport Charles De Gaulle et, l’après-midi, on a échangé avec les marraines d’Elles Bougent, pour qu’elles nous partagent leurs expériences en tant que femmes qui travaillent dans l’énergie et l’environnement… Moi, ça m’a particulièrement plu car, depuis la 5e, je veux travailler dans l’environnement ! Aujourd’hui, je suis en terminale et cette envie ne m’a toujours pas quitté. Cette journée m’a encore plus motivé à travailler dans ce secteur : je veux me diriger vers l’urbanisme environnementale pour concevoir et construire les bâtiments de demain en fonction des contraintes écologiques. »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Nul doute que les envies d’Alia ont de quoi séduire Hélène Fernandez du ministère de la Transition écologique et solidaire. Présente pour la clôture de l’événement, la haute fonctionnaire en charge de l’égalité Femme-Homme et de la lutte contre les discriminations n’a pas manqué de rappeler combien il était important de donner de l’espoir aux nouvelles générations. « Le ministère est partenaire d’Elles Bougent et la ministre, Elisabeth Borne, est aussi marraine de l’association. C’est le signe que c’est très important pour nous et cela l’est d’autant plus dans ce contexte actuel de transition énergétique qui demande de chercher des jeunes talents. Être présent auprès des jeunes, en particulier des collégiennes et lycéennes, est nécessaire quand on connaît cette absence de mixité dans les métiers techniques et scientifiques, y compris dans les métiers ministériels liés au transport, au bâtiment et à l’énergie. C’est un problème et une situation qui, malheureusement, n’évolue pas. Depuis très longtemps, on observe le rejet de ces métiers par les jeunes filles, mais l’on ne veut pas se résigner à cela. C’est pourquoi l’on profite de chaque occasion pour faire un appel aux jeunes filles pour leur expliquer que ces métiers leur sont également ouverts, qu’ils peuvent leur offrir de grandes perspectives, de belles carrières, et qu’ils leur permettront de très bien gagner leur vie comme leurs homologues masculins. C’est aussi comme cela que l’on pourra progresser vers l’égalité salariale qui, dans notre pays, est encore un idéal et non une réalité. »

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

Et si, au final, les jeunes filles sont toutes reparties du campus de l’ESME Sudria avec de nouvelles idées en tête, elles n’étaient pas les seules à arborer un large sourire. Sabine Lunel-Suzanne, vice-présidente d’Elles Bougent, était également ravie de cette belle initiative qui, cette année, s’est déployée de l’Alsace à la Normandie en passant par la Guyane. « Organiser des événements avec Elles Bougent pour permettre aux jeunes filles de mieux comprendre ce que peuvent être les carrières qu’elles brigueront demain, c’est très important et cela quel que ce soit le domaine technique et technologique. En effet, ces filières sont porteuses d’emploi aujourd’hui et le seront encore davantage demain ! Mais cet événement « Elles Bougent pour l’Energie » nous tient aussi à cœur car le domaine de l’énergie est crucial : dans notre quotidien, chaque jour, l’énergie est nécessaire à nos activités personnelles et professionnels, de notre radio réveil à la lampe de chevet que l’on éteint le soir avant de se coucher. Pourtant, c’est un secteur qui manque de compétences et recherche crucialement des gens à recruter. Il n’y a pas assez de monde et donc pas assez de femmes. Si ce genre d’événement peut donc inciter les filles à se lancer dans des études autour de l’énergie, à faire des métiers encore trop malheureusement perçus comme des métiers d’hommes, alors on aura réussi. Ces métiers ont du sens et donnent lieu à de belles carrières. » Voilà les collégiennes et lycéennes prévenues : le monde de demain n’attend qu’elles !

