INGÉNIEuRS DE TouS LES PoSSIBLES
École d'Ingénieurs reconnue par l'État depuis 1922
Diplôme d'Ingénieur habilité par la CTI
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Membre de l'Union des Grandes Écoles Indépendantes (UGEI)

Le blog de l'ESME Sudria

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Catégorie : Vie étudiante

Soutenez BacTail, le projet de l’équipe iGEM IONIS 2020 !

  • 04/05/2020
BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

Réunissant des étudiants de l’ESME Sudria et de Sup’Biotech, deux écoles d’ingénieurs du Groupe IONIS, l’équipe iGEM IONIS travaille actuellement sur son projet BacTail. Son objectif ? Lutter contre l’antibiorésistance des bactéries et se distinguer lors de l’International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), le plus grand concours étudiant au monde dédié à la biologie de synthèse.

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

L’antibiorésistance, un enjeu de santé majeur

BacTail est un projet axé sur la santé et, plus précisément, sur la résistance aux antibiotiques. En effet, l’Homme a beaucoup utilisé d’antibiotiques, surtout au 20e siècle et ces 20 dernières années. Et si elle s’est avérée très utile, cette pratique a également engendré chez certaines bactéries une résistance au fil du temps. De ce fait, ces fameuses bactéries ne peuvent plus être traitées avec les antibiotiques présents sur le marché et habituellement utilisés contre elles. Ainsi, selon certaines études, si la situation ne change pas d’ici 2050, ce problème d’antibiorésistance pourrait provoquer jusqu’à 10 millions de morts par an. Voilà pourquoi l’équipe iGEM IONIS 2020 s’attaque à ce problème en s’intéressant aux bactériophages, des virus connus pour spécifiquement attaquer des bactéries. Avec BacTail, les étudiants de l’ESME Sudria et Sup’Biotech souhaitent donc s’inspirer de cette reconnaissance spécifique qu’ont les bactériophages pour l’intégrer à une bactérie développée par leurs soins ! Et pour mettre toutes les chances de son côté et accélérer ses recherches, l’équipe iGEM IONIS vient justement de lancer une campagne de crowdfunding sur la plateforme KissKissBankBank.

 

Retrouvez BacTail et l’iGEM IONIS sur son site Internet, Facebook, Instagram et LinkedIn.

Soutenez le projet via la campagne KissKissBankBank !

Pour en savoir plus, retrouvez l’interview d’Albane Mabro, chef de projet de l’équipe, sur le site de Sup’Biotech.

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

Ils font partie de l’équipe iGEM IONIS 2020 :

Max Boudou (ESME Sudria promo 2021, membre du pôle informatique), Elliot Coquerel (Sup’Biotech promo 2021, membre du pôle R&D), Giulia Criseo (Sup’Biotech promo 2021, responsable du pôle financements et membre du pôle communication), Charlotte Duteil (Sup’Biotech promo 2021, responsable du pôle R&D), Renaud Eynard (Sup’Biotech promo 2021, trésorier, membre des pôles financements et informatique), Thomas Kobak (ESME Sudria promo 2021, membre du pôle R&D), Albane Mabro (Sup’Biotech promo 2021, chef de projet, responsable du pôle communication et membre du pôle R&D), David Padrino (ESME Sudria promo 2021, membre du pôle R&D) et Lucie Pesenti (Sup’Biotech promo 2021, secrétaire et membre du pôle R&D).

BacTail, le projet de l'équipe iGEM IONIS 2020

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Solène Muday (ESME Sudria promo 2021), lauréate de la première Nuit de l’Innovation Solidaire

  • 30/01/2020
Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020

Du 12 au 13 janvier 2020 a eu lieu la première édition de la Nuit de l’Innovation Solidaire, un grand hackathon étudiant destiné à répondre par des solutions innovantes, réalistes et économiques à différentes thématiques liées aux problématiques rencontrées par Handicap International sur le terrain. Un défi qu’a souhaité relever Solène Muday (ESME Sudria promo 2021), étudiante de 4e année du Parcours Biotech et Santé. Entourée des étudiants d’autres écoles (voir encadré) au sein de l’équipe Elevation Lab, la future ingénieure a remporté ce challenge !

Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI

Solène (en blanc au centre) et son équipe lors de la remise du prix © HI

Comment t’es-tu retrouvée à participer à ce hackathon ?

Solène Muday : Quand l’ESME Sudria a envoyé un email aux étudiants parlant de l’événement, cela m’a tout de suite intéressée car cela collait au Parcours Biotech et Santé et à la notion de handicap. Je me suis inscrite et, le jour J, je me suis retrouvée avec près de 70 autres étudiants. Nous étions repartis en neuf équipes et nous devions imaginer un projet selon l’un des quatre thèmes qui nous était attribué, le tout en 24 h avec seulement 4 h pour dormir ! En effet, le concours a commencé le dimanche à 18 h et devait se terminer le lendemain à la même heure.

 

Un challenge plutôt sportif donc !

Exactement. Pour ma part, je pense avoir dormi seulement trois heures, comme tous les membres de mon équipe. Nous avons vraiment travaillé dur pour développer notre projet autour de l’éducation inclusive qui consiste à pouvoir inclure correctement des élèves handicapés dans les écoles, pour leur permettre d’apprendre et ne pas être rejetés. La particularité du thème était de travailler sur l’éducation inclusive dans les camps de réfugiés, c’est-à-dire des zones défavorisées où les classes sont souvent surchargées, avec parfois près de 200 élèves. La problématique était alors de trouver un moyen d’utiliser ce surnombre des classes pour pérenniser les méthodes d’éducation inclusive, en sachant que dans ces camps, les méthodes sont rarement transmises entre les professeurs qui s’y relaient régulièrement. Cette instabilité pousse les membres de Handicap International à devoir former les enseignants, alors qu’ils ont souvent d’autres missions à devoir gérer à côté. Nous voulions imaginer une solution permettant au professeur de gagner du temps afin de pouvoir consacrer du temps à l’ensemble des élèves, qu’ils soient en situation de handicap ou non, pour qu’ils puissent tous apprendre correctement. C’est comme ça que nous avons eu l’idée d’appliquer la méthode Freinet en intégrant une boîte à outils très utile.

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI

© HI

Qu’est-ce que la méthode Freinet ?

Il s’agit d’une méthode d’apprentissage par les pairs. Pour faire simple, elle demande aux élèves de s’aider mutuellement. Un élève qui sait déjà faire des divisions ira les apprendre à ceux qui ne le savent pas encore. Et si cet élève ne sait pas contre pas lire correctement, peut-être que les autres pourront l’aider sur ce sujet. C’est un échange.

 

Que permet la boîte à laquelle vous avez pensée ?

Elle comporterait donc plusieurs outils pour aider aussi bien les professeurs que les élèves. Par exemple, on pourrait y trouver un livret dans lequel le professeur noterait toutes ses remarques – les points positifs et négatifs, ce qu’il conviendrait de modifier, les méthodes utilisées, etc. – permettant d’assurer une transmission au futur enseignant. Ce tableau de bord pourrait aussi servir pour prendre des notes sur les difficultés de chaque élève, notamment les élèves handicapés : chaque handicap étant différent, il est préférable de savoir quel exercice a pu fonctionner ou non avec tel ou tel élève. D’autres éléments pourraient se trouver dans la boîte, comme un tableau noir adapté, des outils pour faciliter l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques, etc.

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020 © HI / Manuka - E. Kiener

© HI / Manuka – E. Kiener

Comment se composait ton équipe ?

Nous avions une équipe très variée et complémentaire : même si une autre étudiante était issue d’une école d’ingénieurs comme moi, les autres membres faisaient partie d’une école de commerce ou d’une école de design.

 

Quelle a été ta réaction au moment de l’annonce de votre victoire ?

Cela m’a fait très plaisir car ce hackathon me tenait vraiment à cœur. Je sais qu’en France, on vit généralement assez bien – en tous cas, les étudiants en école d’ingénieurs vivent dans la majorité dans un certain confort. De ce fait, nous n’avons pas toujours conscience des difficultés que peuvent rencontrer d’autres personnes. Voilà pourquoi j’avais envie de pouvoir aider les gens se trouvant dans des camps de réfugiés, en particulier les enfants et ceux souffrant d’un handicap. J’ai donc trouvé ça génial de pouvoir participer à cet hackathon et de le remporter avec mon équipe.

 

Est-ce aussi pour « aider l’autre » que tu as choisi de rejoindre le Parcours Biotech et Santé ?

Exactement. La découverte du Parcours Biotech et Santé m’a donné envie de trouver de nouvelles solutions pour aider les personnes amputées en créant des prothèses et orthèses utilisant les nouvelles technologies. C’est pour cela que, pour mon stage, j’ai choisi de rejoindre l’entreprise Armstrong Robotic. L’histoire a débuté sur LinkedIn : je n’avais pas encore trouvé de stage et la personne de cette entreprise m’a contactée pour m’expliquer son projet. Elle souhaitait développer un prototype de bras robotisé pour enfant myopathe afin de répondre au besoin de son neveu souffrant de cette maladie, afin qu’il puisse réaliser des tâches simples, comme saisir un objet. Au-delà de cet aspect, j’aime beaucoup ce secteur car il permet d’allier différentes compétences. On en apprend chaque jour sur le corps humain tout en étudiant des domaines technologiques très variés, de l’informatique à l’électronique.

 Hackathon Nuit de l'innovation solidaire x Handicap International / janvier 2020


L’équipe Elevation Lab :

Louise Le Roux (Paris I Panthéon Sorbonne), Nataly Navaridas (IRIIG), Solène Muday (ESME Sudria), Alice Abadia (EDHEC Business School), Etienne Tregaro (Audencia Business School) et Anna Loaec (Centrale Supélec).

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L’ESME Sudria et les écoles du Groupe IONIS se mobilisent contre le sida

  • 25/11/2019
IONIS en veille contre le sida 2019

Comme chaque année, l’ESME Sudria et toutes les écoles du Groupe IONIS se rassemblent pour sensibiliser leurs étudiants et le grand public à travers la campagne IONIS en veille contre le sida !

Ateliers de sensibilisation et de prévention, sessions de dépistage, conférences, récoltes de fonds… Du lundi 25 au vendredi 29 novembre, étudiants et membres des écoles proposeront ainsi sur leurs campus de nombreuses actions en partenariat avec différentes associations telles que Sidaction et Aides. Le but ? Poursuivre la mobilisation et le combat contre cette maladie qui touche encore près de 40 millions de personnes à travers le monde et concernerait près de 150 000 Français !

Suivez la mobilisation sur les réseaux sociaux avec le hashtag #IONISContreLeSIDA

IONIS en veille contre le sida 2019

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« Le partage est fondamental dans la communauté des makers »

  • 22/11/2019
David, un maker à l'ESME Sudria

Étudiant en 4e année à l’ESME Sudria, David Boccara (promo 2021) est ce qu’on appelle plus communément un maker. Touche-à-tout, curieux et adepte du « Do It Yourself », il profite de son cursus et du Sudri’Lab pour mener différents projets avec toujours le même objectif : apprendre et créer tout en s’amusant. Une approche qui permet à ce futur ingénieur passionné de découvrir différents univers, des drones à l’impression 3D en passant par le monde de la santé.

David, un maker à l'ESME Sudria

David en pince pour le « Do It Yourself »

Depuis combien de temps souhaites-tu devenir ingénieur ?

David Boccara : Depuis tout petit ! En effet, mon grand-père était lui-même ingénieur et tout ce qu’il faisait me fascinait. J’aime aussi la médecine – hormis mon grand-père, toute ma famille travaille dans la santé –, mais c’est vraiment l’ingénierie qui m’a toujours attiré. De ce fait, après une Terminale S en spécialisation « Sciences de l’ingénieur », j’ai voulu réaliser ce rêve en rejoignant l’ESME Sudria. Cela n’a pas été tous les jours facile, notamment à cause de ma dyslexie, mais j’ai réussi à surmonter les difficultés.