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

« Elles Bougent pour l'Energie » à l’ESME Sudria Paris

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Cyril Malargé, CEO France Sopra Steria, parrain de la promotion 2020 de l’ESME Sudria

  • 04/10/2019
Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

 

Ce lundi 30 septembre était synonyme de rentrée pour les étudiants de la promotion 2020 de l’ESME Sudria. Une journée forcément spéciale pour ces futurs ingénieurs qui, à l’issue de cette dernière et 5e année, se lanceront dans une carrière professionnelle passionnante. Et pour leur permettre de se projeter dans cette nouvelle vie qui leur tend les bras, l’école leur a proposé de rencontrer leur parrain de promotion : Cyril Malargé, CEO France Sopra Steria et Major de la promotion 1995 de l’ESME Sudria !


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

Cyril Malargé aux côtés de Sonia Jeanson, directrice adjointe de l’ESME Sudria


Penser « out of the box » : une qualité des diplômés de l’ESME Sudria !

À la tête de la division française de Sopra Steria, qui représente près de 20 000 ingénieurs, Cyril Malargé ne cachait pas son plaisir d’être présent face aux étudiants d’une école qui a beaucoup compté dans son parcours. « Quand l’ESME Sudria m’a proposé de devenir parrain, je n’ai pas hésité ! » Pour le dirigeant du numéro 2 du secteur du digital en France, l’école qu’il a quittée il y a plus de 20 ans a su s’adapter à l’évolution du monde, via la création de nombreuses Majeures axées sur « les attentes des entreprises », tout en conservant des valeurs fortes, à commencer par l’envie de pousser les élèves à entreprendre. « L’ESME Sudria promeut l’entrepreneuriat : vous sortez d’ici avec un code ADN d’entrepreneur. Certains d’entre vous vont vouloir créer leur entreprise, porter des idées… À l’ESME Sudria, on ne s’évite pas de penser « out of the box » et c’est tant mieux. Dans mon entreprise par exemple, je ne veux pas embaucher des clones, mais des gens qui pensent autrement, avec une personnalité qui leur est propre. Le bagage technique, vous l’aurez, mais ce sont la personnalité et la prise de risque qui feront la différence, quel que soit l’enseignement reçu en amont. Continuez à cultiver cela ! »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020


L’éloge de la polyvalence et l’adaptabilité

Au-delà de l’entrepreneuriat, Cyril Malargé tenait également à mettre en avant la diversité de la pédagogie de l’école. « Une autre force de l’ESME Sudria, c’est sa formation polyvalente : elle est axée sur les technologies, mais aussi sur la dimension humaine qui est très présente. En effet, le métier d’ingénieur nécessite de comprendre non seulement les enjeux technologiques mais aussi les enjeux sociaux, sociétaux, et environnementaux. »
Enfin, il encourageait l’auditoire à continuellement nourrir ses facultés d’adaptation : « Vous ferez une belle carrière si vous êtes capables de vous adapter et de vous remettre en cause. La digitalisation nécessite une remise en cause permanente, pour aller chercher toujours quelque chose de plus fort et plus loin. »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020


L’humain avant tout

Avant de souhaiter une bonne dernière année à ses 240 filleuls et filleules, le CEO France Sopra Steria avait à cœur de donner d’autres conseils.  « Ce qui doit vous guider avant tout, c’est le plaisir dans votre travail. Si vous ne prenez pas de plaisir, changez de boulot ! Votre carrière, vous allez la construire de maintenant jusqu’à 35 ans. Après, vous récolterez ce que vous aurez construit. Il faut que vous appreniez : lisez, comprenez le monde, la société, votre environnement, sortez aussi de vos domaines de spécialité… Connaissez-vous vous-même. Et ne mégotez pas avec l’exigence, envers vous-même et les autres. Et n’oubliez pas que la première qualité d’un manager, c’est d’aimer les autres, d’avoir de la bienveillance, de l’écoute et de l’empathie. Si vous n’aimez pas les autres, vous ne serez jamais suivi. Il faut être capable de fédérer et d’embarquer avec vous toute une équipe. Votre défi dans votre carrière ne sera pas technique : il sera avant tout humain. »