 

Comment t’y es-tu pris pour surmonter ta dyslexie ?

Il m’a fallu beaucoup de détermination et, très souvent, travailler deux fois plus que les autres. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de nombreuses personnes. Sans elles et mon envie de m’en sortir et de me dépasser, je n’y serais probablement pas arrivé.

 

Quel métier souhaites-tu faire après ton cursus ?

J’avoue espérer pouvoir rejoindre des entreprises comme Thales ou Safran, c’est-à-dire des entreprises liées de près ou de loin au militaire. Pourquoi ? Parce que c’est un secteur très porté sur l’innovation et que je m’intéresse énormément à l’aérospatial. Certes, je n’y connais pas grand-chose pour le moment, mais c’est justement ce qui me donne envie. C’est ma façon de penser : quand je suis en face d’un sujet que je ne comprends pas bien ou que je ne maîtrise pas réellement, j’ai aussitôt besoin de creuser, de faire des recherches, d’en apprendre plus… En général, en tant qu’ingénieur, ce qui m’attire le plus, c’est ce que je ne connais pas encore ! J’ai besoin de ne plus être impressionné, de savoir.

 

C’est cette philosophie qui t’a fait devenir un maker ?

J’ai choppé le virus du « Do It Yourself » très jeune. Enfant, avec mon père, je faisais déjà pas mal de maquettes et j’adorais ça. C’était sans doute mon moment préféré chaque week-end. Mais mon engouement s’est accentué ces dernières années grâce à cette révolution qu’est la démocratisation du prototypage rapide et ultra-accessible. Il y a dix ans encore, si vous vouliez prototyper l’une de vos idées, c’était quasiment mission impossible : vous deviez alors faire appel à des usineurs et d’autres spécialistes, pour une démarche à la fois complexe et très coûteuse. Aujourd’hui, tout a changé, notamment grâce à l’impression 3D. D’ailleurs, quand je suis arrivé à l’ESME Sudria et que je suis tombé sur ses imprimantes 3D, cela m’a tout de suite donné envie de m’en procurer une afin de savoir comment cela fonctionnait. J’ai acheté des pièces détachées pour la monter moi-même. Bon, c’était assez chaotique, mais ça marchait quand même. Après ce premier essai, j’ai persévéré, en changeant d’imprimante et en poursuivant des tests, des expérimentations… Tout cela n’a fait que nourrir ma passion.

 

Qui t’a mis le pied à l’étrier au sein de l’école ?

C’est Romain Astouric, le responsable du Parcours Ingénierie & Innovation. Encore aujourd’hui, je le considère comme une personne très importante pour moi : c’est lui qui m’a fait choisir l’ESME Sudria et découvrir l’univers maker avec le Sudri’Lab. C’est aussi lui qui m’a ensuite permis de devenir encadrant du Sudri’Lab auprès des autres étudiants pendant deux ans afin d’aider celles et ceux qui le souhaitaient à utiliser les différentes machines, des imprimantes 3D à la découpe laser.

David, un maker à l'ESME Sudria

Au sein du Sudri’Lab, David fait forte impression (3D)

En tant que maker, quelle a été ta première fierté ?

La première qui me vient en tête est née après une discussion avec mon père sur notre maison de campagne et sur le fait qu’il y faisait forcément toujours froid à notre arrivée. Je me suis alors demandé comment pouvoir la réchauffer à distance. Mon père a émis l’idée d’une chaudière connectée et, grâce à un fablab de la région et le Sudri’Lab de l’école, j’ai créé un boitier branché sur la prise secteur pouvant ensuite être branché à n’importe quel appareil électrique, comme une lampe ou, en l’occurrence ici, une chaudière. Et via une application passant par un serveur en PHP, mon père était alors enfin en mesure de contrôler à distance la température de la maison.

 

Depuis tes débuts, tu as aussi développé une passion pour les drones.

C’est vrai ! Quand j’ai commencé à voir des vidéos de drones sur Internet, cela m’a directement donné envie d’en posséder un. J’ai demandé à mes parents s’ils pouvaient m’en offrir un, mais ils ont refusé. Alors, je leur ai proposé de le fabriquer par mes propres moyens et ils ont accepté. C’est comme ça que mon premier drone a vu le jour. Bon, il était plutôt pourri et a connu un nombre incalculable de crashs, y compris un dans la mer ! Par contre, chaque crash m’a permis de l’améliorer, de le bidouiller, de le modifier… et finalement d’en apprendre davantage. Par la suite, j’ai pu construire une seconde version bien plus performante, avec une stabilisation fonctionnant par GPS, gyroscope et magnétomètre. Depuis, je continue d’en créer régulièrement.

 

Quels genres de drones as-tu construit ?

En pensant à l’entreprise Thales, j’ai d’abord pris l’initiative de fabriquer un drone de surveillance capable de suivre un tracé donné d’un point A à un point B. J’ai ensuite voulu créer un drone « livreur de café ou de flûtes de champagne » en réaction aux nombreuses entreprises de livraison de nourriture apparues ces dernières années. Bien sûr, l’idée d’un drone livreur de boissons est plus anecdotique qu’autre chose, mais je trouvais le concept drôle et le système intéressant à développer. L’ESME Sudria m’a permis de le faire dans le cadre du projet d’innovation. Le drone fonctionnait, mais ses pièces étaient perfectibles car fabriquées avec ma première imprimante 3D. Récemment, j’ai donc décidé d’en proposer une seconde version plus robuste, stabilisée et puissante, sous la forme d’un hexacoptère. Ce drone est évidemment équipé d’une pince capable de transporter la boisson de façon stable et de la poser délicatement après l’atterrissage. Dans l’idéal, le tout pourrait être lié à une application.

David, un maker à l'ESME Sudria

Qu’est-ce qui fait l’âme d’un maker selon toi ?

Le partage ! Bien sûr, quand on a une très bonne idée, il ne faut pas forcément la partager, mais en ce qui concerne les connaissances, le partage est fondamental dans la communauté des makers. C’est pour ça que les Fab Labs existent, pour permettre aux gens de partager leur savoir et d’apprendre des autres. Moi, j’ai beaucoup appris grâce à cela et, dès que possible, je partage ça avec les personnes intéressées. Je trouve cet état d’esprit génial.

 

Partages-tu justement tes projets sur Internet ?

En ce qui concerne les projets que je modélise, je les partage sur Thingiverse, une base de données de projets à imprimer en 3D. Pour le code, je ne me suis pas encore inscrit sur GitHub, mais je pense le faire. J’ai aussi mon propre site Internet, Boccara3D, et mon compte Instagram qui me permettent de parler de mes différentes activités.

 

À quoi juges-tu qu’une de tes idées est bonne ?

Je ne le sais pas et, honnêtement, ce n’est pas ce qui m’importe en tant que maker. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de découvrir des technologies pour mieux les maîtriser plus tard. Prenons l’exemple des drones : je suis persuadé qu’ils peuvent encore évoluer et qu’on les retrouvera partout dans notre quotidien d’ici quelques années, pour différentes tâches. Mon postulat de départ, c’est souvent d’imaginer un service et de me demander si le projet est réalisable ou non. Et le plaisir vient aussi à la fin. Quand je présente mon drone livreur de boissons aux gens, certains vont trouver cela « gadget » quand d’autres se diront « pourquoi pas ! ». J’aime beaucoup voir les différentes réactions que ces projets peuvent susciter. Elles sont riches en enseignements.

David, un maker à l'ESME Sudria

« Votre café, avec ou sans drone ? »

David, un maker à l'ESME Sudria

Un aperçu des projets menés par David

Quel est le projet sur lequel tu travailles actuellement ?

C’est un projet qui s’éloigne de l’univers des drones. Son idée est née à la suite d’un stage réalisé au CNRS où j’ai pu travailler sur le retour sensoriel, un sujet particulièrement étudié par les chercheurs. L’idée du CNRS était alors de chercher à redonner des sensations à des personnes portant une prothèse après avoir perdu un bras. Bien sûr, la durée du stage d’un mois ne m’a pas permis d’aller au bout, mais j’ai tout de même décidé de poursuivre le projet en me rendant toutes les deux semaines au CNRS jusqu’à pouvoir leur livrer un prototype sur lequel leurs équipes continuent de travailler aujourd’hui. Ensuite, en discutant avec des membres de ma famille travaillant dans le milieu médical, on m’a suggéré l’idée d’adapter cette approche aux personnes souffrant de la maladie de Charcot ou d’un diabète très élevé. En effet, ces deux situations entraînent une perte de la sensibilité au niveau du pied chez les personnes concernées et cela a de grosses conséquences sur leur vie. Certaines d’entre elles me l’ont d’ailleurs confié : à cause de cette perte de sensibilité, elles posent mal leurs pieds sur le sol et sont obligées de les regarder pour marcher correctement. Surtout, le fait de poser mal le pied entraîne à terme des déformations. C’est donc sur ce projet que je travaille actuellement. Le but est de pouvoir leur donner suffisamment de sensations pour que ces personnes puissent correctement poser leurs pieds.

 

Comment fais-tu pour le développer ?

Je le teste déjà sur moi-même, en essayant de mettre à la place des futurs utilisateurs. Comme ce n’est pas forcément évident, je travaille sur différentes pistes avec un ami chirurgien. Ensemble, on a par exemple fait des simulations où je m’anesthésiais le pied à l’aide de patchs. Le résultat est intéressant, mais pas encore assez poussé car l’anesthésie agit uniquement en surface et les sensations musculaires sont encore bien présentes. Voilà pourquoi je cherche aujourd’hui d’autres personnes intéressées pour m’accompagner sur ce projet. Certes, le cerveau est très complexe et je ne sais pas encore s’il sera capable de comprendre certains signaux, mais j’espère encore pouvoir avancer. Et même si, à la fin, je me retrouve dans une impasse, cela n’aura pas été inutile : j’aurais appris de nouvelles choses qui me serviront potentiellement pour de nouveaux défis !

 

Retrouvez David sur son site Internet et Instagram

David, un maker à l'ESME Sudria

« Je te rends ta liberté ! »

David, un maker à l'ESME Sudria

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Antoine Ribault (ESME sudria promo 2023), champion de paddle

  • 12/06/2019

Dans son dernier numéro, le IONIS Mag, le magazine du Groupe IONIS, consacrait un dossier aux étudiants cultivant, en parallèle à leurs études, un talent dans les domaines de la culture, du sport, du milieu associatif ou encore de l’entrepreneuriat. L’occasion de découvrir des parcours inspirants à l’image de celui d’Antoine Ribault (ESME sudria promo 2023), futur ingénieur et champion de paddle.



Passionné par les sports nautiques depuis son plus jeune âge, Antoine cherchait une discipline praticable en région parisienne : « J’avais besoin d’être sur l’eau. Le paddle m’a tout de suite plu et comme je suis très sportif, j’ai commencé la compétition très vite, dès 2016, quand j’ai participé aux Championnats de France. J’y ai pris goût et me suis mis à beaucoup m’entraîner. » Un acharnement qui a payé, puisque l’année dernière, il a commencé à enchaîner des performances remarquées au niveau national. Il est notamment devenu vice-champion de France Junior Technical Race (une course de vitesse). Son objectif ? « Participer à un maximum de courses cette année pour intégrer le top 10 français en catégorie Open (celle qui regroupe tout le monde). Je vais multiplier les épreuves internationales car elles permettent de côtoyer des pros. Je veux me tester pour voir quels objectifs je peux réellement me fixer pour l’année prochaine. »

 

Un équilibre nécessaire 

L’ESME Sudria lui offre des conditions idéales, avec sa prépa intégrée et « sa très bonne réputation ». Il peut ainsi s’entraîner une vingtaine d’heures par semaine. Car ce qu’il redoutait par-dessus tout en commençant ses études était de devoir faire une croix, même temporairement, sur sa passion. « Aujourd’hui, je ne pourrais faire l’un sans l’autre, se réjouit-il. C’est mon équilibre : la régularité que j’ai acquise dans le paddle, je la retrouve dans mes études, au niveau des délais, de la rigueur et de la concentration. » Plus tard, il aimerait travailler dans le nautisme, en particulier dans la conception. Mais il se laisse la possibilité d’évoluer quelques années au plus haut niveau, si les résultats suivent…