Rencontre avec Cyril Malargé (ESME Sudria promo 1995), CEO France Sopra Steria et parrain de la promotion 2020

Cyril Malargé et Véronique Bonnet, directrice générale déléguée de l’ESME Sudria


Sopra Steria, partenaire de l’ESME Sudria

La venue de Cyril Malargé coïncidait avec l’officialisation du partenariat liant désormais Sopra Steria à l’ESME Sudria. Ce rapprochement va permettre aux étudiants de bénéficier régulièrement de l’expertise de Sopra Steria via des interventions spécifiques à chaque Majeure. Un atout pour les futurs ingénieurs selon Damien Romanet, directeur des relations entreprises. « Tout au long de l’année, de nombreux événements seront organisés pour donner l’occasion aux étudiants de connaître en profondeur l’entreprise et ses métiers. Chaque spécialisation aura ainsi droit à son événement dédié pour rencontrer les experts de Sopra Steria. Nous sommes donc très heureux de pouvoir compter sur l’apport et la vision de cette belle entreprise présente sur tous les domaines de l’innovation, domaines que l’on retrouve également dans les différents programmes de l’école, de l’intelligence artificielle à la cybersécurité en passant par la data. »


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Jean-Louis Etienne : « Les ingénieurs de demain auront des réponses à apporter aux contraintes environnementales »

  • 20/05/2019

Chirurgien de formation, Jean-Louis Etienne s’est fait connaître du grand public pour ses nombreuses aventures scientifiques. Médecin de l’équipage d’Eric Tabarly pour une course autour du monde ainsi que dans de nombreuses expéditions (Himalaya, Patagonie et notamment en Arctique et Antarctique), il est premier homme à atteindre le pôle Nord en tirant lui-même son traîneau pendant 63 jours avec des ravitaillements, en 1986. Jean-Louis Etienne est désormais à la tête du Polar Pod, un projet innovant de plateforme océanographique dérivante qui vise à explorer l’océan Austral encerclant l’Antarctique. Partenaire de cette nouvelle aventure entrepreneuriale et scientifique, l’ESME Sudria a invité le principal intéressé pour une conférence passionnante le mardi 14 mai. L’occasion de discuter avec cet homme de conviction qui, à l’âge de 72 ans, ne cesse de vouloir aller de l’avant et réaliser ses rêves.


Jean-Louis Etienne


Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce projet de Polar Pod ?

Jean-Louis Etienne : Le départ de l’idée, c’est en 2010. Je suis alors parti aux États-Unis pour travailler sur le projet durant deux ans au sein de l’Institut d’océanographie Scripps, où est affecté le RV FLIP, un navire espion de l’US Navy capable d’évoluer profondément dans des eaux stables et qui a servi d’inspiration au Polar Pod. Les choses ont bien avancé et je suis revenu en France en 2013. Depuis, je continue en œuvrant sur trois volets essentiels : le montage du projet scientifique, l’étude des aspects architecturaux/industriels de la plateforme et la recherche de financements.

Comment mène-t-on un projet de l’envergure du Polar Pod quand l’on n’est pas ingénieur ?

Il faut être ingénieux. C’est la base ! Bien que n’ayant pas fait d’école d’ingénieurs, je suis issu d’une formation pratique. J’ai d’abord fait un CAP de tourneur fraiseur et j’étais donc habitué à faire des plans, du travail sur la technologie de construction, celle des matériaux, l’usinage… Cela m’a toujours plu. Après, j’ai fait médecine, ce qui est encore autre chose. Pour autant, comme j’étais interne en chirurgie, qui plus est en orthopédie, j’évoluais encore dans le monde technique et technologique, avec les prothèses, le fait de mettre en place des plaques, des vis, des broches… Mais, au fond, cette expédition du Polar Pod est née comme mes précédentes, avec une nécessité liée à une partie du monde relativement peu connue et fréquentée, en l’occurrence la région polaire. De là découlent une logistique à construire, avec éventuellement un nouveau bâtiment, et un intérêt scientifique. C’est comme cela que je construis mes projets, en alliant un intérêt local, un intérêt scientifique, une aventure et, en général, une nouvelle partie logistique à construire.