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Crowdfunding : soutenez Cinergy, le projet innovant de l’équipe iGEM IONIS qui valorise les mégots de cigarettes

  • 27/05/2019

Ils viennent des écoles EPITA, ESME Sudria, IPSA et Sup’Biotech du Groupe IONIS et ont bien l’intention de rendre le monde meilleur avec leur projet innovant : eux, ce sont les 15 étudiants de l’équipe iGEM IONIS en lice pour l’édition 2019 de l’International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), le plus grand concours étudiant au monde dédié à la biologie de synthèse. En effet, ces futurs ingénieurs ont décidé d’associer leurs compétences pour développer Cinergy, un projet qui espère pouvoir valoriser la matière plastique des mégots de cigarettes afin de produire de l’énergie électrique !

Aider les étudiants de l’iGEM IONIS à rendre la planète plus intelligente

Pour mener à bien ce défi scientifique et espérer décrocher une médaille d’or lors de la grande finale de l’iGEM qui se déroulera en novembre prochain aux États-Unis, l’équipe iGEM IONIS a besoin de vous. Pour la soutenir, il vous suffit de contribuer à la campagne de crowdfunding qu’elle vient de lancer sur la plateforme KissKissBankBank. L’objectif ? Récolter 4 500 euros afin de compléter son matériel de laboratoire et finaliser sa participation à l’iGEM ! N’hésitez donc pas à aider et partager cette belle initiative d’économie circulaire pour la protection de l’environnement et le bien-être des générations futures !

Envie d’en savoir plus sur le projet Cinergy ?

Retrouvez l’interview de Lucas Bourmancé (Sup’Biotech promo 2020), président de l’équipe, ou rendez-vous directement sur la page KissKissBankBank du projet !

Suivez également l’actualité de l’équipe iGEM IONIS sur son site Internet, ainsi que sur Facebook, Instagram et Twitter


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Retrouvez l’ESME Sudria lors du salon Viva Technology 2019, du 16 au 18 mai à Paris

  • 13/05/2019

De retour pour une 4e édition du 16 au 18 mai 2019 à Paris Expo Porte de Versailles (15e), le salon Viva Technology s’est imposé en quelques années comme un rendez-vous international majeur de l’innovation. Principal partenaire de l’événement depuis 2016 dans le secteur de l’enseignement supérieur, IONIS Education Group sera à nouveau présent cette année pour y dévoiler projets et start-ups d’avenir portés par étudiants et Anciens.

Santé, environnement, business, aérospatial… : les innovations du Groupe IONIS vous attendent sur le stand L22. Découvrez plus d’une vingtaine d’innovations à ne pas manquer… dont Sudrianoïde !



Sudrianoïde : la robotique pédagogique

Sudrianoïde est l’association de robotique des étudiants du campus lillois de l’ESME Sudria. Parmi ses nombreuses activités, elle aide chaque année des collégiens du nord de la France à s’initier de façon innovante à la programmation via son partenariat avec le Défi de Robotique Ecole Collège (DREC) de la circonscription de Roubaix-Hem.

Sudrianoide sera présent le vendredi 17 et le samedi 18 mai



IONIS Education Group à Viva Technology

Les 16, 17 et 18 mai 2019 sur le Stand L22 à Paris Expo Porte de Versailles
1, place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Informations pratiques (horaires, accès…) sur la page dédiée

Cliquez ici pour accéder à la billetterie professionnelle ou là pour celle réservée au grand public

Suivez l’événement en direct sur les réseaux sociaux du Groupe IONIS et notamment via Twitter

Pour découvrir la totalité des projets « IONIS » présentés, rendez-vous sur le site du Groupe IONIS


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Découvrez Cinergy, le projet innovant de l’équipe iGEM IONIS 2019 !

  • 18/04/2019

Après une courte pause en 2018, l’équipe iGEM IONIS reprend du service cette année avec de nouveaux membres et un nouveau projet, mais la même ambition : obtenir une médaille d’or lors de l’International Genetically Engineered Machine competition (iGEM), le plus grand concours étudiant au monde dédié à la biologie de synthèse. Président de cette équipe réunissant des étudiants issus des quatre écoles d’ingénieurs du Groupe IONIS (l’ESME Sudria, l’EPITA, l’IPSA et Sup’Biotech), Lucas Bourmancé (Sup’Biotech promo 2020) détaille le contenu de ce projet innovant dont le nom de code est Cinergy.



Quel est le principe de Cinergy ?

Lucas Bourmancé : Il s‘agit d’un projet ayant pour objectif de dégrader les filtres de mégots de cigarettes pour en faire de l’énergie. Ces filtres sont composés d’une matière spécifique, l’acétate de cellulose. En dégradant cette matière à l’aide d’une bactérie, nous espérons pouvoir obtenir un substrat – autrement dit, la nourriture des bactéries – qui permettra de nourrir une première souche bactérienne et ainsi produire du lactate. Ce lactate servira à son tour de substrat pour une seconde souche bactérienne permettant ensuite de produire de l’électricité. Pour résumer, Cinergy propose de valoriser les mégots de cigarette pour produire de l’électricité !

 

D’où est venue cette idée ?

Quand la nouvelle équipe s’est formée en janvier dernier, nous avons tout de suite organisé une session de brainstorming pour échanger des idées et la thématique de l’environnement s’est rapidement imposée. Comme nous avions déjà en tête l’idée de produire quelque-chose d’utile à partir d’une bactérie, on a d’abord pensé à la production d’hydrogène. Puis cela a dérivé sur la production d’électrons pour faire de l’électricité via la création d’une microbial fuel cell, soit une pile à bactéries. On a donc gardé cette idée, tout en souhaitant y apporter de la nouveauté. C’est alors que l’un de nos membres a suggéré le fait de s’intéresser aux mégots de cigarette et de voir si ces derniers pouvaient nourrir ou non les bactéries. Nous avons alors entamé des recherches et constaté qu’il était effectivement possible de dégrader l’acétate de cellulose. C’est ainsi que le projet a réellement vu le jour.