Véronique Bonnet, la directrice générale déléguée de l’ESME Sudria, était présente pour présenter Jean-Louis Etienne au public


Au-delà de ces intérêts, le Polar Pod représente aussi un intérêt pédagogique, via sa collaboration avec l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN). C’est important pour vous de transmettre ?

J’aime bien la pédagogie, oui. Pour moi, la pédagogie, c’est d’abord expliquer et apprendre à soi-même, pour être pédagogue dans le sens théâtral du terme. Durant mon parcours scolaire et étudiant, j’ai justement attendu de mes professeurs qu’ils fassent une mise en scène de la connaissance. Si c’est pour répéter un cours que l’on trouve dans les livres ou sur Internet comme avant sur les polycopiés, cela n’a pas d’intérêt. C’est pour ça qu’à partir de la 2e année de médecine, je n’allais plus en cours ! Je suis donc extrêmement sensible à cette valeur pédagogique qui est essentielle : il faut donner envie. Quand on déplace un amphi avec 500 personnes, on a un devoir fondamental qui est de séduire cet auditoire. Si vous êtes un comédien de théâtre, que vous jouez devant une salle et que le public s’ennuie, cela n’a pas de sens. Le professeur a donc un engagement vis-à-vis de la transmission. Il doit être en mesure de comprendre le phénomène et de le débarrasser de ses mots complexes qui ne servent qu’aux spécialistes afin d’en tirer les mots essentiels permettant de donner envie à l’élève d’aller plus loin. Pour moi, c’est ça la pédagogie. De l’accompagnement et de l’envie !

Comment doit-on vous présenter aujourd’hui ? Comme un aventurier ? Un explorateur ?

Je me définis davantage comme un entrepreneur désormais. En effet, l’expédition dont on parle n’est que la partie immergée. C’est la cerise sur le gâteau, la récompense. En dessous, il y a tout un travail de chef d’entreprise. On doit trouver les moyens techniques, financiers et humains pour ensuite réaliser l’expédition. Une fois que l’on part, le « fun » démarre. Bon, il y a aussi du « fun » dans le fait de monter un projet, comme lorsque vous êtes à la recherche de financements et que l’on vous annonce que votre idée est géniale et que l’on va vous supporter, comme la fait l’ESME Sudria !



En venant à l’ESME Sudria, vous avez pu parler du Polar Pod à de futurs ingénieurs. Pour vous, quelle est justement la grande aventure qui attend ces professionnels en devenir ?

Les ingénieurs de demain auront des réponses à apporter aux contraintes environnementales. Il y a deux grands sujets : le climat – et donc l’énergie – et l’impact anthropique d’une manière générale. Prenez l’exemple d’une bouteille en plastique : elle n’est pas dangereuse en soi, mais la dégradation des matières plastiques en mer va donner des micro plastiques. La décomposition en molécules de plastique est, elle dangereuse ! De ce fait, le recyclage sera un domaine important pour les futurs ingénieurs. Pour moi, il s’agit de renouer avec « l’écosystème Terre originel », composé de trois piliers : la production primaire – autrement dit le vert, la végétation – qui représente le point de départ de toutes les vies, les consommateurs, qu’ils soient végétariens, carnivores ou omnivores, et enfin les recycleurs, qui décomposent la matière organique en une matière minérale servant ensuite à réalimenter la production primaire. C’est de l’économie circulaire. Or, aujourd’hui, nous les consommateurs, avons principalement tablé sur la consommation, en inventant des produits alimentant la machine à consommer. Mais cela ne peut être viable que si l’on utilise des matières que l’on sait pouvoir recycler pour revenir au point de départ ! Le travail des ingénieurs futurs portera donc là-dessus, si l’on veut maintenir et renouer avec cet « écosystème Terre originel ».


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