Combien de personnes constituent l’équipe ?

Nous sommes quinze membres : dix étudiants de Sup’Biotech, deux de l’IPSA, deux de l’EPITA et un de l’ESME Sudria.

 

Quel l’intérêt pour un tel projet d’avoir une équipe interdisciplinaire, avec des étudiants venant d’une école d’ingénieurs généraliste (ESME Sudria) et d’autres spécialisées en biotechnologies, aéronautique (IPSA) et informatique (EPITA) ?

L’iGEM étant une compétition tournée vers la biologie de synthèse, il est évidemment important d’avoir des étudiants comme ceux de Sup’Biotech au sein de l’équipe, mais il faut aussi d’autres compétences pour mener à bien un tel projet ! L’informatique est très importante, dans le sens où la compétition demande à chaque formation d’élaborer un Wiki en ligne qui permettra à tout le monde de consulter notre projet, nos expériences et leurs résultats. La physique et l’électronique sont aussi fondamentales : pour créer une pile, les connaissances des étudiants de l’IPSA et de l’ESME Sudria seront plus qu’utiles ! Enfin, participer à l’iGEM nécessite aussi d’autres besoins : en communication, en marketing, en financement, en recherche de sponsors, etc. Plus une équipe est interdisciplinaire, plus elle est à même de pouvoir gérer toutes les situations.

 

Où en est le projet aujourd’hui ?

Nous avons commencé les premières expériences biologiques en laboratoire afin de déterminer les paramètres toxicologiques – pour savoir, en gros, si la bactérie que nous comptons utiliser reste viable après son exposition aux mégots. Aussi, comme l’iGEM le demande, nous travaillons également sur nos BioBricks, c’est-à-dire les structures d’ADN que nous allons ajouter à notre bactérie afin de pouvoir donner à cette dernière une nouvelle information/capacité, et espérons pouvoir bientôt commencer les expériences de construction génétique à ce sujet. En parallèle, nous cherchons également des sponsors et financements en plus de ceux des écoles. Nous contactons également des laboratoires afin d’obtenir du matériel à prix réduit ou gratuit. Nous œuvrons aussi sur la partie Human Practices qui compte beaucoup pour l’iGEM : cette partie concerne la réception du projet par la société et l’impact que ce dernier pourrait avoir. Le pôle concerné travaille dessus et prévoit de participer à différents événements pour parler de Cinergy. Cela peut passer par des interventions dans des écoles ou des festivals par exemple ou l’organisation de sessions dans Paris pour inciter les gens à collecter les mégots pour dépolluer la ville et les sensibiliser à notre démarche.  Nous allons d’ailleurs organiser une semaine spéciale iGEM du 13 au 17 mai sur le campus de Sup’Biotech et comptons lancer un site internet le 26 avril prochain qui aura l’aspect d’un blog. On y parlera de l’avancée du projet à travers différents articles. Il permettra également de soutenir financièrement l’équipe !

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Ils font partie de l’équipe iGEM IONIS 2019 :

Pôle Recherche & Développement :
Lucas Bourmancé, Julie Breiner, Ambre Leleu, Caroline Suant (Sup’Biotech promo 2020), Joachim Vu (ESME Sudria promo 2020) et Hermann Cieur (IPSA promo 2019)

Pôle Financement :
Sarah Duquesne, Marina Firpion (Sup’Biotech promo 2020) et Baptiste Rubino (IPSA promo 2021)

Pôle Informatique :
Augustin Chabrillac et Anis Ladram (EPITA promo 2020)

Pôle Marketing & Communication :
Mathilde Barbier et Chloé Doizelet (Sup’Biotech promo 2020)

Pôle Human Practices :
Mélissa Chagnaud et Eva Zanditenas (Sup’Biotech promo 2020)


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« Le 4L Trophy, c’est une vraie aventure humaine et humanitaire »

  • 15/04/2019

L’un fait partie de la Majeure Systèmes Embarqués, l’autre de la Majeure Energie, tous les deux sont étudiants en 4e année à l’ESME Sudria et ont pu réaliser leur rêve en février 2019 : celui de participer au 4L Trophy, le célèbre raid humanitaire de plus de 6000 km qui relie la France au Maroc. Réunis au sein de l’équipage 4L IDÉES (en référence à l’association étudiante de l’école IDÉES Madagascar, leur principal sponsor), Louis-Paul Hargain et François Perff (ESME Sudria promo 2020) ont ainsi vécu un périple d’une dizaine de jours aussi passionnant qu’éreintant. Ils reviennent sur cette belle aventure.



Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au 4L Trophy ?

François : Ma première motivation, c’était d’avoir des souvenirs, de vivre une aventure. C’était mon premier raid et je l’ai vraiment vécu comme un Dakar !

Louis-Paul : Moi, c’est pareil ! Le 4L Trophy, c’est une vraie aventure humaine et humanitaire – le raid permet aussi d’acheminer du matériel scolaire aux enfants – et en entendre parler par celles et ceux qui ont déjà participé ne peut que donner envie de se lancer à son tour… surtout si c’est pour y aller avec un ami.

 

Quand a eu lieu le déclic ?

François : Tout a commencé au retour d’un ami d’un précédent 4L Trophy il y a deux ans. Il m’a montré ses photos, ses vidéos… Et c’est là que je me suis dis qu’il ne me restait qu’une seule possibilité pour partir et que cela devait obligatoirement se faire lors de ma 4e année à l’ESME Sudria. Deux mois après, j’achetais une 4L avec la ferme intention de pouvoir prendre part à l’événement.

Louis-Paul : Quand François m’a parlé de son projet et m’a proposé de le rejoindre, je n’ai pas hésité une seule seconde !


Louis-Paul et François on the road


Justement, un 4L Trophy, ça se prépare souvent à l’avance, ne serait-ce qu’avec l’achat de la voiture. Certains décident de customiser une 4L existante, d’autres de s’acheter un modèle ayant déjà servi au raid. Quelle a été votre choix ?

François : Celle que j’ai achetée avait déjà participé à deux éditions du 4L Trophy. L’avantage d’un tel choix est surtout financier : comme elles ont déjà un peu souffert, ces voitures ont généralement un coût d’achat un peu plus réduit et, le fait qu’elles aient déjà été préparées pour le raid, il n’est pas nécessaire d’acheter de nouvelles pièces pour les équiper. On a toutefois mis un peu les mains dans le cambouis, mais elle était déjà quasiment prête à repartir. Elle tournait parfaitement !

Louis-Paul : On a pensé un moment à l’équiper de systèmes embarqués pour ajouter des fonctionnalités et des LEDs, mais on s’est finalement ravisé pour la garder la plus authentique possible. Comme François comptait la garder après la course, il ne valait mieux pas faire trop de folies avec elle !

 

Quid de votre préparation physique et mentale avant de prendre la route ?

Louis-Paul : Il fallait bien s’organiser en amont et penser à bien emporter chaque équipement nécessaire pour la traversée. En amont, nous avons aussi participé à un micro raid à Fontainebleau pour tester la conduite de la 4L en conditions réelles, sur des ornières, des cailloux, du sable… Un bon test pour expérimenter les sensations et chocs que nous allions retrouver plus tard ! Après, pour ce qui est de la préparation physique, nous devions simplement garder la ligne avant le jour J… mais comme François et moi sommes sportifs, cela n’a pas vraiment été un problème !

François : On se voyait régulièrement pour se préparer au mieux. Une fois, lorsque Louis-Paul est venu dans ma maison de campagne en Bourgogne, nous avions même fait un bivouac le soir dans un champs autour du feu, histoire de pouvoir goûter à ce genre de camping sauvage avant le raid.




Une autre étape importante, c’est aussi la récolte de fonds, de fournitures scolaires et la recherche de sponsors.

François : On travaillait en équipe : je m’occupais de démarcher les entreprises et Louis-Paul prenait le relais ensuite. Quant aux fournitures, nous les devions à notre principal partenaire, IDÉES Madagascar, qui nous prêtait également son compte bancaire.

Louis-Paul : Il faut rappeler que cette association étudiante de l’école agit depuis 1994 à Madagascar pour créer chaque été des réseaux d’eau potable, construire des écoles et apporter des vêtements et fournitures scolaires. D’ailleurs, elle prépare actuellement sa prochaine mission et a ouvert une campagne de financement en ligne !


Parlons du raid maintenant. Quel a été le plus beau souvenir de ce 4L Trophy ?

François : Probablement la soirée marathon ! Durant deux jours, on campe dans le désert. Il n’y a pas de zones prédéfinies et l’on s’organise par nous-mêmes – l’organisation du raid réalise malgré tout un check pour vérifier qu’aucun équipage ne s’est perdu. De ce fait, avec d’autres participants, nous avons garé les voitures en cercle, sorti des tables de camping et fait un grand feu de camp au milieu. Nous étions 20 personnes, seules au milieu du désert, à discuter, échanger… Nous n’avons pas vu le temps passer ! Un moment super sympa.

Louis-Paul : C’est aussi mon plus beau souvenir ! Cependant, je pense aussi au lac d’Errachidia au Maroc… On est en plein milieu du désert, avec uniquement des dunes de sable autour de nous. Puis, soudain, on commence à voir un peu de verdure. Finalement, on arrive dans une vallée où, devant nous, se trouve un immense lac totalement improbable ! On l’a ensuite longé durant plusieurs kilomètres, en s’arrêtant régulièrement pour prendre des photos.



D’autres paysages vous ont marqué ? 

Louis-Paul : Il y en a plein ! Durant le raid, on traverse un grand nombre de paysages très variés, comme une palmeraie, des dunes, une montagne avec un énorme canyon…

François : Le plateau de l’Atlas est incroyable. On voit des montagnes à des kilomètres à la ronde. C’est un spectacle magnifique.

 

Quelle a été la plus grosse difficulté ?

François : Elle a eu lieu le premier jour, à notre arrivée sur le bivouac de Merzouga. La journée avait vraiment été hyper intense car elle marquait le début du trajet sur les pistes de sable et, sur place, alors que nous étions complètement fatigués et tentions de monter notre tente, une tempête de sable s’est abattue sur nous. Un moment vraiment intense.

Louis-Paul : Pour ma part, je crois que c’est justement l’entrée sur les pistes. Quitter la route pour commencer à rouler dans des conditions plus extrêmes, avec des chocs réguliers sur la voiture, c’est assez impressionnant.

 

Auriez-vous un conseil à donner aux étudiants de l’ESME Sudria tentés par l’aventure 4L Trophy ?

François : J’ai trois conseils : penser à régler toutes les démarches administratives bien en amont pour s’éviter de mauvaises surprises, acquérir une 4L saine et ne pas se freiner pour le côté financier. L’argent, ça peut se trouver un peu partout. Avec Louis-Paul par exemple, pour compléter notre budget et être sûrs de pouvoir partir même en cas d’absence de sponsors, nous avons travaillé l’été.

Louis-Paul : Il faut aussi partir avec quelqu’un avec qui vous vous entendez bien ! Avec François, on ne s’est pas engueulés une seule fois durant le raid. Et ça change beaucoup de choses ! Même avant de partir : faire équipe avec un ami, ça permet plus facilement de compenser les légères baisses de moral qui peuvent survenir, notamment au moment de la recherche de sponsors. Et surtout, il faut se lancer car c’est une aventure unique à vivre et mémorable !

François : Ah, un dernier conseil : les deux semaines du 4L Trophy vont passer vraiment hyper vite. Penser à apprécier chaque instant !


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Femmes et ingénierie : Emma Roussel (ESME Sudria promo 2022), présidente de l’association Sudriettes à Lyon !

  • 20/12/2018

Étudiante en 2e année sur le campus de l’ESME Sudria Lyon, Emma Roussel (ESME Sudria promo 2022) est aussi la présidente de Sudriettes Lyon, une jeune association étudiante qui promeut et agit pour renforcer la visibilité des femmes dans le milieu de l’ingénierie. Une cause importante quand on sait que seulement 28 % d’étudiants en écoles d’ingénieurs étaient des étudiantes en 2016.


Emma (à droite) et deux autres étudiantes de l’association


Avant de devenir présidente de l’association Sudriettes à l’ESME Sudria Lyon, étais-tu déjà intéressée par le sujet de la place de la femme dans le monde de l’ingénierie ?

Emma Roussel : Bien sûr, comme le sujet me concernait, il ne me laissait pas indifférente, mais je ne pensais pas alors à faire quoi que ce soit pour changer les choses. Je ne pensais même pas pouvoir, à mon échelle, agir autour de cette cause.

 

À l’époque du lycée, as-tu connu des doutes avant de choisir la voie de l’ingénierie ?

Des doutes, j’en ai eu, oui. Beaucoup même. Mes professeurs m’avaient quasiment tous dit que je n’allais pas y arriver, que l’ingénierie ne serait pas faite pour moi. D’autres personnes avec qui je discutais voyaient aussi les études en ingénierie comme « quelque-chose d’énorme » alors que, pour moi, c’était juste un cheminement naturel, l’idée principale que je voulais suivre depuis plusieurs années… En fait, je pense que je ne serais sans doute jamais allée dans une école d’ingénieurs sans l’aide et le soutien de mes parents.

 

Quand as-tu commencé à t’intéresser à l’ingénierie, aux sciences ?
J’ai toujours aimé les sciences durant ma scolarité et j’ai aussi la chance d’avoir un père ingénieur dans le domaine du génie civil : cela m’a permis de découvrir très tôt ce milieu. J’ai ainsi réalisé plusieurs stages sur les chantiers de mon père et dans chaque stage j’étais toujours associé aux femmes du secteur. Je me souviens par exemple de mon premier stage : durant une semaine, je voyais différentes femmes travaillant dans le génie civil – un jour je rencontrais une géomètre, le lendemain une avocate… Cela m’a donné envie de me lancer à mon tour !

 

À partir de quel moment as-tu choisi de porter l’initiative des Sudriettes sur ton campus ?

Tout a véritablement débuté lors de la Toussaint 2017, quand une ancienne étudiante du campus de Lyon nous a contactés par mail pour nous signaler la création des Sudriettes à Paris. L’idée nous a plu et, entre étudiants, nous nous sommes réunies pour faire de même à Lyon. Je me suis présentée pour être présidente et ma proposition a été acceptée. Aujourd’hui, même si les Sudriettes sont nées à Paris, nous sommes assez fiers car l’association est désormais beaucoup plus active à Lyon ! Cela récompense notre volonté.

 

Justement, que font les Sudriettes lyonnaises ?
Notre association cherche à encourager les femmes, et notamment les lycéennes, à aller dans le milieu de l’ingénierie et plus généralement dans le monde scientifique. Pour cela, nous organisons régulièrement des rencontres dans les lycées durant lesquelles nous nous adressons à tout le monde, filles comme garçons. Nous agissons également lors les Journées Portes Ouvertes de l’ESME Sudria et des salons étudiants. Notre objectif est de pouvoir faciliter de nouvelles vocations !



Combien de membres compte l’association à Lyon ?

Nous sommes 36 membres… dont 7 garçons ! Certains d’entre eux sont très motivés et ont vraiment à cœur le sujet de la mixité dans l’ingénierie : ils savent que les hommes ont aussi un rôle à jouer pour faire changer les mentalités. Voir des étudiants s’impliquer comme cela, je trouve ça génial.

 

Les mentalités évoluent ?

Oui, mais cela se fait petit à petit. Un bon exemple reste notre première intervention dans un lycée : comme nous avions été présentés comme membres d’une association venant parler des métiers de l’ingénierie, nous nous étions retrouvés avec seulement trois filles dans la salle ! Cela prouve bien que, pour certaines lycéennes, fille et ingénierie ne vont pas naturellement de pair. L’ingénierie, ça leur fait encore peur et elles n’osent pas venir.

 

Récemment, l’association a été invitée à s’exprimer sur la radio RCF. Comment s’est passée cette rencontre ?

C’est Melchior Gormand, le présentateur de l’émission « Ça fait du bien », qui nous a directement contactés après avoir découvert notre existence dans un article paru dans l’édition locale de CNEWS. Il aimait bien l’idée et voulait en parler dans son émission ayant pour but de présenter des actions positives se déroulant partout en France. Même si Clémence Revah (ESME Sudria promo 2022, vice-présidente de l’association) et moi ne sommes pas habituées à parler à la radio, cela nous a fait plaisir de pouvoir répondre à son invitation et de voir qu’il était très réceptif à notre action !

 

Avez-vous de nouveaux projets sur le feu ?

Oui ! Nous aimerions pouvoir mettre en place au printemps une course afin de permettre aux Sudriettes de se battre également pour d’autres causes liées aux femmes, comme la lutte contre le cancer du sein par exemple. Nous avons aussi pour projet de proposer un événement spécial à l’occasion de la prochaine Journée internationale des droits des femmes. Enfin, nous souhaitons pouvoir bientôt organiser des afterworks autour de femmes ingénieures, qu’elles soient Anciennes de l’école ou non, afin qu’elles puissent s’exprimer sur leur quotidien, leur parcours… Là encore, ces événements ne seront pas réservés qu’aux filles : les garçons seront évidemment les bienvenus pour qu’ils puissent eux aussi voir que le métier des ingénieures est le même que celui des ingénieurs ! Ce genre d’échanges est important pour permettre au plus grand nombre de connaître le point de vue d’une femme ingénieure, mais aussi d’une femme dans le monde de l’entreprise, tout simplement. Être femme, c’est aussi parfois recevoir des remarques, être amenée à concilier vie professionnelle et vie de famille… Il faut pouvoir en parler et ne pas en faire un tabou !

 

Retrouvez les Sudriettes de Lyon sur Facebook et Instagram


Emma et Clémence

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